Torpilles sous l'Atlantique

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Torpilles sous l'Atlantique (The Enemy Below) est un film américain de 1957 réalisé par Dick Powell.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1943, Murrell (Robert Mitchum), alors capitaine d’un cargo commercial, est torpillé par un sous-marin allemand et perd son épouse dans le naufrage. Recueilli après avoir passé vingt-cinq jours sur un radeau, il accepte le commandement d’un destroyer d'escorte de classe Buckley car il préfère, dit-il, « être du bon côté du canon ». Son passé de « civil » inspire une certaine méfiance à ses hommes, mais l’occasion se présente bientôt pour lui de prouver ses capacités. Durant une patrouille dans les Caraïbes au large de Trinidad, il détecte en effet la présence d’un sous-marin allemand. Celui-ci, commandé par Von Stolberg (Curd Jürgens), a également repéré son ennemi avec son oscillateur SSB mais, fort habilement, Murrell se maintient toujours à la même distance afin que le signal émis par son navire passe pour un faux écho... Les renseigmements de l'US Navy confirment à Murrell que le submersible ennemi doit rejoindre un raider allemand et devait être intercepté. Les deux capitaines utilisent des tactiques (bien illustrées par le film) pour se couler mutuellement, et ils y parviennent. Le film se termine par un constat moral d'usage sur la futilité de la guerre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

N.B. Dans le film, le vrai commandant du destroyer Whitehurst joue celui du chef mécanicien. C'est lui qui lit la bande dessinée Little Orphan Annie. Plusieurs marins du Whitehurst se sont portés volontaires pour figurer dans le film, surtout durant la scène d'évacuation du navire.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film a obtenu un Oscar des meilleurs effets spéciaux en 1958.
  • Le destroyer commandé par le Capitaine Murrell, le USS Haynes dont on aperçoit le n° d'identification 181, est en réalité un destroyer d'escorte de la classe Buckley : le DE 634, USS Whitehurst. Il fut un des 65 exemplaires de sa classe dont la mise en service débuta en 1943. En activité de cette date à 1969, les gros plans dont il fait l'objet dans les scènes qui ne demandent pas d'effets spéciaux apportent la véracité qu'il faut à ce film d'action très psychologique. Toujours dans la vraie vie, il connût une fin des plus classiques en finissant coulé comme cible en 1971. En revanche, l'intérieur du submersible Type VII ne reflète pas la réalité : table d'attaque aux voyants lumineux, téléphones et phonographes d'après-guerre. La salle des machines et le compartiment des torpilles avant ne sont pas bien reconstitués. Le film nous montre la présence de cabines. Aucun submersible allemand de cette période ne possédait de cabines, pas même le Type XXI dit « électro boot ». Le capitaine devait coucher sur son casier situé juste à côté de l'opérateur radio... Qui plus est, les marins allemands sont trop propres pour des sous-mariniers. Pour un aperçu plus réaliste de la vie à bord d'un U-Boot allemand, le film Das Boot est mieux indiqué. La chanson So leben wir (c'est comme ça que nous vivons) est une ballade militaire prussienne du début du XIXe siècle.
  • Le script du film a inspiré celui d'un épisode de la série Star Trek appelé "Balance of terror", tourné en 1966, où le vaisseau spatial Enterprise incarnait le destroyer tandis que le vaisseau romulien, muni d'un système de camouflage, incarnait le submersible.

Lien externe[modifier | modifier le code]