Championnat du Japon de rugby à XV

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Championnat du Japon
de rugby à XV

Généralités
Organisateur(s) Fédération japonaise de rugby à XV
Catégorie Première division
Périodicité annuelle
Nations Drapeau du Japon Japon
Participants 14 clubs
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Panasonic Wild Knights
Plus titré(s) Toshiba Brave Lupus (5)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la compétition en cours voir :
Top League 2014-2015

Le Championnat du Japon de rugby à XV, appelé Top League, est le championnat ouvert aux meilleurs clubs du rugby à XV japonais. Le tenant du titre est Panasonic Wild Knights (vainqueur 2013-2014).

Historique[modifier | modifier le code]

Très souvent ignoré, voir dénigré, le rugby au Japon a une longue histoire dans cet archipel qui compte l'un des plus grands nombres de licenciés à la pratique du jeu au ballon ovale au monde.

Le rugby au Japon fait très vite son apparition après la restauration Meiji (1868). Les villes portuaires de Yokohama et de Kobe notamment, se développent grâce à l'ouverture de leur ports aux marchands étrangers. Ces derniers sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à venir résider dans ces villes, notamment Yokohama, qui devient une grande ville cosmopolite de l'archipel. Apparaissent alors des matchs amateurs de rugby entre étrangers, mais les japonais ne le pratiquent pas encore.

Et les premiers à le faire vont être les étudiants de l'université de Keio, grâce aux professeurs Edward Clarke Bramwell (1875-1934) et Ginnosuke Tanaka (1873-1933), tous deux diplômés de l'université de Cambridge, en 1899. Les jeunes diplômés rentrent au Japon la même année (les deux hommes sont nés dans l'archipel) et sont envoyés à l'université de Keio, pour y enseigner. Ils y créent alors le club universitaire de Keio (1899).

Les deux professeurs de l'université de Keio deviennent les tout premiers entraîneurs de l'équipe, qu'ils dirigeront jusqu'en 1910. Keio est ainsi le plus vieux club japonais de l'histoire. Bien plus vieux en comparaison que de clubs comme le Biarritz Olympique (1913) ou le Stade Toulousain (1907) en France par exemple. Mais il faudra attendre pas moins de deux ans avant que les étudiants de Keio jouent leur premier match face à une équipe adverse. Le 07 décembre 1901, date historique dans le rugby japonais, l'équipe universitaire de Keio joue enfin sa première rencontre face à une équipe composée de joueurs étrangers résidant à Yokohama, mais s'inclinent lourdement, 35 à 05. Ainsi le rugby allait-il enfin pouvoir se développer dans l'archipel. Et on comprend mieux dès lors pourquoi le rugby au Japon a une telle popularité dans les universités, car c'est tout simplement là qu'il y trouve ses origines.

Le rugby se développe dès lors très rapidement dans le pays, grâce au soutien important de la famille impériale. De nombreux clubs universitaires se créent. Puis c'est au tour des lycées où en l'espace de quelques années, le rugby va connaître un succès extraordinaire. A tel point qu'en 1917, est créé le tournoi national des lycées, première compétition officielle nationale de rugby dans le pays. Représentant les 47 préfectures du pays, les 51 équipes s'affrontent de fin décembre à début janvier depuis dans le stade Kintetsu Hanazono Rugby Stadium, depuis sa création en 1929. Un succès fabuleux pour le rugby japonais. Dans les universités de Doshisha (1911), Waseda (1918), de Meiji (1924) par exemple, des clubs de rugby sont créés, participant à l'expansion du rugby dans l'archipel. En 1923, le premier match inter-universitaire a lieu entre Waseda et Doshisha.

Le rugby japonais connaissait en ce début de XXe siècle une croissance fulgurante. Ainsi, dans les années 1920, le Japon comptait déjà plus de 1 500 clubs et 60 000 licenciés, soit plus que le Pays de Galles, l’Écosse et l'Irlande réunies à l'époque.

À l'étranger, les clubs japonais commencent les tournées. Ainsi, en 1925, l'équipe de Keio fait une tournée à Shangaï. En 1927, l'équipe de Waseda fait une tournée en Australie, celle de Doshisha en Mandchourie et enfin celle Meiji, à Shangaï, deux ans après celle de l'université de Keio.


Le Kintetsu Hanazono Rugby Stadium, d'une capacité de 30 000 places, accueillent depuis 1929 le tournoi national des lycées. Le stade est situé dans la ville de Higashiosaka.

La création de la JRFU[modifier | modifier le code]

Le rugby se porte bien, mais il manque une organisation pour régir tout cela. Aussi très vite l'idée d'en créer une apparaît-elle chez les dirigeants des clubs au Japon. Ce sont au départ les organisations régionales qui sont créées. En 1924, Kanto RFU (Est) est créé.

Puis c'est au tour de la ligue Seibu (Ouest) en 1925. Enfin, en 1926, Kyushu Rugby Football Union est créé. Il ne manquait dès lors plus qu'une organisation nationale. Le 30 novembre 1926, la JRFU (Japan Rugby Football Union) est créée. Destinée à superviser l'unification des règles, le calendrier des matchs nationaux et internationaux notamment, c'est un très grand pas dans l'histoire du rugby japonais.

Son premier président n'est autre que le célèbre prince Chichibu, qui gardera ce poste de premier président de la JRFU jusqu'à sa mort. En 1927, Shigeru Kayama, entraîneur de l'équipe de rugby de l'université de Tokyo dans les années 1920, devient président de la JRFU. Grâce à cela, le rugby au Japon s'organise. C'est à cette époque que Kobe Steel (1928) et Kintetsu Liners (1929), deux clubs aujourd'hui en Top League, sont créés notamment. Ces deux clubs sont aujourd'hui les plus vieux clubs présents en Top League.

Une première grande victoire internationale[modifier | modifier le code]

Le pays est désormais doté d'une sélection nationale, surnommé les "Cherry Blossoms" (fleurs de cerisier). En 1932, celle-ci joue la première rencontre internationale à domicile de son histoire, face au Canada. Ces derniers avaient vaincu 2 ans plutôt les japonais à plusieurs reprises lors de la tournée de ces derniers en Colombie-Britannique. Partis de Vancouver en bateau en compagnie d'une délégation commerciale, ils arrivent sur les côtes de l'archipel au mois de janvier. La rencontre a lieu le 31 janvier 1932 dans le Kintetsu Hanazono Stadium, à Higashiosaka. Devant plus de 25 000 spectateurs, les japonais s'imposent 09 à 08 face aux canadiens, offrant ainsi un magnifique triomphe à leur équipe.

Durant les années 1930 et le début des années 1940, le régime fasciste japonais devient de plus en plus hostile envers le rugby, considérant ce sport comme une pratique étrangère, tandis que la famille impériale continue de soutenir le rugby au Japon. Alors que le rugby était considéré jusqu'alors comme un sport viril acceptable, son nom est brièvement remplacé par "Tokyu", autrement dit, lutte contre la balle. Durant cette période noire du Japon, les japonais vont exporter le rugby en Asie. C'est ainsi que le rugby apparaît en Corée du Sud et en Mandchourie, colonies occupées par le Japon. Durant la seconde guerre mondiale, des milliers de joueurs japonais de rugby meurent au front.

Une très grande partie des infrastructures sportives du pays sont également rasées. Malgré la guerre, de nombreux matchs ont continué à être joués jusqu'en 1943. À partir de ce moment-là, le manque d'hommes disponibles pour jouer et la menace américaine de plus en plus proches obligèrent à stopper les rencontres à venir... L'après-guerre

Etonnament, le rugby va faire un retour très rapide dans le Japon en ruines d'après-guerre, malgré les dégâts très importants et ces milliers de joueurs de rugby morts au combat. En septembre 1945, moins d'un mois après la guerre, une publicité arrive à attirer pas moins de cinquante personnes à une réunion. Le 23 septembre 1945, la première rencontre d'après-guerre oppose Keio à l'université de Kyoto. Malgré quelques exemples d'avant-guerre (Kobelco Steelers, Kintetsu Liners) , ce n'est qu'à partir de cette période que les entreprises vont commencer de plus en plus à soutenir le rugby, à l'image de Toshiba qui va créer son équipe (1948).

Le rugby va se répandre dès lors hors de sa base universitaire traditionnelle. Grâce aux efforts du prince Chichibu, de l'intérêt médiatique et du public, le rugby retrouve son rang d'avant-guerre très rapidement. Ainsi lors de la tournée de l'équipe de l'université d'Oxford au Japon en 1952, les supporters répondent présents. Les étudiants britanniques sont surpris de jouer devant des foules de 30 000 personnes! De nombreuses autres universités viendront faire une tournée dans l'archipel par la suite. Le travail effectué par le frère cadet de l'empereur Showa(Hirohito) pour remettre le rugby au premier plan au Japon a été tel qu'après sa mort (04 janvier 1953), le Tokyo Rugby Stadium est rebaptisé Chichibunomiya Stadium.

Le début de la domination de l'Asie[modifier | modifier le code]

Les années 1960 sont un tournant dans l'histoire du rugby japonais. Ainsi en 1963, le championnat du Japon (AJC) est créé. Opposant les meilleurs clubs des entreprises et universitaires, il voit l'université de Doshisha remporter le premier titre en battant les Kintetsu Liners, sur le score de 18 à 3. L'année suivante, c'est le championnat national universitaire qui est créé, opposant les meilleures universités du pays (Meiji, Waseda, etc.).

À cette époque, on remarque que les équipes des coopératives sont 100 % amateurs (désirés à ce moment-là par les japonais eux-mêmes) et que les clubs universitaires rivalisent aisément avec eux. Un problème pour l'avenir du rugby japonais. Sur le plan international, le rugby asiatique essaie tant bien que mal de se développer. La toute jeune ARFU (Asian Rugby Football Union), est créée en 1968 par les huit pays fondateurs : Japon, Hong Kong, Thaïlande, Corée du Sud, Sri Lanka, Malaisie, Singapour, Taïwan. L'organisme intègre dès lors l'IRB et gère le rugby à XV en Asie. Dès 1969 est créé le championnat d'Asie des nations auquel participent ces huit nations. La première édition se déroule au Japon.

Les japonais la remportent et font de même l'année suivante en Thaïlande. Le championnat se déroule ensuite seulement tous les deux ans. Le Japon domine largement cette compétition (15 titres) avec pour seul adversaire difficile, la Corée du Sud, qui parviendra à remporter les cinq autres titres restants (1982, 1986, 1988, 1990, 2002). Plusieurs autres nations rejoindront ce championnat : la Chine et l'Inde (1998), le golfe Persique (2000) et le Kazakhstan (2002).

Les heures de gloires[modifier | modifier le code]

Les trois décennies 1960, 1970, 1980, marquent les heures de gloire du rugby japonais. En 1968, les Japonais battent l'équipe junior des All Blacks 23 à 19. En 1971, pour le centenaire de la fédération anglaise de rugby, les anglais acceptaient l'invitation des Japonais. Le 29 septembre 1971, dans le Chichibunomiya Stadium, les "Cherry Blossoms", entraînés par Tetsunosuke Onishi (professeur à l'université de Waseda) résistaient héroïquement aux Anglais et ne s'inclinaient que sur le score de 6 à 3 !

À partir de 1973, le Japon effectue des tournées en Europe (Angleterre, Pays de Galles, France), preuve que son rugby se porte bien. En 1983, au Cardiff Arms Park, les japonais échouent de peu à un grand exploit et s'inclinent 28-24 face aux gallois. Pendant ce temps, sur le territoire, apparaissent depuis le début des années 1970, les premiers gaijin dans le championnat amateur japonais.

Ces derniers, venus de l'hémisphère sud notamment, reçoivent alors des salaires deux fois plus important que ceux des locaux par les grandes entreprises pour lesquelles ils jouent. Il faut prendre en compte qu'à cette époque, le rugby est encore pratiqué par des amateurs, partout dans le monde. Les coupes du monde 1987 et 1991

Ces belles performances internationales lui permettent en 1987, d'être la seule nation asiatique invitée pour la première édition de la coupe du monde de rugby, en Nouvelle-Zélande. Les Cherry Blossoms feront bonnes figures s'inclinant tout d'abord 18-21 face aux États-Unis, puis 60 à 7 face aux anglais et enfin 42-33 face à l'Australie. En 1989, le Japon réalise de nouveau un exploit en battant dans son Chichibunomiya Stadium l'Ecosse, 28 à 24, le 28 mai 1989.

Les japonais se qualifient ensuite pour la coupe du monde 1991 en Europe. Après un premier match très difficile face à l’Écosse, perdu 47 à 9, les nippons réalisent ensuite de belles performances, s'inclinant 32-16 face à l'Irlande et écrasant enfin le Zimbabwe 52 à 8. Le Japon termine troisième de sa poule, sa meilleure performance jusqu'ici (et sa seule victoire en Coupe du monde).

L'arrivée du professionnalisme au milieu des années 1990 dans les championnats des grandes nations va changer la donne. Le Japon, qui reste avec son championnat amateur de rugby des entreprises, va voir le fossé s'augmenter entre lui et les nations majeures du rugby. Lors de la coupe du monde 1995 en Afrique du Sud, le Japon va énormément souffrir. Vaincus 57 à 10 par les gallois, les japonais vont ensuite perdre face à l'Irlande 50-28 avant de prendre la plus grande rouste de leur histoire, face aux néo-zélandais, sur le score sans appel de 145 à 17. Les nippons terminent derniers de leur poule, humiliés. Ce retard face aux équipes professionnelles se fait encore sentir lors de la coupe du monde 1999, où le Japon est encore largement dominé par les Samoa (43-9), le Pays de Galles (64-15) et l'Argentine (33-12). Le rugby nippon est alors vraiment au plus mal et n'a surtout pas su prendre la voie du professionnalisme qu'a prise notamment la JFA (Japan Football Association) , avec la création de la première division de football professionnelle au Japon, la Japan League, en 1993. Fort de cet énorme succès, une deuxième division professionnelle est créée en 1999, la Japan League 2. Et pendant ce temps, la Japan Rugby Football Union voyait son équipe nationale être de moins en moins performante face aux grosses nations. Pire encore, avec le succès de la coupe du monde de football de 2002, la popularité du football au Japon dépassa celle du rugby, pour la première fois de son histoire. Le besoin de réformer le championnat amateur des clubs d'entreprises japonais se fît de plus en plus pressent.

La création de la Top league[modifier | modifier le code]

La charge de cette réforme est confié à Hiroaki Shukuzawa, ancien sélectionneur des Cherry Blossoms (1989-1991). désireux d'amener le rugby japonais vers la voix totale du professionnalisme, il met en concept la création de la Top League, division d'élite semi-professionnelle, qui ne doit être qu'une étape vers la création finale d'un championnat 100 % professionnel. Si les japonais travaillent encore dans leur entreprises, ils passent beaucoup plus de temps sur les terrains et surtout, les étrangers qui viennent sont pros. Ainsi, en 2003, est créée la Top League, premier championnat semi-professionnel du Japon et composée de 12 clubs au départ. Le championnat se joue sur une période de trois mois et fait nouveau, les deux derniers sont relégués directement en ligues régionales (Ouest, Est et Kyushu).

Les 12 clubs semi-professionnels qui ont joué la première saison de Top League (2003/2004), remporté par Kobe Steel :

  • Kobe Steel (Kobelco Steelers aujourd'hui)
  • Toshiba Fuchu Brave Lupus
  • Yamaha (Yamaha Jubilo aujourd'hui)
  • Suntory Sungoliath
  • World Fighting Bull
  • NEC Green Rockets
  • Sanyo Wild Knights
  • Kubota Spears
  • Ricoh Black Rams
  • Kintetsu Liners
  • Secom Rugguts
  • Fukuoka Sanix (Fukuoka Sanix Blues aujourd'hui)

Des résultats encourageants

Depuis lors, le championnat progresse (est passé à 14 clubs) et attire de plus en plus de stars étrangères. Au niveau international, le japon a des résultats plus convaincants au niveau asiatique en ayant notamment remporté les quatre éditions du tournoi des 5 nations asiatique (2008, 2009, 2010, 2011), depuis sa création, en remplacement du championnat d'Asie des nations. En 2011, les Brave Blossoms (fleurs braves comme on les surnomme désormais), ont même remporté pour la première fois de l'histoire du pays, la coupe des nations du Pacifique, en battant le Tonga 28-27, les Fidji 24-13 et ce malgré une défaite en début du tournoi face aux Samoa (15-34).

Ci-dessus, les japonais posant avec le trophée de la coupe des nations du Pacifique, en 2011.

Le Japon doit progresser en coupe du monde

Malgré cela, les japonais ont encore souffert en coupe du monde lors de l'édition 2011 en Nouvelle-Zélande, passant complètement à côté, en s'inclinant face à la France 47-21, face à la Nouvelle-Zélande 83 à 7 et face au Tonga 31-18,malgré la très grosse performance du troisième ligne Michael Leitch. Lors de la dernière rencontre, les japonais, auteur d'une très belle 1ère mi-temps, s'écroulent en seconde période et concèdent le nul 23-23. Les Brave Blossoms, qui pouvaient prétendre à mieux (deux victoires en poule), ont finalement raté leur coupe du monde et terminé à la dernière place de la poule.

Un échec qui a agacé Yoshiro Mori, président de la JRFU, surtout en sachant qu'un tiers de l'effectif était des joueurs étrangers nationalisés (10/30). À la suite de cela, Kirwan a été remercié. Depuis décembre, le Japon dispose d'un nouvel sélectionneur, Eddie Jones, qui prendra les commandes de la sélection en avril prochain après avoir terminé sa dernière saison en tant qu'entraîneur des Suntory Sungoliath.

L'entraîneur australien, aux origines japonaises, a annoncé vouloir mettre le XV japonais dans le top 10 mondial en 2015. Espérons qu'ils réussissent, car l'objectif d'un 1/4 de finale pour le Japon chez lui lors de la coupe du monde 2019, serait alors en très bonne voie. De plus les rumeurs d'intégration de clubs japonais dans le Super Rugby en 2016, pourraient favoriser la montée en puissance du XV nippon.

Clubs disputant la saison 2009-2010 (septième édition)[modifier | modifier le code]

IBM Big Blue et Yokogawa Atlastars sont automatiquement reléguées pour avoir terminé aux deux dernières places de la précédente édition.

Ricoh et Honda sont promues.

Kyuden et Sanix se maintiennent en Top League en remportant les barrages de promotion et de relégation.

Clubs

Club Région
Coca Cola West Red Sparks Fukuoka, Kyushu
Fukuoka Sanix Blues Fukuoka, Kyushu
Honda Heat Suzuka, Mie
Kintetsu Liners Osaka, Kansai
Kobe Steel Kobelco Steelers Hyogo, Kansai
Kubota Spears Chiba, Kanto
Kyuden Voltex Fukuoka, Kyushu
NEC Green Rockets Chiba, Kanto
Ricoh Black Rams Tokyo, Kanto
Panasonic Wild Knights Gunma, Kanto
Suntory Sungoliath Tokyo, Kanto
Toshiba Brave Lupus Tokyo, Kanto
Toyota Verblitz Aichi, Tokai
Yamaha Jubilo Shizuoka, Tokai

Clubs disputant la saison 2008-2009[modifier | modifier le code]

Club Région
Coca Cola West Red Sparks Fukuoka, Kyushu
Fukuoka Sanix Blues Fukuoka, Kyushu
IBM Big Blue Chiba, Kanto
Kintetsu Liners Osaka, Kansai
Kobe Steel Kobelco Steelers Hyogo, Kansai
Kubota Spears Chiba, Kanto
Kyuden Voltex Fukuoka, Kyushu
NEC Green Rockets Chiba, Kanto
Sanyo Wild Knights Gunma, Kanto
Suntory Sungoliath Tokyo, Kanto
Toshiba Brave Lupus Tokyo, Kanto
Toyota Verblitz Aichi, Tokai
Yamaha Jubilo Shizuoka, Tokai
Yokogawa Musashino Atlastars Tokyo, Kanto

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Lieu Vainqueur Score Finaliste
2003-04 - Steelers Round-robin -
2004-05 - Brave Lupus Round-robin -
2005-06 - Brave Lupus Round-robin -
2006-07 - Brave Lupus 14 - 13 Sungoliath
2007-08 - Sungoliath 14 - 10 Wild Knights
2008-09 - Brave Lupus 17 - 6 Wild Knights
2009-10 - Brave Lupus 6 - 0 Wild Knights
2010-11 Chichibunomiya Stadium, Tokyo Wild Knights 28 - 23 Suntory Sungoliath
2011-12 Chichibunomiya Stadium, Tokyo Sungoliath 47 - 28 Wild Knights
2012-13 Chichibunomiya Stadium, Tokyo Sungoliath 19 - 3 Brave Lupus
2013-14 Chichibunomiya Stadium, Tokyo Wild Knights 45 - 22 Sungoliath

Bilan[modifier | modifier le code]

Club Titre(s) Premier(s) - Dernier(s)
Toshiba Brave Lupus 5 2005-2010
Suntory Sungoliath 3 2008-2013
Wild Knights 2 2011-2014
Kobe Steel Kobelco Steelers 1 2004

Joueurs célèbres du championnat[modifier | modifier le code]

Avant 2011[modifier | modifier le code]

Depuis 2011[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]