Agenouillement de Willy Brandt à Varsovie

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52° 14′ 59″ N 20° 59′ 29″ E / 52.24972, 20.99139

L'agenouillement de Willy Brandt à Varsovie (Kniefall von Warschau en allemand, la génuflexion de Varsovie) eut lieu le 7 décembre 1970, jour de la signature de l'accord de Varsovie entre la Pologne et la République fédérale d'Allemagne. .

Le geste de Willy Brandt fut étonnant, très discuté en Allemagne mais contribua considérablement à son image et à celle de la République fédérale à l'étranger. Il reçut le prix Nobel de la paix en 1971 pour cette action symbolique et plus généralement pour sa participation à l'Ostpolitik. Un sondage du magazine Der Spiegel effectué peu après auprès des Allemands révéla que 48 % des personnes interrogées avaient trouvé la tombée à genoux exagérée, 41 % convenable et 11 % n'avaient pas d'opinion.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors de ce voyage en décembre 1970, Willy Brandt est le premier chancelier allemand à venir en voyage officiel en Pologne depuis la Deuxième Guerre mondiale. Cette visite est donc un événement, plus de 30 ans après l'invasion du pays par les troupes d'Hitler.

À la suite de la chute du régime nazi, en 1945, les frontières de l'Allemagne sont repoussées vers l'Ouest jusqu'à la ligne Oder-Neisse, et la population allemande vivant désormais en terre polonaise est expulsée jusqu'à la nouvelle frontière. La marche forcée fait de nombreuses victimes et crée un grave contentieux entre les deux pays, au point que l'Allemagne fédérale avait toujours refusé de reconnaître ses nouvelles frontières.

Le voyage de Willy Brandt est donc l'occasion, via le traité de Varsovie, de mettre fin à ce contentieux.

Les faits[modifier | modifier le code]

Monument de la place Willy-Brandt à Varsovie.

Cet évènement survint lors de la visite du chancelier Brandt de décembre 1970 dans ce qui était alors la République populaire de Pologne communiste. Brandt se rendit le 7 décembre au monument qui commémore les victimes juives du soulèvement du ghetto de Varsovie contre les nazis. Après avoir déposé une gerbe, Brandt se recule pour se recueillir quelques instants et soudain s'agenouille sur les marches[1]. Il resta silencieusement dans cette position pendant une demi-minute, entouré par un nombre important de dignitaires et de journalistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Junqua, Marc Lazar, Bernard Fréron L'histoire au jour le jour (1944-1985) Le Monde 1985 p. 30

Liens externes[modifier | modifier le code]