Tom DeLay

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Tom DeLay

Thomas Dale « Tom » DeLay, (né en 1947), surnommé par ses partisans the Hammer (le Marteau), était un homme politique américain et l'un des membres les plus puissants du Parti républicain. Il représenta le Texas à la Chambre des représentants des États-Unis et fut le chef de la majorité républicaine entre 2003 et 2005. Le 28 septembre 2005, il fut inculpé de conspiration criminelle par une cour texane, l'obligeant à quitter le Congrès.

Le 21 septembre 2009 il participa à Dancing with the Stars, la compétition de dance pour célébrités américaines. La même année, il revint dans l'actualité politique en devenant le plus célèbre promoteur d'une théorie conspirationniste selon laquelle Obama serait né à l'étranger (ce qui l'aurait rendu inéligible à la présidence des Etats-Unis).

Jeunesse[modifier | modifier le code]

DeLay est né le 8 avril 1947 à Laredo (Texas). Il passa la majeure partie de son enfance au Venezuela où son père travaillait dans l'industrie du pétrole.

Il est diplômé en biologie de l'Université de Houston en 1970 après avoir été exclu de l'université de Baylor pour ivresse.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1978, il est élu à l'assemblée du Texas.

En 1984, il est élu à la Chambre des représentants des États-Unis dans 22e district du Texas (Sugarland), au sud de Houston.

En 1985, il renonce à la boisson et devient un "chrétien né de nouveau" (born-again Christian).

En 1994, quand le parti républicain prit le contrôle du Congrès, DeLay fut élu vice-président de la majorité contre les souhaits du nouveau speaker Newt Gingrich.

DeLay eu de mauvaises relations tant avec Gingrich qu'avec le leader des républicains de la chambre, le Texan Dick Armey. En 1997, il tente de s'emparer de la fonction de Gingrich mais échoue.

En tant que vice-président de la majorité, DeLay eut le nouveau surnom du "marteau" car « il baisse la tête et charge tout droit.» Il est reconnu pour sa capacité à imposer la discipline de vote aux élus républicains à la chambre mais aussi à se venger de ses opposants.

Chef de la majorité à la Chambre (2003-2005)[modifier | modifier le code]

Après les élections de novembre 2002, DeLay fut élu chef de la majorité après la décision de Dick Armey de se retirer de la vie politique. Il imposa une discipline de fer aux membres du parti pour s'assurer de la cohérence des votes afin de préserver la domination des républicains sur la Chambre. Il a cependant assez de souplesse pour autoriser des votes dissidents de républicains modérés ou centristes quand il sait que ceux-ci ne nuiront pas au résultat attendu. C'est ainsi que des votes sont passés à une seule voie de majorité.

Il est également très habile pour recueillir des fonds afin de financer les campagnes électorales et assurer une autonomie financière des républicains du Sénat face à la Maison-Blanche ou aux autres organes exécutifs du parti. Il s'est ainsi opposé à plusieurs reprises à certains projets de lois élaborés par les officines du gouvernement.

Chrétien fondamentaliste, c'est un opposant à l'avortement.

En mars 2005, DeLay fit adopter une loi spéciale (aussitôt jugée inconstitutionnelle) pour s'opposer au débranchement de la sonde de Terri Schiavo, une femme en état végétatif depuis quinze ans.

Dans le domaine des relations internationales, c'est un fervent soutien de l’État d'Israël et s'oppose aux concessions territoriales pourtant demandées par George W. Bush. De nombreux hommes politiques israéliens de droite et d'extrême droite le considèrent comme l'un des leurs, voire comme étant encore plus à droite qu'eux-mêmes.

Le 28 septembre 2005, Tom DeLay a été inculpé par le procureur démocrate du comté de Travis, Ronnie Earle, pour des faits présumés de collecte de fonds illégale et d'utilisation frauduleuse de donations d'entreprises. Selon l'accusation, 190 000 dollars versés par des entreprises (russes, américaines…) auraient été recyclés par l'intermédiaire d'une organisation créée par DeLay et versés au Comité national républicain pour financer les campagnes de candidats républicains alors que la législation texane proscrit le financement de la vie politique par des entreprises. S'il est reconnu coupable, Tom DeLay est passible d'une peine de deux ans de prison.

Il se met alors en congé de ses fonctions, renonçant (provisoirement) à sa position de chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants (mais il n'est théoriquement pas obligé de renoncer à ses fonctions électives). Il contre-attaque alors en s'en prenant au procureur Earle, qu'il qualifie de « dévoyé » et de « fanatique » démocrate. Il se présente en victime et récuse toutes les accusations ("Je n'ai rien fait de mal, je n'ai enfreint aucune loi, aucune règle, aucun règlement. Je n'ai rien fait de contraire à la loi ou à l'éthique"). Un représentant du Missouri, Roy Blunt, est alors élu à l'unanimité pour assurer l’intérim de DeLay à la tête du groupe républicain à la chambre.

Le 3 octobre 2005, il est inculpé une seconde fois par le jury d'un tribunal texan pour conspiration en vue de blanchiment d'argent.

Tom DeLay risque désormais une peine allant jusqu'à la prison à vie.

Le 20 octobre 2005, il est arrêté et inculpé de blanchiment d'argent ainsi que de conspiration par un tribunal de Houston. Il est libéré après avoir déposé une caution de 10 000 dollars.

En janvier 2006, DeLay renonce définitivement à diriger les républicains du Congrès. C'est John Boehner est alors élu en février 2006 comme chef de la majorité républicaine à la chambre des représentants.

Après avoir remporté la primaire républicaine organisée dans sa circonscription en vue des élections de novembre 2006, DeLay annonça soudain en avril 2006 son intention de quitter son siège à la Chambre des représentants avant la mi-juin 2006 et de ne pas se représenter. Cette annonce fait suite au plaidoyer coupable d'un de ses assistants et aux sondages qui le donnent perdant face au candidat démocrate dans sa circonscription pourtant farouchement républicaine.

Famille[modifier | modifier le code]

Marié, Tom DeLay a une fille prénommée Danielle.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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