Tokushi Yoron

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Le Tokushi Yoron (読史余論?, Leçons de l'histoire) est une analyse historique de l'histoire du Japon écrite en 1712 (époque d'Edo) par Arai Hakuseki (1657-1725)[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

L'entreprise novatrice d'Hakuseki pour comprendre et expliquer l'histoire du Japon diffère sensiblement des chronologies antérieures créées par d'autres écrivains tels que

Hakuseki évite une telle catégorisation facile et pourtant il aurait résisté à l'idée d'être étiqueté non-shintoïste, non bouddhiste, non confucianiste dans sa vie ou son œuvre. Son approche analytique de l'histoire diffère de celle de ses prédécesseurs en ce que le Tokushi Yoron identifie un processus de passation du pouvoir de génération en génération. Les précédentes histoires japonaises sont destinées, en grande partie, à être interprétées comme des documents grâce auxquels le passé légitimae le statu quo présent[5].

Le Tokushi Yoron n'est pas sans poser des problèmes. Hakuseki a ainsi été critiqué pour être peu enclin à identifier les sources qu'il utilise. Il emprunte par exemple beaucoup au Nihon Ōdai Ichiran de Hayashi Gahō, mais sans le reconnaître[6]. Néanmoins, le modèle conceptuel du Tokushi Yoron présente la périodisation de l'histoire sur la base des changements au sein du pouvoir politique et cette position rationnelle distingue ce texte historique des sources dont il s'inspire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brownlee, John S. (1991). Political Thought in Japanese Historical Writing: From Kojiki (712) to Tokushi Yoron (1712), p. 5.
  2. Brown, Delmer et al. (1979). Gukanshō, pp. 1-14.
  3. Varley, H. Paul. (1980). Jinnō Shōtōki, pp. 7-9, 12-15.
  4. Titsingh, Isaac. (1834). Annales des empereurs du Japon pp. 406, 412; Yamashita, Samuel Hideo. (2001). "Yamasaki Ansai and Confucian School Relations, 1650-16751" in Early Modern Japan, pp. 3-18.
  5. Brownlee, John. (1997) Japanese Historians and the National Myths, 1600-1945: The Age of the Gods and Emperor Jimmu, p. 45.
  6. Brownlee, Japanese Historians, p. 44.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]