Tissu cardionecteur

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Schéma de la répartition du tissu cardionecteur
Animation schématique de la séquence d'activation électrique du cœur avec tracé ECG

Le tissu cardionecteur ou tissu nodal est un tissu incrusté dans le cœur, à l'origine de la contraction automatique du myocarde.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Quantitativement peu abondant, le tissu nodal est constitué par des cellules musculaires présentant plusieurs caractéristiques du tissu myocardique embryonnaire ; ces cellules sont noyées dans la masse du tissu myocardique et portent le nom de tissu nodal du fait qu'elles se répartissent en amas ou nœuds.

La répartition de ce tissu nodal à l'intérieur du myocarde est inégale : ces cellules sont regroupées pour former deux nœuds (connectés par un réseau internodal) et un filament ramifié.

Nœuds[modifier | modifier le code]

Les nœuds sont tous deux situés, chez le mammifère, dans la paroi de l'oreillette droite.

Le premier nœud, appelé nœud sinusal (ou de Keith et Flack), se présente comme une petite traînée blanche située sur la partie superficielle de la paroi de l'atrium droit, entre l'abouchement des deux veines caves, à proximité de la veine cave supérieure. C'est à cette proximité des gros troncs veineux qu'il doit son nom de nœud sinusal, par analogie avec le cœur de batracien où le sang veineux se déverse dans un sinus :

Le deuxième nœud, appelé nœud auriculo-ventriculaire (ou d'Aschoff-Tawara), se trouve au niveau de la portion postéro-inférieure de la cloison inter-atrial, dans l'atrium droit, en avant de l'abouchement du sinus coronaire.

Réseau[modifier | modifier le code]

Ces deux nœuds seraient reliés par trois voies de conduction (antérieure, médiane et postérieure) qui sont des bandes de tissu nodal mêlé à des fibres myocardiques. La voie antérieure se divise après avoir contourné la veine cave supérieure en un faisceau descendant vers le nœud atrio-ventriculaire et un faisceau vers l'atrium gauche (faisceau de Bachmann). L'existence et le rôle réel de conduction préférentielle de ces voies font encore l'objet de discussions.

Le nœud auriculo-ventriculaire se prolonge par un filament de 2 cm environ, le faisceau de His, qui descend le long de la cloison inter atrial traverse la cloison atrio-ventriculaire droite, puis s'engage dans la portion fibreuse du septum interventriculaire et se divise en deux branches :

  • la branche droite descend le long de la cloison interventriculaire sous l'endocarde ;
  • la branche gauche, après avoir traversé le septum, descend le long du bord gauche de cette paroi.

Arrivées à la pointe des ventricules, ces deux branches se réfléchissent et se terminent par de multiples arborisations qui constituent un réseau se distribuant à tout le myocarde ventriculaire : le réseau de Purkinje.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

L'automatisme cardiaque est la propriété que présente le cœur de se contracter rythmiquement en l'absence de toute stimulation qui pourrait lui parvenir d'autres organes. Ce sont des cellules autoexcitables.

Lorsqu'il est séparé du reste de l'organisme, le cœur d'un mammifère peut continuer son activité pendant des heures, si l'on perfuse son système coronaire avec du sang incoagulable, ou tout simplement avec un liquide nutritif approprié.

Lien externe[modifier | modifier le code]