Timoléon d'Epinay de Saint-Luc

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Timoléon d'Epinay
Marquis de Saint-Luc
Image illustrative de l'article Timoléon d'Epinay de Saint-Luc

Surnom Maréchal de Saint-Luc
Naissance 1580
Décès 12 septembre 1644 (à ~64 ans)
à Bordeaux
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Maréchal de France
Vice-amiral de France
Conflits Guerres de religion
Distinctions Chevalier des ordres du roi
Autres fonctions Gouverneur général de Brouage et des îles de Saintonge
Lieutenant-général et commandant de la ville de Paris
Famille Maison d'Espinay Saint-Luc

Timoléon d'Epinay, seigneur puis marquis de Saint-Luc (1580-1644), comte d’Estelan, baron de Crevecœur, baron d'Arvert, premier pair du Cambrésis, est un militaire et aristocrate français des XVIe et XVIIe siècles. Il est nommé vice-amiral en 1622, et maréchal de France en 1627.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils ainé de François d'Espinay de Saint-Luc, surnommé le « brave Saint-Luc », et de Jeanne de Cossé-Brissac, fille du maréchal Charles Ier de Cossé. Il porta les armes dès sa jeunesse.

Timoléon d'Espinay fait ses premières armes au siège de La Fère en 1596, et se trouve à celui d'Amiens en 1597 où son père est tué, le Roi Henri IV lui transmet son gouvernement général de Brouage et des îles de Saintonge.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il accompagne en 1603 le Duc de Sully dans son ambassade en Angleterre, où il allait féliciter Jacques Ier de son avènement et négocier une alliance.

Créé maréchal de camp en 1617, il suit le comte d'Auvergne au siège de Soissons, qui prend fin à la mort du maréchal d'Ancre.

Nommé chevalier des ordres du Roi en 1619, il commanda en 1621 avec succès une des attaques au siège de Saint-Jean-d'Angély. Devenu vice-amiral de France en 1622, il commanda la première escadre lors du siège de La Rochelle de 1622 et contribue beaucoup à la victoire remportée sur les Huguenots en chassant Soubise de l'ile de Ré.

Pendant les campagnes de 1625 et 1626, il fut employé à l'armée d'Aunis, en tant que maréchal de camp, sous les maréchaux de Praslin et de Thémines.

Lors du second siège de La Rochelle en janvier 1625, le marquis de Saint-Luc, le duc de la Rochefoucauld et Toiras firent une descente dans l'ile de Ré. Ils débarquèrent leur troupe malgré le feu de 800 hommes qui les attendaient sur le rivage, et qu'ils forcèrent à se retirer ; et, pendant que le duc de Montmorency attaquait la flotte des huguenots, ils défirent Soubise dont 800 hommes furent tués, le reste de son armée se réfugia dans le fort Saint-Martin, qui capitula bientôt après. Les armées du roi s'étaient emparées dans cette action de deux drapeaux et de quatre pièces de canon.

En 1627, le marquis de Saint-Luc est pourvu de la lieutenance-générale au gouvernement de Guyenne à la suite de la démission du maréchal de Thémines et élevé à la dignité de maréchal de France. Il se démit alors du gouvernement de Brouage et des îles de Saintonge.

En 1636, il est nommé lieutenant-général et commandant de la ville de Paris, succédant ainsi au cardinal de Richelieu, et avant que la Reine Anne d'Autriche en eut été établie gouvernante.

Il meurt à Bordeaux ou il commandait le 12 septembre 1644. Il est inhumé à Paris en l'église des Célestins dans la chapelle d'Orléans, aux côtés de son père le 14 janvier 1645.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Il avait épousé en 1602: Henriette, sœur du maréchal de Bassompierre, morte en couches en 1609 et en secondes noces, en 1627: Marie-Gabrielle de La Guiche, fille de Jean-François seigneur de Saint-Géran, maréchal de France et veuve du seigneur de Chazeron. Elle mourut en 1632.

Il a 4 enfants du premier mariage :

Timoléon d'Espinay eut encore deux filles, et un fils naturel. Les filles légitimées sont mortes successivement abbesses de Saint-Paul de Soissons ; et le garçon, appelé l'abbé de Rochefort, fut prieur de Ricarville en Normandie.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom et blasonnement
Heraldique couronne comte français.svg
Blason fam fr Espinay de Saint-Luc 4.svg
Timoléon d'Espinay de Saint-Luc (1580-1644), seigneur de Saint-Luc, comte d'Estelan, chevalier du Saint-Esprit (31 décembre 1619), maréchal de France (1627),
  • Écartelé : au I et IV, d'argent, au chevron d'azur, semé de besants d'or (des Hayes-Espinay) ; au II, contr'écartelé, au 1, de gueules à la fasce d'or, au chef échiqueté d'argent et d'azur (Ailly de Sains), au 2, d'hermine à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or (Flavy), au 3, de gueules à "deux bars crusillés d'or" (alias "De gueules semés de trèfles d'or, deux bars adossés de même" : Clermont-Nesle), au 4, d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or (Hangest) ; au III, parti d'or à trois fasces de gueules (Grouches-Gribeauval) et de sable à trois feuilles de scies d'or (Cossé-Brissac).[1]
Couronne 
de comte ;
Supports 
insignes de maréchal de France (deux bâtons de maréchal de France posés en sautoir derrière l'écu) ;
Autres ornements extérieurs de l'écu 
colliers de chevalier des Ordres du roi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or,‎ 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)