Tikopia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tikopia
Photo de l’île (NASA, 2001).
Photo de l’île (NASA, 2001).
Géographie
Pays Drapeau des Îles Salomon Salomon
Archipel Îles Santa Cruz
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 12° 18′ S 168° 50′ E / -12.3, 168.83 ()12° 18′ S 168° 50′ E / -12.3, 168.83 ()  
Superficie 5 km2
Point culminant Mont Reani (380 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Province Temotu
Démographie
Population 1 200 hab.
Densité 240 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC+11

Géolocalisation sur la carte : Îles Salomon

(Voir situation sur carte : Îles Salomon)
Tikopia
Tikopia
Île des îles Salomon

Tikopia est une île de 5 km2 situé dans la province de Temotu des îles Salomon. C’est un ancien volcan dont le lac Te Roto est le cratère. Son point le plus haut est le mont Reani avec 380 m au-dessus du niveau de la mer. Bien qu'elle se situe en Mélanésie, elle est peuplée de Polynésiens qui parlent le tikopia.

Cette île compte 1 200 habitants, ce qui représente une densité de 240 habitants au km².

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte et localisation de l’île.

L'île de Tikopia est habitée depuis plus de 3 000 ans. Elle a fait partie de la civilisation de Lapita et a été « découverte » par les Européens au cours du XVIIe siècle (1606). Toutefois, elle est restée assez peu influencée par les modes de vie européens, du fait de son relatif isolement. En effet, l'île la plus proche, Anuta, est située à 130 kilomètres. Les premiers missionnaires chrétiens posèrent le pied sur Tikopia en 1857, et les premières conversions des habitants datent de 1900.

Économie[modifier | modifier le code]

Du fait de son isolement, il est très dangereux de partir pour un voyage en haute mer, en direction d'une île voisine. Le voyage en pirogue est très long, soumis aux aléas du climat, et les pirogues peu sûres. Pour ces raisons, les importations sont très limitées : seules des roches sont importées, pour fabriquer des outils, ainsi que de jeunes célibataires d'Anuta, qui viennent se marier. À noter aussi l'arrivée de produits de luxe, comme des bijoux, des arcs et flèches, ainsi que des poteries.

Il n'est pas envisageable d'importer des produits alimentaires en grande quantité, car il faut non seulement nourrir 1200 personnes, mais aussi importer suffisamment de réserves pour supporter la saison sèche de mai à juin, et les éventuels cyclones (environ vingt par décennie). Le transport de telles quantités est impossible étant donné le faible trafic maritime entre les îles.

Heureusement, la production alimentaire est facilitée sur Tikopia, car il y a là une importante pluviosité, et la latitude géographique est clémente. De plus, c'est une zone de retombées volcaniques, et l'île est exposée aux nuées de poussières asiatiques. Sont ainsi cultivés des arbres qui produisent des noix, et des fruits comestibles. La partie plus basse de l'île est consacrée aux cultures de l'igname, de la banane, et du taro. Tikopia vit aussi de la chasse et de la pêche. Le canard, la pêche en mer et le ramassage de coquillages assurent l'apport en protéines aux habitants de l'île. Deux autres façons de se nourrir assurent la subsistance de la population, et ce particulièrement en cas de cyclone (qui ravagent les fermes) : les surplus de l'arbre à pain, qui fermentent plusieurs années pour donner une pâte riche en féculents, et des aliments en général non consommés (car peu appréciés), mais comestibles tout de même.

Cette économie ne peut perdurer qu'à une seule condition : le maintien d'un nombre d'habitants stable. Avant l'arrivée des Européens, la régulation de la population ne pouvait se faire que de manière interne, en particulier par le contrôle des naissances (seules certaines femmes avaient le droit de garder leurs enfants, les autres étant obligées de les tuer à la naissance ou d'avorter)[1].

Les chefs de tribu choisissent, à la majorité, ce qui peut venir de l'extérieur. Leur souci est de préserver les traditions. Par exemple, ils ont refusé l'introduction de l'argent, leur économie fonctionne sans argent. Bon nombre de jeunes sont étudiants à l'extérieur puis reviennent vivre dans l'île.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jared Diamond, Effondrement