Tigre blanc royal

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Deux tigres blancs
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Tigre blanc royal

Le tigre blanc dit « tigre blanc royal », est comme tous les tigres un mammifère carnivore de la famille des félidés. Son pelage est blanc avec des rayures noires et ses yeux sont bleus.

Il s'agit en réalité d'un tigre du Bengale[réf. nécessaire] possédant une anomalie génétique appelée leucistisme ou leucisme. Il n'est donc pas à confondre avec les spécimens albinos (une maladie génétique), qui n'ont pas de rayures et des yeux plutôt clairs. Les tigres albinos (sans rayures) sont parfois surnommés des "tigres fantômes" (ghost tiger en anglais) en raison de leur apparence particulière.

Comparaison de couleur[modifier | modifier le code]

Le tigre blanc tend à être plus grand que le tigre roux, tant à la naissance qu'à sa taille adulte[1]. Cela pourrait leur donner un avantage dans la nature en dépit de leur couleur inhabituelle. Les tigres roux hétérozygotes sont également plus grands que les autres tigres ; Kailash Sankhala, le directeur du zoo de New Delhi dans les années 1960 déclara que « l'une des fonctions du gène blanc a pu être de garder un gène accroissant la taille dans la population, en cas de besoin »[2],[Note 1].

Historique[modifier | modifier le code]

Les tigres blancs commencent à faire parler d'eux vers la fin du XIXe siècle : quelques spécimens sauvages sont signalés. Des tigres blancs à rayures noires sont signalés dans la nature en Inde durant l'Empire moghol (1556–1605). Une peinture de 1590 d'Akbar le Grand chassant près de Gwalior montre quatre tigres dont deux blancs[3]. Dix-sept cas de tigres blancs sont recensés en Inde entre 1907 et 1933 dans les districts d'Orissa, Bilaspur, Sohagpur et Rewa. Le 22 janvier 1939, le premier ministre népalais tire sur un tigre blanc au campement de Barda au Terai dans le Népal. Le dernier tigre blanc fut tué en 1958 et la mutation est considérée comme éteinte dans la nature[4]. De nombreuses rumeurs de tigres blancs sauvages ont parcouru l'Inde depuis lors, mais aucune n'a été considérée comme crédible. Le célèbre chasseur Jim Corbett dans son film Man-Eaters of Kumaon a filmé une tigresse blanche et ses deux petits roux[5] ; cette vidéo, la seule montrant un tigre blanc dans la nature, a été utilisée par National Geographic dans un film sur Jim Corbett.

En 1965, la « collection indienne » de Marjorie Merriweather Post présentée à Washington contenait une chaise rembourrée en peau de tigre blanc. Une photographie en couleur de cet objet apparaît dans le numéro du 5 novembre 1965 du magazine Life[6]. Le numéro d'octobre 1975 du National Geographic montre une photographie du ministre de la Défense des Émirats arabes unis avec un tigre blanc empaillé dans son bureau[7].

S.H. Prater écrit dans The book of Indian Animals (1948) que « les tigres blancs ou partiellement blancs ne sont pas rares dans certaines forêts ouvertes humides d'Inde centrale[8],[Note 2] »

C'est un mythe que les tigres blancs ne sont pas capables de prospérer dans la nature et l'Inde avait planifié une réintroduction de tigres blancs captifs dans une réserve près de Rewa[4]. Dans la nature, les tigres blancs se reproduisent depuis des générations et A.A. Dunbar Brander dans Wild animals in central India (1923) ajoute que « Les tigres blancs se rencontrent occasionnellement. Il y a des croisements réguliers de ces animaux dans les environs de Amarkantak, à la jonction entre l'État de Rewa et les districts de Mandla et Bilaspur. La dernière fois que je suis allé à Mandla en 1919, une tigresse blanche et ses petits blancs y vivaient. En 1915, un mâle a été capturé par l'état de Rewa et emprisonné. Une excellente description de cet animal par Mr Scott de la police indienne, a été publiée dans le volume XXVII, numéro 47 du journal de la société d'histoire naturelle de Bombay[9].

Cet article mentionné par A. A. Dunbar Brander décrivit : « Le tigre blanc captif de Rewa a été capturé en décembre 1915 dans la jungle de l'État, près de Sohagpur. Il devait avoir deux ans à ce moment-là. Il y avait deux autres tigres blancs au sud de Rewa liés à celui-ci, mais on considérait que la mère de cet animal n'était pas blanche... Un tigre blanc a été tué par un Sardar à Sohargpur Tahasil il y a dix à douze ans. Deux autres tigres ont été signalés près de Shahdol et Annuppur mais les ordres de sa Majesté étaient de ne pas les tuer. On disait que celui d'Annuppuer était le frère de celui qui avait été capturé. Ces tigres blancs erraient dans les environs des districts britanniques des provinces centrales et semblaient vivre dans les montagnes de Maikal[10],[3],[Note 3]. »

Victor H. Cahalane signala des tigres blancs au nord de la Chine en 1943 : « … La Chine du Nord a produit de nombreux albinos, avec les inévitables rayures brunes effacées. De très rares tigres mélanistiques (noirs) sont connus[11]. »

Tigres blancs en captivité[modifier | modifier le code]

La majorité des tigres blancs captifs sont les descendants de Mohan, un tigre du Bengale sauvage capturé dans les années 1950. Mohan naquit dans la forêt de Bandhavgarh avec ses deux ou trois frères et sœurs. Le , il est aperçu par un bûcheron. Le lendemain, une battue est organisée : l'ensemble de sa famille est tuée et Mohan est capturé et recueilli par le maharadjah de Rewa.

Il s'accoupla par la suite avec une tigresse de couleur normale nommée Begum. Ils eurent deux portées, et leurs petits étaient tous de couleur rousse. On croisa alors Mohan avec Radha, une de ses filles, et les quatre petits qui naquirent étaient tous blancs. Les quatre petits de Mohan, un mâle et trois femelles, furent respectivement nommés Raja, Rani, Sukeshi et Mohini.

Mohan mourut le à l'âge de 19 ans et 7 mois. Il fut empaillé et exposé au musée privé du maharadjah de Rewa[12].

Description[modifier | modifier le code]

Article principal : Panthera tigris.

Le tigre blanc est un tigre de l'espèce Panthera tigris, mais qui se caractérise par sa robe blanche (de couleur crème à coquille d'œuf) rayée de noir ou de marron. Ses yeux sont bleus et le nez est rose. Il est en général plus grand qu'un tigre normal. La plupart des tigres blancs ont des rayures noires à brun clair sur un pelage blanc cassé ; les yeux sont bleus. On considère qu'il s'agit d'une mutation autosomale récessive nommée chinchilla, rencontrée chez d'autres mammifères, notamment le chat domestique et le lapin[13]. Il n'existe pas de cas d'albinisme reconnus. De nombreux cas de tigres entièrement blancs, sans aucune rayure, ont été reportés, mais il s'agissait de tigres dont la coloration était très pâle, et non pas inexistante[14]. Pour paraître plus impressionnant, les tigres blancs sont souvent croisés avec le tigre de Sibérie, la plus grande sous-espèce de tigre[réf. nécessaire].

Un nom scientifique lui est parfois attribué Panthera tigris uncia, mais n'a aucune valeur scientifique car le tigre blanc ne constitue pas une sous-espèce de tigre.

Génétique et albinisme[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, un couple de tigres hétérozygotes roux nommés Sashi et Ravi ont donné naissance à treize petits au zoo d'Alipore dont trois étaient blancs[4] .

Dès 1907, le naturaliste Richard Lydeker doute de l'existence des tigres albinos[15].

Les chats siamois et le lapin himalayen possèdent des enzymes dans leur fourrure qui réagissent à la température : les poils sont plus sombres dans les régions froides. Une tigresse blanche nommée Mohini était plus blanche que ces congénères blanc crème du zoo de Bristol : cela pourrait être du au fait qu'elle passe moins de temps dehors en hiver[2]. K.S. Sankhala, observa que les tigres blancs de Rewa étaient toujours plus blancs que les autres, même s'ils naissaient à New Delhi pour revenir à Rewa[4].

Plus récemment en 2013, une équipe de scientifiques chinois de l'Université de Pékin a réussi à découvrir l'origine génétique de la couleur blanche des tigres blancs. L'équipe de chercheurs a étudié le patrimoine génétique d'une famille de 16 tigres (9 orange et 7 blancs) élevés en captivité au Safari Park de Chimelong à Canton, en République populaire de Chine. Suite à la cartographie de leur génome, ils sont arrivés à la conclusion que la mutation du gène SLC45A2 (en) est à l'origine d'une inhibition de la synthèse des pigments orange et jaune, mais comme elle n'a que peu d'effet sur le noir, les tigres blancs conservent leurs rayures[16].

Tigres blancs sans rayure et tigre doré[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tigre doré.
Un tigre avec des rayures presque invisibles au The Mirage.

Un autre gène peut retirer les rayures du tigre blanc. Un de ces spécimens est exposé à Exeter Change en 1820 et est décrit par Georges Cuvier comme « une variété blanche du tigre que l'on peut parfois voir, avec des rayures opaques, qui ne peuvent être observées que selon certains angles de lumière[17] » ; Richard Lydekker rajoute que : « un tigre blanc, dont la fourrure est de couleur crème, avec des rayures à peine visibles en certains points, a été exposé dans l'ancienne ménagerie d'Exeter Change dans les années 1820[18] ».

Présence dans la nature et en captivité[modifier | modifier le code]

Leurs chances de survie sont largement compromises par cette couleur atypique qui les empêche de se camoufler dans la forêt et de surprendre leurs proies. Exceptionnels dans la nature, ils sont quelques centaines dans le monde, répartis principalement dans les parcs zoologiques et les réserves animalières.

Controverses autour du tigre blanc[modifier | modifier le code]

Le tigre blanc est souvent atteint de strabisme.

Les tigres blancs captifs sont tous issus du même individu : Mohan. La consanguinité est très élevée et conduit à des déformations graves dès la naissance.

En effet, 80 % des petits tigres qui naissent blancs meurent à cause d'anomalies dues à la consanguinité. Dans les 20 % restants, beaucoup ont des problèmes physiques comme des déficiences immunitaires, des scolioses, un strabisme élevé ou des troubles mentaux. En fait, les dresseurs de tigres estiment que sur 30 tigres blancs, un seul est réellement en bonne santé[19].

Strabisme[modifier | modifier le code]

Les tigres blancs sont souvent atteints de strabisme[20]. Selon le dresseur de tigres Andy Goldfarb, quand ils sont stressés ou troublés, tous les tigres blancs louchent. Le strabisme est associé aux tigres blancs issus de croisements entre tigre du Bengale et tigre de Sibérie. Le seul tigre du Bengale blanc loucheur est la fille de Mohini, Rewati. Le strabisme est directement lié au gène provoquant la couleur blanche, et n'est pas une conséquence de l'élevage de tigre blanc[21],[22],[23]. Le strabisme est probablement lié au gène blanc et devrait pouvoir être réduit voire éliminé par un élevage sélectif[24].

Des tentatives pour corriger chirurgicalement le strabisme se sont soldées par la mort des spécimens sur la table d'opération, comme Scarlett O'Hara, tigresse blanche qui ne louchait que d'un œil[25] ou Cheytan, tigre blanc du zoo de San Antonio[26].

Sensibilité à l'anesthésie[modifier | modifier le code]

Les tigres blancs ne réagissent pas comme les autres tigres à l'anesthésie. L'anesthésique CI 744 est le plus utilisé pour immobiliser les tigres. Cependant, cette drogue a un effet de re-sédation 24 à 36 heures après l'injection sur les tigres blancs[26]. Selon le vétérinaire David Taylor, cela doit être corrélé à leur incapacité à produire une tyrosinase normale[27].

Maladies[modifier | modifier le code]

Mohini a été testée pour le syndrome de Chediak Higashi en 1960 mais les résultats ne furent pas concluants[28],[24]. Cette maladie, observée chez le chat domestique, est similaire à l'albinisme et cause des reflets bleutés dans la fourrure, un strabisme et des saignements prolongés après une chirurgie ou une blessure.

Un cas unique de tigre blanc atteint d'une atrophie progressive de la rétine a été rapporté du Milwaukee County Zoo et pourrait être lié à la réduction de la pigmentation de l'œil[24],[29].

La mortalité infantile des tigres blancs ne serait pas supérieure à celle des tigres roux reproduits en captivité. Selon Ed Maruska, le directeur du zoo de Cincinnati, « Nous n'avons pas constaté de mort prématurée des jeunes tigres blancs. Quarante-deux animaux sont nés chez nous et sont toujours vivants. Mohan, un grand tigre blanc, est mort à presque vingt ans, âge enviable pour un mâle de n'importe quelle sous-espèce […]. Sur cinquante-deux naissances, nous avons eu quatre mort-nés, dont un seul cas inexpliqué. Nous avons perdu deux autres petits suite à une pneumonie virale, ce qui ne paraît pas excessif. Sans données sur les lignées de tigres non consanguines, il est difficile de déterminer avec précision si ce nombre est élevé ou faible[24],[Note 4]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Citation originale : One of the functions of the white gene may have been to keep a size gene in the population, in case it's ever needed.
  2. Citation originale : White or partially white tigers are not uncommon in some of the dry open jungles of central India.
  3. Citation originale : The white tiger in captivity in Rewa was caught in December 1915 in the jungles of the State near Sohagpur. He was about two years of age at the time. There were two more white tigers in Southern Rewa related to this tiger but it was believed that the mother of this animal was not white... A white tiger was killed by a Sardar in Sohargpur Tahasil, Southern Rewa, about 10 or 12 years ago. Two other tigers appeared in the beat near Shahdol and Annuppur, B.N.Ry., but His late Highness' orders were that these should not be shot. The one at Annuppur (Bhilam Dungari Jungle) was said to be the brother of the one in captivity. These white tigers roam in the neighboring British Districts of the Central Provinces and seem to be living in the Maikal ranges of mountains.
  4. Citation originale : « We have not experienced premature death among our white tigers. Forty-two animals born in our collection are still alive. Mohan, a large white tiger, died just short of his 20th birthday, an enviable age for a male of any subspecies […] In 52 births we had four stillbirths, one of which was an unexplained loss. We lost two additional cubs from viral pneumonia, which is not excessive. Without data from non-inbred tiger lines, it is difficult to determine whether this number is high or low with any degree of accuracy. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Stephen Mills, Tiger, Firefly Books,‎ 2004 (ISBN 978-1552979495), p. 133
  2. a et b (en) Paul Leyhausen et Theodore H. Reed, « The white tiger: care and breeding of a genetic freak. », Smithsonian,‎ avril 1971
  3. a et b (en) « Mutant Big Cats », Messybeast.com (consulté le 28 Mai 2009)
  4. a, b, c et d (en) Kailash Sankhala, Tiger ! The Story Of The Indian Tiger, Simon and Schuster,‎ 1997 (ISBN 9780002161244)
  5. (en) Jim Corbett, Man-Eaters of Kumaon, Oxford University Press,‎ 1946 (ISBN 9780192730183)
  6. (en) « Mrs. Post's Magnificent World », Life, vol. 59,‎ 5 novembre 1965
  7. (en) John J. Putman, « The Arab World Inc. », National Geographic,‎ octobre 1975, p. 494–533
  8. (en) S. H. Prater, The book of Indian animals, Bombay Natural History Society,‎ 1965, 54 p.
  9. (en) Archibald Alexander Dunbar Brander, Wild animals in central India, Natraj,‎ 1982
  10. (en)« Miscellaneous Notes: No. 1-A White tiger in captivity (with a photo) », Journal Of The Bombay Natural History Society, vol. XXVII,‎ 1921, p. 744 (lire en ligne)
  11. (en) Victor H. Cahalane, « King Of Cats And His Court », National Geographic,‎ février 1943, p. 236
  12. Michael Nichols et Geoffrey C. Ward (trad. Florence Illouz), Le tigre [« The Year of the Tiger »], Paris, National Geographic,‎ 2000, 156 p. (ISBN 2-7441-2875-9)
  13. (en) Roy Robinson, « The white tigers of Rewa and gene homology in the felidae », Genetica, vol. 40, no 1,‎ 11 décembre 1968, p. 198-200 (ISSN 0016-6707, lire en ligne)
  14. (en) Maxine Annabell, « Albino Tigers », sur http://www.lairweb.org.nz/tiger/, Tiger Territory (consulté le 19 août 2009)
  15. (en) Richard Lydekker, The Game animals of India, Burma, Malaya and Tibet: Being a now and Rev. Ed. of The Great and Small Game of India, Burma and Tibet, Rowland Ward,‎ 1907
  16. (en)'Scientists find one gene responsible for all white tigers', sur le site popsci.com, consulté le 25 août 2013
  17. (en) Georges Cuvier, The Animal Kingdomtthey can grow to as tall as, G & C & H Carvill,‎ 1832
  18. (en) Richard Lydekker, The Royal Natural History, Frederick Warne,‎ 1893
  19. The White Tiger Fraud sur le site de Big cat rescue
  20. (en) Dan Geringer, « Now He's The Cat's Meow », Sports Illustrated, vol. 65,‎ 3 juillet 1986
  21. (en) « Cross-eyed tigers », Scientific American, vol. 43, no 229,‎ août 1973
  22. (en) R.W. Guillery et J. H. Kaas, « Genetic abnormality of the visual pathways in a "white tiger" », Science,‎ 22 juin 1973
  23. (en) M. E. Bernays et Rie Smith, « Convergent strabismus in a white tiger », Australian Vet J., vol. 77,‎ 3 mars 1999 (lire en ligne)
  24. a, b, c et d Maruska, Edward J., "White Tiger Phantom Or Freak?", Chapter 33, Part IV White Tiger Politics, Tigers Of The World The Biology, Biopolitics, Management, And Conservation Of An Endangered Species, Noyes Publications, Park Ridge, New Jersey USA 1987
  25. (en) Ron Taylor, « Scarlett Sets Sights On Grady », The Atlanta Journal,‎ 18 janvier 1978, p. 2A
  26. a et b (en) Mitchell Bush, Lindsay G.& Montali Phillips et J. Richard, Clinical Management of Captive Tigers, Tigers Of The World, Biopolitics, Management, And Conservation Of An Endangered Species, Noyes Publications,‎ 1987
  27. (en) David Taylor, Vet On The Wild Side, St. Martin's Press,‎ 1991 (ISBN 978-0312055295)
  28. (en) « The white tiger enigma », Veterinary Medicine/Small Animal Clinician,‎ 1975, p. 467–472
  29. (en) B. A. Beehler et C. P. Moore et J. P. Picket, « Central retinal degeneration in a white Bengal tiger (Panthera tigris tigris) », Proc. Am. Assoc. Zoo Vet.,‎ 1984

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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