Tielman Susato

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Tielman SusatoTilman, Tylman ou Thielmanssone Susato

Description de cette image, également commentée ci-après

Tielman Susato offre son recueil de chansons à Marie de Hongrie, gouvernante des Pays-Bas. Gravure sur bois tirée des Vingt et six chansons musicales & nouvelles, ouvrage imprimé à Anvers chez Tielman Susato en 1545.

Naissance vers 1510-1515
Soestdijk près d'Utrecht
Flag of the prince-bishopric of Utrecht.svg Principauté d'Utrecht
Saint-Empire romain germanique (962 — 1806) Saint-Empire romain germanique
ou
Soest en
D'argent croix de sable.svg Électorat de Cologne
Saint-Empire romain germanique (962 — 1806) Saint-Empire romain germanique
Décès vers 1570
Flag - Low Countries - XVth Century.png  Pays-Bas espagnols ( ? )
Drapeau de la Suède Suède ( ? )
Activité principale Compositeur
Éditeur de musique
Instrumentiste

Tielman Susato, peut-être né vers 1510-1515 à Soest et mort vers 1570 en Suède (?), est un compositeur, instrumentiste et éditeur de musique, originaire d'Allemagne ( ? ) et actif à Anvers aux anciens Pays-Bas.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

On sait peu de choses sur les premières années de la vie de Susato. Bien que son lieu de naissance soit inconnu, on l’a parfois situé à Soestdijk, près d'Utrecht, mais certains musicologues l'ont situé, à cause de son nom latinisé (Susato), à Soest, près de Dortmund en Westphalie, dans l'archevêché de Cologne. L’estimation de la date de naissance est fondée sur un document de 1565 où il est mentionné comme âgé d'environ 50 ans (« out omtrent L jaren »).

Quoi qu'il en soit, l'endroit se situait sans nul doute dans les environs de Cologne, car, dans deux publications, l'éditeur parle de lui-même comme de « Tilemannus Susato Agrippinus » (faisant allusion au nom romain de Cologne) ; en 1561, il est décrit comme « Thielman Suzato, geboeren van Coelen » (né à Cologne) et en 1563 comme quelqu'un né hors du territoire de l'Empereur. En outre, en 1542, la ville d'Anvers lui accorda une subvention pour avoir introduit un nouveau métier dans la ville.

Certaines données indiquent qu'il était le fils de son homonyme (Thielmanssone, littéralement « fils de Thielman ») ; le père peut avoir été le musicien aveugle « Tielman dem blynden », mentionné dans une procession du Corpus Christi en 1508 à Cologne. Une certaine confusion au sujet des origines de Susato a été causée par l'allusion qu'il fait au néerlandais comme « notre langue maternelle » dans son premier livre de chansons néerlandaises (1551) ; il ne faut toutefois pas perdre de vue à quel public cette édition était destinée et qu'à l'époque de la publication, Susato habitait déjà plus de 20 ans à Anvers.

Anvers[modifier | modifier le code]

Les premières données sur la présence de Susato à Anvers remontent à 1529, quand il servit la confrérie de Notre-Dame en tant que maître écrivain.

En 1531, il rejoignit le groupe de musiciens de la ville, avec qui il joua jusqu'en 1549. Il était joueur de sacqueboute, de trompette, de cromorne, de flûte et de flûte à bec ; en tant qu'instrumentiste, il jouait souvent de la sacqueboute pendant les services du soir de la confrérie de Notre-Dame. Vers le milieu des années 1530, il épousa Elizabeth Peltz, la sœur du chef de la confrérie mariale ; le couple eut trois enfants : Jacob, Clara et Catheryna. Il se peut que les paroles d'un madrigal de Lasso, découvert dans un manuscrit suédois, lui aient été dédiées à l’occasion de son mariage.

En 1541, Susato conclut un partenariat avec deux imprimeurs anversois, Hendrik ter Bruggen et Willem van Vissenaken[1]. C’est sans doute aussi à Susato que l'on s'adressa pour compiler la première édition musicale anversoise imprimée en un seul passage : Quatuor vocum musicæ modulationes, publiée en 1542 sous le nom de Vissenaken.

De 1543 à sa mort, Susato dirigea un atelier d'édition musicale. À la suite d'une longue et complexe affaire judiciaire, Susato acquit toutes les parts de l'entreprise. Plus tard, en 1551, il déménagea dans une maison nouvellement construite, appelée « In den Cromhorn » (Au Cromorne) et établit une imprimerie dans la rue des Douze Mois (Twaalfmaandenstraat).

Entre 1543 et 1561, il publia 22 livres de chansons (en deux séries), trois livres de messes, 19 livres de motets (en deux séries) et onze livres d'une série intitulée Musyck Boexken dont deux livres consacrés au répertoire de chansons profanes néerlandaises (ou « flamandes »), un livre de danses (pour la plupart des arrangements de chansons connues), et huit livres de souterliedekens (mises en musique du psautier complet et de quelques cantiques). De ces éditions, certaines ont été réimprimées par la suite, tout en indiquant la même date que celle de la première édition.

Le 20 juillet 1543, Susato obtint un premier privilège d’imprimeur, accordé pour trois ans. Dès 1546, le privilège étant arrivé à expiration, il s’occupa de l’impression d’œuvres de musique sacrée, en publiant des séries consacrées aux messes et aux motets.

Un serment sur sa bonne conduite de chrétien, déposé le 30 juin 1546, suggère qu'il ait été soupçonné d'hérésie. Un nouveau privilège, accordé en 1549 pour l'édition du onzième livre de chansons, nécessita une recommandation par Benedictus Appenzeller, le compositeur de la cour. Dans cette même année, Susato et plusieurs autres instrumentistes furent licenciés par la ville comme membres du groupe de musiciens de la ville en raison d'une infraction commise lors de l'entrée solennelle à Anvers de l'empereur Charles Quint et de son fils Philippe.

Susato devait son succès dans les affaires en partie à quelques hommes haut placés qu'il comptait parmi ses amis et à qui il dédiait ses éditions musicales. Il est possible que Susato ait exploité un commerce d'instruments de musique. À différentes reprises, mais en vain, il essaya de s'associer avec d'autres imprimeurs de musique. Son fils Jacob, qui rejoignit l’entreprise au plus tard en 1558, repris l'atelier de son père quelques années encore mais mourut en 1564 ; de lui, on ne connaît qu’un seul ouvrage : Le Premier livre de chansons de Lasso de 1564. À tort a-t-on suggéré que Tylman mourut avant son fils et avant la vente de matériel d'impression à Christophe Plantin.

Une note de vente sur les pages de titre des quatre derniers livres de musique (Souterliedekens, 1561) publiés par Susato indique qu’il avait déménagé à Alkmaar, en Hollande-Septentrionale actuelle, et c’est là que furent rédigées ses dernières volontés, datées du 6 août 1564. Toutefois, les terres qu’il possédait furent confisquées en 1567, avec celles des membres calvinistes de sa famille.

Suède[modifier | modifier le code]

Dès 1565, Susato, agissant en tant qu'émissaire, et son gendre Arnold Rosenberger furent impliqués dans les négociations concernant le mariage d'Éric XIV de Suède avec Renée de Lorraine. En 1567, il porta témoignage dans un procès, intenté contre l’émissaire principal en Lorraine, où il fut blanchi de toute accusation. Il demeura en Suède, au moins jusqu'en 1570 ; on ignore s'il est mort en Suède ou s'il était retourné aux Pays-Bas septentrionaux, où vivaient sa fille et son gendre.

L'imprimeur libraire[modifier | modifier le code]

L'officine de Susato fut la première établie dans les Pays-Bas à connaître un certain succès dans l'édition musicale. Comme imprimeur-libraire, Susato fut rejoint peu après par Pierre Phalèse à Louvain et par Christophe Plantin à Anvers[2] ; les Pays-Bas devinrent alors un centre d'édition musicale très actif.

Ses livres de musique, le plus souvent de format in-quarto oblong, révèlent qu'il possédait deux polices de caractères de musique, utilisant toutes deux la technique de l'emboîtage. La première était une police dont il fit usage jusqu'en 1551 et qui est restée spécifique de son atelier[3] ; la seconde une police plus petite, aussi employée par les imprimeurs de musique du sud de l'Allemagne, de Bâle et de Lyon[4]. Le contenu de son imprimerie sera inventorié en vue de la vente faite par la veuve de Jacob Susato à Christophe Plantin en 1565.

La plupart des publications de Susato sont des recueils d'œuvres de compositeurs actifs dans les anciens Pays-Bas et à la chapelle flamande de la cour impériale ; les livres de chansons et de motets étaient publiés dans des collections organisées selon le mode et le nombre des voix. Parmi ceux consacrés à un seul compositeur figurent des éditions d'œuvres composées par Susato lui-même, ainsi que par Thomas Créquillon, Orlando di Lasso, Jacobus Clemens non Papa et Josquin des Prés. Que le Septiesme livre des chansons (1545) de Josquin fut publié 24 ans après la mort du compositeur, constituant la première source publiée de 23 de ses chansons, a soulevé des questions concernant la provenance de ces œuvres et l'exactitude des attributions. Susato publia l'ouvrage que l'on a désigné comme « opus.1 » de Lasso : une collection de chansons, madrigaux, de villanesche et de motets, éditée comme un des volumes de la collection de livres de chansons (Le Quatoirsiesme livre, 1555). Plus tard, Susato publiera encore un livre de motets du même compositeur. Les huit livres comprenant des mises en musique des psaumes métriques néerlandais (les souterliedekens, dont quatre sont de la plume de Clemens non Papa et autant de celle de son élève Gerardus Mes), étaient destinés à la dévotion privée.

Le compositeur[modifier | modifier le code]

En tant que compositeur, Susato écrivit plus de 90 chansons, dont beaucoup parodiant des modèles français et néerlandais (« flamands ») bien connus. Deux livres (de 1544 et de 1552) contiennent des mises en musique didactiques à deux et trois parties ; d'autres harmonisations, pour un plus grand nombre de voix, sont des parodies étendues de style imitatif de chansons célèbres. Beaucoup de chansons de Susato sont réparties en groupes d’œuvres musicalement et textuellement apparentées, appelées « responses » et « replicques », tandis que la collection de danses (1551) présente des arrangements simples à quatre voix, dans un style homophone, de chansons bien connues, sans doute adaptées aux moyens d’exécution dont disposaient les amateurs. Ses motets sont bien conçus, dans l’esprit de la polyphonie imitative ; In illo tempore (1545) constitue la base de la seule messe que l’on connaisse de lui, et Salve quæ roseo decora (1540) est une œuvre de circonstance en éloge de la ville d'Anvers.

Publications[modifier | modifier le code]

Susato, imprimeur-libraire[modifier | modifier le code]

Une sélection d’ouvrages parus à Anvers.

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

Messes[modifier | modifier le code]
  • (la) Liber I[-III] missarum (1545/1, 1546/3-4)
Motets[modifier | modifier le code]
  • (la) Liber primus [-IV] sacrarum cantionum (1546/6-7, 1547/5-6)
  • (la) Liber primus [-XIV] ecclesiasticarum cantionum (1553/8-1558/3) [Liber XV, 1560, comprend uniquement des compositions de Lasso ; liber XIII, 1557, perdu]
  • (la) Liber V-VIII éd. dans The Sixteenth Century Motet, xv-xvi
Psaumes et cantiques[modifier | modifier le code]

Musique profane[modifier | modifier le code]

  • (nl) Het I[-II] musyck boexken, à quatre voix (1551/18-19), éd. dans RRMR, cviii (1997)
  • (nl) Tielman Susato : Het III musyck boexken … alderhande danserye, à quatre voix (1551/R), éd. F.J. Giesbert : Danserye zeer lustich … om spelen op alle musicale instrumenten (Mayence, 1936)
  • (fr) Vingt et six chansons, à cinq voix (1543/15)
  • (fr) Le premier [-14] livre des chansons, de quatre à huit voix (1543/16-1555/19)
  • (fr) Tielman Susato : Premier livre des chansons, à deux et à trois voix (1544)
  • (fr) La fleur des chansons…livre I[-VI] (1552/7-11) [livre III, 1552, entièrement consacré aux œuvres de Susato, exemplaire connu incomplet], 79 chansons éd. dans SCC, xxix-xxx (1994)

Éditions dont l’attribution est incertaine[modifier | modifier le code]

  • (la) Clemens non Papa : Motecta, à cinq voix (1546), ouvrage répertorié dans Goovaerts
  • (it) Madrigali e canzoni francesi, à cinq voix, ouvrage mentionné par Fétis, mais sans doute publié par Waelrant et De Laet, 1558
  • (la) Evangelia dominicorum, ouvrage attribué à Susato dans Goovaerts, publié par Berg & Neuber, 1554/10-1556/9

Susato, compositeur[modifier | modifier le code]

Œuvres parues à Anvers

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

Messe[modifier | modifier le code]
  • (la) Missa ‘In illo tempore’, à cinq voix, 1546/3
Motets[modifier | modifier le code]
  • (la) Domine da nobis, à quatre voix, 1545/2
  • (la) Fili quid fecisti, à quatre voix, 1542/7
  • (la) In illo tempore, à cinq voix, 1545/3
  • (la) Musica domum Dei optime, à six voix, 1540/7
  • (la) Nihil homini firmum, à deux voix, 1549/16
  • (la) Peccata mea Domine, à cinq voix, 1554/9
  • (la) Salve quæ roseo decora serto, à cinq voix, 1546/6, Éd. A. Tirabassi (Bruxelles, 1923)
Psaumes[modifier | modifier le code]

Musique profane[modifier | modifier le code]

Chansons françaises et néerlandaises[modifier | modifier le code]
Œuvres instrumentales[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Discographie :

Fichiers vidéo :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La première édition musicale polyphonique imprimée aux Pays-Bas sortit des presses de Jan de Gheet à Anvers en 1515. Entre 1515 et le début des années 1540, l'édition musicale fut surtout le fait d'ateliers italiens, français et allemands.
  2. Encore que dans le cas de l'imprimerie plantinienne la musique fut très marginale dans sa production : une quinzaine d'éditions seulement entre 1578 et 1639 sur plusieurs centaines d'éditions généralistes : cf. Stellfeld 1949.
  3. Cf. Guillo 1997 "Susato" = Vervliet 1968 "M12". 5 lignes = 11,7 mm.
  4. Cf. Guillo 1997 "Petreius Small" = Krummel 1985 "Petreius Small" = Guillo 1991 n° 124. 5 lignes = 9,2 mm.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur le contexte[modifier | modifier le code]

  • (en) BAIN, Susan. Music Printing in the Low Countries in the Sixteenth Century, Ph.D. diss., université de Cambridge, 1974.
  • (nl) BONDA, Jan Willem. De meerstemmige Nederlandse liederen van de vijftiende en zestiende eeuw, Hilversum, Verloren, 1996 (ISBN 90-6550-545-8), p. 133-135.
  • (fr) GUILLO, Laurent. « Les caractères de musique utilisés des origines à environ 1650 dans les Anciens Pays-Bas », Music Printing in Antwerp and Europe in the 16th Century [Actes du colloque d'Anvers, 23-25 août 1995], Louvain-Peer, Alamire Foundation, 1997, p. 183-235.
  • (fr) GUILLO, Laurent. Les éditions musicales de la Renaissance lyonnaise, Paris, Klincksieck, 1991.
  • (en) POWERS, Harold S. « Tonal Types and Modal Categories in Renaissance Polyphony », Journal of the American Musicological Society 34, 1981, p. 428-470.
  • (fr) STELLFELD, Jean-Auguste. Bibliographie des éditions musicales plantiniennes, Bruxelles, 1949.
  • (fr) VANHULST, Henri. « La diffusion des éditions de musique polyphonique dans les anciens Pays-Bas à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle », Musique et société : hommages à Robert Wangermée (réd. Henri Vanhulst et Malou Haine), Bruxelles, Éditions de l'Université, 1988, p. 27-51.
  • (fr) VANHULST, Henri. « Les éditions de musique polyphonique et les traités musicaux mentionnés dans les inventaires dressés en 1569 dans les Pays-Bas espagnols sur ordre du duc d'Albe », Revue belge de musicologie / Belgisch Tijdschrift voor Muziekwetenschap 31, 1977, p. 60-71.
  • (en) VANHULST, Henri. « Suppliers and clients of Christopher Plantin, distributor of polyphonic music in Antwerp (1566-1578) », Musicology and Archival Research / Musicologie et recherches en archives / Musicologie en Archiefonderzoek [Actes du colloque de Bruxelles, 22-23 avril 1993] (réd. Barbara Haggh, Frank Daelemans et André Vanrie), Archives et bibliothèques de Belgique / Archief- en Bibliotheekwezen in Belgie, numéro spécial, 46, 1994, p. 558-604.
  • (en) VERVLIET, Hendrik D. L. Sixteenth Century Printing Types in the Low Countries: with a Foreword by Harry Carter, Amsterdam, 1968.

Sur Susato et son atelier[modifier | modifier le code]

Sur les œuvres[modifier | modifier le code]

  • (en) BERNSTEIN, Lawrence F. « The Cantus-Firmus Chansons of Tylman Susato », Journal of the American Musicological Society 22, 1969, p. 197-240.
  • (en) CARDAMONE, Donna G. « Multiple Formes and vertical settings in Susato’s first edition of Lassus’s Opus 1 », Notes 46, 1989, p. 7-24.
  • (en) DEHNERT, Lon Travis. Libri ecclesiasticarum cantionum (1553-1560) of Tielman Susato, Ph.D. diss., université du Kansas, 1987.
  • (en) FORNEY, Kristine. « Orlando di Lasso’s “Opus 1” : the making and marketing of a Renaissance music book », Revue belge de musicologie 39-40, 1985-1986, p. 33-60.
  • (en) FORNEY, Kristine. « A Gift of Madrigals and Chansons: the Winchester Part Books and the Courtship of Elizabeth I by Erik XIV of Sweden », Journal of Musicology 17, 1999, p. 50-75.
  • (en) McTAGGART, Timothy. « Susato’s Musyck Boexken I and II: Music for a Flemish Middle Class », Music Printing in Antwerp and Europe in the 16th Century (réd. Eugeen Schreurs et Henri Vanhulst), Louvain, 1995, p. 307-332.
  • (de) SCHWAB, Ute. « In illo tempore cum audissent apostoli: Liber secundus Missarum, liber primus Missarum... apud Tylmannum Susato », De captu lectoris: Wirkungen des Buches im 15. und 16. Jahrhundert (réd. Wolfgang Milde et Werner Schuder), Berlin, 1988, p. 257-272.