Tide Head

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Tide Head
L'intersection de la route 11 et de la route 134, à Tide Head.
L'intersection de la route 11 et de la route 134, à Tide Head.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Comté ou équivalent Restigouche
Statut municipal Village
Maire
Mandat
Randy Hunter
2012-2016
Constitution 9 novembre 1966
Démographie
Population 1 036 hab. (2011 en diminution)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 01″ N 66° 45′ 51″ O / 47.983488, -66.76425947° 59′ 01″ Nord 66° 45′ 51″ Ouest / 47.983488, -66.764259  
Altitude Min. 0 m – Max. ~245 m
Superficie 1 957 ha = 19,57 km2
Divers
Langue(s) Français et anglais (officielles)
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1314015
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouveau-Brunswick

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Tide Head

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Tide Head

Tide Head est un village du comté de Restigouche, situé au nord du Nouveau-Brunswick.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Tide Head est situé sur la rive droite (sud) de la rivière Ristigouche, à neuf kilomètres à l'ouest du centre-ville de Campbellton. Le village se trouve à la jonction de la route route 11 et de la route 134. À proximité se trouvent la gare de Campbellton et l'aéroport de Charlo.

Tide Head est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Tide Head est composé de roches magmatiques felsiques du groupe de Dalhousie, datant du Dévonien inférieur (394 à 418 millions d'années)[2].

Logement[modifier | modifier le code]

Le village comptait 449 logements privés en 2006, dont 415 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 80,7 % sont individuels, 0,0 % sont jumelés, 0,0 % sont en rangée, 2,4 % sont des appartements ou duplex et 2,4 % sont des immeubles de moins de cinq étages. Enfin, 14,5 % des logements entrent dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles. 95,2 % des logements sont possédés alors que 4,8 % sont loués. 75,9 % ont été construits avant 1986 et 10,8 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 7,1 pièces et 0,0 % des logements comptent plus d'une personne habitant par pièce. Les logements possédés ont une valeur moyenne de 93 177 $, comparativement à 119 549 $ pour la province[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Tide Head est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Gespegeoag, qui comprend le littoral de la baie des Chaleurs[4]. Ce territoire était revendiqué d'abord par les Iroquois et ensuite seulement par les Mohawks[4]. Le site voisin d'Atholville compte dès le VIe siècle av. J.-C. un village du nom de Tjikog[5]. La rivière Restigouche est riche en saumon et toute la région est un territoire de chasse, tandis que des portages la relient au fleuve Saint-Jean[5].

L'embouchure de la rivière est colonisé dès le XVIIIe siècle par les Blancs mais Tide Head n'est fondé qu'au début du XIXe siècle[5]. Les Grands feux de la Miramichi détruisent une bonne partie de la forêt du Nouveau-Brunswick en 1825[5]. L'industrie forestière se déplace alors vers le nord et des scieries ainsi que des chantiers navals sont ouverts à Atholville et Campbellton[5]. Les grands pins et épinettes sont déjà presque tous passés sous la scie en 1850 mais de petites scieries continuent de traiter le bois descendant les rivière Restigouche et Upsalquitch[5]. Le chemin de fer Intercolonial passe au village en 1876 et représente une chance importante pour l'économie locale.

La construction du chemin de fer Restigouche and Western, entre Tide Head et Saint-Léonard, commence en 1898[6]. Les travaux sont ralentis en raison du terrain difficile et du manque de fonds et le chemin de fer International prend le contrôle de la ligne en 1906[6]. Les travaux sont terminés en 1910[6]. La construction du chemin de fer permet de coloniser les hauts plateaux[5].

L'école Tide Head est inaugurée en 1947[7].

Tide Head est constitué en municipalité le 9 novembre 1966[8].

Le chemin de fer International est abandonné en 1989[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après le recensement de Statistique Canada, il y avait 1 149 habitants en 2001, comparativement à 1 170 en 1996, soit une baisse de 1,8 %. Il y a 439 logements. Le village a une superficie de 19,57 km2 et une densité de 58,7 habitants au km2.

Évolution démographique de Tide Head depuis 1981
1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011
952 1 085 1 156 1 170 1 149 1 075 1 036
(Sources : [9],[10],[11])


Évolution des langues maternelles (en %) Légende
  •      Anglais
  •      Français
  •      Anglais et français
  •      Autre(s) langue(s)
Sources[12],[13],[14]:

Économie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie du Nouveau-Brunswick.

Entreprise Restigouche a la responsabilité du développement économique[15].

Évolution du taux de chômage à Tide Head
Sources[16],[17],[18]:

Administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est formé d'un maire et de 4 conseillers[8]. Le conseil municipal actuel est élu lors de l'élection quadriennale du 14 mai 2012[8].

Conseil municipal actuel

Mandat Fonctions Nom(s)
2012 - 2016 Maire Randy Hunter
Conseillers Gary W. Hickey, Catherine L. Johnson-McDavid, Patrick Lanteigne, Mark St. Onge.

Conseils précédents

Mandat Fonctions Nom(s)
2008 - 2012 Maire Randy Hunter
Conseillers Denyse Arsenault Zyveniuk, Gary W. Hickey, Donald James Munroe, Judy L. Murray.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Randy Hunter    
2004 2008 Robert Gerrard    
2001 2004 Gilmour (Junior) Glencross    
1995 2001 Allan M. Dickson    
1966 198? James (Jim) Alexander Adams[19],[20],[21]    
Les données manquantes sont à compléter.

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Tide Head fait partie de la Région 2[22], une commissions de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[23]. Tide Head est représenté au conseil par son maire[24]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[25].

Représentation[modifier | modifier le code]

Tide Head est membre de l'Union des municipalités du Nouveau-Brunswick[26].

Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Tide Head fait partie de la circonscription provinciale de Campbellton—Restigouche-Centre, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Greg Davis, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2010.

Drapeau du Canada Canada: Tide Head fait partie de la circonscription fédérale de Madawaska—Restigouche, qui est représentée à la Chambre des communes du Canada par Jean-Claude D'Amours, du Parti libéral. Il fut élu lors de la 38e élection générale, en 2004, puis réélu en 2006 et en 2008.

Vivre à Tide Head[modifier | modifier le code]

L'école Tide Head accueille les élèves de la maternelle à la 5e année. C'est une école publique anglophone faisant partie du district scolaire #15. Tide Head fait aussi partie du sous-district 1 du district scolaire Francophone Nord-Est[27]. Les écoles francophones les plus proches sont toutefois situées à Atholville et Campbellton.

Tide Head possède aussi une caserne de pompiers et un bureau de poste. Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est à Campbellton. Campbellton compte le Centre hospitalier Restigouche, francophone, et l'hôpital régional de Campbellton, anglophone. Les hôpitaux néo-brunswickois sont en effet bilingues dans leur services mais unilingues dans leur administration. Campbellton compte de plus un poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick.

La collecte des déchets et matières recyclables est effectuée par la Commission de gestion des déchets solides de Restigouche[15]. L'aménagement du territoire est de la responsabilité de la Commission d'urbanisme du district de Restigouche[15].

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi qu'à l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Ils ont aussi accès à l'hebdomadaire L'Aviron, publié à Campbellton. Les anglophones bénéficient des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean ainsi que de l'hebdomadaire Campbellton Tribune, de Campbellton.

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Selon la Loi sur les langues officielles, Tide Head est officiellement bilingue[28] puisque l'anglais et le français sont tous deux parlés par plus de 20 % de la population.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ristigouche (Drapeau : Québec Québec)
rivière Ristigouche
Ristigouche (Drapeau : Québec Québec)
rivière Ristigouche
Pointe-à-la-Croix (Drapeau : Québec Québec)
rivière Ristigouche
Rose des vents
Flatlands N Atholville
O    Tide Head    E
S
Glencoe Glencoe, Val-d'Amours Val-d'Amours

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton,‎ 1993 (ISBN 2921166062), p. 141.
  2. (en)« Bedrock Geology of New Brunswick », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 19 août 2012)
  3. « Profils des communautés de 2006 - Tide Head - Familles et ménages », sur Statistique Canada (consulté le 26 octobre 2009).
  4. a et b (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office,‎ 1978, 777 p., p. 109-110
  5. a, b, c, d, e, f et g Vincent F. Zelazny, Notre patrimoine du paysage : L’histoire de la classification écologique des terres au Nouveau-Brunswick, Fredericton, Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick,‎ 2007, 2e éd., 404 p. (ISBN 978-1-55396-204-5, lire en ligne), p. 132–133
  6. a, b, c et d (en)« International Railway », sur Riding the Rails, New Brunswick Railway Museum (consulté le 2 septembre 2012)
  7. [PDF] « Anglophone North », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 2 novembre 2012).
  8. a, b et c « Élections quadriennales municipales, le 14 mai 2012, Rapport du directeur général des élections municipales », sur Élections N.-B. (consulté le 24 décembre 2013)
  9. « 1986 (2A) questionnaire abrégé des provinces aux municipalités », sur Statistique Canada (consulté le 2 novembre 2011).
  10. « Profils des communautés de 1996 - Tide Head - Population », sur Statistique Canada (consulté le 2 novembre 2011).
  11. « Profils des communautés de 2006 - Tide Head - Population », sur Statistique Canada (consulté le 2 novembre 2011).
  12. « Profils des communautés de 1996 - Tide Head - Population page 1 », sur Statistique Canada (consulté le 9 novembre 2011).
  13. « Profils des communautés de 2001 - Tide Head - Population », sur Statistique Canada (consulté le 9 novembre 2011).
  14. « Profils des communautés de 2006 - Tide Head - Langue », sur Statistique Canada (consulté le 9 novembre 2011).
  15. a, b et c « District de services régionaux 2 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 25 juillet 2011).
  16. « Profils des communautés de 1996 - Tide Head - Revenu et travail », sur Statistique Canada (consulté le 25 mars 2012).
  17. « Profils des communautés de 2001 - Tide Head - Travail », sur Statistique Canada (consulté le 25 mars 2012).
  18. « Profils des communautés de 2006 - Tide Head - Travail », sur Statistique Canada (consulté le 25 mars 2012).
  19. « Les résultats des élections municipales », L'Évangéline,‎ 10 juin 1969, p. 2 (lire en ligne)
  20. « Résultats des élections municipales et scolaires dans les régions francophones », L'Évangéline,‎ 11 juin 1974, p. 3 (lire en ligne)
  21. « Résultats des élections municipales », L'Évangéline,‎ 13 mai 1980, p. 16 (lire en ligne)
  22. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  23. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1 novembre 2012).
  24. « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  25. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  26. « Liste des zones », sur Union des municipalités du Nouveau-Brunswick (consulté le 16 novembre 2011).
  27. [PDF] « Francophone Nord-Est », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 3 novembre 2012)
  28. Canada, Nouveau-Brunswick. Loi sur les langues officielles, art. 35, 36, 37, 38 [lire en ligne (page consultée le 15 mars 2011)].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,‎ 1975