Tibor Sekelj

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Tibor Sekelj (né le 14 février 1912 à Spišská Sobota en Autriche-Hongrie (aujourd'hui faisant partie de la ville de Poprad en Slovaquie), mort le 23 septembre 1988 à Subotica en Yougoslavie, Vojvodine) était un journaliste yougoslave (croate), explorateur, auteur et juriste. Il a entrepris des expéditions à travers toute l'Amérique du Sud, l'Asie et l'Afrique. Hormis le hongrois et le croate il parlait également allemand, espagnol, anglais, français et esperanto. Concernant cette dernière langue, il était membre de l'Académie d'Espéranto et membre honoraire d'UEA, l'association mondiale d'espéranto. Il écrivit plusieurs livres (essais ou romans) dans cette langue. Son épouse s'appellait Erzsébet Sekelj.

Sommaire

[modifier] Biographie

Le père de Tibor Sekelj était vétérinaire et la famille déménageait très souvent. Quelques mois après la naissance de Tibor, elle s'installa à Cenei[1], dans l'actuelle Roumanie, puis en 1922 Kikinda (Кикинда) en Vojovdina, Serbie. C'est ici, qu'il termina l'école élémentaire. La famille déménagea alors à Nikšić (Никшић) au Montenegro, où il acheva le lycée. Il alla à Zagreb, où il étudiait le droit à l'université.

Il travailla ensuite comme journaliste à Zagreb et en 1939 il voyagea en Argentine pour effectuer des reportages sur les émigrés yougoslaves. Il y resta quinze ans en tant que journaliste et explorateur. En 1944, il effectua l'ascension du mont Aconcagua, sommet le plus élevé du continent américain. Cette expérience il tira son premier ouvrage Tempête sur l'Aconcagua. En 1954, il revint en Yougoslavie, à Belgrade, ce qui ne l'empêcha pas de toujours beaucoup voyager. En mars 1962 il commença son premier voyage à travers l'Afrique. À partir de 1972, il vécut à Subotica en Vojvodine (aujourd'hui la Serbie) où il fut directeur de musée jusqu'à la fin de sa vie. Il mourut en 1988 à Subotica où il est enterré.

[modifier] Œuvres

Les ouvrages de Tibor Sekelj, romans ou récits de voyages, contiennent d'intéressantes observations ethnographiques. Il a également écrit des manuels et des essais sur la langue internationale. La plupart de ses livres ont été originalement écrits en espéranto, mais souvent traduits dans de nombreuses langues. Tibor Sekelj est d'ailleurs sans doute l'auteur espérantophone le plus traduit en langues nationales.

[modifier] Descriptions de voyage

[modifier] Livres sur l'espéranto

  • La importancia del idioma internacional en la educacion para un mundo mejor, Mexico: Meksika Esperanto-Federacio, 1953, 13 pages.
  • The international language Esperanto, common language for Africa, common language for the world, traduit de l'espéranto vers l'anglais par John Christopher Wells, Rotterdam: UEA, 1962, 11 pages.
  • Le problème linguistique au sein du mouvement des pays non alignés et la possibilité de le resoudre, Rotterdam: UEA, 1981, 16 pages (= Esperanto-dokumentoj 10).
    • La lingva problemo de la Movado de Nealiancitaj Landoj - kaj gia ebla solvo, Rotterdam: UEA, 1981, 12 pages (= Esperanto-dokumentoj 13).

[modifier] Manuels d'espéranto

  • La trovita feliĉo, nouvelle pour enfants, Buenos Aires: Progreso, 1945.
  • avec Antonije Sekelj: Kurso de Esperanto, laŭ aŭdvida struktura metodo, 1960, 48 pages.
  • avec Antonije Sekelj: Dopisni tečaj Esperanta, Belgrad: Serba Esperanto-Ligo, 1960, 63 pages.

[modifier] Ouvrage d'ethnographie

Lors de ses voyages en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, et en Océanie, il accumula une importante collection ethnographique qu'il donna au Musée ethnographique de Zagreb.

Son principal ouvrage ethnographique reste :

où il présente des traductions d'enregistrements qu'il a réalisé lors de ses voyages.

[modifier] Dictionnaire

Tibor Sekelj collabora au dictionnaire en 20 langues de muséologie Dictionarium Museologicum, paru en 1986.

[modifier] Notes et références

  1. ro:Cenei, Timiş

[modifier] Liens externes

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Tibor_Sekelj ».
Créer un livre