Tian provençal
| Tian provençal | |
Tian provençal |
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| Lieu d'origine | Comtat Venaissin, Provence |
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| Place dans le service | plat principal |
| Température de service | chaude |
| Ingrédients | légumes revenus au four |
| Accompagnement | vin rouge ou vin rosé Ventoux (AOC) Luberon (AOC) Pierrevert (AOC) |
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Le tian désigne, d'une part, un ustensile de cuisine traditionnel de la Provence, à l'origine un simple plat en terre ou maintenant en terre vernissée et en couleur, et d'autre part, une préparation culinaire typiquement comtadine et qui a été adopté par une grande partie de la Provence jusqu'à être aujourd'hui considéré comme une spécialité de la cuisine provençale[1].
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Paul Peyre, linguiste et étymologiste provençal, a mis en exergue la racine commune de tian, mot d'origine provençale, avec tajine, mot d'origine berbère désignant aussi le plat et le mets. On retrouve en effet une séquence consonantique t / i-j / n commune d'un côté et de l'autre de la Méditerranée[2]. Le Dictionnaire historique de la langue française - Le Robert d'Alain Rey indique lui que les mots tian et tajine sont des emprunts du français, l'un à ancien provençal, l'autre au berbère, « issu[s] du grec têganon [...], "poêle à frire", "plat en terre", mot technique sans étymologie connue ».
D'ailleurs le passage de l'un à l'autre ne semble poser aucun problème en cuisine, puisque l'on propose en tant que recette un Tian à l’esprit tajine[3] ou encore Mon tian se transforme en tajine[4].
Origine du mets et formes traditionnelles de l'ustensile [modifier]
Ce mets, qui nécessite une cuisson lente, est réalisé, à l'origine, à base de légumes revenus au four. Au cours du Moyen Âge, il était placé dans le four banal puis dans le four communal. Jusqu'au milieu du XXe siècle, ce fut le four du boulanger qui servit de substitut[1] ou le four à pain de la ferme. Au cours du XVIIIe siècle il était considéré comme un ragoût maigre et un mets populaire[5]
À l'origine, l'ustensile qui sert à préparer le mets est un plat peu profond à rebords épais de forme tronconique pour être posé sans verser, à table ou directement par terre. Il servait de bassine à tout-faire : laver ou stocker les légumes… Il ressemble au tajine de l'autre côté de la Méditerranée. Maintenant le plat est vernissé et en couleurs. À l'origine, les cuisinières prenaient leur plus grand ustensile qui supportait la chaleur résiduelle du four communal, celui du boulanger ou celui du four à pain de la ferme pendant plusieurs heures. On y cuit ensemble tous les légumes ensemble, comme pour les terrines. Le but est de laisser cuire sans surveillance et de façon économique puisqu'il s'agit de cuire lorsque le four vient d'être éteint.
Les différents tians [modifier]
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-- Tians de légumes --
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-- Tians aux poissons --
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-- Tians à la viande --
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-- Tians sucrés -- |
Le nouveau tian [modifier]
Traditionnellement dans certains tians était introduit du fromage de chèvre. Depuis les années 1980, l'apparition de la mozzarella a modifié les goûts et celle-ci est introduite en fines rondelles entre les couches de légumes[1].
Notes et références [modifier]
- Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002, p. 772 (ISBN 2035751055).
- Paul Peyre dans Le mont Ventoux, encyclopédie d’une montagne provençale, G. Barruol (ss. dir.), Forcalquier: Alpes de Lumière, 2007, p. 249-245. Voir aussi Andrée Maureau, Tians et petits farcis, Édisud: Aix-en-Provence, 1998, p. 11 et B. Ely, « Un clin d’œil sur le tian », Les Carnets du Ventoux, N° 50 (décembre 2005).
- Tian à l’esprit tajine sur le site magazine-avantages.fr
- Mon tian se transforme en tajine
- Jean-Toussaint Avril, Dictionnaire provencal-francais, Edouard Cartier, 1839 [lire en ligne]
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 14.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 15.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 16.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 16-17.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 17.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 19.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 21.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 22.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 23.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 24.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 25.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 26.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 27.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 30.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 31.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 32.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 33.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 34.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 35.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 36.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 37.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 38.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 39.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 40.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 41.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 41-42.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 42.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 43.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 44.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 45.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 46.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 47.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 49.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 50.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 51.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 35.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 17.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 21.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 14.
- Tians et petits farcis, op. cit., p. 16-17.
Bibliographie [modifier]
- Fernand Benoît, La Provence et le Comtat Venaissin, Arts et traditions populaires, éd. Aubanel, Avignon, 1975 (ISBN 2-7006-0061-4).
- Andrée Maureau, Tians et petits farcis, Édisud, Aix-en-Provence, 1998 (ISBN 2857449895).
- Jacques Marseille (sous la direction de), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Éd. Larousse, Paris, 2002 (ISBN 2035751055).