Thrash metal

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Thrash metal

Origines stylistiques NWOBHM, punk rock, punk hardcore[1]
Origines culturelles Début des années 1980 ; Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau de l'Allemagne Allemagne, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Instruments typiques Guitare, basse, batterie
Popularité Underground aux débuts des années 1980, popularité croissante vers la fin des années 1980 et début des années 1990, puis déclin progressif jusqu'à redevenir underground au milieu des années 1990. Reprise modérée au milieu des années 2000.
Scènes régionales États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Suisse, Canada, Brésil
Voir aussi Big Four of Thrash

Sous-genres

Crossover thrash

Genres dérivés

Groove metal, death metal, black metal, power metal, metalcore

Genres associés

Speed metal

Le thrash metal est un sous-genre du heavy metal, ayant emergé au début des années 1980. Hérité de la New Wave of British Heavy Metal, du punk et du hardcore[1], le thrash metal se développe surtout aux États-Unis, en Allemagne et aux Royaume-Uni. Des groupes comme Megadeth, Metallica, Slayer, et Anthrax sont reconnus par le public général et la presse spécialisée comme des leaders du genre[2].

Les groupes de thrash metal s'opposent à l'imagerie et au succès du glam metal qui domine les ondes radios grand public du début des années 1980[3], créant une musique rapide et violente, caractérisés par des pickings agressifs, l'utilisation extensive d'une double grosse caisses, dépourvue de synthétiseurs et des paroles qui traitent les problèmes sociaux et politique. Des influences progressif peuvent également se faire entendre chez des groupes comme Metallica, Megadeth et Iced Earth pour les changements de mesures, les compositions complexes et la durée des chansons.

Le thrash metal devient rapidement un genre important majeur au sein de la culture du heavy metal. À l'exception de Metallica, qui, à cette période, recense des millions d'albums vendus, et atteint la 6e place du Billboard américain avec l'album ...And Justice for All durant les années 1980, le thrash est plus underground en termes de ventes et de couverture médiatique comparé à d'autres sous-genres de metal. Pendant les années 1990, les ventes des groupes de thrash commencent à s'accroître, particulièrement celles du Big Four. Pendant les années 1990, des styles encore plus rapides et agressifs, tels que le death metal et le black metal, évoluent et deviennent une composante importante du metal extrême, inspiré par le thrash.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Contexte social et culturel[modifier | modifier le code]

Cette nouvelle génération est conflictuelle avec son aliénation et prend un angle sur la critique social et politique contrairement aux paroles d'inspiration fantastique des groupes précédents[4]. À cause notamment de la guerre froide qui sévit à l'époque, la plupart de ces artistes se croyaient victimes du gouvernement qui centralisait sa politique guerrière, et donc l'éthique de la musique était très populiste et individualiste[4]. Par exemple, l'homonyme « Megadeth » émanait d'une brochure écrite par l'ex-sénateur américain Alan Cranston. Le texte de Cranston lié au désarmement nucléaire et la guerre froide, deux problèmes politiques très récurrent chez le groupe notamment sur le quatrième album Rust in Peace[5].

Thématiques[modifier | modifier le code]

Les thèmes lyriques généralement traités dans des thèmes tels que l'occultisme, l'horreur, la mort, la sorcellerie, la guerre, la destruction, la violence, l'Apocalypse, la rébellion et la tyrannie[6],[7],[8]. Toutefois, certains groupes prennent sur des sujets plus permanent au quotient. Master of Puppets de Metallica, extrait de l'album de 1986 du même nom, traite des questions de drogues dures, avec quelques phrases dans la chanson étant des références à l'utilisation de la cocaïne. L'épidémie de crack avait été un problème actif à ce moment dans de nombreuses grandes villes américaines, et particulièrement affecté la baie de San Francisco.

Les thèmes au sein du thrash metal varient d'un groupe à l'autre, mais les paroles de thrash metal sont le plus souvent centrées autour d'un point de vue nihiliste de la société et de l'être humain en général comme la guerre et les sentiments brutaux prétendument cachés dans l'inconscience humaine et visions d'un possible effondrement de l'avenir de la civilisation (qui recoupe en partie des idées punks, que ce mouvement a commencé une décennie auparavant). Chez des groupes comme Slayer et Exodus, on a des thèmes beaucoup plus crus et moins réalistes parfois les tueurs en série, la nécrophilie, le satanisme, la religion, l'anti-religion. L'humour et l'ironie peuvent parfois être trouvés (par exemple chez Anthrax), mais ils sont limités, et sont l'exception plutôt que la règle[9].

Caractéristiques musicales[modifier | modifier le code]

Metallica, en concert à Londres, Royaume-Uni.

Les groupes de thrash metal imitent les structures et arrangements musicaux simplistes du punk rock des années 1970. Cette importance accordée à l'accessibilité illustre l'idéologie DIY typique des groupes punk et hardcore, cependant des effets sonores et technologiques sont incorporées dans certaines chansons contrairement aux groupes de punk rock qui rejettent cette utilisation[10],[11].

L'instrumentation typique du thrash metal inclut une ou deux guitares électriques, une basse, et une batterie, ainsi que du chant. De manière générale, les guitares dans le thrash metal sont rapides et soumises à une distorsion élevée. Les joueurs de guitare soliste sont nommés shred pour la virtuosité et la difficulté techniques dans leurs solos car ils sont généralement exécutés à l'aide de plusieurs techniques comme le sweeping, le legato, l'alternate picking, le tremolo picking, le string skipping, et le tapping[12], les solos sont joués majoritairement en gamme majeure et mineur pentatonique[réf. nécessaire] et l'harmonie est une partie importante du thrash metal grâce avec notamment l'utilisation de la barre du vibrato. Une caractéristique du thrash metal est l'attaque fréquente de la corde de mi grave à vide à très grande vitesse (comme sur le morceau Raining Blood de Slayer et Whiplash de Metallica). Les riffs de guitare utilisent des gammes chromatiques, des tritons et des intervalles dissonants. Par exemple, la chanson Master of Puppets de Metallica (chanson-titre de l'album Master of Puppets) est une descente chromatique, suivie d'une montée chromatique basées sur le triton.

Les bassistes de thrash metal utilisent beaucoup le mediator. Cependant, certains éminents bassistes de thrash metal utilisent leurs doigts, comme Frank Bello, Greg Christian, Steve DiGiorgio, Robert Trujillo et Cliff Burton[13]. Plusieurs bassistes ont modifié le son de leurs basses comme Cliff Burton, utilisé de lourdes distorsions, l'utilisation de pédale wah-wah et du tapping comme on peut l'entendre dans les morceaux instrumentaux (Anesthesia) Pulling Teeth et Orion.

Comme dans le speed metal, la double pédale de grosse caisse occupe une place très importante dans les premiers groupes, celle-ci se caractérise par le recours à une technique de jeu synchronisé des pieds dans laquelle les pulsations sont réparties alternativement sur deux pédales, permettant de créer des phrases rythmiques fulgurantes à la grosse caisse. Dave Lombardo, l'ancien batteur de Slayer, est connu pour sa rapidité notamment à la double grosse caisse, qui lui vaut le surnom de « Thunderkick » ainsi que The Godfather of Double Bassdrum. Il a en outre la particularité d'être un gaucher jouant sur une batterie de droitier (« batteur contrarié »)[14]. Les skank-beats, popularisés par le hardcore et adaptés par les premiers groupes de thrash, consistent à jouer en réduction sur deux temps une phrase rythmique de rock classique de quatre temps, ce qui donne une illusion d'accélération de la musique par deux alors même que le tempo n'a pas augmenté. C'est le rythme typique du thrash metal.

Les techniques vocales utilisées dans le metal varient grandement d'un groupe à l'autre. L'habileté vocale des chanteurs peut s'observer aussi bien dans les voix couvrant plusieurs octaves issu de la New Wave of British Heavy Metal comme celui de Bobby Ellsworth du groupe Overkill. Également issu de la New Wave of British Heavy Metal, les chants volontairement ou non éraillé comme celui de Conrad Lant de Venom et de Phil Anselmo de Pantera, ces deux groupes sont souvent crédités comme des groupes de thrash metal mais aussi de façon moins grave et plus aigu comme celui de Dave Mustaine de Megadeth ou de John Conelly de Nuclear Assault. La technique vocale du grunt, popularisée par le death metal est également repris par certains chanteurs de thrash comme le chant de Max Cavalera, ex-chanteur de Sepultura et actuel de Soulfly. On peut noter également les chants mélodiques de Joey Belladonna d'Anthrax qui alterne avec des chœurs plus hardcore avec les autres membres du groupe et le chant hurlé de Tom Araya de Slayer.

Il était très fréquent au début du mouvement de discerner également l'influence du rock progressif, comme Metallica qui pratiquent dans leurs compositions de nombreux changements de mesures, de rythmes et de tempos comme sur la chanson One de l'album ...And Justice for All qui commence par une signature rythmique de 4/4, suivie de 3/4 ainsi que 2/4. Quant à Megadeth, le groupe exécute des compositions assez complexes, par exemple la chanson Hangar 18 de l'album Rust in Peace, les guitaristes emploient le sweeping, le sweep picking et le tapping tout au long du morceau exécuté à très grande vitesse et les chansons du groupe Iced Earth peuvent être très longues comme la chanson Dante's Inferno de l'album Burnt Offerings dure 16 minutes, ou la chanson When the Night Falls de l'album éponyme dure neuf minutes. Alors que d'autres groupes ont une structure et un son beaucoup plus hardcore que progressif comme Slayer : la majorité des chansons de l'album Reign in Blood ne dépassent pas les trois minutes, comme celles des groupes de hardcore notamment grâce aux rythmes de guitares et de batterie qui, sur ce dernier, atteignant les 250 BPM[15]. Anthrax conserve les sons bruts, rapides et lourds du punk hardcore et ne mettent pas l'accent sur la mélodie et l'harmonie.

Éléments visuels et autres[modifier | modifier le code]

Article connexe : Mode heavy metal.
Copie scannée de l'affiche montée à l'aide logos fournis par les groupes et les chiffres de fond divers concerts pour faire connaître Garage Art Cult. Le papier graphique la plus commune ou un graphique. Le travail a été fait à la main, tantôt par Fabio Costa, parfois par une autre personne reliée à la salle.

Lors de concerts, les membres du groupe Exodus répandent leur mépris face au style capillaire issu de la scène glam metal, avec leur expression Kill the Posers ; le guitariste Gary Holt rappelle souvent comment lui et le chanteur Paul Baloff approchaient des individus portant des t-shirts Ratt et Mötley Crüe, coupaient ces vêtements à l'aide de couteaux de poche (pour ou malgré l'opinion de celui qui les portait), puis attachaient les tissus déchiquetés autour de leur poignet en guise d'« insigne d'honneur »[16]. Même si Holt admet quelques temps plus tard être, lui-même, fan de Ratt (avec le guitariste Lee Altus), il critique la mentalité et l'imagerie du glam metal, et décrit Exodus et d'autres groupes de thrash comme bien trop « basés sur la musicalité, la composition et la performance[17]. »

Concernant les logos, beaucoup de groupes de la scène thrash se basent sur le DIY[18], contrairement aux groupes de metal plus anciens qui faisaient usage d'une police d'écriture déjà existante. À l'inverse, des graphistes professionnels, comme notamment [d Repka sur Beyond the Gates, Eternal Nightmare, Product of Society et Scream Bloody Gore, sont parfois recrutés pour concevoir des pochettes d'albums.

Le thème thrasher est même utilisé pour se distinguer des autres métalleux, notamment avec l’apparition des jeans noirs, des pantalons de style militaire qui commencent à remplacer le traditionnel jeans bleu ; les chandails à manches longues tendent à remplacer la veste plaquée de patchs et les bottes militaires deviennent populaires. Hormis ces habits, des bijoux et autres accessoires peuvent être portés. Ceux-ci incluent des bracelets de cuir cloutés, des ceintures faites de balles de fusil (en fait, de douilles provenant d'une ceinture de munitions de mitrailleuse), des chaînes ainsi que des anneaux représentant des têtes de mort et d'autres designs inspirés de films d'horreur. Des clous sont souvent ajoutés sur des pièces vestimentaires comme sur un manteau de cuir. Les cheveux étaient généralement longs jusqu'à, ou au-delà, de l'épaule, ou en coupe mullet. Le style militaire moderne (guerre du Viêt Nam, par exemple) influence également le look thrash metal. Des groupes comme Metallica, Destruction ou Megadeth portaient sur scène une ceinture de balles[19],[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Sepultura, en concert à São Paulo, au Brésil, le 7 novembre 2009.

Parmi les premières chansons à être étiquetées comme du thrash metal, on trouve Stone Cold Crazy de Queen, enregistrée et sortie en 1974 (décrite par le magazine Q en 2011, comme un « avant-goût du thrash metal[21] ») et la chanson Symptom of the Universe de Black Sabbath[22] sorti en 1975, et par la suite reprise par Sepultura pour l'album Nativity in Black. Symptom of the Universe inspire également la chanson Am I Evil? du groupe Diamond Head[23]. Depuis lors, la New Wave of British Heavy Metal est directement une source d'inspiration pour les groupes de thrash. Des groupes tels Diamond Head, Iron Maiden, Judas Priest, Venom, Motörhead, Tygers of Pan Tang, Raven et Angel Witch, parmi tant d'autres, intronisent l'instrumentation rapide devenue un aspect essentiel du thrash.

Une grande partie des groupes de thrash metal rendent hommage au punk hardcore. Metallica reprend des chansons de Discharge et The Misfits[24], Slayer enregistre finalement un album entier de reprises hardcore[25], Anthrax reprend Protest and Survive de Discharge, et New Noise du groupe suédois Refused, et Pantera reprend Poison Idea[26]. Void est salué comme l'un des premiers groupes de crossover thrash, et leur approche musicale chaotique est souvent citée comme une influence particulière[27]. En Europe, le premier groupe du mouvement thrash émergeant en 1979, Venom, fait paraître son album Black Metal, et est cité comme une influence majeure sur de nombreux genres suivants et sur des groupes dans le monde du metal extrême, comme Bathory, Hellhammer, Slayer et Mayhem[28]. La scène thrash européen est presque exclusivement influencée par la musique plus agressive. Des groupes britanniques tels que Tank et Raven sont influencés par le metal allemand de groupes comme Accept, et décident de produire la même chose.

En 1981, le groupe californien Leather Charm (en) écrit une chanson intitulée Hit the Lights, mais Leather Charm est bientôt dissout et le compositeur principal du groupe, le chanteur et guitariste James Hetfield, rencontre le batteur Lars Ulrich grâce à une petite annonce. Ensemble, James et Lars forment Metallica, le premier des Big Four, avec le guitariste Dave Mustaine, qui allait plus tard former Megadeth, un autre des Big Four initiateurs du thrash, et le bassiste Ron McGovney. Metallica déménage plus tard à la baie de San Francisco. McGovney est remplacé par Cliff Burton, et Mustaine est plus tard remplacé par Kirk Hammett. Le groupe fait paraître le single Hit the Lights sur leur premier album studio, Kill 'Em All en 1983. Un autre des Big Four est formé en Californie du Sud en 1981, quand les guitaristes Jeff Hanneman et Kerry King recrutent le chanteur et bassiste Tom Araya, un ancien inhalothérapeute, et le batteur Dave Lombardo, livreur de pizza, pour former Slayer. Le groupe est découvert par Metal Blade Records lors de l’interprétation de Phantom of the Opera de Iron Maiden. En décembre 1983, moins de six mois après la sortie de Kill 'Em All, Slayer sort son premier album, Show No Mercy.

En 1982, le groupe brésilien Stress fait paraître un album éponyme considéré par la presse spécialisée comme le premier album de heavy metal brésilien[29]. Roosevelt « Bala » Cavalcante (basse et chant) clamera qu'il s'agirait du premier album mondial de thrash metal, du fait qu'il ait été enregistré avant Kill 'Em All[30]. Il nuance par la suite ses propos en expliquant que seules certaines compositions comportent des éléments propres au thrash, comme la vitesse, l'alternate picking et le son et chants agressifs[31].

Apogée[modifier | modifier le code]

Anthrax, l'un des groupes emblématique du genre, lors d'un concert en 2005.

Le thrash devient véritablement populaire en 1984. Il tend alors vers un son de plus en plus lourd, de plus en plus sombre, comme dans Bonded by Blood, d'Exodus et le deuxième album de Slayer, Hell Awaits (1985), ou Ride the lightning de Metallica, qui allie la vitesse du premier album avec un son plus grave. Le troisième groupe du carré d'as, Megadeth, mené par l'ancien guitariste de Metallica Dave Mustaine, sort son premier album cette même année : Killing Is My Business... and Business Is Good!. En Allemagne, le genre se développe aussi avec la demo In the Sign of Evil de Sodom (1984) et Endless Pain (1985), le premier album de Kreator. La scène allemande se démarque de la scène américaine par un son plus âpre, un chant beaucoup moins mélodique et une violence musicale bien plus affirmée. Une scène thrash metal brésilienne apparaît également avec Bestial Devastation/Século XX (1985), le premier album de Sepultura et Overdose, en association.

C'est en 1986 que le mouvement connaît ses plus grands succès. Darkness Descends de Dark Angel, Eternal Devastation de Destruction, Pleasure to Kill de Kreator (qui influence très fortement le futur death metal), Peace Sells... but Who's Buying? de Megadeth, Game Over de Nuclear Assault, Master of Puppets de Metallica (disque de platine aux États-Unis), et Reign in Blood de Slayer sont autant d'albums parmi les plus célèbres du genre, qui sont sortis en 1986. En 1987, Anthrax sort l'album Among the Living, qui innove par des morceaux plus mélodiques que les autres groupes phares. La même année sort le premier album de Testament, The Legacy, qui propose un thrash très radical. Parallèlement à tous ces groupes phares du thrash, certains se différencient et un nouveau style de metal fait son apparition. Death et Possessed (et son guitariste virtuose Larry Lalonde) donnent naissance au death metal, le premier album du genre étant Seven Churches en 1985. Certains groupes mélangent également certains aspects du speed metal au thrash metal, par exemple Megadeth, Helstar, Heathen et Testament. À la fin des années 1980, le mouvement commence à être saturé par des nouveaux groupes mais certains albums de cette période restent néanmoins des références : Alice in Hell de Annihilator, Beneath The Remains de Sepultura, Coma of Souls de Kreator, Agent Orange de Sodom, Seasons in the Abyss de Slayer et Rust in Peace de Megadeth.

Chute de popularité[modifier | modifier le code]

Les années 1990 voient s'opérer une évolution dans le son thrash, les groupes préférant garder un son plus proche des racines du thrash metal perdant en popularité. Ainsi, la quasi-totalité des groupes ralentissent le tempo, avec plus ou moins de succès. Black Album de Metallica, Countdown to Extinction et Youthanasia de Megadeth font partie des succès, ainsi que, dans une moindre mesure, Practice What You Preach de Testament, Divine Intervention de Slayer et Endorama de Kreator (album influencé par le metal gothique). Le changement de style devient beaucoup plus radical par la suite pour Metallica qui abandonne le thrash metal pour un genre proche du hard rock dans ses albums Load et Reload. Megadeth suit une voie similaire avec Cryptic Writings et Risk. Slayer quant à eux font une musique plus agressive qu'avant avec un God Hates Us All très criard, et Testament s'inspire d'un groove metal tel que le pratiquait Pantera avec The Gathering, Demonic et Low.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000, quelques groupes retournent à un son plus proche de celui des années 1980, comme Megadeth avec The World Needs a Hero (2001), ou Slayer avec Christ Illusion (2006). La scène thrash reprend donc de l'importance actuellement, à en juger par certains signes : la tenue de la tournée du Big Four. La réunion de Coroner, avec tournée des festivals en Amérique du Nord et en Europe. Également les groupes de fond qui sont restés fidèles aux racines comme l'album Sodom du groupe éponyme (2006) et sont toujours bel et bien actifs.

Ou encore la persistance et le succès croissant et constant de Annihilator avec aussi un album éponyme de (2010). Metallica change à nouveau de style dans St. Anger en 2003 avec un son plus nu metal pour revenir au thrash en 2008 avec Death Magnetic. Megadeth sort également un nouvel album intitulé United Abominations (2007) où le thrash est très présent dans la plupart des titres. En 2009, Megadeth fait paraître son album Endgame, qui, par un retour au tempo rapide, aux riffs techniques et aux solos dignes de l'époque de Marty Friedman dans le groupe, se rapproche très fortement de leur album Rust in Peace.

De plus, une nouvelle vague de jeunes groupes comme Evile, Warbringer, Havok, Angelus Apatrida, Suicidal Angels, Bonded By Blood, Merciless Death, Municipal Waste, Violator, Gama Bomb, Dekapitator ou encore Fueled By Fire font un thrash metal qui se rapproche de celui des années 1980

Groupes notables[modifier | modifier le code]

Les références ci-jointes attestent de la notabilité réelle de ces groupes au sein de la scène thrash : Anthrax[32] , Annihilator[33] , Carnivore[34] , Celtic Frost[réf. souhaitée] , Coroner[35] , Dark Angel[36] , Death Angel[37] , Destruction[38] , D.R.I.[réf. souhaitée] , Exodus[39] , Exhorder[réf. souhaitée] , Flotsam and Jetsam[40] , Forbidden[réf. souhaitée] , Heathen[réf. souhaitée] , Kreator[41] , Machine Head[réf. nécessaire] , Megadeth[42] , Metallica[43] , Metal Church[44] , Municipal Waste[réf. souhaitée] , Nuclear Assault[45] , Overkill[46] , Pantera[réf. souhaitée] , Razor[réf. souhaitée] , Sabbat[47] , Sacred Reich[48] , Sepultura[49] , Slayer[50] , S.O.D.[réf. nécessaire] , Sodom[51] , Suicidal Tendencies[52] , Tankard[réf. nécessaire] , Testament[53] , Violator[réf. souhaitée] , et Voivod[54].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Metal - A Headbanger's Journey, DVD, ASIN B000FS9OZY (2005).
  2. (en) « Get Thrashed: The Story of Thrash Metal (Review) », sur Stylus Magazine,‎ 7 mai 2007 (consulté le 10 août 2010).
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  4. a et b (en) « The Heavy Metal F.A.Q. », sur The Philosophy of Heavy Metal (consulté le 10 août 2010).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]