Thomas Wyatt le Jeune

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Thomas Wyatt le Jeune

Sir Thomas Wyatt, dit le Jeune[1] (en anglais Thomas Wyatt the younger) (1521 - 11 avril 1554) était un homme d'armes anglais connu pour avoir conduit la « révolte de Wyatt », une insurrection provoquée par le mariage de la reine d'Angleterre Marie Ire et Philippe II d'Espagne. La rébellion avait pour but de faire monter Élisabeth Ire d'Angleterre sur le trône.

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Thomas Wyatt naquit à Allington Castle. Il était l’unique fils de Sir Thomas Wyatt et d’Elizabeth Brooke, fille du huitième Baron Cobham. Son père était un célèbre poète, courtisan et ambassadeur, connu également pour avoir été amoureux de la seconde épouse d’Henri VIII, Anne Boleyn, avant que le roi ne la remarque. Il fut ensuite amoureux[pas clair][Qui ?] d’une autre compagne d’Henri VIII, Mary Shelton. Sa mère[Laquelle ?] avait été impliquée dans des scandales similaires, et ses parents[Lesquels ?] se séparèrent à cause d’un adultère qu’elle[Qui ?] avait ouvertement commis. C’était une femme extrêmement séduisante[pas clair], qui avait attiré l’attention d’Henri VIII, en février 1542, alors que Catherine Howard, sa cinquième épouse, attendait dans la tour de Londres l’heure de son exécution. L’ambassadeur de l’Empire, Eustace Chapuys, affirma qu’elle aurait pu finir comme sa sixième épouse, si elle n’avait pas été mariée alors à Wyatt[incompréhensible][Lequel ?][réf. nécessaire].

Le Duc de Norfolk était son parrain. À quinze ans, il fut présenté à la Cour du roi. La même année, à la suite d’une querelle avec Charles Brandon, premier Duc de Suffolk, son père fut emprisonné sous l’accusation mensongère d’adultère avec la reine Anne. La reine fut décapitée, mais le vieux Wyatt fut libéré. Il fut à nouveau emprisonné en 1541, et ne fut relâché que grâce à l’intervention de la reine Catherine Howard. Thomas, lui, épousa Jane Hawte, fille et cohéritière de Sir William Hawte of Bishopsbourne, de qui il eut plusieurs enfants. Il a probablement eu aussi un fils illégitime d'Elizabeth Darrel, une fille de Sir Edward Darrel, qui avait été la maîtresse de son père.

Il accompagna son père pour une mission en Espagne, et ce qu’il y vit (notamment les pratiques de l’Inquisition espagnole) en firent un ennemi de ce pays. À la mort de son père, en 1542, il hérita d'Allington Castle et de l’abbaye de Boxley.

Il devint un proche compagnon du Comte de Surrey, le fils du Duc de Norfolk, et en 1543, ils furent arrêtés pour avoir cassé des fenêtres à Londres alors qu’ils étaient tous deux éméchés. Il fut jugé par le Conseil Privé et emprisonné à la tour de Londres.

L’Angeterre était alors en guerre avec la France, au côté de l’Empereur Charles Quint. À sa libération, Wyatt rejoignit les troupes anglaises qui combattaient pour Charles dans les Flandres, gagnant ainsi une précieuse expérience militaire. En 1543, il prit part au siège de Landrecies, et les années suivantes il participa au siège de Boulogne. Il fut récompensé de ses services, et fut fait chevalier en 1547. Il demeura à l’étranger jusqu’en 1550.

La rébellion de Wyatt[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rébellion de Wyatt.

De retour à Alligton, il vécut tranquillement jusqu’à la mort d’Edouard VI en 1553, où il participa à la tentative avortée du duc de Northumberland de mettre Lady Jane Grey sur le trône à la place de Marie Ire.

Wyatt échappa au châtiment de la reine Marie. Il ne prit plus part à la vie politique jusqu’aux fiançailles de Marie à Philippe d’Espagne. En 1554, il rejoignit un complot destiné à empêcher le mariage. Un mouvement global fut préparé, mais les autres conspirateurs étaient timides et malhabiles. Le soulèvement ne fut vraiment sérieux que dans le Kent, et Wyatt devint le rebelle historique que nous connaissons presque par accident.

Wyatt proclama sa rébellion le 26 janvier à Rochester. La plupart des gens du pays répondirent. Les troupes royales envoyées contre lui désertèrent ou le rejoignirent, y compris les milices londoniennes qui étaient sous le commandement de son parrain, le duc de Norfolk.

Fort de 4000 hommes, Wyatt marcha sur Londres, mais il fut pris à revers à London Bridge, et Ludgate. Ses soldats désertèrent et il se rendit.

Il fut jugé le 15 mars, et ne put se défendre. L’exécution fut pour un temps retardée, sans aucun doute dans l’espoir que, pour sauver sa vie, il compromette Élisabeth, la sœur de la Reine. Mais il n’en dit pas assez pour la rendre passible d’un procès pour trahison. Elle réussit à traverser le scandale intacte, bien qu’elle fût ensuite espionnée et placée sous résidence surveillée pendant le reste du règne de sa sœur.

Thomas Wyatt, quant à lui, fut exécuté à la Tour de Londres le 11 avril selon le supplice appliqué aux justiciables coupables de haute trahison : Hanged, drawn and quartered. Sur l’échafaud, il dédouana clairement la princesse de toute complicité dans le soulèvement.

Ses biens furent en partie restitués à son fils Georges. Le fils de George, Sir Francis Wyatt, fut gouverneur de Virginie de 1621 à 1626 puis de 1635 à 1642.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « ThomasWyatt » (voir la liste des auteurs)

  1. Il était le fils du poète et courtisan Thomas Wyatt qui aurait été l'amant d'Anne Boleyn, la mère d'Élisabeth Ire