Thomas Johann Seebeck

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Thomas Johann Seebeck

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Th. J. Seebeck, opticien allemand

Naissance 9 avril 1770
Reval (Gouvernement d'Estland)
Décès 10 décembre 1831 (à 61 ans)
Berlin (Royaume de Prusse)
Domicile Bayreuth, puis Berlin
Nationalité drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse
Champs optique, chimie physique
Institutions Académie de Berlin (1814)
Diplôme université de Göttingen (1802)
Renommé pour spectroscopie, activité optique, Sensibilité ISO, effet Seebeck

Thomas Johann Seebeck (9 avril 1770 à Tallinn (Empire russe) - 10 décembre 1831 à Berlin (Prusse)), est un physicien allemand qui découvrit l'effet Seebeck en 1821.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thomas Johann Seebeck.jpg

Thomas Johann Seebeck est né à Reval (aujourd'hui Tallinn) en Estonie dans une famille de marchands allemande. En 1795, il épouse à Bayreuth Juliane-Amélie Boyé, une fille du conseiller prussien Moritz Boyé[1]. Diplômé de médecine en 1802 à l'université de Göttingen, il est d'abord précepteur à Iéna, à Bayreuth (1810-1812) puis à Nuremberg et se consacre à l'étude des sciences expérimentales.

Il rencontra Goethe avec qui il travailla sur la Théorie des couleurs et la sensation lumineuse : c'est ainsi qu'il étudia le rayonnement thermique des différentes raies lumineuses de la lumière blanche. En 1808 il obtint le premier un amalgame de potassium et découvrit en 1810 la sensibilité d'une solution aqueuse d'oxyde argentique (étape essentielle vers la photographie couleur). La même année il découvrit les propriétés magnétiques du nickel et du cobalt, puis en 1818 l’activité optique (rotation du plan de polarisation) des solutions sucrées.

Il travailla ensuite à l'Université de Berlin et s'y consacra à la magnétisation du fer et de l’acier par des bobines électriques. En 1821, il découvre l'effet Seebeck : une différence de potentiel apparaît à la jonction de deux matériaux lorsqu'ils sont soumis à un gradient de température. Cet effet est à la base de la génération d'électricité par effet thermoélectrique et de la mesure de température par thermocouples.

Il fut membre de l'Académie de Berlin en 1814.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après B.M., « Gedenktafel für einen großen Physiker », Heimatkurier – das historische Magazin des Nordbayerischen Kuriers, no 2,‎ 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]