Thomas-Antoine de Mauduit du Plessis

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Thomas Antoine de Mauduit du Plessis
Le colonel de Mauduit du Plessis
Le colonel de Mauduit du Plessis

Naissance 12 septembre 1753
Hennebont, Bretagne
Décès mars 1791 (à 37 ans)
Haïti
Grade Colonel
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Commandement Régiment de Port-au-Prince
Faits d'armes Défense du fort RedBank

Thomas-Antoine de Mauduit du Plessis, aussi appelé Mauduit-Duplessis, né le 12 septembre 1753 à Hennebont, mort en mars 1791, est un officier français qui s'illustre pendant la guerre d'Indépendance américaine.

Plus tard colonel à Haïti, il y réprime sévèrement l'insurrection des Noirs, refuse d'appliquer les décrets de la Révolution française et d'obéir aux ordres reçus de France, et est tué par ses propres soldats.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armes des Mauduit du Plessis
Armes des Mauduit du Plessis

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Thomas-Antoine de Mauduit du Plessis est un des fils d'Antoine-Joseph de Mauduit (1717-1777), seigneur du Plessis, major de cavalerie, chevalier de Saint-Louis[1], et de Françoise Anne Hardouin de Cléhinec, fille de Joseph Hardouin de Clehinec, sénéchal de Josselin et subdélégué de l'Intendance.

Thomas-Antoine entre au collège, mais s'en évade à douze ans et part voyager. Il s'embarque à Marseille comme mousse, navigue en Méditerranée orientale aux abords du Levant et visite le Moyen-Orient, le Levant, Alexandrie, Constantinople, puis revient en France[2]. Les dessins et les plans qu'il a réalisés en Orient lui permettent d'obtenir l'autorisation et l'appui de son père pour devenir officier d'artillerie[3].

Guerre d'Indépendance américaine[modifier | modifier le code]

Mauduit du Plessis, capitaine, part avec Rochambeau pour participer à la guerre d'Indépendance américaine. Il s'illustre successivement à la prise de New York, à la bataille de Germantown le 4 octobre 1777, puis dans la défense du fort RedBank ou Fort Mercer dont il dirige la résistance, ce qui lui vaut une première citation par le Congrès, puis à Valley Forge, et à la bataille de Monmouth le 28 juin 1778 où il est commandant adjoint de l'artillerie américaine et résiste aux assauts britanniques[4],[5].

En récompense, il est promu major de l'armée française[2], lieutenant-colonel de l'armée américaine avec effet rétroactif[5], reçoit l'ordre de Cincinnatus et gagne des marques d'estime particulières de George Washington[3] et du Congrès des États-Unis[5].

En Haïti[modifier | modifier le code]

Nommé colonel en 1787, il prend en Haïti le commandement du régiment de Port-au-Prince[2].

Il prend vivement parti contre la Révolution française, refuse d'émanciper les esclaves et, en accord avec le comte de Blanchelande, gouverneur, refuse aussi de promulguer les décrets français[2]. Il désarme la garde nationale locale, forme une milice royaliste, fait arrêter les membres du comité colonial et dirige une répression sanglante qui provoque une insurrection générale[2].

Deux régiments venus de France, les régiments d'Artois et de Normandie, débarquent à Haïti le 2 mars 1791. Ils fraternisent avec la population et lui démontrent que Mauduit n'obéissait pas aux ordres réels de la métropole. Un soulèvement se forme contre Mauduit qui est tué par ses propres soldats[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mauduit du Plessix (de) », dans Jean de Saint-Houardon, Noblesse de Bretagne, histoire et catalogue de la noblesse bretonne subsistante, Versailles, Mémoire et documents,‎ 2007 (ISBN 978-2-914611-52-7), p. 305-306.
  2. a, b, c, d, e et f Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, 1866-1877, t. 10, p. 1356.
  3. a et b Levot 1857, p. 417.
  4. (en) Brendan Morrissey, Monmouth Courthouse 1778: The last great battle in the North, Long Island City, Osprey Publishing, 2008, p. 68 et 73.
  5. a, b et c Heitman 1982, p. 444.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • « Mauduit du Plessis (Thomas-Antoine, chevalier de) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, 1866-1877, tome 10, page 1356 [lire en ligne].
  • Prosper Jean Levot, « Mauduit-Duplessis (Thomas-Antoine, chevalier de) », dans Prosper Jean Levot, Biographie bretonne: recueil de notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom..., t. 2 [K-Z], Vannes, Cauderan,‎ 1857 (lire en ligne), p. 417-418.
  • (en) « Plessis, de Maduit [sic] du (France) », dans Francis Bernard Heitman, Historical Register of Officers of the Continental Army During the War of the Revolution, April, 1775, to December, 1783, Genealogical Publishing Com,‎ 1982 (lire en ligne), p. 444, 667.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]