Thollon-les-Mémises

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Thollon-les-Mémises
Vue de la montagne des Mémises
Vue de la montagne des Mémises
Blason de Thollon-les-Mémises
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Évian
Maire
Mandat
Régis Bened
2014-2020
Code postal 74500
Code commune 74279
Démographie
Gentilé Thollogands, Thollogandes
Population
municipale
683 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 20″ N 6° 41′ 59″ E / 46.3888888889, 6.6997222222246° 23′ 20″ Nord 6° 41′ 59″ Est / 46.3888888889, 6.69972222222  
Altitude Min. 760 m – Max. 1 974 m
Superficie 13,78 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.thollonlesmemises.com/

Thollon-les-Mémises est une commune française, située dans le département de Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Thollon, aujourd'hui Thollon-les-Mémises, se trouve dans le Chablais français, ancien duché du Comté de Savoie, du Duché de Savoie et du Royaume de Piémont-Sardaigne. Il est situé à l'extrémité Est du plateau de Gavot, au pied de la montagne des Mémises, dominée par le pic des Mémises.

Située au sud-est de la station thermale d'Évian-les-Bains, la commune surplombe le lac Léman.

La commune a des limites administratives avec Bernex, Novel, Saint-Gingolph, Meillerie et Lugrin.

L'altitude est de 922 m au seuil de l'église.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Route départementale 24 (depuis Evian-les-Bains), Gare SNCF d'Evian-les-Bains, Navette Thollon-Evian, Aéroport international de Genève Cointrin, Compagnie Générale de Navigation (depuis Lausanne).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

On distingue différentes parties sur la commune :

  • Thollon-les-Mémises (chef-lieu) (922 m), avec l'église, la Poste et la mairie.
  • Le Maravent (962 m), zone résidentielle avec ses nombreux chalets.
  • Thollon-les-Mémises (station) (1060 m), avec l'office du tourisme, les remontées mécaniques et les commerces.
  • Grand-Roc (1052 m), zone résidentielle touristique, construite sur le Mont Chalon.

En remontant le village, on traverse les différents lieux-dits que sont :

  • Chez Cachat (909 m), anciennement Mollies-dessous et Bevon.
  • Chez les Vesins (925 m), anciennement Sous les Vesins et Chez les Roch.
  • Le Nouy (950 m), anciennement Novis.
  • Chez les Aires (990 m), anciennement Lovaire, qui signifie "carrefour des vents".
  • Lajoux (1030 m), qui signifie "la forêt".
  • Le maravent (970 m)

Mais il existe aussi, disséminés sur toute la commune :

  • Chez les Vitte (Vittoz).
  • Chez les Rivaz (famille éteinte il y a plus de quatre siècles lors d'une épidémie de peste).
  • Chez Gaillet.
  • Sur le Crêt.
  • Chez Jacquier.
  • Le Hucel (en patois Leucy), qui signifie "petit lac" (946 m).
  • Le Fayet et l'Ain, en direction du col de Creusaz.

Enfin, il existait deux hameaux qui ont été abandonnés :

  • Chez Gérard, qui se situait près de Chez les Aires, abandonné suite à un incendie ou un manque d'eau.
  • Netrevex, qui existait déjà au XIIIe siècle, et qui a été abandonné dans les années 1900 à cause d'un manque d'eau.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007 le village comptait 1617 logements, dont seulement 299 résidences principales.

Par comparaison, en 1968, il existait 182 logements dont 109 résidences principales. (Source: INSEE)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Thollon pourrait dériver soit de l'oronyme gaulois tullo, c'est-à-dire montagne, soit de "tauru" signifiant "de forme arrondie", ce qui correspond à la forme des rochers des Mémises, soit encore de "thol" signifiant hauteur.

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Thollon était divisée en trois : les seigneuries laïques d'Allaman et Thollon, et la seigneurie ecclésiastique de Mont-Joux.

L'appartenance au prieuré de Meillerie[modifier | modifier le code]

L'histoire du village est étroitement liée à celle de la seigneurie et du Prieuré de Meillerie.

Les chanoines possédaient des chalets sur l'actuelle commune de Thollon (aux Mémises et à Cornien), où ils menaient leurs troupeaux pendant l'été. Ils employaient un certain nombre d'habitants comme bergers, pâtres, garde-forestiers, etc.

Les chanoines possédaient également la juridiction sur toute la paroisse.

En 1532, le village et les habitants de Meillerie furent attaqués par plus d'une centaine d'Eviannais, à cause de plus de deux siècles de contestations et de procès portant sur la propriété des bois de Bret. Les Meillerons, ne bénéficiant plus de la protection des chanoines du Montjoux, montèrent à Thollon pour implorer les Thollogands de se joindre à leur cause. Depuis lors, Meillerie et Thollon ne formèrent plus qu'une seule commune jusqu'à l'annexion de la Savoie par la France en 1860. Par contre, la paroisse de Meillerie date de 1803. Le partage des biens entre les deux communes eut lieu en 1873 : quatre lots furent tirés au sort.

La seigneurie de Thollon[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs de Thollon étaient les Compey, dont l'un des membres, Jean, devint chanoine du prieuré. Le premier Compey mentionné est Gérold de Thollon, qui apparaît dans un acte du comte de Maurienne Thomas en 1206.

Par la suite, la seigneurie passe à la famille de Neuvecelle, par le mariage de la fille de Girard de Compey à Aymon de Neuvecelle.

De par leur nombreuse descendance, le fief se subdivisa et passa aux familles de Châtillon, Chignin, Varax, Dunant de Grilly, Lugrin, Dufour...

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La période révolutionnaire est très bien connue à Thollon grâce aux Registres de la vie municipale, dans lesquels toute la vie de la commune est racontée, presque au jour le jour. Ces registres décrivent la vie quotidienne des habitants, qui était particulièrement difficile puisqu'ils devaient constamment fournir des hommes pour les armées françaises, ainsi que leurs cloches pour les faire fondre, leurs produits pour les soldats, etc.

Le village n'a pas été occupé, mais une troupe de vingt-quatre grenadiers français fut logée au prieuré de Meillerie.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

En octobre 1462, Philippe de Bresse, fils turbulent du duc Louis Ier de Savoie et d' Anne de Lusignan, réunit à la maison forte de Thollon un petit groupe de conjurés opposés au parti chypriote existant autour de la duchesse, et au chancelier Jacques de Valpergue. Le lendemain, ils quittent Thollon pour le château de la chapelle de Marin. Et au petit jour, ils descendent à Thonon, pénètrent dans le château pendant que le duc et la duchesse écoutent la messe. Là, ils tuent le maréchal de Savoie, et emmènent avec eux le chancelier à Morges. Ce dernier sera ensuite jeté au Léman dans un sac.

Suite à cet épisode, Philippe s'enfuit en France pour demander de l'aide à son beau-frère Louis XI, qui le fera enfermer deux ans dans le donjon de Loches. Ce prince deviendra finalement duc de Savoie à la mort de son neveu, mais ne règnera qu'une année.

Histoire du ski[modifier | modifier le code]

La station de ski a été créée dans les années 1949-1950 par la construction du télécabine : des cabines 2 places non fermées (quand le temps était froid, on distribuait des couvertures aux usagers). Mais en 1965, les anciennes cabines sont remplacées par des nouvelles, toujours à 2 places mais qui sont fermées.

On trouvait à l'époque un restaurant dans la gare avale : le Panoramic. Il n'existe plus mais le restaurant de la gare amont, anciennement "Plein Ciel", puis "Le Belvédère" est toujours ouvert sous le nom "Le Repaire de l'Aigle"

En 1976, un nouveau télécabine est construit pour remplacer l'ancien : cabines 4 places dites "œufs". Ils restera en service 37 ans et sera remplacé par un tout nouvel appareil, un télécabine avec 28 cabines de 10 places.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Thollon-les-Mémises

Les armes de Thollon-les-Mémises se blasonnent ainsi : D'azur à une fasce-pal losangé d'argent et de gueules,accompagnée en chef de trois fleurs de lys d'argent posées en fasce.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1944 Charles Vesin ... ...
1944 1945 Pierre-Jean Clerc ... ...
1945 1953 Ulysse Vesin ... ...
1953 1971 François Jacquier ... ...
1971 1978 Gabriel Clerc ... ...
1978 1983 Lucien Roch ... ...
1983 mars 2002 André Vesin ... ...
mars 1996 mars 2002 André Vesin ... ...
mars 2002 mars 2008 Michel Vivien ... ...
mars 2008 en cours Régis Bened ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 683 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
961 990 1 006 1 067 1 216 1 325 1 366 770 870
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
828 819 813 929 893 905 948 813 765
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
627 573 561 514 492 400 390 381 401
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
416 533 593 691 720 684 683 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La station, le Maravent et le lac Léman.

Thollon-les-Mémises est une station de ski où l'on pratique le ski alpin, mais aussi le ski de fond et la raquette. Animations festives de la station de ski tout l'hiver.

L'été, la randonnée pédestre attire beaucoup de promeneurs, en particulier sur le sentier du Balcon du Léman. Plusieurs chemins permettent de descendre visiter le village de Meillerie au bord du lac Léman, ainsi que son prieuré, siège de l'ancienne seigneurie dont Thollon a fait partie du XIIIe au XVIIIe siècle.

Il existe également plusieurs clubs : gym, pétanque...

Grande kermesse d'été.

De plus, la montagne des Mémises est un spot de parapente très fréquenté, en particulier pour le point de vue qu'il offre sur le lac Léman et les bonnes conditions de vol.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc.
  • La Radio Plus, radio franco-suisse numéro 1 dans le Chablais a été crée en 1982 à Thollon sous le nom, d'abord EFM21 puis Radio Thollon. C'était la première radio des Alpes. Elle a ensuite été racheté par Espace Groupe dans les années 2000 pour devenir Radio Plus.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Didier Méda, skieur acrobatique médaillé olympique à Calgary et Albertville est originaire de Thollon, ses frères y résident, l'un possède un restaurant, l'autre est loueur de skis.

Économie[modifier | modifier le code]

C'est un petit village qui tire ses ressources principalement du tourisme : station de ski, quelques hôtels et restaurants ; mais aussi du secteur tertiaire de la Suisse voisine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Près de Lajoux existait un four en dalles et chaux qui avait été daté de l'époque préhistorique (d'après L. Jacquot, "Préhistoire et curiosités archéologiques du Chablais", 1912).

Le village ne conserve malheureusement aucun vestige de sa longue histoire médiévale.

Une maison-forte devait exister près de l'actuelle église mais son emplacement est perdu. Il existait également une tour au lieu-dit "Le Château" (près du Nouy), dite Tour de Maugny, qui appartenait aux seigneurs de Compey, et qui faisait partie d'une maison-forte citée au XVe siècle. La tour est attestée par un acte signé dans cette tour en 1685.

Il existe à Thollon une église paroissiale depuis le XIIe siècle, mais les premières sources textuelles la décrivant datent du début du XVIIe siècle. Comme dans toute la région, l'église est en piètre état, il n'y a ni plancher, ni lambris et la cure doit être reconstruite.

L'ancienne église a été détruite en partie lors de la Révolution française, lorsque les autorités ordonnèrent de détruire les clochers. La nef a été par la suite occupée par des artisans. Il semble qu'à partir de ce moment-là, les messes avaient lieu dans le sous-sol d'une ancienne grange du prieuré de Meillerie, située dans l'actuel chef-lieu.

L'église est reconstruite entièrement dans la première moitié du XIXe siècle. Elle est dédiée à saint Michel Archange, et possède cinq cloches. Le chœur est carré et la nef possède deux travées. Le clocher est construit au-dessus du chœur. Elle a été consacrée le 22 juillet 1825 par Monseigneur de Thiollay.

Au village de Lajoux se trouve une grotte abritant une statue de la Vierge Marie, lieu de réalisation d'un miracle. Elle a été inaugurée en 1891 au milieu de très nombreux croyants venus de plusieurs villages voisins. Le chemin de croix a été érigé l'année suivante.

De très nombreux oratoires existent dans les hameaux de Thollon :

  • Chez Cachat (1831)

Situé dans la propriété du "Château", aurait été construit par la famille Cachat. Au-dessus de la niche on peut lire : « Mgr de Thiollaz évêque d'Annecy accorde quarante jours d'indulgence à ceux qui diront dévotement un pater un ave et une acte de contrition devant cette oratoire. Le 7 9bre 1831 ».

  • Chez Cachat (1865)

Il aurait été construit par la famille Jacquier. Sur le socle de la statue on lit: "Monseigneur Magnin évêque d'Annecy accorde 40 jours d'indulgence à ceux qui diront un pater un ave maria devant cette petite chapelle".

  • Chez les Vesins (1865)

En 1992, l’inscription suivante a été apposée: « Mgr Magnin accorde une indulgence de 40 jours pour 3 pater et 5 ave près de cet oratoire érigé par l'abbé Roch François 1865 1992 ». L'abbé François Roch est né à Thollon en 1828.

  • Le Nouy (1837)

Il a été construit par la famille Ducretet sur leur propriété familiale, mais a été déplacé avant 1939 pour permettre l'agrandissement de la route. Inscription: "1837".

  • Les Vernes (?)

Il est construit sur la propriété Arandel, et remplace un oratoire bien plus ancien.

  • Chez les Aires (1945)
  • Le Maravant (1996)
  • Le Hucel (1955)

Le premier oratoire avait été érigé au XIXe siècle par la famille Arandel à la suite d'un vœu. Celui-ci le remplace depuis 1955. On peut lire sur un bocal "Consolatrice des affligés priez pour nous".

  • Lajoux (1860)

A été construit par la famille Clerc. In est inscrit sur le socle "1860".

  • Vers Lajoux (1983)
  • Netrevex (1863)

Il a été construit par la famille Busset, lorsque le hameau était encore habité. On peut lire un "M" sur le rebord de la niche.

Dans le lieu-dit "Chez Cachat" se trouve une grande maison appelée "le château" par les habitants du village. Cette maison appartient aux descendants de M. Cachat, premier propriétaire de la source de l'eau d'Évian, "Source Cachat".

Légende[modifier | modifier le code]

Dans une grotte, située plus haut que le village de Lajoux, vivait une femme appelée "la Sauvagesse". Elle vivait de la cueillette de produits de la montagne et de fleurs, qu'elle allait vendre à Evian ou en Suisse. Elle se vantait souvent des bonnes affaires qu'elle faisait à un berger qui vivait non loin de sa grotte. Un soir qu'elle remontait chez elle, un orage éclata et elle demanda l'hospitalité au berger, qui lui demanda alors de partager son trésor. La femme disparut dans la tempête en lui criant des incantations magiques, et soudainement, un gigantesque éboulement remplit la combe de rochers. Les habitants de Thollon tentèrent d'aller chercher les bêtes, mais la neige se mit à tomber. Tous croyaient le berger mort, mais celui-ci réapparut au village au printemps suivant, bien incapable d'expliquer ce qui lui était arrivé. Il ne voulut jamais remonter là-haut, et personne ne revit plus la Sauvagesse.

Galerie photographique[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BOCHATON S., Le prieuré de Meillerie, mémoire de maîtrise, Université de Lyon2, 2010
  • COURTIEU S. (et alii), Oratoires du Chablais, Annecy 2000
  • GIROD L., Evian et le Chablais, Yens sur Morges 1993
  • QUAGLIA L., "Meillerie et la prévôté du Grand-Saint-Bernard", in Annales Valaisannes, 1961
  • VESIN J.-Y., Thollon à travers les siècles, Lugrin 1993

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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