Thierry de Martel

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Thierry de Martel (1875-1940)

Le comte Thierry de Martel, né le 7 mars 1875 à Maxéville (Meurthe-et-Moselle) et mort le 14 juin 1940 à Paris, est un médecin, chirurgien et pionnier de la neurochirurgie français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Fils du comte Roger de Martel de Janville et de son épouse, née Sibylle de Mirabeau, romancière connue sous le nom de Gyp, Thierry de Martel est élevé dans un milieu nationaliste, revanchard et antidreyfusard. André Maurois, juif réfugié aux États-Unis, écrit cependant à l'annonce de sa mort : « Avec lui nous perdons un ami incomparable »[1].

Sportif de haut niveau, il joue au rugby et devient avec son frère, A. Martel de Janville, champion de France en 1896 avec l'Olympique [2] .
Pendant la Première Guerre mondiale, il sert en tant qu'officier médical ; il est blessé et cité à plusieurs reprises. Il perd son fils, sans doute par suicide, celui-ci ayant été traumatisé par les combats. Martel fait le serment de ne plus jamais adresser la parole à un Allemand. Militant de l'Action française, il rejoint Le Faisceau de Georges Valois et en devient le Président de la corporation des médecins, mais il s'en éloigne dès 1926.

Le professeur de Martel développe la neurochirurgie en France avec son collègue Clovis Vincent (1879-1947). Chirurgien réputé à Paris durant les années 1920-1930, on lui doit de très nombreux travaux spécialisés qui ont contribué à faire de la neurochirurgie une branche autonome de la chirurgie. Il porte un grand intérêt à l'amélioration des techniques opératoires dans cette spécialité naissante et invente notamment un instrument permettant une trépanation sûre et à bords nets, le trépan à débrayage automatique de de Martel[3]. Entretenant de fructueuses relations avec ses collègues neurologues, il collabore notamment avec Joseph Babinski (1857-1932). Son ami l'ambassadeur américain William C. Bullitt lui confie la direction de l'Hôpital américain de Paris dont il était chirurgien en chef.

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent à Paris. Désespéré, de Martel se suicide le jour même en absorbant de la strychnine[2]. Bullit recevra le billet suivant : « Je vous ai promis de ne pas quitter Paris. Ne vous ai pas dit si j'y resterai mort ou vivant. ……. Adieu. Martel. » Ce geste ne fut pas isolé dans la capitale.

[modifier] Décorations

[modifier] Voir aussi

[modifier] Source

  • André Maurois, « Il se tua, il s’appelait Thierry de Martel », dans L’Histoire pour tous, no 9, janvier 1961.

[modifier] Notes et références

  1. André Maurois, Tragédie en France, éditions de la maison française, 1940.
  2. a et b Thierry de Martel sur finalesrugby.com
  3. Philippe Lépine, « Le trépan de De Martel à débrayage automatique », Université Claude Bernard Lyon I, Musée d’histoire de la médecine, Professeur J. Normand. Consulté le 11.08.2011

[modifier] Liens internes

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