Thierry Coudert

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Thierry Coudert, né le 31 octobre 1958 à Metz, est un homme politique, haut fonctionnaire et écrivain français. Préfet, directeur d’un établissement public, il est par ailleurs conseiller de Paris élu dans le 17e arrondissement, vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris et président fondateur de La Diagonale, club des sarkozystes de gauche.

Sommaire

[modifier] Carrière

Après Sciences Po Paris (1976-1979), dont il sort lauréat, Thierry Coudert intègre la promotion Louise Michel de l’ENA (1982-1984). Il effectuera pendant sa scolarité un stage à la Préfecture du Tarn, puis au magazine Le Point. Entretemps, en 1981, il fait son service militaire à l’Ecole du Commissariat de la Marine à Toulon, puis comme Chef adjoint de cabinet de l’Amiral Herbout, commandant l’arrondissement maritime de Lorient. Il est aujourd’hui commissaire de la Marine de Réserve.
À sa sortie de l’ENA, il intègre le corps préfectoral comme directeur de cabinet du préfet du Haut-Rhin (1984), puis est directeur de cabinet du préfet de région Champagne-Ardenne (1985) et enfin sous-préfet de Wissembourg (67).
En 1987, il devient chargé de mission au cabinet d’Alain Madelin, Ministre de l’Industrie. Après les élections législatives de 1988, il dirige quelques mois les services du Conseil général de l’Essonne présidé par le sénateur (RPR) Jean Simonin.
En 1988, Thierry Coudert devient le n°2 de la Délégation interministérielle aux Rapatriés aux côtés de Maurice Benassayag, puis dirige en 1991 le cabinet de Kofi Yamgnane, secrétaire d’Etat aux Affaires sociales et à l’Intégration. À l’issue, il rejoint le corps préfectoral où il sera successivement sous-préfet de Bonneville (Haute-Savoie), puis directeur de cabinet du préfet de la région Alsace en 1996, et secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme en 2001.
Dans le gouvernement Raffarin 1, il est conseiller technique au cabinet de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, puis occupe les fonctions de sous-préfet de Nogent-sur-Marne de 2002 à 2005.
Il sera ensuite directeur de cabinet de Brice Hortefeux aux Collectivités territoriales dans le gouvernement Villepin, puis à l’Immigration, l’Intégration, l’Identité nationale et le Développement solidaire dans le gouvernement Fillon. Il est alors nommé préfet.
En octobre 2008, il prend la direction de l’Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires (EPRUS) qui a été créé quelques mois auparavant. Thierry Coudert est Officier de la Légion d’Honneur, Officier des Arts et lettres, Chevalier des Palmes académiques, du Mérite agricole et Médaille d’Honneur de la Jeunesse et des Sports.

[modifier] Parcours politique

Alors qu’il dirige le cabinet de Brice Hortefeux, Thierry Coudert rassemble un certain nombre de personnalités de gauche qui soutiennent la démarche moderniste de Nicolas Sarkozy. C’est ainsi qu’en janvier 2006 il crée La Diagonale, club des sarkozystes de gauche. Pour ce faire, il s’est appuyé sur les réseaux qu’il avait forgés, quand, très jeune en 1975, il avait adhéré au Parti socialiste et été alors un certain temps le responsable fédéral du Val-de-Marne. Après avoir pris ses distances avec le PS, il renoue à nouveau avec les milieux de gauche quand il devient le collaborateur de Maurice Benassayag, puis de Kofi Yamgnane, dans la mouvance de Laurent Fabius.
Thierry Coudert crée alors un club, Micromégas, qui rassemble des libéraux sur le plan économique et sociétal dans le cadre de la majorité présidentielle d’alors. Un certain nombre de futurs talents ont fréquenté ce club dont le premier colloque s’intitulait : « Peut-on être de gauche et aimer la Bourse ? ». On peut par exemple citer Bernard Cazeneuve (futur député-maire de Cherbourg, le coprésident avec Thierry Coudert), François Zimeray (futur député européen, actuel ambassadeur aux Droits de l’Homme) ou encore Arnaud Montebourg.

Pendant la dernière campagne présidentielle, La Diagonale a joué un rôle important en permettant à des personnalités de gauche de participer à des débats marquant leur rapprochement progressif avec le candidat Sarkozy : Jean-Marie Bockel, Denis Olivennes, Richard Descoings, Martin Karmitz

La Diagonale a aussi joué un rôle majeur en direction des milieux culturels pour lesquels elle avait organisé une rencontre au Showcase entre le candidat et des personnalités des arts.

La Diagonale a été également durant la campagne présidentielle une passerelle vers les milieux homosexuels, notamment en organisant une soirée devenue célèbre grâce à « Ticket d’entrée » de Joseph Macé-Scaron où plus de 500 gays rencontrent Nicolas Sarkozy aux Bains-Douches [1] autour de leaders d’opinion de la communauté comme Pascal Houzelot, Philippe Villin, Donald Potard… Au cours de cette soirée, le rédacteur en chef de Têtu, Thomas Doustaly, déclare : « Elle (Ségolène Royal) n’est pas homophile; il (Nicolas Sarkozy) n’est pas homophobe».

Lors des élections municipales de 2008, Françoise de Panafieu demande à Thierry Coudert d’incarner l’ouverture sur les listes de la majorité présidentielle sur lesquelles il sera élu dans le 17e arrondissement. Dès lors, il adhère au groupe UMP au Conseil de Paris dont il devient un des vice-présidents. Il crée au sein du groupe UMP avec Pierre-Yves Bournazel , Lynda Asmani, Géraldine Poirault-Gauvin, Roxane Decorte et David Alphand « Paris-Pari », qui marque sa différence en défendant notamment le péage urbain, les tours dans les quartiers à aménager, le PACS en mairie.

Parallèlement, il adhère au Parti Radical dont il devient secrétaire général de la Fédération de Paris, président des élus parisiens et membre du bureau national. Il tente alors de faire de la Fédération de Paris du Parti Radical une aile avancée de l’UMP susceptible de conquérir les nouvelles sociologies urbaines. Après s’être présenté sans succès contre le Président de la Fédération de Paris, Patrice Gassenbach, Thierry Coudert continue de s’investir dans l’UMP (vice-Président du groupe au Conseil de Paris, membre du bureau de la Fédération de Paris, membre du conseil stratégique de « Génération France Paris ») et a décidé de réactiver La Diagonale dans la perspective de la future élection présidentielle. La Diagonale devrait s’impliquer sur les questions de société et jouer un rôle lors des prochaines législatives où Thierry Coudert est candidat dans la 3e circonscription de Paris (Batignolles, Epinettes, Grandes carrières).

[modifier] Idées politiques

Par-delà ses engagements successifs, pas toujours facilement classables entre la Droite et la Gauche, Thierry Coudert marque une certaine constance dans ses choix politiques :

  • Un jacobinisme certain, privilégiant un Etat moderne, stratège, garant de l’intérêt général, mais concentré sur l’essentiel pour être réactif, ce qu’il décrit aussi bien dans la « République féodale » que dans « Jardin à la française ».
  • Un libéralisme assumé tant dans sa conception d’une économie allégée de réglementations trop tatillonnes pour lui permettre de faire face à la mondialisation que surtout, ce qui est la partie la plus visible de son engagement, sur les questions de société où il est favorable au mariage homosexuel et à l’homoparentalité, au droit de mourir dans la dignité, au vote aux élections locales des étrangers payant des impôts directs…
  • Sur les questions urbaines, il est particulièrement investi sur la place du véhicule individuel dans la ville, se montrant favorable à toutes les formules alternatives : libéralisation des taxis, tramways dans Paris et autour de Paris, augmentation des cadences des bus, parkings de rabattement aux entrées de la capitale, création de quartiers piétons et multiplication des zones de rencontre, création de voies cyclables dédiées… Il est favorable à un péage urbain sur l’ensemble du Grand Paris. Sur ce dernier point, il s’est prononcé pour des référendums dans les communes de première couronne pour leur permettre de s’intégrer dans la capitale dont les frontières seraient ainsi repoussées au-delà du périphérique. Il milite également pour une politique d’excellence architecturale que selon lui Bertrand Delanoë n’imprime pas à son action. De même, il est pour une mixité sociale qui exclut la concentration de logements sociaux.

Enfin, il est très attaché au fonctionnement de la ville 24h/24, d’où ses combats pour l’ouverture le dimanche et le soir des magasins, mais aussi des lieux culturels ou sportifs (bibliothèques, piscines…).

[modifier] Son engagement culturel

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Thierry Coudert était chargé auprès d’Emmanuelle Mignon des questions culturelles. Il est aujourd’hui responsable de ces questions au sein du bureau de la Fédération de Paris de l’UMP et est porte-parole du groupe UMP au Conseil de Paris où son action est reconnue, y compris parfois par la Gauche[2]. Il se bat pour le maintien de la part de budget nécessaire à la création des grandes institutions culturelles de la Ville de Paris, mais défend également des collectifs d’artistes dont l’existence est menacée. Ainsi, il a notamment contribué à sauver la Petite Rockette dans le 11e arrondissement.
Il siège au titre du Conseil de Paris dans les conseils d’administration du Théâtre du Châtelet, de la Maison Européenne de la Photographie, du 104 et de la Cité Internationale des Arts. Par ailleurs, au titre de l’Etat, il préside le conseil d’administration du Musée Henner.
Enfin, il fait autorité sur certains sujets de l’histoire culturelle du XXe siècle. Il a ainsi été un des auteurs du catalogue de l’exposition « Cartier, 1899-1949 : le parcours d’un style » à la Calouste Gulbenkian Fondation » de Lisbonne en 2007, et il a publié en septembre 2010 un livre : « Café Society : mondains, artistes et mécènes 1920-1960 » qui a été un succès international (plus de 10 000 exemplaires vendus).

[modifier] Œuvres

  • Le gouvernement Mendès-France et les partis politiques, mémoire I.E.P, Paris, 1979.
  • La République féodale : ces nouveaux princes qui nous gouvernent, Paris, Table ronde, 1991 (OCLC 25677028).
  • Jardin à la française : plaidoyer pour une république de proximité, sous le pseudonyme d'André Levôtre et en collaboration avec Brice Hortefeux, Paris, Denoël, 2003 (OCLC 52106472).
  • Catalogue de l’exposition « Cartier, 1899-1949 : le parcours d’un style » à la Calouste Gulbenkian Fondation, Lisbonne, 2007.
  • Cafe Society : Mondains, mécènes et artistes[3], 1920-1960, Flammarion, 2010.

[modifier] Liens

[modifier] Notes

  1. http://www.dailymotion.com/video/x19x5x_nicolas-sarkozy-aux-bains-douches_news
  2. http://www.lepost.fr/article/2011/11/04/2630471_christophe-girard-francois-fillon-ne-devrait-pas-sous-estimer-rachida-dati.html
  3. Selon la présentation qu'en fait l'éditeur "Le monde extravagant, précieux et fantaisiste de la Café Society a mêlé aristocrates, milliardaires, artistes, grands couturiers, chorégraphes et musiciens. De bals en croisières, de fêtes extravagantes, données dans l'écrin précieux d'hôtels particuliers parisiens ou dans de féériques palais vénitiens…"
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