Thénia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Thenia)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ménerville (homonymie).
Thénia
Vue aérienne de Thénia des Béni-Aïcha en 2012
Vue aérienne de Thénia des Béni-Aïcha en 2012
Noms
Nom algérien الثنية
Nom kabyle Tizi Naïth aïcha
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Boumerdès
Daïra Thénia des Béni-Aïcha
Chef-lieu Thénia des Béni-Aïcha
Code ONS 3515
Démographie
Population 21 439 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 43′ 40″ N 3° 33′ 14″ E / 36.72777778, 3.5538888936° 43′ 40″ Nord 3° 33′ 14″ Est / 36.72777778, 3.55388889  
Localisation
Localisation de Thénia des Béni-Aïcha.
Localisation de Thénia des Béni-Aïcha.

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Thénia

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Thénia
Liens
Site de la commune http://www.thenia.net

Thénia (الثنية en arabe, Tizi Naïth Aïcha[2] en kabyle, transcrit ⵜⵉⵣⵉ ⵏ ⴰⵜⵀ ⴰ̆ⵉⵛⴰ en Tifinagh ; Ménerville pendant la colonisation française) est une commune algérienne de la wilaya de Boumerdès, à la limite est de la Mitidja.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Thénia est le chef-lieu de la daïra du même nom qui est composée de 4 communes: Thénia, Souk El Had, Béni Amrane et Ammal.

Bordée au nord par la Mer Méditerranée, Thénia est entourée géographiquement par Zemmouri au nord-est, Si-Mustapha à l'est, Souk El Had au sud-est, Beni Amrane au sud, Bouzegza Keddara au sud-ouest, Tidjelabine à l'ouest et Boumerdès au nord-ouest.

Communes limitrophes de Thénia
Boumerdès Mer Méditerranée Zemmouri
Tidjelabine Thénia Si-Mustapha
Bouzegza Keddara Beni Amrane Souk El Had

Localités[modifier | modifier le code]

Thénia, ville de la marguerite

La commune de Théni compte les hameaux suivants :

  • Sud de la vallée : Soumâa (Thala Oufella), Mghaldène (Mrabthène), Thabrahimthe, Baloule (Tbabkha), Gueddara, Merchicha.
  • Nord de la vallée : Béni-Arab, Boukhanfar, Ouled-Ali, Ouled-Bouhmed se trouve de l'autre côté du versant limitant la commune de Zemmouri et enfin Draa-Ben-Hadhoum qui se situe au pied de Djebel Bouarous du côté de la mer donnant sur la plage de Sghirat aux confins de la commune du Figuier.

Population[modifier | modifier le code]

Depuis la création de la commune de Thénia en 1874, le total de sa population n'a cessé de croître.

Son total de population est passé de 200 habitants en 1870 à plus de 24 345 en 2008.

Recensement de la population de Thénia
Année du recensement Algériens Européens Total
1er 1870 200 200
2e 1872 250 250
3e 1874 3 955 351 4 306
4e 1891 7 000
5e 1906 8 749
6e 1953 18 808
7e 1987 20 356 20 356
8e 1998 22 351 22 351
9e 2008 24 345 24 345

L'histogramme suivant montre la croissance de la population de Thénia de 1870 à 2008.

5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
1870
1872
1874
1891
1906
1953
1987
1998
2008
  •   Algériens
  •   Européens
  •   Total

Relief[modifier | modifier le code]

Palmier nain (Doum دوم) à Thénia

La vraie limite orientale de la Mitidja n'est pas un cours d'eau; c'est un contre-fort qui se détache du petit Atlas blidéen à l'extrémité de l'arc légèrement concave que la chaîne décrit au sud de la plaine et dont la mer est la corde.

Peu saillant, mais très-abrupt, ce contre-fort, qui est comme le poste avancé du Djurdjura, ne peut être franchi qu'en deux endroits, au sud par un col allongé qu'on nomme le Thénia des Béni Aïcha, au nord par un passage étroitement resserré entre un escarpement de rocs boisés et la mer Méditerranée.

Le relief de la région de Thénia ne se prête pas favorablement à l'installation de villages destinés aux grandes exploitations agricoles.

Tout autour de Thénia, les terres cultivables en 1864 se restreignaient à 600 hectares, c'est-à-dire 6 à 7 hectares par colon.

Le reste, des terrains très accidentés, est couvert de broussailles et de palmiers-nains.

Dans cette zone, les bonnes terres arables sont en fait très rares[3].

De ce fait, les centres de colonisation autour de Thénia avaient été intéressés par l'exploitation du palmier nain pour se suffire économiquement ou du moins alléger leurs charges[4].

Ce palmier nain prend à Thénia soit le nom du palmier dattier, tazdayt, soit le nom emprunté à l’arabe dialectal, doum[5].

Lors de la première pénétration française dans la nuit du 17 au 18 mai 1837 au territoire du col des Béni Aïcha, qui est comme la frontière de la Kabylie à l'ouest qui ne fut soumis qu'en 1857 vingt ans après, ils trouvèrent là, parmi les ruines romaines du Bas-Empire, une inscription tronquée exprimant ce vœu prophétique: «Puisses-tu, ô Christ! posséder avec les tiens le pays que nous voyons!»[6].

Littoral méditerranéen[modifier | modifier le code]

Plage de Sghirat à Thénia
Plage de Sghirat à Thénia

La commune de Thénia ne possède qu'une étroite ouverture sur la Mer Méditerranée.

Son rivage s'étend sur 3 kilomètres à partir de l'est sur la côte d'El Karma (Figuier) dans la commune de Boumerdès (Rocher Noir) pour atteindre à l'ouest la côte de Zemmouri El Bahri (Courbet-Marine) dans la commune de Zemmouri (Courbet).

Ce littoral de Thénia est parallèlement parcouru par la route nationale 24 (RN24) distante de la mer de seulement quelques dizaines de mètres.

Sur ce littoral de Thénia se trouvait, avant 2008, une seule plage sablonneuse d'environ 800 mètres de longueur qui profitait aux baigneurs[7].

Depuis, les aménagements dans ce littoral ont permis d'obtenir deux plages à Seghirat, un beau rivage qui s'appelait auparavant «les Grottes». La plus petite de ces plages, située à l'est du côté d'El Karma, est d'une longueur de 300 mètres, alors que la plus grande, située à l'ouest du côté de Zemmouri El Bahri, est longue de plus de 1 200 mètres. Ce qui donne au total une longueur de plage de baignade à Thénia d'environ 1 500 mètres[8].

Répartition en 2014 du littoral de Sghirat dans la commune de Thénia sur une longueur de 3 km ( 3 000 mètres)

  •      Plage "La Petite" (300 mètres) (10%)
  •      Plage "La Grande" (1 200 mètres) (40%)
  •      Rochers et grottes (500 mètres) (17%)
  •      Village touristique "SIDAR" (1 000 mètres) (33%)

En effet, cette plage de Thénia est l'une des 34 plages qui ont été ouvertes à la baignade sur la bande côtière de la Wilaya de Boumerdès durant la saison estivale 2014[9]. Cette jolie plage, appelée communément Sghirate ou Skhirate, a bénéficié d'un récent aménagement pour permettre aux vacanciers d’y passer un agréable séjour estival. La plage Sghirate, ou Skhirate, a donc été dotée d’éclairage, de parking, de toilettes et de douche[10].

L'étymologie du nom de cette plage peut donner la signification de "petite plage" au nom "Sghirate صغيرات" ou bien "petits rochers" au nom "Skhirate صخيرات". C'est ainsi que le nom de cette plage de Thénia est indifféremment prononcé localement comme "Sghirate صغيرات", "Skhirate صخيرات" ou "la petite الصغيرة".

Différentes transcriptions phonétiqsues des noms de la plage de Thénia en arabe et en français
صخيرات صغيرات الصغيرة الكبيرة
1er Skhirat Sghirat
2e Skhirate Sghirate
3e Sekhirat Seghirat
4e Sekhirate Seghirate
5e Les grottes La petite La petite La grande

La plage de "Skhirate صخيرات" tire probablement son nom du fait qu'elle est délimitée par de grands rochers dont certains plongent leur nez directement dans la mer alors que d'autres, disposés comme des remparts, sont souvent utilisés comme des abris et lieux de repos par les estivants[11].

Cette petite plage "Sghirate صغيرات" a encore de la chance de ne pas être affectée par les constructions illicites, un avantage qui s'ajoute à bien d'autres, comme sa position géographique et ses potentialités naturelles, des atouts qui peuvent lui ouvrir des perspectives de développement touristiques sous toutes les formes.

Il est à rappeler que la société saoudienne SIDAR chapeaute actuellement le projet d'un village touristique sur cette plage Sghirate. Ce projet de grande envergure de Sidar, qui est une station touristique, consiste en la réalisation d'un complexe touristique sur les côtes de la Méditerranée dans la région de Sghirate, sur une superficie de quelque 600 000 mètres carrés et qui s'étend sur 1 000 mètres de superbes plages dorées. Ce complexe pourra contenir 5 000 lits avec toutes les commodités nécessaires pour assurer le bien-être des touristes[12].

Néanmoins, la pollution n'a pas épargné la plage de Sghirat, car ce sont les eaux usées en provenance d'un site de chalets qui se répandent encore dans la mer, en traversant un oued jonché de déchets se trouvant à quelques mètres seulement de la station de relevage et d'assainissement[13],[14].

Toute sorte d'objets crasseux et nuisibles sont en effet rejetés par la mer au niveau du littoral de Sghirat et qui le polluent ainsi[15].

Il est à rappeler qu'en amont de la crique de Sghirat, la construction de 200 logements sociaux locatifs pour la commune de Thénia a été annoncée en 2013[16].

Ces 200 logements programmés viennent compléter le lot des 800 logements chinois de Sghirat qui abritent les sinistrés du séisme du 21 mai 2003, et qui souffraientt avant 2008 du froid hivernal à cause de l’absence de gaz de ville[17].

Mais pour accéder à ce rivage de Sghirat en venant de la ville de Boumerdès par la route nationale 24 (RN24), les routiers et estivants mettent encore plus d’une heure pour traverser la coquette ville d'El Karma (Figuier) à cause des baraques installées illicitement depuis 2004, et qui continuent à obstruer cette route. De ce fait, ce goulot d’étranglement d'El Karma (Figuier) décourage les milliers d’estivants algérois habitués aux deux plages de Sghirat[18].

Pour l'éclairage public de la RN24 au niveau de Sghirat, ce tronçon entre Boumerdès et Zemmouri était toujours plongé en 2010 dans l'obscurité malgré l’existence de lampadaires[19].

Quant à l'enseignement primaire dans cette bourgade de Sghirat, des carences subsistent encore dans la gestion de son école primaire[20]. Cette école primaire avait bénéficié en 2009 d'une reconstruction en préfabriqué par Sonatrach pour accueillir 12 classes en préfabriqué, après que ce projet ait été confié à l’entreprise Cosider[21].

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Oued Isser (وادي يسر)

La région des Béni Aïcha autour de Thénia est parcourue par 5 cours d'eau appelés Oueds, l'Oued Corso, l'Oued Boufroun, l'Oued Boumerdès, Oued Arbia et l'Oued Isser[22].

Oued Corso[modifier | modifier le code]

Le massif des Khachna à l'entrée ouest du Col des Béni Aïcha présente de profonds ravins et des affluents de l'Oued Corso.

L'Oued Corso, avec sa plaine, est une formation de sables jaunes et rougeâtres fins et de graviers blancs recouvrant continûment le plateau de Tidjelabine et de Corso.

Oued Boufroun[modifier | modifier le code]

A l'entrée immédiate de Thénia du côté ouest, c'est l'Oued Boufroun qui est formé par la formation de dépôts d'alluvions, dont les plus anciens se composent de la superposition de lits caillouteux et argilo-sableux.

Oued Boumerdès[modifier | modifier le code]

Plus près de Thénia à l'ouest, l'Oued Boumerdès voit converger vers lui les torrents à pente douce dévalant du Col des Béni Aïcha.

Les ravinements de l'Oued Boufroun et de ses affluents, qui se dirigent vers l'Oued Boumerdès, ont découpé vers l'ouest une succession de mamelons ondulés dans le Col des Béni Aïcha qui se rattachent à une plate-forme faiblement inclinée, dont l'élargissement à la hauteur de Tidjelabine atteint 4 kilomètres.

L'écoulement des eaux entaille avec facilité les terrains vers la dépression de Thénia, où la petite vallée de l'Oued Arbia a été formée et dont la pente s'abaisse rapidement.

Oued Arbia[modifier | modifier le code]

Au chef-lieu de Thénia et à sa périphérie se trouve le cours de l'Oued Arbia qui est la partie basse de la vallée de Béni Aïcha où sont déposés des limons argilo-sableux et argileux.

Des mamelons bordent l'Oued Arbia tandis que les argiles ne sont représentées que par des lambeaux relativement élevés.

Des marnes de l'étage Cartennien occupent ainsi le fond de la dépression de la ville de Thénia.

En effet, la cuvette déprimée de Thénia offre l'aspect de collines moutonnées, de terres argileuses en majeure partie dénudées, qui en fait un véritable couloir, à peine large de 5 à 600 mètres dans sa partie centrale concave où fut bâtie le centre-ville, et qui s'élargit progressivement, en s'abaissant de part et d'autre, à l'ouest vers le plateau du Corso et à l'est vers la vallée de l’Isser.

La direction médiane de cette dépression de Thénia est tracée à l'ouest par l'Oued Boumerdès et à l'est par le ravin de l'Oued Arbia.

Oued Isser[modifier | modifier le code]

A la descente du Col des Béni Aïcha à partir de Thénia vert l'est, la vue se porte sur l'Oued Isser qui présente sur ses berges ouest une gradation ménagée de belles et fertiles plaines, de collines accidentées, puis de chaînons hardiment détachés, formant la ceinture et les bastions du pays kabyle, et convergeant vers les superbes crêtes dentelées de la chaîne du Djurjura.

Montagnes[modifier | modifier le code]

La commune de Thénia est située au centre de plusieurs monts et monticules à l'est du massif de Khachna.

Mont Bou Arous[modifier | modifier le code]

Mont Bou Khanfar[modifier | modifier le code]

Mont Bou Dhehar[modifier | modifier le code]

Mont Baloul[modifier | modifier le code]

Mont Soumâa (Thala Oufella)[modifier | modifier le code]

Mont Gueddara[modifier | modifier le code]

Mont Mahrane[modifier | modifier le code]

Plan urbain[modifier | modifier le code]

Cités[modifier | modifier le code]

Cité Morla[modifier | modifier le code]

Cité Rose[modifier | modifier le code]

Cité Just[modifier | modifier le code]

Cité Justice[modifier | modifier le code]

Cité Siegwald[modifier | modifier le code]

Cité H.L.M.[modifier | modifier le code]

rue mohamed khemisti[modifier | modifier le code]

Cité Tribou[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Quartier Ouled Ali[modifier | modifier le code]

Quartier Afrique[modifier | modifier le code]

Quartier Tamsaout[modifier | modifier le code]

Quartier Tizouighine[modifier | modifier le code]

Quartier Louz[modifier | modifier le code]

Quartier Baloul[modifier | modifier le code]

Avenues et rues[modifier | modifier le code]

L'effort continuel et soutenu des maires européens de Thénia de 1872 à 1962 fit d'elle une véritable petite ville qui est devenue chef-lieu de canton avec son classique plan hippodamien de l’agglomération et avec ses rues se coupant à angle droit.

Thénia a ainsi été bâtie par les français selon un plan d'urbanisation moderne basé sur des rues à angle droit et des maisons basses.

Cette structure de planification urbaine s'est inspirée des travaux de Hippodamos de Milet, un architecte grec du Ve siècle av. J.-C. qui fut aussi planificateur urbain.

Il est reconnu pour avoir été un des fondateurs de la planification urbaine : il a créé le plan en damier.

Thénia a ainsi été construite pendant 90 ans en forme de damier ou d'échiquier donnant un type d'organisation de la ville dans lequel les rues sont rectilignes et se croisent à angle droit, créant des îlots de forme carrée ou rectangulaire.

Les avenues et rues de Thénia ont toutes été renommées après l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962.

Plan orthogonal du Havre, centre-ville reconstruit après la Seconde Guerre mondiale
Plan hippodamien de Bunbury en Australie
Plan quadrillé de Créon en France
Avenues et rues de Thénia en arabe et en français
Nom algérien Nom colonial Cité Remarque
1er Avenue du Colonel Si M'Hamed Bouguerra Avenue de la République Centre-ville
2e Rue Saïd Khorchi Rue Maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque Morla
3e Rue Slimane Ambar Rue Maréchal Hubert Lyautey Morla
4e Rue Kamal Gueriane Rue Léon Gambetta Morla
5e Rue Ali Mahmouzi Rue Jean Jaurès Morla
6e Rue Mohamed Chabi Rue Jean Macé Morla
7e Rue Ahmed Rahmoune Rue Boniface César Morla
8e Rue Hamoud Touzout Rue Maréchal Thomas-Robert Bugeaud Morla
9e Rue Omar Berkoune Avenue Jules Ferry Morla
10e Rue Salem Talamali Rue Victor Hugo Morla
11e Rue Ali Bouchatal Rue Adolphe Thiers Morla
12e Rue Saïd Baki Rue Commandant Jean L'Herminier Morla
13e Rue Ahmed Kerboub Rue Boumerdassi Morla
14e Rue Lounès Chili Rue Georges André Stade
15e Rue Amar Beggar Rue Jean-Baptiste Colbert Rose
16e Rue Rabah Dellali Rue de l'Égalité Rose
17e Rue Boualem Talahriz Rue Fourchault Sablière
18e Rue Ahmed Triaki Rue Aristide Briand Just
19e Rue Amar Dellali Rue Maréchal Joseph Gallieni Just
20e Rue Ali Chekoual Chemin Jacqueline Domergue Just
21e Rue Bouzid Bazizi Rue de la Sablière Justice
22e Rue Mohamed Allalou Rue Redjouani Sablière
23e Rue Salah Rekkas Rue de Brive Sablière
24e Rue Rabah Hachemi Rue Charles Martial Lavigerie Sablière
25e Rue Saïd Ticemlal Boulevard Roger Salengro Sablière
26e Rue Ahmed Boudali Rue Georges Clemenceau Justice
27e Rue Omar Deriche Rue de la Justice Justice
28e Rue Yahia Boushaki Avenue Colonna d'Ornano Justice
29e Rue Mohamed Khemisti Avenue Pasteur Hôpital
30e Rue Ali Anou Avenue Maréchal Ferdinand Foch Siegwald
31e Rue Saïd Boutiche Rue Maréchal Joseph Joffre Siegwald
32e Rue Rabah Koubi Rue Maximilien de Robespierre Siegwald
33e Rue Lounès Inidjouane Rue Oradour-sur-Glane Siegwald
34e Rue Boualem Djennadi Rue de Verdun Siegwald
35e Rue Salem Ghoumrassi Rue Delli Siegwald
36e Rue Saïd Guermal Rue Bir Hakeim Siegwald
37e Rue Ahmed Melikechi Rue de la Liberté Siegwald

Histoire[modifier | modifier le code]

La région de Thénia a vu passer de nombreuses époques historiques.

Période numide[modifier | modifier le code]

L'état numide en Algérie s'étend de -250 à -25.

Période berbéro-romaine[modifier | modifier le code]

La présence romaine en Algérie s'étend de -25 à 430.

Période berbéro-vandale[modifier | modifier le code]

La présence vandale en Algérie s'étend de 477 à 533.

Période berbéro-byzantine[modifier | modifier le code]

La présence byzantine en Algérie s'étend de 534 à 647.

Période berbéro-arabe[modifier | modifier le code]

Plan de Thénia des Béni Aïcha dans le territoire des Khachna à l'est d'Alger

La période berbéro-arabe en Algérie s'étend de 647 à 1515.

La région de Thénia, ayant été peuplée par des kabyles depuis le paléolithique, a vu une tribu arabe Hilalienne descendant de Khachine ibn Yazid ibn Aïssa ibn Zoughba ibn abi Rabîa ibn Nahik ibn Hilal venir se greffer en 1050 à l'ouest du "Col des Béni Aïcha" dans la plaine de Khachna[23].

Ces Hilaliens ont apporté avec eux une langue arabe bédouine qui fut introduite dans la Mitidja (Méridja) au XIe siècle par leurs tribus car ce sont elles, en effet, qui ont véritablement arabisé une grande partie des Berbères de la Basse Kabylie.

Ainsi, la péné­tration des Hilaliens dans la Mitidja (Méridja) a été favorisée par les Zirides recherchant leur alliance pour combattre leurs cousins Hammadides[24].

Cette "Plaine de Khachna", la Mitidja (Méridja), qui s'appelait sous la domination turque "Territoire (Wtan, Outhan, وطن) de Khachna, était bornée au nord par la Méditerranée, au sud par le Wtan (Outhan وطن) de Béni Djaâd وطن بني جعد et par celui de Hamza, à l’est par l'Oued Corso, qui le séparait du Wtan (Outhan) d’Isser وطن يسر, et à l’ouest par le Wtan (Outhan) de Béni Moussa وطن بني موسى.

Rose des vents Mer Méditerranée Rose des vents
Territoire (Wtan, Outhan وطن) de Béni Moussa بني موسى N Territoire (Wtan, Outhan وطن) d'Isser يسر
O    Territoires (Wtans, Outhans أوطان) autour de la plaine de Khachna    E
S
Territoire (Wtan, Outhan وطن) de Béni Djaâd بني جعد

La plaine de Khachna, y compris les collines qui servent en quelque sorte de marchepied à l’Atlas blidéen, était divisée en 8 cantons à savoir: Zérouala, dans ces collines, qui était un canton admirablement beau et où se trouvait le grand et magnifique village de Kadra (Khadra); Djouab, au sud de Zérouala (Béni Zéroual), tout à fait en plaine; Méridja (Mitidja); Ouled Adage (Ouled Heddadj); Oulad Bessam; Ouled Saâd; Chaër-Ben-Djenan et Araouah.

Les huit (8) cantons de la plaine du Wtan (Outhan) des Khachna
Nom du canton
1er Zérouala (Béni Zéroual)
2e Djouab (Sour Djouab)
3e Méridja (Mitidja)
4e Ouled Adage (Ouled Heddadj)
5e Ouled Bessam
6e Ouled Saâd
7e Chaër Ben Djenan
8e Araouah

C'est ainsi que la région qui englobe Thénia s'est vue donner le nom de "Plaine de Khachna" qui était assez fertile en céréales, malgré les quelques marais qui séparaient la région d'El Harrach (Maison-Carrée), et de son Oued, du massif de Bouzegza Keddara, ainsi que sur les bords de l'Oued Réghaïa.

La plaine de Khachna était riche en beaux et féconds pâturages, surtout sur les bords de l'Oued Hamiz.

Quant au massif montagneux à l'est de la plaine de Khachna, il comprenait: au centre, la tribu kabyle d’Ammal; à l’ouest, celle de l'Oued Zeythoun; et à l’est, celle de Béni Aïcha.

Rose des vents Mer Méditerranée Rose des vents
Tribu (fraction) kabyle de l'Oued Zeythoun N Tribu (fraction) kabyle des Béni Aïcha
O    Territoires (Wtans, Outhans أوطان) du massif montagneux de Khachna    E
S
Tribu (fraction) kabyle d'Ammal

Ces trois tribus étaient très riches en oliviers, et avaient avec Alger un commerce d’huile d'olive considérable.

La route de Constantine, qui traversait la plaine de Khachna, passait à Oued-Zeythoun (rivière des oliviers).

Période turque[modifier | modifier le code]

La présence turque en Algérie s'étend de 1515 à 1830.

Durant la domination turque de l'Algérie, le massif montagneux à l'est de la plaine de Khachna a vu la zone de l'Oued Zeythoun devenir presque entièrement habitée par des Kouloughlis (Courouglis) descendant de ceux qui y furent exilés par un Dey d'Alger en 1776[25].

Rose des vents Mer Méditerranée Rose des vents
Tribu (fraction) de Kouloughlis (Courouglis) à Oued Zeythoun N Tribu (fraction) kabyle des Béni Aïcha
O    Territoires (Wtans, Outhans أوطان) du massif montagneux de Khachna durant la domination turque    E
S
Tribu (fraction) kabyle d'Ammal

Période française[modifier | modifier le code]

La présence française en Algérie s'étend de 1830 à 1962.

Conquête de la Mitidja[modifier | modifier le code]

Hussein Dey (1765 - 1838)

Cette période s'étend de 1830 avec la chute d'Alger, gouvernée par Hussein Dey, jusqu'à la campagne de Constantine en 1837.

La presse française de l'époque a permis de noter les événements liés au début de la conquête française d'Alger et de la Mitidja, et qui s'étendra peu après vers le Col des Béni Aïcha autour du hameau de Thénia[26].

Thénia avait été épargnée durant les premières années de la présence française en Algérie de toute expédition militaire, car la priorité à Alger en 1832 était de pacifier la région de l'ouest s'étendant jusqu'à Oran sous le commandement du Général Pierre François Joseph Boyer[27].

Les relations des gouvernants d'Alger avec les Kabyles et Arabes autour de la Mitidja continuaient à être bonnes, car les Cheikhs de tribus ramenaient les déserteurs de la légion étrangère quand il y en avait. En même temps, La population européenne en Algérie s'accroissait de plus en plus pour atteindre au 30 avril 1832 le nombre de 3786 individus[28].

Il est à rappeler que la Sardaigne avait émis en 1832 quelques prétentions sur la conquête française d'Alger[29].

Les dignitaires français commençaient à acquérir des propriétés dans la Mitidja autour d'Alger, comme ce fut le cas du Maréchal Clauzel. Au même moment, l'administration centrale du pouvoir d'Alger est passée d'une intendance civile pour rentrer dans les attributions du ministère de la guerre pour concentrer les pouvoirs afin d'opérer avec plus de vigueur et de promptitude, et éviter la division des pouvoirs et les conflits d'autorité[30].

Mortier Baba Merzoug d'Alger (Couleuvrine, La Consulaire) au Port de Brest depuis 1833

Mais l'insoumission de plus de 50 soldats et de quelques officiers de la légion étrangère en Algérie durant le 2e trimestre de 1837 était un phénomène étrange, car ces insoumis se ralliés aux tribus locales.

Le passage de pouvoir en juillet 1832 entre Gentil de Bussy, intendant civil, et la nouvelle autorité militaire concentrée entre les mains du Duc de Rovigo avait pour but de réaliser un plan préparatoire de colonisation conçu depuis longtemps.

Ce travail préparatoire consistait à choisir l'emplacement de 3 villages dans la Mitidja sur les principales routes, sous la protection des camps retranchés, pourvus de terres excellentes et suffisamment arrosées.

La distribution de ces terres aux colons français devait assurer non seulement leur bien-être, mais aussi contribuer encore à la sûreté des routes près desquelles les villages allaient être établis, et rendre ainsi la fourniture des marchés d'Alger indépendante des événements qui pouvaient arriver au-delà des limites de l'occupation en 1832.

Au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux colons dans la Mitidja, le plan de colonisation devait faire le choix d'emplacements propres à les établir d'une manière convenable[31].

Entre-temps, le Dey d'Alger était arrivé de Livourne àNice le 09 novembre 1832 pour y résider temporairement[32].

Ce dernier Dey d'Alger nommé Hussein Bacha est né vers 1765 à Smyrne en Turquie et décédé en 1838 à Alexandrie en Égypte[33].

Le mortier Couleuvrine[34], connu sous le nom de canon "La Consulaire", a été rapporté d'Alger en 1832 pour être placé à l'Hôtel des Invalides de Paris[35].

L'Algérie indépendante n'a cessé de demander à la France de récupérer cette pièce d'artillerie, dite "Baba Merzoug"[36], de 7 mètres de long et de 12 tonnes qui a défendu Alger pendant deux siècles de 1630 à 1830 et qui trône depuis 1833 à l'arsenal au Port de Brest[37].

Pacification de la Kabylie[modifier | modifier le code]

Cette période s'étend de 1837 à 1857.

Le colonel Maximilien Joseph Schauenburg

Durant cette période, la ville de Thénia s'appelait à l'origine Tizi Naïth Aïcha (en arabe Theniet Beni Aïcha), ce qui signifie en berbère « col des enfants d'Aïcha ».

Mais lors de la conquête de l'Algérie par la France, les tribus des Béni Aïcha avaient entretenu des rapports de courtoisie avec le gouvernement français à Alger distante d'eux de plus de 53 kilomètres, et ce de 1830 à 1837.

En effet, jusqu'après 1835, les tribus des Béni Aïcha ne demandaient que la paix dans leur territoire à l'est d'Alger[38].

Et ce n'est que dans la nuit du 17 au 18 mai 1837 que des troupes françaises arrivèrent à Thénia sous le commandement du colonel Maximilien Joseph Schauenburg, suite à un incident[39].

La colonne du colonel Schauenburg était composée de deux bataillons du 2e léger, un du 48e, 300 chasseurs d'Afrique ou spahis, une centaine de cavaliers auxiliaires, et deux obusiers de campagne.

Elle partit de Boudouaou le 17 mai 1837, à 9 heures du soir, et se dirigea vers Thénia des Béni Aïcha, un des deux passages qui conduisent de la plaine de la Mitidja dans celle des Isser.

Cette colonne ne put arriver qu'à 8 heures du matin à l'entrée du col des Béni Aïcha où une centaine de kabyles défendaient le passage qui fut forcé par un bataillon du 2e léger.

Le colonel de Schauenburg a ainsi rencontré à Thénia les kabyles des Béni Aïcha qui ont cherché à lui en disputer le passage sur toutes les hauteurs qui ont été enlevées au pas de charge par ce 2e léger[40].

Les pertes de cette colonne se sont alors élevées à 3 morts dont deux officiers et 21 blessés, alors que les Kabyles des Béni Aïcha avaient déploré 18 morts durant les deux journées du 18 et 19 mai 1837[41].

L'expédition vers Thénia aux ordres du colonel Schauenburg[42], faite du 17 au 19 mai 1837, était rentré au bivouac retranché de Corso (rivière en avant de Réghaïa), après avoir tué beaucoup de kabyles et eu 22 soldats morts dans sa colonne[43].

Organisation du territoire[modifier | modifier le code]

Cette période s'étend de 1857 à 1872.

La dénomination du village de Thénia passa par plusieurs étapes.

En 1864, le Maréchal Patrice de Mac Mahon, alors Gouverneur général de l’Algérie, demanda à Paul JUST, créateur courageux de la cité de Thénia, de lui donner son nom. Celui-ci refusa ne sachant dit-il, à peine signer son nom.

Ce fut donc en mémoire de Charles-Louis Pinson de Ménerville (1808-1876), juriste apprécié, ayant étudié le droit musulman et indigène, Premier président à la Cour d’Appel d’Alger, que le nom de Ménerville prit la place de celui du nom arabe: Thénia ou Thnïa (décret du 02 janvier 1877).

Lors de la Guerre de 1870 et la lourde défaite à Sedan, l'annexion des territoires d’Alsace et de Lorraine par les Prussiens a produit un exode d'agriculteurs.

Entre-temps, la population européenne de Thénia en 1870 ne comptait qu'environ 200 habitants.

A la faveur du désastre de 1870, une insurrection kabyle dirigée par El Mokrani a pratiquement détruit la cité de Thénia en 1871.

Les Kabyles furent arrêtés par des milices de colons, aidées de militaires, dans la plaine du Corso, et la révolte a été stoppée par un bataillon de zouaves à Fort National.

Le repeuplement européen de Thénia en 1872 a donné un effectif d'environ 250 habitants.

Colonisation[modifier | modifier le code]

Cette période s'étend de 1872 à 1954.

Lors de la colonisation française, Patrice de Mac-Mahon, gouverneur de l'Algérie, nomma la ville Ménerville, du patronyme de Charles-Louis Pinson de Ménerville. Elle reçut ensuite le nom berbère Thénia (qui veut dire col) à l'indépendance de l'Algérie.

Avant 1872, le col des Béni-Aïcha n’était qu’un lieu de passage naturel sur la route reliant Alger à Dellys. Pour assurer la sécurité du passage du col et pour développer le roulage (transport par véhicule hippomobile), un bivouac fût installé sur la route, face au baraquement des cantonniers, ainsi que deux baraquements de torchis qui abritaient l’un, un débit d’absinthe, l’autre un café maure.

Le bivouac du col devint un centre de peuplement en 1872, puis une commune de plein exercice et reçut le nom de Ménerville en 1877.

Chefs du (F.L.N.). Photo prise juste avant le déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954. (Debouts, de gauche à droite: Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf. Assis, de gauche à droite: Krim Belkacem et Larbi Ben M'Hidi.)
Centres de colonisation européenne autour de Thénia à partir de 1872
Nom européen Nom arabe Type
1 Ménerville Thénia Colonie européenne
2 Souk El Had Souk El Had Colonie européenne
3 Blad Guitoun Blad Guitoun Colonie européenne
4 Zaâtra Zaâtra Colonie européenne
5 Zemmouri Zemmouri Colonie européenne
6 Isserville Isserville Colonie européenne
7 Bordj Ménaïel Bordj Ménaïel Colonie européenne
8 Houssonvillier Azib Zamoum Colonie européenne
9 Isserbourg Aïn Refaïa Hameau d'Européens
10 Isserbourg Aïn Legatha Hameau d'Européens
11 Cap Djinet Djinet Hameau d'Européens
12 Béni Mekla Béni Mekla Douar d'Algériens
13 Chender Chender Douar d'Algériens
14 Raïcha Raïcha Douar d'Algériens
15 Ouled Smir Ouled Smir Douar d'Algériens
16 Isser El Ouidan Isser El Ouidan Douar d'Algériens

Au début du 20ème siècle, la population de Thénia, européens et musulmans confondus, comptait sensiblement 8500 habitants (8749 en 1906) et à la veille de la Guerre d'Algérie en 1953, 18808 habitants.

Guerre d'indépendance de l'Algérie[modifier | modifier le code]

Cette période s'étend de 1954 à 1962.

Période algérienne[modifier | modifier le code]

L'état algérien a été restauré en 1962.

Commune de Thénia[modifier | modifier le code]

C'est le 30 novembre 1874 qu'un décret à érigé en commune de plein exercice la région de Thénia dans le Col des Béni Aïcha, présidée par le maire Antoine Lestourgy (Lestourgie, Lesturgie) dont la profession était docteur[44].

Auparavant, le centre de Thénia dans le Col des Béni Aïcha était rattaché à la commune de Boudouaou (alors nommée Alma), dépendant de la préfecture d'Alger, avant qu'il n'en soit détaché pour être érigé en commune de plein exercice, sous le nom de Béni Aïcha[45].

Cette commune de Béni Aïcha comprenait 3 sections, la section chef-lieu composée du village de Thénia et du territoire environnant dit "Col des Béni-Aïcha", la section annexe de Souk El Haad composée du village et du territoire de ce nom, et la section annexe de Tidjelabine (Bellefontaine) composée du village et du territoire en dépendant qui s'étendait s'étendra jusqu'à la rive droite de l'Oued Corso.

Composition de la commune de plein exercice à Thénia le 30 novembre 1874
Chef-lieu Annexe 1 Annexe 2
Nom colonial Béni Aïcha Souk El Haad Bellefontaine
Nom algérien Thénia Souk El Had Tidjelabine

Et c'est le 02 janvier 1877 qu'un autre décret est venu porter que la commune du Col des Béni Aïcha prendrait désormais le nom de Ménerville.

A l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962, la commune de Thénia ne prit officiellement son nouveau nom en remplacement du nom colonial Ménerville qu'en 1965 en application du décret 65-246 du 30 septembre 1965[46] stipulant le changement de nom des communes algériennes portant des noms coloniaux.

Mais en 1963, les communes environnantes de Thénia avaient été dissolues et rattachées au chef-lieu de la commune de Thénia en application du décret 63-189 du 16 mai 1963[47] qui était le premier texte officiel de l'état algérien qui réorganise les communes issues de la colonisation française.

Cette première réorganisation du territoire algérien en 1963 avait réduit le nombre de communes de 1 485 à 631, et les ordonnances 63-421 du 28 octobre 1963, 63-466 du 2 décembre 1963 et 64-54 du 31 janvier 1964 ont modifié légèrement le nombre de communes.

Le décret 65-246 du 30 septembre 1965 à son tour porte le nombre de communes algériennes à 676.

Villes rattachées à la commune de Thénia de 1962 à 1984
Chef-lieu Annexe 1 Annexe 2 Annexe 3 Annexe 4 Annexe 5
Noms coloniaux Ménerville Souk El Haad Bellefontaine Félix Faure Courbet Rocher Noir
Noms algériens Thénia Souk El Had Tidjelabine Si Mustapha Zemmouri Boumerdès
Code postal de 1962 à 1984 16000 16000 16000 16000 16000 16000
Code postal de 1984 à 2008 35470 35480 35490 35270 35260 35000
Code postal après 2008 35005 35020 35021 35028 35012 35000

Daïra de Thénia[modifier | modifier le code]

Communes rattachées à la Daïra de Thénia après 1984
Chef-lieu Commune 1 Commune 2 Commune 3
Noms coloniaux Ménerville Souk El Haad Béni Amrane Ammal
Noms algériens Thénia Souk El Had Béni Amrane Ammal
Code postal de 1962 à 1984 16000 16000 10000 10000
Code postal de 1984 à 2008 35470 35480 35425 35450
Code postal après 2008 35005 35020 35006 35031

Maires de Thénia[modifier | modifier le code]

L'actuelle commune de Thénia est un centre de colonisation européenne créé au col des Béni Aïcha par décret du 2 janvier 1877, et qui a pris le nom de Ménerville en mémoire de Charles-Louis Pinson de Ménerville (1808-1876).

En juillet 1860, Thénia a vu l'arrivée de Paul Just, originaire d’Embrun (Hautes-Alpes), titulaire d’une concession agricole. Avec l'arrivée de Paul Just, les quelques habitants colons présents sont encouragés à la construction de maisons en bois, d’où l’appellation de « Village en bois » par les autres colons.

En effet, de 1860 à 1870, d’anciens soldats qui avaient fait venir leurs familles, s’installèrent dans les parages de Thénia. Ils tinrent dans des gourbis, construits aux abords des camps et des bivouacs, des débits de comestibles vins et liqueurs. Ainsi, Paul Just fût aussi autorisé à établir une auberge en plus de sa concession agricole.

Thénia devint ainsi un relais de diligences entre la ville d'Alger et la Kabylie, et des commerces s'ouvrirent comme le fameux café Bagur. Une chapelle en bois fut vite construite, et la renommée distillerie Tachet prit naissance.

Malgré cette effervescence d'activité des nouveaux colons, le village européen de Thénia a vécu une évolution lente où les habitants vivaient du maigre produit des terres et de l’arrêt des voyageurs à la halte de la diligence.

Ce n'est qu'en 1873 que les jésuites y fondèrent et y construisirent la paroisse Saint-Léon qui n'était qu'un baraquement en bois.

Le dernier secrétaire de mairie à Thénia avant l'indépendance de l'Algérie s'appelait Daniel Albano[48].

Maires de Thénia de 1874 à 1962[modifier | modifier le code]

Adolphe Thiers (1797 - 1877)
Patrice de Mac Mahon (1808 - 1893)
Jules Grévy (1807 – 1891)
Sadi Carnot (1837 – 1894)
Jean Casimir-Perier (1847 – 1907)
Félix Faure (1841 – 1899)
Émile Loubet (1838 – 1929)
Armand Fallières (1841 – 1931)
Raymond Poincaré (1860 – 1934)
Paul Deschanel (1855 – 1922)

En 1874[49], Thénia vit l'élection de son premier maire Antoine Lestourgy (Lestourgie, Lesturgie) suite aux élections municipales du 22 novembre 1874 et après être devenue une commune de plein exercice en date du 30 novembre 1874.

La municipalité de Thénia était alors administrée par 1 maire et 3 adjoints[50].

Les membres de la municipalité de Thénia étaient alors Antoine Lestourgy (Lestourgie, Lesturgie) comme maire, Paul Just comme adjoint de la section du chef-lieu Thénia, François Gateau comme adjoint de la section de Tidjelabine (Bellefontaine), et Camille Girod comme adjoint de la section de de Souk El Had (Souk El Haad)[51].

Membres de la municipalité de Thénia le 30 novembre 1874
Chef-lieu Chef-lieu Annexe 1 Annexe 2
Nom de la ville Béni Aïcha (Thénia) Béni Aïcha (Thénia) Souk El Haad (Souk El Had) Bellefontaine (Tidjelabine)
Membre Antoine Lestourgy (Lestourgie, Lesturgie) Paul Just Camille Girod François Gateau
Fonction Maire Adjoint de chef-lieu Adjoint d'annexe Adjoint d'annexe

Ce premier maire de Thénia Antoine Lestourgy (Lestourgie, Lesturgie) mourut en 1878.

Son adjoint Paul Just, arrivé à Thénia en juillet 1860 en provenance d’Embrun dans les Hautes-Alpes et titulaire d’une concession agricole, est alors élu second maire de Thénia suite aux élections du 06 et 13 janvier 1878, succédant ainsi à Antoine Lestourgy (Lestourgie, Lesturgie)[52].

La reconstruction du village de Thénia prit un nouvel élan sur le même site du col des Béni Aïcha grâce aux colons européens en place, principalement des Alsaciens et Lorrains arrivés après la défaite de la bataille de Sedan.

Paul Just entreprit en 1880 une donation de terrains à la compagnie des chemins de fer pour la construction de la gare ferroviaire reliant Alger à Tizi-Ouzou et à Constantine en passant par Thénia. Ce don fit prendre un essor décisif à la petite ville de Thénia. Ainsi, l'ancienne halte des diligences devint celle des trains à vapeur, des écuries et des petits hôtels-restaurants.

Un an plus tard, lors des élections municipales du 09 janvier 1881[53], Paul Just ne se représente pas aux élections municipales pour laisser Louis Lecerf le remplacer. Durant ce mandat communal de Louis Lecerf, un hôpital en planches est construit à Thénia en 1883.

Au cours des élections municipales du 04 mai 1884, Thénia vit l'élection de son quatrième maire Gabriel Fages succèdant à Louis Lecerf. Avec Gabriel Fages, Thénia vit le 1er janvier 1887 l'ouverture au trafic de la ligne du chemin de fer venant d'El Harrach (ancienne maison carrée) pour s'étendre jusqu'à la Grande Kabylie, d'une part, et jusqu'au Constantinois, d'autres part.

Grâce au chemin de fer, Thénia bénéficia de la construction de commerces, de l'afflux de fonctionnaires cheminots et de l'arrivée de familles métropolitaines françaises qui vinrent peupler le village.

Ainsi, Thénia connut une intense activité économique sous l’administration de ses quatre premiers maires.

Pour un second mandat communal, Paul Just fut réélu lors des élections municipales du 06 mai 1888 comme cinquième maire, et œuvra ainsi pour la poursuite du développement de Thénia jusqu'à l'année 1892.

De nouveau, Gabriel Fages revint à la mairie de Thénia lors des élections municipales du 01er mai 1892 pour succéder à Paul Just. Avec ce sixième maire, Thénia devint une agglomération importante avec la création d’un dépôt des chemins de fer, d’un atelier de réparation de locomotives, d'une rotonde de 20 voies. Dès lors, cet important chantier colonial de Thénia fut le seul dépôt des chemins de fer entre Alger et Constantine.

Gabriel Fages fut maintenu à son poste lors des élections municipales du 03 mai 1896, du 14 mars 1897, du 06 mai 1900, du 30 juin 1901 et du 01er mai 1904.

De 1892 à 1907, Gabriel Fages continua à administrer Thénia jusqu'à la fin de son mandat municipal qui vit aussi le décès de Paul Just en 1906, lui qui était venu s’installer quelques 80 ans plus tôt au col des Béni Aïcha et qui contribua à l’évolution de Thénia.

Le septième maire de Thénia est alors Joseph Patton qui est élu lors des élections municipales du 13 octobre 1907 pour terminer trois ans plus tard son mandat en 1910.

Il fuit suivi à la tête de la commune de Thénia par Philippe Jalabert comme intérimaire à partir de l'année 1910 pour un huitième mandat communal s'étalant durant deux ans jusqu'à l'année 1912.

À partir des élections municipales du 05 mai 1912, Thénia vit l'arrivée de César Boniface comme neuvième maire qui poursuivra ses fonctions mayorales jusqu'à l'année 1935, battant ainsi le record de longévité à la tête de la mairie de Thénia.

César Boniface fut réélu plusieurs fois lors des élections municipales du 30 novembre 1919, du 05 décembre 1920, du 03 mai 1925 et du 05 mai 1929.

Ainsi, César Boniface géra Thénia avant et après la Première Guerre mondiale.

La loi Loucheur du 13 juillet 1928 permit aux habitants européens de construire de jolies villas qui embellirent la ville de Thénia.

En hommage à l'énergique second maire Paul Just, une cité de la ville de Thénia prit alors son nom.

Suite au long mandat mayoral de César Boniface, la mairie de Thénia accueilla son dixième président en la personne du pharmacien Jérôme Zévaco qui prit ses fonctions en 1935 pour les achever avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939.

En pleine guerre mondiale, Thénia fut alors administrée par son onzième maire nommé de Sulauze à partir de 1940 jusqu'à la fin des hostilités en 1945.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le pharmacien Jérôme Zévaco fut rappelé aux affaires municipales de Thénia comme douzième maire pour un long mandat de douze ans jusqu'à l'année 1957, et vit entre-temps le déclenchement de la révolution d'indépendance algérienne.

Ayant été l'adjoint du maire César Boniface pour de longues années, le pharmacien Jérôme Zévaco d’origine corse fut ainsi reconduit comme premier magistrat de Thénia jusqu’à son décès en 1957.

Jérôme Zévaco réussit « contre vents et marées » à conserver le Dépôt des machines ferroviaires à Thénia, déjouant ainsi les intentions de la direction des Chemins de fer algériens (CFA). de regrouper les ateliers au grand dépôt d’Alger.

Après le congrès de la Soummam et les événements qui s'en suivirent, une délégation collégiale communale spéciale fut créée en 1958, avec Jacques Ducournau comme administrateur aidé par Henri Pérochon, faisant office de treizième maire pour gérer temporairement les affaires de la mairie de Thénia.

C’est Henri Siegwald, descendant d’une des premières familles alsaciennes arrivées en Algérie, qui prit en main en 1958 la mairie de Thénia en tant que quatorzième maire jusqu’à l’indépendance de l'Algérie, le 5 juillet 1962.

De ce fait, trois cités composèrent alors Thénia à l'indépendance de l'Algérie: la Cité Just, la Cité Morla et la Cité Siegwald.

Liste des maires de Thénia avant l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962:

Maires de Thénia (Ancienne: Ménerville) de 1874 à 1962
Prénoms et Noms Début du Mandat Fin du Mandat
1er Antoine Lestourgy (Lestourgie, Lesturgie) 22 novembre 1874 06 et 13 janvier 1878
2e Paul Just 06 et 13 janvier 1878 09 janvier 1881
3e Louis Lecerf 09 janvier 1881 04 mai 1884
4e Gabriel Fages 04 mai 1884 06 mai 1888
5e Paul Just 06 mai 1888 01er mai 1892
6e Gabriel Fages 01er mai 1892 13 octobre 1907
7e Joseph Patton 13 octobre 1907 1910
8e Philippe Jalabert 1910 05 mai 1912
9e César Boniface 05 mai 1912 1935
10e Jérôme Zévaco 1935 1939
11e de Sulauze 1940 1945
12e Jérôme Zévaco 1945 1957
13e Jacques Ducournau et Henri Pérochon 1957 1958
14e Henri Siegwald 1958 1962

Maires de Thénia après 1962[modifier | modifier le code]

Ferhat Abbas (1899-1985)
Benyoucef Benkhedda (1920-2003)
Abderrahmane Farès (1911-1991)
Ahmed Ben Bella (1916-2012)
Ali Kafi (1928-2013)
Houari Boumediène (1932-1978)
Chadli Bendjedid (1929-2012)
Mohamed Boudiaf (1919-1992)


Abdelaziz Bouteflika (1937)

Dès que les accords d'Évian furent entérinés, le passage de consigne entre le dernier maire français de Thénia, Henri Siegwald, et son premier maire algérien, Hocine Djennadi, commença.

Mais avant ce passage de consigne, une délégation administrative devait préparer le référendum d'autodétermination de l'Algérie au niveau de Thénia du 19 mars 1962 jusqu'au 3 juillet 1962. Cette délégation était présidée conjointement par Hocine Djennadi en tant que maire de la communauté algérienne et de Henri Pérochon en tant que maire de la communauté européenne, secondés par les deux membres Hocine Redjouan et Dahmane Derriche.

Au lendemain de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie, le préfet d'Alger, Nadir Kassab, signa le 6 août 1962 l'ordre de dissolution du conseil municipal de Ménerville. Cette même délégation spéciale fut alors reconduite à Ménerville pour gérer les affaires courantes de la commune en prévision de l'organisation des premières élections municipales algériennes. Cette délégation spéciale était présidée cette fois-ci par Henri Pérochon en tant que maire européen et de Hocine Redjouani en tant que maire algérien, ainsi que des deux membres Hocine Djennadi et Ahmed Rahmoune.

Par la suite, Hocine Djennadi, originaire de Larbaâ Nath Irathen, assuma les fonctions de premier magistrat de la commune de Thénia à partir du jour de la proclamation de l'indépendance de l'Algérie le 3 juillet 1962. Son mandat transitoire se poursuivra quelques mois jusqu'à l'année 1963.

En effet, le décret 63-189 du 16 mai 1963 vint réorganiser les communes issues de la colonisation française. De ce fait, Moussa Ambar, originaire du village de Mahrane au sud-ouest du centre-ville, fut désigné comme second maire de Thénia jusqu'en 1967.

Entre-temps, la commune de Thénia ne prit officiellement son nouveau nom en remplacement du nom colonial Ménerville qu'en 1965 en application du décret 65-246 du 30 septembre 1965 stipulant le changement de nom des communes algériennes portant des noms coloniaux.

L'ordonnance 67-24 du 18 janvier 1967 est alors venue créer le code communal qui organise la commune algérienne, dont Thénia. Des élections municipales suivirent la promulgation de cette ordonnance. Ainsi, lors de ces premières élections locales du 5 février 1967 en Algérie, la municipalité de Thénia élisit Boualem Ifri, originaire du village de Soumâa (Thala Oufella) au sud-est du centre-ville, comme troisième maire succédant à Moussa Ambar.

Le premier mandat communal de Boualem Ifri se poursuivra jusqu'en 1974 qui vit la publication de l'ordonnance 74-69 du 2 juillet 1974 réorganisant le territoire algérien. Une nouvelle fois, Boualem Ifri se représente pour un second mandat mayoral à la tête de Thénia lors des élections locales du 2 juillet 1974, et sera ainsi réélu comme quatrième maire après l'indépendance algérienne.

Néanmoins, ce second mandat de Boualem Ifri fut écourté lorsqu'il se présenta le 25 février 1977 comme candidat aux élections législatives algériennes et fut ainsi élu à l'Assemblée populaire nationale (APN). Pour la suite de son deuxième mandat mayoral, son adjoint Amar Arrar, originaire aussi du village de Soumâa (Thala Oufella), prit sa relève comme maire intérimaire jusqu'en 1982.

Ce cinquième maire de Thénia, qui était Amar Arrar, poursuivit normalement son mandat jusqu'aux élections municipales du 5 mars 1982 où il se présenta pour y être élu comme sixième maire. C'est ainsi que Amar Arrar poursuivit son deuxième mandat à la tête de la municipalité de Thénia jusqu'en 1987.

Les élections locales du 26 février 1987 vinrent permettre de nouveau à Amar Arrar de se représenter comme candidat à la mairie de Thénia pour remporter à nouveau ce poste de responsabilité locale. Ainsi, Amar Arrar sera, avec son troisième mandat mayoral, le septième maire de Thénia jusqu'à la date de l'organisation des premières élections locales pluralistes de 1990 en Algérie.

En effet, le huitième maire de Thénia élu le 12 juin 1990 fut Ali Adjani qui poursuivra son mandat mayoral jusqu'au 29 mars 1992.

Une délégation exécutive communale (DEC) collégiale est venue succéder à Ali Adjani en faisant office de neuvième maire de Thénia. Cette DEC collégiale prit ses fonctions dès la dissolution de l'assemblée populaire communale (APC) de Thénia suite au décret du 29 mars 1992, et était composée de Ali Ahmed Nacer, Abdelmadjid Rahmoune et Mohamed Seghir Bouchatal.

Ali Ahmed Nacer est originaire de Bouira et Abdelmadjid Rahmoune est originaire du village de Soumâa (Thala Oufella) au sud-est du centre-ville de Thénia.

Deux ans plus tard à la fin de l'année 1994, Ali Ahmed Nacer et Abdelmadjid Rahmoune démissionnèrent de cette DEC collégiale où seul Mohamed Seghir Bouchatal, originaire du village de Soumâa (Thala Oufella) au sud-est du centre-ville, assuma les fonctions de dixième maire de Thénia jusqu'à la fin de l'année 1996.

C'est à partir de la fin de l'année 1996 qu'un dernier délégué exécutif communal, originaire de la commune de Beni Amrane, Noureddine Benhammadi, fut désigné par l'administration pour gérer les affaires de la commune de Thénia. Il assuma ses fonctions jusqu'aux élections municipales du 23 octobre 1997 où fut élu Ahmed Bendou, originaire du village Bendou au nord-est du centre-ville, comme maire de Thénia.

En effet, Ahmed Bendou consomma son mandat mayoral à partir du 23 octobre 1997 jusqu'au 10 octobre 2002.

Lui succéda alors Saïd Halouane, originaire du village Ouled Ali au nord du centre-ville, lors des élections municipales du 10 octobre 2002 à la tête de la commune de Thénia. Saïd Halouane poursuivit son mandat municipal jusqu'aux nouvelles élections locales du 29 novembre 2007 où il a été réélu pour un second mandat. Ainsi, le second mandat de Saïd Halouane à la tête de la mairie de Thénia prit fin lors des élections municipales du 29 novembre 2012.

En 2012, Thénia a alors revu Ahmed Bendou se représenter aux élections du 29 novembre pour se faire réélire une seconde fois comme maire jusqu'en 2017.

Liste des maires de Thénia après l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962:

Maires et Présidents de l'assemblée populaire communale (APC) de Thénia de 1962 à nos jours
Prénom et nom Début du Mandat Fin du Mandat
Référendum d'autodétermination Hocine Djennadi, Henri Pérochon, Hocine Redjouani et Dahmane Derriche 19 mars 1962 06 août 1962
Délégation communale spéciale Henri Pérochon, Hocine Redjouani, Hocine Djennadi et Ahmed Rahmoune 06 août 1962 20 septembre 1962
1er Hocine Djennadi 20 septembre 1962 16 mai 1963
2e Moussa Ambar 16 mai 1963 05 février 1967
3e Boualem Ifri 05 février 1967 02 juillet 1974
4e Boualem Ifri 02 juillet 1974 25 février 1977
5e Amar Arrar 25 février 1977 05 mars 1982
6e Amar Arrar 05 mars 1982 26 février 1987
7e Amar Arrar 26 février 1987 12 juin 1990
8e Ali Adjani 12 juin 1990 29 mars 1992
9e Ali Ahmed Nacer, Abdelmadjid Rahmoune et Mohamed Seghir Bouchatal 29 mars 1992 Fin de l'année 1994
10e Mohamed Seghir Bouchatal Fin de l'année 1994 Fin de l'année 1996
11e Noureddine Benhammadi Fin de l'année 1996 23 octobre 1997
12e Ahmed Bendou 23 octobre 1997 10 octobre 2002
13e Saïd Halouane 10 octobre 2002 29 novembre 2007
14e Saïd Halouane 29 novembre 2007 29 novembre 2012
15e Ahmed Bendou 29 novembre 2012 2017

Séismes et tremblements de terre[modifier | modifier le code]

Séisme de Boumerdès du mercredi 21 mai 2003

Les Annales historiques ont mentionné le séisme de janvier 1867 longtemps avant le cataclysme tellurique du 21 mai 2003 et toutes les répliques qui l'ont suivies.

À ne pas aussi oublier le tremblement de terre d'Alger de 1716 qui gomma la ville et s'étendit à toute la région.

En effet, lors de l'après-midi du mercredi 21 mai 2003 à 19:44, l'épicentre de ce tremblement de terre était situé au nord-est de Thénia selon le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG), qui a évalué la magnitude du séisme d'abord à 5,2 sur l'échelle ouverte de Richter, avant de la réviser à la hausse, à 6.

Selon le United States Geological Survey, qui assure une couverture mondiale des mouvements tectoniques, les premières secousses avaient atteint une force de 6,7 sur l'échelle de Richter[54].

L’épicentre a ainsi été localisé dans la zone côtière de Zemmouri à environ 80 kilomètres à l’est de la capitale Alger et, d’après les estimations scientifiques, se situait à une latitude de 36,89 degrés nord et à une longitude de 3,78 degrés est, l’hypocentre ayant été localisé à une profondeur d’environ 10 km[55].

Les villes de Wilaya de Boumerdès ont été les plus touchées par la secousse tellurique. Pour la wilaya d’Alger, c’est Réghaïa, avec notamment l’effondrement du fameux immeuble numéro 10, qui a été la plus touchée. 19 744 infrastructures publiques et privées notamment, des immeubles d’habitation, des mosquées, des établissements scolaires, universitaires et sanitaires, des maisons individuelles, des ponts ont été complètement détruits dans la seule Wilaya de Boumerdès qui a, par ailleurs, déploré 1 391 morts et plus de 10 000 blessés[56].

Ce séisme a donc fait 2 278 morts dans les wilayas environnantes, Alger, Blida et Tizi Ouzou, en plus de 10 000 blessés et 15 000 sans-abri. A Boumerdès seulement, les blessés avaient atteint le nombre de 3 442. La wilaya avait été déclarée sinistrée pour faire face par la suite aux affres de l’après-séisme[57].

Calédoniens originaires de Thénia[modifier | modifier le code]

Algériens déportés en Nouvelle-Calédonie

La révolte des Mokrani de 1871 avait débordé la Kabylie sur le Col des Béni-Aïcha où est implantée l'actuelle Thénia. Après l'étouffement complet de cette insurrection du cheikh El Mokrani, les arrêtés de séquestre des terres des insurgés Kabyles ont été promulgués. Si des insurgés Kabyles ont alors été condamnés à la peine de mort ou aux travaux forcés à perpétuité, d'autres ont écopé d'une déportation simple en Nouvelle-Calédonie après avoir été faits prisonniers au fort Quélern, puis transportés par le navire La Loire à son bord trente-quatre déportés politiques algériens via le neuvième convoi ayant pris départ le 5 juin 1874 du port de Brest et arrivé au port de Nouméa le 16 octobre 1874. Les prisonniers natifs de Thénia des Béni-Aïcha ont été enregistrés sous des numéros d'ordre avant leur embarquement vers la Nouvelle-Calédonie. On peut citer parmi ces déportés le Marabout (Cheikh) des Béni-Aïcha âgé à l'époque de 56 ans, dont le nom était Mohamed ben Hamon, probablement Rahmoune, adjoint du numéro d'ordre: 1301.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de la ville de Thenia, Boumerdès

Elle dispose de dix écoles primaires dont la plupart se situent au centre ville ; trois CEM (collège d'enseignement moyen) tous dans le centre ville (Mohamed Djoudi, Rod, Mohamed Bouchatal); deux lycées à la sortie Est de la ville, un technicum à l'Ouest et le lycée des frères Touzout.

Elle possède un hôpital qui était en reconstruction ces deux dernières années après son effondrement à cause du séisme du 21 mai 2003, et aussi de deux dispensaires. Elle dispose aussi d'un stade vêtu d'un tartan de 4e génération où l'équipe local CMBT reçoit ses adversaires et qui peut rassembler plus de 4 000 supporteurs.

Thénia compte aussi une gare ferroviaire (SNTF) d'une importance régionale, elle le point de départ/arrivée vers/de la capitale Alger (double voie électrifiée mise en service en 2008) et constitue une gare de correspondance de grande importance concernant toutes les villes de l'est du pays : Tizi Ouzou, Bouira, Béjaïa, Sétif, Constantine, Annaba, etc.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

École maternelle[modifier | modifier le code]

Cette école maternelle était érigée à l'emplacement actuel de la mairie de Thénia avant qu'elle ne soit fermée en 1980.

Elle avait pour mission de préparer les prochains élèves du cycle primaire afin de poursuivre un parcours scolaire radieux.

Les enfants en âge préscolaire étaient inscrits dans cette école dès 5 ans.

Ce sont particulièrement les filles qui y étaient inscrites durant les dernières années de son existence.

Des activités d'éveil et d'éducation y étaient exercées avec les petits élèves.

Cette école maternelle était reliée à la salle des fêtes de Thénia derrière l'ancienne mairie où étaient organisées les cérémonies telles que la fête annuelle du muguet[58].

Elle a été démolie en 1998 pour laisser place à la construction de la nouvelle mairie (A.P.C.) de Thénia.

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

Durant la colonisation française de l'Algérie, la ville de Thénia comprenait une école primaire de garçons et une école primaire de filles. Le séisme du 21 mai 2003 a ravagé ces deux écoles primaires ainsi qu'une bonne partie de la ville de Thénia. L'école de garçons a été aménagée depuis en chalets faisant office de classes d'enseignement primaire sur le même site initial. Un projet de reconstruction de cette école de garçons est en cours selon son architecture initiale datant d'avant l'année 2003.

École primaire "Mohamed Farhi"[modifier | modifier le code]
École de Garçons de Thénia avant le Séisme de 2003
Ruines de l'école de garçons de Thénia après le séisme de Boumerdès en 2003
Ruines de l'école de garçons de Thénia après le séisme de Boumerdès en 2003.
Ruines de l'école de garçons de Thénia après le séisme de Boumerdès en 2003
École Primaire "Mohamed Farhi" à Thénia en 2014


L'école primaire de Garçons de Thénia représentait un joyau architectural avant sa destruction totale lors du séisme de Boumerdès, le mercredi 21 mai 2003.

Bâtie en 1920, l'école primaire de Garçons de Thénia comprenait 13 salles de classe.

Bordée par le nord par la rue Jean Macé, devenue rue Mohamed Chabi, cette école primaire s'érigeait sur 3 niveaux. Au niveau de sa cave se trouvait la cantine scolaire qui était alimentée en produits par une porte à ras le trottoir.

Quant à son rez-de-chaussée, il comprenait 4 classes de cours auxquelles on pouvait accéder par la petite entrée des administrateurs, des enseignants et des visiteurs située sur ce côté nord, et un même escalier permettait d'atteindre le 1er étage où se trouvait 4 autres classes de cours sur la façade nord.

Cette belle école primaire de Garçons à Thénia était délimité sur son côté est par l'avenue Jules Ferry, devenue rue Omar Berkoune, d'où les élèves la pénétraient par un grand portail après avoir fait la file sur le trottoir.

Juste après l'accès de ce portail d'entrée et de sortie des élèves se trouvait à droite le bureau du directeur, alors qu'à gauche on trouvait l'appartement du conseiller pédagogique qui donnait sur une petite cour grillagée. Une seule classe de cours au rez-de-chaussée de l'école ouvrait ses fenêtres sur ce côté.

Au 1er étage de cette façade se trouvait le magasin des moyens pédagogiques juste au-dessus du bureau du directeur. À côté de ce magasin se trouvait un logement de fonction pour enseignant au-dessus de celui du conseiller pédagogique.

Au 2e étage de cette façade est se trouvait le spacieux appartement du directeur d'école qui s'ouvrait sur une terrasse.

Sur le côté ouest de cette école, deux villas coloniales la séparaient de la rue Maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque, devenue rue Saïd Khorchi. Une rangée de robinets d'eau au rez-de-chaussée permettait aux élèves de s'abreuver et se laver durant les récréations, alors qu'à côté un petit magasin contenait les outils et détergents des gardiens et concierges.

Au 1er étage de cette façade ouest se trouvait une grande salle de cours juste au-dessus de la rangée de robinets d'eau.

Vient alors la façade sud donnant sur la rue Jean Jaurès, devenue rue Ali Mahmouzi, qui comprenait au rez-de-chaussée 2 grandes salles de cours au milieu desquelles se situait la bibliothèque de l'école.

Un bel escalier permettait d'accéder à l'unique salle de cours au 1er étage de cette façade sud au-dessus de la bibliothèque scolaire.

Un petit portail au sud-ouest de l'école, donnant sur la rue Ali Mahmouzi, permettait d'accéder à un garage utilisé pour abriter la voiture du directeur, ou accessoirement pour l'entrée et la sortie des élèves.

La grande cour de cette école primaire permettait d'opérer les exercices physiques et sportifs des élèves, d'aligner les rangs avant leur entrée en classes de cours, de chanter l'hymne national et d'organiser les cérémonies et fêtes scolaires.

Les sanitaires des élèves se trouvaient au sud de la cour, alors que 2 sanitaires pour adultes étaient disposés de part et d'autre.

Une cloche manuelle permettait d'annoncer le début des séances de cours et des récréations.

C'est l'école primaire Mohamed Farhi, construite avec des chalets, qui est venue s'ériger à l'emplacement de l'ancienne école de Garçons après le séisme de 2003.

Parmi les directeurs qui ont marqué par leur empreinte cette école primaire à Thénia pendant des années, on peut citer Abderrahim Ghezouti qui y est resté de 1970 à 1983.

C'est Bachir Benhalima qui est devenu directeur de cette école primaire à partir de 1983 jusqu'au séisme de 2003.

École primaire "Abdelhamid Ibn Badis"[modifier | modifier le code]

À l'emplacement de l'ancienne "École de Filles".

École primaire "Ali Farhi"[modifier | modifier le code]

À l'emplacement de l'ancienne "École de la Cité Rose".

École primaire "Mohamed Boushaki"[modifier | modifier le code]

Sise à la "Cité de la Gare", elle est composée de 6 classes de cours.

École primaire "Rabah Ghazibaouène"[modifier | modifier le code]

Sise à la "Cité de la Tribu (Tribou)".

École primaire "Tizouighine"[modifier | modifier le code]

Sise à la "Cité de Tizouighine", elle est composée de 3 classes de cours.

École primaire "Ouled Ali"[modifier | modifier le code]

Sise au "village de Boukhanfar".

École primaire "Afrique"[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 3 classes de cours.

École primaire "Béni Arab"[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 4 classes de cours.

École primaire "Moussa Talamali"[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 3 classes de cours.

École primaire "Saïd Haddouche"[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 4 classes de cours.

École primaire "Rabah Farci"[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 3 classes de cours.

Collèges d'Enseignement Moyen (C.E.M.)[modifier | modifier le code]

C.E.M. des Frères Rod[modifier | modifier le code]
C.E.M. Mohamed Bouchatal[modifier | modifier le code]
C.E.M. Mohamed Djoudi[modifier | modifier le code]

Lycées secondaires[modifier | modifier le code]

Lycée des Frères Touzout[modifier | modifier le code]
Classe de lycée

Le lycée mixte des frères Touzout a été inauguré en septembre 1984.

Auparavant, les lycéens externes de Thénia et de ses environs se dirigeaient vers le lycée mixte Khaled El Djazaïri de Boudouaou pour suivre quotidiennement leur cours.

Les plus anciennes des générations de lycéens de Thénia avaient le choix entre des lycées internes à Alger.

Pour les lycéens, le lycée Abane Ramdane était leur destination, alors que pour les lycéennes, le lycée Hassiba Ben Bouali était la leur.

Quant aux études secondaires techniques, elles se déroulaient en internat au lycée de Rouiba ou au lycée de Dellys.

Les séries d'études secondaires au lycée de Thénia comprenaient la branche mathématique, la branche scientifique et la branche littéraire.

Les langues d'enseignement était la langue arabe pour le mode normal et la langue française pour le mode bilingue transitoire des branches mathématique et scientifique.

le mode d'enseignement bilingue a cessé au lycée des frères Touzout à Thénia en juin 1988 pour la branche mathématiques transitoires (M.T.) et la branche sciences transitoires (S.T.).

Deux classes spéciales bilingues seulement de 3e année secondaire, l'une en M.T. et l'autre en S.T., ont été admises à repasser leur baccalauréat en juin 1989 au lycée des frères Touzout.

Lycée Polytechnique[modifier | modifier le code]

Le lycée technique de Thénia a été inauguré en 1992.

Il est venu combler la lacune de l'enseignement secondaire technique dans la région des Béni Aïcha.

Formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Un "Centre de Formation Professionnelle et de l'Apprentissage (C.F.P.A.)" a été construit en 1975 à Thénia.

Avec ses salles de cours et ses ateliers, il a participé à la formation professionnelle de milliers de stagiaires.

Hôtel des Finances et des Contributions[modifier | modifier le code]

La ville de Thénia abrite un édifice imposant qui abrite le service de perception des impôts et des diverses redevances fiscales des citoyens, commerçants, établissements et administrations de la région.

Plusieurs communes dépendaient, durant la colonisation française, de cette recette des contributions diverses de Thénia.

Barrage de Mahrane[modifier | modifier le code]

Barrage d'eau

Lors de la création de la gare ferroviaire de Thénia durant l'époque coloniale, une retenue d'eau a été érigée au niveau du village de Mahrane au nord-ouest de la ville de Thénia pour subvenir aux besoins en eau de cette station ferroviaire arrimant Alger à Tizi Ouzou et à Constantine.

À l'origine, le site de ce barrage était un ruisseau, le Chrob-ou-Hrob (اشرب و اهرب" signifiant « bois et fuis ») à cause de la présence de fauves dont le lion de l'Atlas qui s'abreuvaient dans ce ruisseau.

D'où le nom de Mahrane donné au village mitoyen voulant dire en langue berbère « source aux lions ».

Ce barrage se trouve à l'ouest de Thénia où il permettait des balades individuelles et familiales lorsqu'il avait à l'époque une bonne retenue d'eau.

Le ruisseau qui alimente ce barrage de Mahrane fait partie de plus de 120 ruisseaux, majoritairement inexploités, qui existent et coulent dans les massifs montagneux de la Basse Kabylie formant l'actuelle wilaya de Boumerdès.

Actuellement, ce barrage de Mahrane à Thénia est presque totalement envasé, et la route qui y mène reste à goudronner.

Même dans le passé, il arrivait au barrage de Mahrane de manquer d'eau durant les années à faible pluviométrie.

Des générations d'habitants de Thénia ont appris leurs premières brasses de nage dans le bassin de ce barrage.

Il existait à 20 mètres au-dessus du barrage de Thénia un énigmatique rocher à côté d'un petit puits. Il y avait dessus une belle gravure d'apparence naturelle, représentant un sabot de cheval et un pied d'homme d'une taille de plus de 35 cm.

Les instituteurs des écoles primaires de Thénia amenaient leurs élèves en promenade jusqu'à ce barrage au printemps de chaque année.

Ce barrage de Mahrane servait dans le temps pour alimenter chaque locomotive à vapeur dans l'enceinte de la Gare de Thénia.

Pour alimenter ces machines a vapeur, l'eau arrivait du barrage de Mahrane jusque dans des bassins à Thénia.

Ces bassins de compensation se trouvaient juste en face de l´ancienne gare.

Les enfants de Thénia apprenaient aussi les rudiments de nage dans ces bassins en plus du barrage de Mahrane.

Ces bassins accueillaient aussi des poissons d'eau douce.

Tout autour du barrage de Mahrane étaient récoltés les fruits de Myrtille dits « Chelmoune شلمون » ainsi que les fruits d'Arbouse dits « Sissenoue سيسنو ».

Le lièvre était aussi chassé à côté des vannes d'eau du barrage.

L’eau des sources de Thénia, dont celle du barrage de Mahrane, est considérée comme une eau moyennement dure dont la teneur en différents ions présents dans chaque eau de source ainsi que les paramètres physiques sont acceptables et répondent bien aux normes requises d’une eau destinée à la consommation humaine sans modération.

Mosquées[modifier | modifier le code]

Mosquée El Feth[modifier | modifier le code]

La construction de la mosquée de Thénia a été un fait marquant au début du vingtième siècle en plein centre de Ménerville.

En effet, ce processus d'intégration de la population musulmane des villages de Thénia au sein même de la colonie européenne de Ménerville avait commencé par le droit à la résidence et l'octroi de cafés maures, suivis par l'édification de cette première mosquée au milieu des quinze villages coloniaux européens dans la Basse Kabylie qui est l'actuelle wilaya de Boumerdès.

Cette mosquée avait représenté une participation collective mettant en jeu les notables musulmans locaux ainsi que les élus locaux européens dans l'ancienne Ménerville.

Imams de la mosquée El Feth de Thénia
Prénom et nom Fonction Début Fin
1er Saïd Saâd Chaouche Imam 1962 1977
2e Brahim Boushaki Imam 1977 1995
3e Omar Arrar Muezzin 1975 1995

Mosquée El Forkane[modifier | modifier le code]

Cette mosquée a été bâtie en 1984 à la "Cité Casbah" de Thénia.

Cette 2e mosquée de la ville de Thénia est venue pour servir de lieu de culte pour les habitants de la Cité Casbah logés à partir de 1984.

Mosquée En-Nasr[modifier | modifier le code]

Cimetière musulman

Cette mosquée a été bâtie en 1987 à la "Cité Afrique" de Thénia.

Avec l'extension de la ville de Thénia vers le sud-est, une nouvelle mosquée s'est imposée d'elle-même.

Cette 3e mosquée de la ville de Thénia est venue pour servir de lieu de culte pour les habitants de la Cité Afrique près des lycées.

Imams de la mosquée En-Nasr de Thénia
Prénom et nom Fonction Début Fin
1er Amar Zaoui Imam 1997 2003

Cimetières musulmans[modifier | modifier le code]

Il existe dans le territoire de la commune de Thénia plusieurs cimetières musulmans.

Au nord du chef-lieu de la commune, on trouve le cimetière "Guerouèche Ali قروش علي" non loin du village de Ouled Ali dans la montagne de Boukhanfar.

Quant au sud de la ville de Thénia, on y trouve le cimetière "Djebbanète El Ghorba جبانة الغربة" entre la cité Morla et le quartier de Tamsaout sur le flanc de la montagne Soumâa (Thala Oufella).

Pour les autres villages abandonnés depuis 1956 autour de Thénia, chacun d'eux possédait son propre cimetière musulman familial.

Église Saint Léon[modifier | modifier le code]

Église Saint Léon de Thénia en 1946

Les jésuites sont présents en Algérie depuis 1840, et actuellement en 2014 ils font partie de la Région jésuite du Maghreb[59].

L’église d'Algérie a obtenu une structure diocésaine en 1838 par la création de l’évêché d’Alger qui a couvert toute l’Algérie jusqu’en 1866, date où il est devenu archevêché avec la création des deux autres diocèses du Nord.

C'est le cardinal Lavigerie qui dirigea le diocèse d’Alger de 1866 à 1892, et il fonda dès son arrivée, en 1868, les Pères Blancs et les Sœurs Blanches en 1869[60].

En 1873, les jésuites fondèrent et construisirent à Thénia la paroisse Saint Léon qui n'était qu'un baraquement en bois.

Cette paroisse devint l’église Saint Léon en 1875, du nom du pape Léon le Grand, et avait des murs blanchis ainsi qu'un clocher qui était carré.

Cette église Saint Léon de Thénia était dirigée par le curé Pierre Massonnat de 1877 à 1900[61].

Affiliée à l’église réformée, la paroisse Saint Léon de Thénia servait les chrétiens de ce centre colonial habité par des Alsaciens ou des Haut-Alpins protestants[62].

A rappeler aussi qu'il existait à Thénia un temple protestant fondé par les Alsaciens en 1933. Les premiers missionnaires protestants à Thénia étaient Mrs cook, duffey, le Pasteur Ernest Creissac, et le frère Pierre Étienne de la Communauté de Tézée[63].

De septembre 1960 à juillet 1961, c'est Bernard Roussel, né à Marseille en 1937, qui a été pasteur de l’église Saint Léon à Thénia, elle-même affiliée à l’église réformée en Algérie, alors la 16e région de l’église réformée de France[64].

C'est le Père Jean-Belaïd Ould Aoudia, dit Bélaïd, né le 14 avril 1925, qui a assuré jusqu'en avril 1988 à Thénia la fonction de curé, accueillant aussi les chrétiens (étudiants et enseignants) de Boumerdès.

Arrivé en Algérie peu après 1963, il fût nommé en 1973 vicaire épiscopal pour l’Est du diocèse d’Alger.

Après la démission du cardinal Duval en avril 1988, Bélaïd devient vicaire général du diocèse d’Alger. Il quitte alors Thénia et s’installe à l’archevêché d’Alger où il assume, en particulier, le ministère de l’accueil[65].

Curés et Pasteurs de l'église Saint Léon à Thénia de 1875 à 1988
Prénoms et nom Fonction Début Fin
1er Pierre Massonnat Curé jésuite 1877 1900
2e Ernest Creissac Pasteur protestant 1933 1945
3e Pierre Étienne Pasteur protestant 1945 1960
4e Bernard Roussel Pasteur protestant 1960 1961
5e Jean-Belaïd Ould Aoudia Curé catholique 1970 1988

Cimetière chrétien[modifier | modifier le code]

Cimetière chrétien

Les cimetières chrétiens en Algérie font partie de l'histoire de l'Algérie et de la France. Ils constituent un patrimoine commun qui doit être conservé au titre du devoir de mémoire et du respect dû aux défunts[66].

Les européens qui ont habité à Thénia durant la colonisation ont leurs morts enterrés au cimetière chrétien de Thénia, se trouvant entre la cité Rose et la cité Afrique.

Ce cimetière chrétien de Thénia a bénéficié de 4 opérations d'entretien annuel s'étalant de 2006 à 2009[67].

En effet, le cimetière chrétien de Thénia fait partie d'un processus de regroupement des cimetières chrétiens en Algérie, entamé en 2013, où se trouvent des tombes de défunts français[68].

Jusqu'en 2014, 120 cimetières chrétiens, dont celui de Thénia, ont été regroupés dans les différentes wilayas de l'Algérie, et une seconde phase portera ultérieurement sur le regroupement de 137 autres cimetières[69].

Le regroupement de ces cimetières chrétiens en Algérie, comme celui de Thénia, prévoit de permettre aux familles chrétiennes pouvant localiser les tombes de leurs défunts dans les cimetières concernés par ces regroupements d'émettre leur souhait d’effectuer le transfert en France, à leurs frais, des restes mortels de leurs défunts[70].

La gare ferroviaire[modifier | modifier le code]

Intérieur de la gare ferroviaire de Thénia

La gare ferroviaire de Thénia fut construite en 1880, mais la voie du chemin de fer d'Alger à Thénia ne fut ouverte qu'en 1881.

En effet, c'est le 25 septembre 1881 que fut ouverte la section de Boudouaou à Thénia du chemin de fer allant d'Alger jusqu'à Constantine.

La construction et l'exploitation de cette ligne ferroviaire allant d'Alger à Constantine furent concédées à la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est Algérien par des lois et des décrets successifs, dont la loi et le décret du 3 décembre 1878 portant sur le tronçon allant de Boudouaou jusqu'à Thénia.

Ce tronçon ferroviaire allant de Boudouaou jusqu'à Thénia fut livré le 25 septembre 1881.

Entre temps, un embranchement ferroviaire allait permettre la liaison de Thénia vers Tizi Ouzou sur 51 km dans le cadre du deuxième plan de développement des chemins de fer en Algérie adopté par la loi du 18 juillet 1879.

Quant à liaison ferroviaire de Thénia à Sétif qui permettait enfin de relier Alger à Constantine, elle ne fut entamée qu'après la promulgation du décret du 2 août 1880.

La mise en service de cette liaison ferroviaire de Thénia à Sétif eut lieu par tronçons entre le 1er novembre 1882 et le 3 novembre 1886.

L'inauguration du train électrique pour le transport ferroviaire entre Alger et Thénia avait été inauguré en 2008. Un départ toutes les 10 minutes à partir de Thénia permet en 40 minutes de faire le trajet entre Alger et Thénia. Les trains fonctionneront de 5 heures du matin jusqu'à 23 heures, en visant d'atteindre une ponctualité, un confort et une sécurité à bord du train électrique de la banlieue est de la capitale algérienne[71].

Bureau de Poste[modifier | modifier le code]

Bureau d'Algérie Poste

Le Bureau de Poste de Thénia a été fonctionnel à partir de 1903 à côté des 90 bureaux de poste ouverts au public à cette date[72].

Il exécutait des opérations de recettes simples de deuxième classe en direction d'Alger.

Mais l'édifice de l'ancienne poste de Thénia n'a été bâti qu'en 1924 en même temps que l'ancienne mairie.

Cet hôtel des postes faisait partie d'un ensemble d'édifices publics qui donnaient à Thénia le caractère d'une ville stratégique.

Le dernier français receveur des Postes à Thénia avant l'indépendance de l'Algérie était Marcel Martin, un métropolitain arrivé en Algérie en 1941. Il a été nommé à ce poste de receveur, dans les PTT, le 02 mai 1961 et y est resté jusqu'en juillet 1962.

Après l'indépendance de l'Algérie, plusieurs receveurs des postes ont succédé à la tête de la poste de Thénia.

Receveurs des Postes à Thénia après l'indépendance en 1962
Prénoms Nom Début des fonctions Fin des fonctions
1 Mohamed Issaad 1962 1975
2 Ali Bekour 1975 1990
3 Mohamed Rakia 1990 2005

Le Bureau de poste de Thénia après sa reconstruction en 2005, suite au tremblement de terre du mercredi 21 mai 2003, comprend actuellement 4 guichets au niveau de son centre payeur.

En effet, ce nouveau bureau d'Algérie Télécom de Thénia est un bâtiment neuf, moderne et spacieux, reconstruit sur les ruines de l'ancienne poste.

Les postiers de Thénia avaient travaillé depuis le séisme de 2003 dans des conditions pénibles pendant deux ans jusqu'à 2005, dans des conteneurs dans lesquels la chaleur était suffocante et le froid glacial.

Ces mêmes postiers de Thénia avaient installé quelques jours seulement après la catastrophe de 2003 une poste sommaire dans la loge du gardien de la Maison de jeunes de Thénia pour ne pas suspendre la continuité du service public.

À noter que le Centre de chèques postaux installé actuellement à Thénia a un caractère régional couvrant les utilisateurs venant d'autres communes de la Wilaya de Boumerdès ainsi que de la Wilaya de Bouira.

L'ouverture d'un centre de paiement d'Algérie Poste au niveau du village de Ouled Ali au nord-est de Thénia à Boukhanfar est prévue.

Code postal[modifier | modifier le code]

Algérie Poste

Le Code postal de Thénia est passé par plusieurs étapes depuis l'époque coloniale jusqu'à nos jours.

Avant le découpage administratif de l'Algérie en 1984, Thénia relevait de la Wilaya d'Alger.

Son code postal était alors 16000 et il n'y avait pas de caractérisation numérique des daïras, des communes et des douars.

Mais après ce découpage territorial, Thénia a été rattachée à la wilaya de Boumerdès portant le numéro: 35.

De ce fait, le code postal de Thénia à pris la forme numérique générique sur cinq chiffres 35xxx.

Mais puisque Thénia dépendait de la Daïra de Boudouaou portant le numéro 4 dans la Wilaya d'Alger avant 1984, le code postal de Thénia devint 354xx.

Puis, le chef-lieu de la commune de Thénia a reçu le numéro 7 de façon à le doter du code postal 3547x.

Finalement, le centre-ville de Thénia a reçu le numéro 0 donnant ainsi le code postal 35470.

Ainsi, Thénia a pris sa place dans la liste des codes postaux d'Algérie avec le code oostal 35470.

Mais en 2008, Thénia à reçu un nouveau code postal qui est 35005[73] dans le cadre du renouveau qu'a entrepris Algérie Poste.

Tribunal de justice[modifier | modifier le code]

Tribunal de justice

Un tribunal de justice a été construit à Thénia au début du XXe siècle.

Il permettait de rendre justice aux citoyens de Thénia et à ceux de ses communes limitrophes.

Mais après l'indépendance de l'Algérie, il a été déclassé pour ne devenir qu'une annexe administrative des services juridiques centraux à Alger.

La décision de fermeture de cette administration de justice à Thénia a été prise en 1980.

Depuis cette date, Il est resté fermé au public.

Au lendemain du séisme de Boumerdès[74], cet ancien tribunal de justice de Thénia a été sérieusement endommagé.

L'hôpital[modifier | modifier le code]

Infirmière à l'hôpital de Thénia en 1926
Médecin et infirmière à l'hôpital de Thénia en 1934

Lors de la colonistation française de l'Algérie, Thénia fut choisie en 1870 pour la création d’une ambulance de 120 lits d’abord, puis en 1873, d’un modeste hôpital dirigé à ces débuts par le docteur Roger[75].

Le grand hôpital de Thénia a été construit dix ans plus tard en 1883. Il accueillait principalement des grabataires[76].

À partir de 1935, l'hôpital de Thénia avait connu plusieurs réaménagements et une multiplication de ses services. Il avait ainsi été agrandi en convertissant ses salles communes en chambres particulières, en créant une salle d'interventions opératoires de chirurgie, en installant un service moderne de radiologie, ainsi que l'équipement d'un laboratoire d'analyse médicale[77].

Ensuite, un service de maternité y a été créé pour s'occuper du suivi des femmes enceintes et des accouchements.

Des interventions de chirurgie courante y étaient pratiquées pour le trachome, les cas d'amputation et l'appendicite.

La lutte contre les maladies infectieuses était l'objet de campagnes périodiques visant la syphilis, la tuberculose, la fièvre typhoïde, le kyste hydatique, la dysenterie amibienne et le tétanos.

L'arrivée de la molécule de sulfamide en 1935, puis de la pénicilline en 1942, permirent de nettes améliorations dans les traitements de nombreuses affections dans les zones rurales autour de Thénia.

Il n'était pas rare que les services de l'hôpital aient à soigner un dromadaire atteint de plaies et de morsures, avec des antiseptiques.

Les médecins de l'hôpital de Thénia allaient, deux à trois fois par semaine, faire des consultations dans les villages aux alentours de Thénia.

Pendant la période des vaccinations, les médecins de l'hôpital de Thénia s'installaient sur la place des marchés et vaccinaient les gens contre la variole, la diphtérie, la typhoïde et la tuberculose.

Deux fois par an, les médecins de l'hôpital de Thénia allaient dans les écoles pour dépister, à la cuti-réaction, la tuberculose.

Les médecins de pédiatrie faisaient des tournées hebdomadaires dans les familles pour vacciner les nourrissons, et prodiguer des soins en donnant des conseils aux mères.

Pendant la saison fiévreuse, une campagne préventive antipaludique était mise en place. Elle consistait à distribuer, aux habitants des douars de Thénia, des comprimés de quinine.

Dispensaire[modifier | modifier le code]

Cinéma Roxy[modifier | modifier le code]

Cinéma Roxy

La récupération de la salle de cinéma Le Roxy a été opérée en 2010 après des années d'abandon.

Cette salle cinéma est la propriété de la mairie (A.P.C.) de Thénia et a été récupérée par voie de justice, puis a été refaite par les services de la mairie pour être utilisée pour des conférences et des activité culturelles.

Auparavant, elle a été louée comme salle des fêtes à un particulier sans soumission, ni renouvellement de contrat ou appel d'offre durant des années[78].

Le 1er locataire en 1962 de ce cinéma Roxy à Thénia était Ali Lella.

Salle de conférence[modifier | modifier le code]

Une salle de conférence de 200 places a été réalisée à Thénia en 2011.

Salle des fêtes[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes de Thénia se trouvait derrière la mairie et l'école maternelle jusqu'à sa fermeture en 1980.

Puis, cette salle des fêtes a été démolie avec l'école maternelle pour permettre la construction du siège de la daïra de Thénia à partir de 1984.

Sport[modifier | modifier le code]

Équipe de football[modifier | modifier le code]

Sport de football
Sporting club Ménervillois[modifier | modifier le code]

La première équipe de football à Thénia était le Sporting club ménervillois (SCM) aux couleurs jaune et noire, dont le siège était au Café Bagur, et qui fût créé et affilié en 1910.

Durant la saison (1947-1948), le SCM évoluait en 2e division de la Ligue d'Alger de football côte à côte dans les compétitions avec l'équipe de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) dans le groupe A.

Espérance sportive de Thénia[modifier | modifier le code]

Après l'indépendance de l'Algérie, juste après que Ménerville fût rebaptisée Thénia en 1965, le SCM devint l'Espérance sportive de Thénia (EST).

Chabab Moustaqbal Madinate Thniya[modifier | modifier le code]

Quelques temps plus tard, l'EST prit le nom en arabe de Chabab Moustaqbal Madinate Thniya (CMMT).

Ce qui signifie en français « Jeunesse de l'avenir de la ville de Thénia »

Chabab Moustaqbal Baladiyate Thniya[modifier | modifier le code]

Ce nom en arabe CMBT a été donné au SCM (EST) après 1970, en remplacement de CMMT.

Ce qui signifie en français « Jeunesse de l'avenir de la commune de Thénia »

Équipe de rugby[modifier | modifier le code]

Sport de rugby

Le Sporting Club Ménervillois (S.C.M.) avait aussi une équipe de rugby qui participait aux compétitions en Algérie avant 1962.

En effet, Le S.C. Ménervillois remportât le championnat d'Algérie de rugby en mai 1959.

Hand-ball[modifier | modifier le code]

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Volley-ball[modifier | modifier le code]

Boxe[modifier | modifier le code]

Kick boxing[modifier | modifier le code]

Tennis de table[modifier | modifier le code]

Kung-fu[modifier | modifier le code]

La section de kung-fu du Mouloudia Club de Thénia (M.C.T.) continuait en 2012 à s'entraîner malgré le manque de moyens matériels et financiers[79].

Les séances d'entraînement de kung-fu à Thénia se déroulent encore en 2014 dans un grand hangar qui jouxte le stade communal.

Ledit hangar, dont la toiture est en métal, n'est pourvu d'aucune commodité. Cependant, depuis la fermeture en mars 2013 de la salle omnisports mitoyenne, les différents athlètes de la localité viennent pratiquer leur sport de prédilection dans le hangar en question[80].

Karaté[modifier | modifier le code]

Judo[modifier | modifier le code]

Judo à Thénia
Judo à Thénia

A Thénia, la salle de judo a bénéficié d'une extension en 2008.

Cette extension est venue encourager les tournois organisés périodiquement par la section de judo du CSA Thénia à la salle omnisports communale.

Les tournois de judo pour jeunes garçons à Thénia concernent les catégories d’âge des poussins (25kg, 30kg, 35kg et plus de 55kg), des benjamins (30kg, 35kg, 40kg, 46kg, 55kg et plus de 60kg) et des minimes (36kg, 42kg, 50kg et 55kg).

Plusieurs clubs de judo de la Wilaya de Boumerdès et de toute l'Algérie y sont conviés pour y engager leurs judokas par catégorie de poids[81].

A rappeler que la finale du championnat de la Wilaya d'Alger de judo, en catégorie minime, avait vu en 1978 l'équipe de Thénia (C.M.B.T.) classée championne de l'événement, sous la direction de Djillali Boutiche.

C'est le maître Salah Abbad qui avait encadré cette équipe de judo à Thénia en 1978, un grand judoka au niveau national dont le passage à Thénia restera gravé en lettres d'or.

Salah Abbad, issu de l’école de judo d'El Biar à Alger est ce grand entraîneur qui a travaillé avec bonheur durant plus de deux ans à Thénia où une école de judo vit le jour et donna des résultats appréciables malgré l'indigence des moyens dont la section disposait à l'époque.

C'était la période, en 1978, où le sport en général et la discipline du judo en particulier, était la fierté de Thénia, avec peu de moyens mais avec une grande volonté des sportifs.

Un autre maître du judo à Thénia était Malek Sahed, un entraîneur qui faisait partie de la grande équipe de judo qui a honoré la commune de Thénia durant une décennie entre 1978 et 1988.

Le judo à Thénia est une activité sportive susceptible d’absorber l’énergie juvénile où 14 sections évoluaient dans cette la localité et qui avaient donné des satisfactions durant de longues années.

Rien que quelques judokas s’accrochent actuellement, en 2014, désespérément à un passé récent plein de mérite.

Salle omnisports[modifier | modifier le code]

Salle omnisports

L'absence de subventions a abouti à la fermeture de la salle omnisports de Thénia pour la pratique sportive, tandis que cette structure est cédée régulièrement pour les célébrations des fêtes familiales[82].

En plus de cette disette financière, le glissement de terrain ayant eu lieu en dessous de cette salle omnisports est encore d'actualité depuis l'année 2004.

La direction de la jeunesse de la Wilaya de Boumerdès avait par le passé ordonné la fermeture de cette salle omnisportive pour entreprendre des travaux et la mise en place d'un mur de soutènement afin de parer à un éventuel glissement de terrain.

A cause de la précipitation lors de la réalisation de ce mur de soutènement, fait en gabion et à un endroit restreint, la mauvaise étude du projet a causé un affaissement de terrain menaçant ainsi les locaux commerciaux en bord de l'avenue M'Hamed Bouguerra de tomber sur le trottoir.

Lors de l'hiver 2012, Un éboulement s'est produit au chef-lieu de la commune de Thénia, causant de graves dégâts, notamment au niveau de l'abribus.

L'impressionnante masse d'éboulis qui a dévalé à partir des hauteurs de la salle omnisports a fini par couvrir tout le trottoir de la route principale de la ville en enfouissant sur son passage quatre locaux commerciaux.

La salle omnisports, dont une partie de sa clôture s'est affaissée, risque de s'écrouler s'il n'est pas procédé d'urgence à sa consolidation[83].

Toujours en juin 2014, la salle omnisports de Thénia était encore fermée par «mesure de sécurité» en raison des glissements de terrain qui ont affecté la route en contrebas[84].

Stade[modifier | modifier le code]

Le stade de Thénia est une structure sportive centrale de football à côté d'une salle omnisports.

Ce stade communal a vu son terrain se revêtir en gazon synthétique à partir de l'année 2007.

Il a été procédé à la pose du gazon sur un espace de 10 000 m2 de pelouse.

Ainsi, Thénia est actuellement dotée d'un stade recouvert d’un gazon synthétique de quatrième génération.

Ce tapis en gazon synthétique a nécessité un travail avec plusieurs opérations aussi techniques que compliquées.

Après le terrassement commencé en 2007, un support en bitume a été posé, suivi de la mise en place du gazon en polypropylène.

Le tapis de gazon, d’une épaisseur de 60 millimètres, a subi sept opérations de contrôle de conformité avant sa livraison.

La durée de vie de ce gazon synthétique, à ne pas confondre avec le tartan, est d’une dizaine d’années jusqu'en 2017.

Il bénéficie aussi du label « Recommanded » de la FIFA.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture moderne[modifier | modifier le code]

Agriculture autour de Thénia
champ de blé autour de Thénia

À partir de 1874, des concessions agricoles ont été créées autour de Thénia pour permettre de développer la production agricole. Ces concessions agricoles modernes étaient composées d'une assez bonne terre labourable et beaucoup d’oliviers. Au sein de ces concessions, on pouvait trouver des broussailles, des palmiers nains, de la vigne, des figuiers et des jardins.

Dès que le bénéficiaire obtenait la concession agricole, à partir de 1874, il se rendait immédiatement en Algérie pour remplir scrupuleusement les conditions de résidence sur le lot de terre qui lui avait été attribué.

Le concessionnaire agricole supportait les frais pour travaux d’amélioration de sa propriété terrienne, qui consistaient en défrichements, greffage d’olivier, etc[85].

Gisements miniers[modifier | modifier le code]

Une carrière de granite concassé, ou tuf, était exploitée au nord-est de Thénia, et un téléphérique expédiait ce minerai de granite (tuf) vers la gare ferroviaire de Thénia pour être acheminé par wagons ou par camions en fonction des destinations.

L'extraction de cette roche de granite, ou tuf, à ciel ouvert était suivie d'un concassage sur place, puis elle était acheminée par le fameux téléphérique jusqu'à Thénia où elle était transbordée soit dans des wagons soit dans des camions pour être transportée là où on en avait besoin.

Les roches qui composent le massif montagneux de Thénia sont donc constituées de granite à grain plus ou moins fin exploités actuellement pour la production du tuf.

La décomposition de ces granites à Thénia donne des petits cristaux de feldspath, de quartz et de mica noir.

Le granite de Thénia est aussi présent sous la forme de gros blocs, parfois énormes, qui se prêtent facilement à l'exploitation pour les pavés et les carrelages de cours et de trottoirs.

La région de Thénia abrite aussi des sites miniers de fer près du village de Gueddara à 2,5 km au sud de la ville. On y trouve de l'hématite tendre, affleurant dans un îlot de schiste et de quartzite archéens.

Quant au nord de Thénia, plus précisément près de Oued Keddache à 3 km de la ville, on trouve des sites miniers de fer oligiste avec des traces de pyrite, au contact du micaschiste et de la roche éruptive (liparite) ayant fait l'objet de quelques travaux d'exploration abandonnés depuis longtemps.

Place publique[modifier | modifier le code]

Place publique

La ville de Thénia comporte une place publique en son centre-ville.

Cette placette, appelée "Place Carnot", a été créée dès 1870 à côté de la mairie de Thénia.

Sa largeur est de 30 mètres alors que sa longueur est de 70 mètres, d'où une superficie de 2100 mètres carrés.

Ainsi, sur 21 ares, la placette Carnot de Thénia avait été conçue dès la création du village colonial de Thénia pour accueillir les quelques centaines d'habitants de la ville au quotidien et lors des marchés et des fêtes.

Après la délimitation du périmètre de cette place publique en 1870, des arbres y ont été plantés, semblables à ceux des places d'Alger[86].

Une fontaine publique a été bâtie près de ces plants d'arbres pour abreuver les gens et arroser les arbrisseaux.

Quelques années plus tard, un jet d´eau avec ses poissons remplaçât cette fontaine.

Un kiosque avait été érigé sur cette place, près de la fontaine publique, où se vendait le fameux chocolat Menier.

Un kiosque à musique était au centre de cette place Carnot où avaient lieu marchés, foires et fêtes, et où la population européenne de Thénia venait prendre un peu de repos à l'heure fraîche et siroter quelque chose, tout en écoutant des concerts[87].

Les jeunes et moins jeunes de Thénia se regroupaient autour du kiosque à musique de cette place, venus danser sur des airs à la mode, lors des bals des fêtes du village.

Des lampions multicolores se balançaient et délimitaient le périmètre scintillant réservé aux danseurs autour de l'orchestre[88].

Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, deux kiosques ont été bâtis de part et d'autre de la placette, tenus par Tirsatine et Anou, et les deux pissotières ont été maintenues.

Le kiosque à musique a été remplacé par un café.

Des carrés de jardin, ainsi qu'un jet d'eau avec bassins, ont été installés sur l'ancien caniveau de la place.

Marchés[modifier | modifier le code]

Marché hebdomadaire[modifier | modifier le code]

Marché hebdomadaire à ciel ouvert

La mairie (A.P.C.) de Thénia avait décidé en 2006 de fermer provisoirement le marché hebdomadaire qui se tenait jusqu'alors tous les mardi dans la ville depuis la création de la commune de Thénia en 1874.

Il y avait un côté bucolique dans ce marché du mardi qui faisait partie de la vie du village de Thénia où les gens de toutes confessions se côtoyaient hebdomadairement.

En effet, ce marché hebdomadaire du mardi se tenait dans la place du centre-ville et ses rues attenantes jusqu'en 1994 où il fut transféré à la sortie ouest de la ville (Pont des soupirs) puis suspendu en 2006.

Cette décision de suspension des activités de ce marché avait pour raison les plaintes des riverains de cet endroit, tels les habitants des cités des 38 Logements, les Tours et l'École qui se plaignaient de moult désagréments causés par ce marché du mardi.

La décision de suspension provisoire nécessitait des autorités locales de réfléchir à une solution de rechange, les habitants de Thénia habitués à cet espace commercial réclamant une solution dans les meilleurs délais, tout en déclarant comprendre la décision des autorités, dictée aussi par la perturbation de la circulation automobile[89].

Jusqu'à octobre 2014, ce marché hebdomadaire du mardi à Thénia restait suspendu après 8 ans de longue attente de la population des Béni Aïcha.

Entre-temps, la majorité des habitants de Thénia se rabattent actuellement sur le marché hebdomadaire du vendredi à Boudouaou, celui de jeudi à Isser ou celui de lundi à Boumerdès pour faire leurs courses.

Jusqu'à présent en 2014, la ville de Thénia n'a pas encore trouvé un endroit susceptible d'abriter son marché hebdomadaire du mardi, car l'extension de cette ville stratégique est devenue problématique.

Journées du marché hebdomadaire dans les villes des Béni Aïcha
Ville Journée
1er Boudouaou Vendredi
2e Béni Amrane Samedi
3e Souk El Had Dimanche
4e Boumerdès Lundi
5e Thénia Mardi
6e Zemmouri Mercredi
7e Isser et Tidjelabine Jeudi

Marché aux bestiaux[modifier | modifier le code]

Marché aux bestiaux

Ce marché hebdomadaire des bestiaux se tenait à la cité de la Sablière tous les mardis avant l'indépendance de l'Algérie en 1962.

Les vendeurs de moutons et de volailles de toute la région de Thénia, et au-delà, venaient y vendre leur marchandise en plus des agriculteurs du coin.

Marché couvert[modifier | modifier le code]

Marché quotidien couvert

Le marché couvert de Thénia a été inauguré en 1984.

Il est composé de plus de 60 locaux commerciaux répartis sur 2 étages ainsi que des étals de fruits et légumes au centre du rez-de-chaussée de la surface couverte.

Ces locaux commerciaux exposaient naguère leurs marchandises vers l'extérieur ou vers l'intérieur de l'édifice.

Mais ce marché couvert s'était détérioré, suite au séisme 21 mai 2003 qui a secoué toute la région de Boumerdès et qui avait profondément touché la ville de Thénia.

Dans un état lamentable, ce marché était malheureusement devenu insalubre après 2003 à cause des tas d'ordures, des cartons, de la ferraille et de déchets jonchant son intérieur depuis des années.

Cette saleté repoussante et les odeurs nauséabondes rendaient le lieu infréquentable[90].

Ainsi, des travaux de confortement dudit marché couvert de Thénia avaient été lancés en 2009, vu qu'il avait connu un état d'abandon des plus totaux et s'était transformé en un dépotoir[91].

Usines[modifier | modifier le code]

La commune de Thénia regroupe une multitude d'usines.

Usine SOMIVER[modifier | modifier le code]

Verre ordinaire
Chaîne de fabrication de bouteilles dans une usine de verre
Verre de laboratoire

A l'entrée ouest de la ville de Thénia, à côté du centre de formation professionnelle et de l'apprentissage (C.F.P.A.), se trouve l'usine SOMIVER.

Cette usine SOMIVER, une société par actions (S.P.A.), est une filiale du groupe industriel ENAVA.

En effet, le groupe industriel de l'entreprise nationale des verres et abrasifs (E.NA.V.A.) possède cette usine à Thénia, dénommée société de miroiterie et de verre technique (SO.MI.VER.) ayant un capital social de 5 millions de dinars algériens.

Ayant ainsi son siège social sur la route nationale RN5, l'activité de SO.MI.VER. Thénia consiste à produire et à commercialiser du miroir et de la verrerie de laboratoire[92].

La gamme de produits de SO.MI.VER. Thénia comprend les abrasifs, les bouteilles et bocaux en verre, les briques de verre, la gobeleterie, la miroiterie, la cristallerie, le verre feuilleté d'automobile, le verre de laboratoire et le verre plat produit ou transformé[93].

A rappeler que l'usine SO.MI.VER. Thénia est une unité industrielle issue du groupe Saint-Gobain qui activait en Algérie sous le nom "Verreries d'Afrique du Nord" depuis 1947.

Après l'indépendance algérienne, l'usine SO.MI.VER. a connu 5 phases importantes après sa nationalisation en 1962 et suite à plusieurs restructurations industrielles.

L'actuelle unité SO.MI.VER. a été créée en février 1997.

L'historique de SO.MI.VER. passe par la création d'un comité de gestion en 1963.

Puis, la société nationale des industries du verre (S.N.I.V.) fut créée par l'ordonnance N°66-316 du 25 octobre 1966.

En 1973, la restructuration du secteur industriel a induit l'absorption de la S.N.I.V. par la société nationale des industries chimiques (S.N.I.C.) créée par l'ordonnance N°75-45 du 25 février 1973.

De nouveau, la restructuration de la S.N.I.C. a produit l'entreprise nationale des verres et abrasifs (E.NA.V.A.) par le décret N°82-418 du 04 décembre 1982 dont l'unité SO.MI.VER. faisait partie.

Finalement, la filialisation du groupe E.NA.V.A. en 5 filiales a enfanté de SO.MI.VER. créée le 05 février 1997[94].

Unité de KAHRIF[modifier | modifier le code]

KAHRIF, une filiale de SONELGAZ

A l'entrée ouest de Thénia se trouve l'unité KAHRIF, une filiale de SONELGAZ.

Cette unité d'électrification Rurale (KAHRIF) de Thénia se situe sur la route nationale RN5 de quoi lui donner une aptitude à l'intervention prompte dans toutes les localités rurales de la région de Basse-Kabylie.

Cette unité KAHRIF de Thénia, qui est une société par actions (S.P.A.) dénommée entreprise nationale des travaux d'électrification (E.N.T.E.), est spécialisée dans la distribution publique de gaz, la construction des réseaux de distribution d’énergie électrique, ainsi que dans services relatifs à l'utilisation de l'électricité et du gaz en milieu rural[95].

En 1974, la direction de l’électricité "K.E." de SONELGAZ a pris en charge les projets d'électrification rurale en Algérie. En 1982, KAHRIF a été crée en tant qu’entreprise nationale des travaux d’électrification (E.N.T.E.), par abréviation "KAHRIF". En 1989, KAHRIF a vu son passage à l’autonomie de en tant que société par actions (S.P.A.). En 1996, l'ouverture du marché de l’électrification à la concurrence a permis à KAHRIF de participer aux appels d’offres nationales et internationales. En 2006, KAHRIF a réintégré le groupe SONELGAZ et est devenue l’une de ses filiales[96].

Usine du Groupe Faïenceries Algériennes[modifier | modifier le code]

Le Groupe Faïenceries Algériennes, fondé en 1969, est le leader de l’industrie céramique en Algérie avec une production qui avoisine les 30 000 mètres carrés par jour, dans cinq unités de production spécialisées en carreau mural, carreau de sol et carreau décoratif (plinthes et frises) en mono-cuisson et en bi-cuisson.

L'unité de production à Thénia est spécialisée dans les plinthes et listels avec une production de 2 000 m²/jour[97].

Huilerie[modifier | modifier le code]

Olives dans l'huilerie de Thénia

L'huilerie d'extraction de l'huile d'olive à Thénia fait partie des 39 huileries que compte la Wilaya de Boumerdès, dont les principales se situent dans la daïra de Thénia et ses communes, Béni Amrane, Ammal, Thénia et Souk el Had.

Ces 39 huileries se départagent en 5 huileries automatiques, 13 huileries semi-automatiques et 21 huileries traditionnelles pour la production d'huile d'olive[98].

Zone d'activité[modifier | modifier le code]

La zone d'activité industrielle de Thénia a été créée durant l'année 2000[99].

La poterie traditionnelle[modifier | modifier le code]

Poterie traditionnelle kabyle

Thénia, peuplé de populations d'origine kabyle, aujourd'hui majoritairement arabisée, est connue pour ses poteries au décor berbère angulaire, ocre sur fond blanc.

Des aires de cuisson des poteries à Thénia étaient auparavant entourées de murs semi-circulaires, en pierres sèches, qui s'enfonçaient dans le sol, soit pour alimenter les foyers, soit pour permettre la circulation de l'air.

Dans les villages entourant Thénia, il y avait aussi des aires où séchaient des moellons d'argile ordinaire mélangée de paille, qui entraient dans la construction des maisons.

Le mode de fabrication de cette poterie à Thénia passait par le traitement, l'extraction et la purification de l’argile.

Puis suivaient le pétrissage, le séchage, la cuisson et la décoration des objets de poterie.

Les objets fabriqués de cette poterie berbère de Thénia étaient séchés à l’ombre et leur décoration se faisait à l’aide de pinceaux en poils de chèvre.

Les motifs de cette poterie triangulaire étaient généralement de forme géométrique et triangulaire.

Cette poterie des Béni-Aïcha était vendue sur les deux bords de la route nationale passant par Thénia et dans des magasins à l'intérieur de la ville comme celui qui était à la cité Sablière.

Faune[modifier | modifier le code]

Animaux[modifier | modifier le code]

Lion de l'Atlas[modifier | modifier le code]

Lion de l'Atlas (Sebaâ سبع) en Algérie
Lion de l'Atlas (Sebaâ سبع) en Algérie

Le Lion de l'Atlas reste le meilleur représentant de la faune animale de Thénia durant des siècles avant son extinction dans toute l'Algérie durant le XXe siècle.

Déjà en 1837, les références bibliographiques françaises avaient mentionné l'existence du lion de l'Algérie au Col des Béni-Aïcha où a été érigée l'actuelle ville de Thénia.

Et malgré que l'espèce du lion de l'Algérie soit aujourd'hui éteinte à l'état sauvage, il est bon de rappeler que ce dernier régnait autrefois sur toute l'Afrique du Nord.

Léopard de l'Atlas[modifier | modifier le code]

Léopard de l'Atlas

L'extinction du Lion de l'Atlas a aussi été le sort de l'ours de l'Atlas et du léopard de Barbarie, les deux autres principaux prédateurs d'Afrique du Nord, qui sont désormais, respectivement, disparus et près de l'extinction. Le site actuel du barrage de Mahrane à Thénia était un ruisseau et une mare où venaient, avant le XXe siècle, s'abreuvoir les lions et les panthères ainsi que les fauves de la région de Thénia dans la Basse Kabylie relevant actuellement de la wilaya de Boumerdès. Le ruisseau et la mare des fauves de Mahrane à Thénia s'appelait indifféremment Cherob-ou-Herob ou Cheurob-ou-Heurob ou Chereub-ou-Hereub signifiant « bois et fuis اشرب واهرب ».

Mangouste[modifier | modifier le code]

Mangouste (Zerdi زردي) à Thénia

L'autre fauve réputé de la région de Thénia des Béni-Aïcha est certainement la mangouste. En effet, la mangouste, qui est un mammifère anti-venin, est localement appelée zerdi en arabe et izerdhi en berbère. Ses deux noms zerdi et izerdhi proviennent du verbe arabe "zarada زرد" signifiant « avaler » pour marquer l'aptitude de la mangouste à avaler sa nourriture et ses petites proies.

Hérisson d'Algérie[modifier | modifier le code]

Hérisson d'Algérie (Guenfoude قنفود) à Thénia

Un autre animal fréquemment rencontré à Thénia est l'Hérisson d'Algérie.

Tortue mauresque[modifier | modifier le code]

Tortue mauresque (Fakroune فكرون) à Thénia

Quant au petit animal à carapace qu'est la tortue, on en rencontre à Thénia une espèce appelée Tortue mauresque.

Plus précisément, cette Tortue mauresque n'est que la fameuse Tortue grecque dont le nom latin est Testudo graeca et que l'on retrouve dans toute l'Afrique du Nord dont l'Algérie.

En particulier, c'est la sous-espèce de tortues Testudo graeca graeca ou Tortue mauresque du Maghreb que l'on rencontre dans les massifs montagneux de Thénia.

La carapace de cette tortue de Thénia est brune, vert foncé à olive pale, voire jaune, avec des dessins foncés au milieu et sur la périphérie des écailles.

Lièvre[modifier | modifier le code]

Lièvre (Gounine قنين) à Thénia

Les lièvres marquent aussi leur présence de rongeurs dans les talus de Thénia du fait que ce sont des petits rongeurs sauvages proches des lapins.

Il existe trois espèces de lièvres dans la région de Thénia qui diffèrent entre elles par leur taille, leur coloris et leur mode de vie.

Ces 3 espèces de lièvres de Thénia sont le lièvre (Lepus capensis), le lièvre des buissons (Lepus saxatilis) et le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus).

Porc-épic à crête (Dhorbane ضربان) à Thénia

Étant des animaux relativement solitaires vivant parfois en couple, les lièvres de Thénia sont fins, légers et possèdent de longues pattes postérieures, très musclées qui leur permettent de se propulser en bonds très rapides lorsque c'est nécessaire, pouvant atteindre alors une vitesse de 60 km/h en moyenne et atteindre 80 km/h en pointe et peuvent aussi faire des bonds de 2 mètres à la verticale, ce qui est impressionnant pour ces petits animaux dans la localité de Thénia où ils font partie de la culture populaire et constituent traditionnellement un gibier de chasse recherché.

Porc-épic à crête[modifier | modifier le code]

Un autre rongeur de Thénia est le porc-épic à crête (Hystrix cristata) qui est une espèce de la famille des porcs-épics de l'Afrique du Nord.

C'est un rongeur nocturne terrestre qui tolère les milieux escarpés comme celui de Thénia.

Oiseaux[modifier | modifier le code]

La région de basse Kabylie qui est Thénia recèle un large éventail de diversité ornithologique.

On y retrouve des oiseaux sédentaires (résidents) tels que le moineau et le chardonneret, alors qu'elle est visitée saisonnièrement par des oiseaux migrateurs comme la cigogne blanche, l'étourneau sansonnet et la grive.

Oiseaux sédentaires[modifier | modifier le code]

Passereaux[modifier | modifier le code]
Moineau (Zaouèche زاوش) mâle à Thénia
Chardonneret (Maknine مقنين) mâle à Thénia
Rouge-gorge (El Ozzi العزي) à Thénia
Merle noir (Zitout زيطوط) à Thénia

Plusieurs espèces d'oiseaux passereaux nichent durablement dans la région de Thénia, dont le moineau, chardonneret, le rouge-gorge et le merle noir.

Moineau[modifier | modifier le code]

Le moineau est le plus commun des oiseaux passereaux sédentaires de ville à Thénia.

Il y est appelé "Zaouèche زاوش" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Chardonneret[modifier | modifier le code]

Le chardonneret est le plus commun des oiseaux passereaux résidents dans la campagne à Thénia.

Il y est appelé "Maknine مقنين" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Rouge-gorge familier[modifier | modifier le code]

Le rouge-gorge familier est un des oiseaux passereaux résidents communs dans la campagne à Thénia.

Il y est appelé "El Ozzi العزي" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Merle noir[modifier | modifier le code]

Le merle noir est un des oiseaux passereaux résidents communs dans la campagne à Thénia.

Il y est appelé "Zitout زيطوط" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Colombidés[modifier | modifier le code]
Pigeon biset (mâle: Goumri قمري) ou (femelle: Hmama حمامة) à Thénia
Tourterelle des bois (Taoutaoua طوطاوة) à Thénia

Plusieurs espèces d'oiseaux colombidés évoluent en permanence dans la région de Thénia, dont le pigeon biset et la tourterelle des bois.

Pigeon biset[modifier | modifier le code]

Le pigeon biset est le plus commun des oiseaux colombidés sédentaires de ville à Thénia.

Le mâle du pigeon biset est appelé "Goumri قمري" alors que sa femelle est dénommée "Hmama حمامة" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Tourterelle des bois[modifier | modifier le code]

La tourterelle des bois est le plus commun des oiseaux colombidés sédentaires dans la campagne et les ruisseaux de Thénia.

La tourterelle des bois est appelée "Taoutaoua طوطاوة" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Caille[modifier | modifier le code]
Caille "Thabellafdhelth ثابلفضلث" à Thénia

La caille est appelée "Thabellafdhelth ثابلفضلث" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Corbeau[modifier | modifier le code]

Le corbeau est appelé à Thénia "Ghrabe غراب" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Hibou[modifier | modifier le code]

Le hibou est appelé à Thénia "Bouma بومة" ou "Hama هامة" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Oiseaux migrateurs[modifier | modifier le code]

Plusieurs oiseaux migrateurs viennent visiter périodiquement la région de Thénia.

Cigogne blanche[modifier | modifier le code]
Cigogne (Bellarèdje بلارج) à Thénia

À Thénia, c'est la cigogne blanche qui est le symbole des oiseaux migrateurs.

Cette cigogne blanche y est appelée "Bellarèdje بلارج" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Les dates d'arrivée de la cigogne blanche à Thénia sont étalées de fin du mois de janvier au début du mois de février. Les dates de son départ sont enregistrées de la mi-juillet à la mi-août[100].

Les dates d'arrivée et de départ de la cigogne blanche à Thénia fluctuent dans des intervalles allant jusqu'à plus de 20 jours[101].

Étourneau sansonnet[modifier | modifier le code]
Étourneau (Zarzour زرزور) à Thénia

C'est l'étourneau sansonnet que l'on voit arriver à chaque début d'hiver dans la région de Thénia.

Cet étourneau sansonnet y est appelé "Zarzour زرزور" comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

En effet, l'étourneau sansonnet est sédentaire en Europe du sud et de l'ouest, et ses populations migrent à la fin de l'automne vers les régions du sud méditerranéen comme l'Algérie.

Se nourrissant particulièrement d'olives, l'étourneau sansonnet arrive dans les montagnes kabyles de Thénia dès le mois de novembre[102].

Le départ tumultueux des essaims d'étourneaux sansonnets coïncide avec l’arrivée du printemps au mois de mars et la fin de la cueillette des olives. Il constitue le moment propice pour la chasse[103].

Grive musicienne[modifier | modifier le code]
La grive (Mergou مرقو) à Thénia

Il existe une multitude d'espèces de grives réparties dans le monde entier.

La plus commune en Algérie et la plus petite est la grive musicienne[104]. Celle-ci se reproduit dans le nord de l'Europe et de l'Asie, mais hiverne en Afrique du Nord, dont l'Algérie[105].

La grive musicienne a le dessus du corps brun, et le dessous blanc taché de noir[106].

Elle se retrouve partout en Kabylie pendant l'hiver[107], en plaine et en montagne, en forêt et dans les jardins[108].

Elle mange des insectes. des escargots, des vers et des fruits[109]. Elle aime particulièrement le raisin[110].

La grive musicienne est appelée "Mergou مرقو" à Thénia comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Caille des blés[modifier | modifier le code]
Caille des blés (Thabellafdhelth ثابلفضلث) à Thénia

La caille des blés est appelée "Thabellafdhelth ثابلفضلث" à Thénia comme dans beaucoup de régions de l'Algérie[111].

La caille des blés émigre vers l'Algérie à l'automne et revient en Europe au printemps[112].

C'est un petit oiseau migrateur qui est souvent élevé pour sa chair ou ses œufs[113].

En hivernage à Thénia, elle se nourrit souvent des fruits et des graminés[114].

En période de reproduction, elle consomme des invertébrés, des fourmis et de nombreuses espèces de coléoptères[115].

Ce petit oiseau brunâtre et terne présente des stries blanchâtres des flancs et le dessin facial noir du mâle. Son dessus est brun rayé de noir et de jaune crème formant deux bandes plus ou moins nettes. Le dessous est crème, avec une gorge blanchâtre encadrée de bandes sombres. Trois rayures jaunâtres couvrent le dessus de la tête[116].

Épervier d'Europe[modifier | modifier le code]
Épervier d'Europe (Elbaz الباز) à Thénia

L'épervier d'Europe est appelé "Elbaz الباز" à Thénia comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

Venant d'Europe, ces oiseaux migrateurs se déplacent vers le sud à partir de la mi-août en passant les détroits de la Méditerranée pour se rendre en Afrique.

Environ 1 000 oiseaux transitent par Gibraltar et 500 par le détroit su Bosphore, poussant parfois jusqu'au sud de l'Équateur[117].

L'épervier d'Europe est un petit rapace spécialisé dans la chasse des oiseaux des bois et des campagnes.

Il s'agit d'un rapace polyvalent, capable d'appliquer différentes stratégies de chasse. Il attrape principalement ses proies par surprise, profitant des haies, des taillis et des autres cachettes disponibles[118].

Vivant dans les lieux boisés et montagnes de l’Atlas tellien, les oiseaux nicheurs migrateurs comme les épervier d’Europe sont en régression alarmante[119].

Hirondelle de Fenêtre[modifier | modifier le code]
Hirondelle de fenêtre (Khouttaïfa خطايفة) à Thénia
Hirondelle de fenêtre (Khouttaïfa خطايفة) à Thénia

L'hirondelle de fenêtre est appelée "Khouttaïfa خطايفة" à Thénia comme dans beaucoup de régions de l'Algérie.

L'hirondelle de fenêtre est l'oiseau migrateur par excellence des villes algériennes, telles que Thénia, alors que dans les campagnes l'autre oiseau migrateur représenté est la cigogne blanche[120].

L’hirondelle de fenêtre est facilement reconnaissable à son croupion blanc se détachant du dessus bleu métallique foncé, le dessous étant blanc pur. Elle ne pénètre pas à l’intérieur des bâtiments mais construit son nid (de forme sphérique avec une entrée étroite pour le passage de l’oiseau) sous les avancées de toits, parfois sous le rebord d’une fenêtre ou d’un balcon[121].

Insectes[modifier | modifier le code]

La région de Thénia présente une diversité entomologique considérable.

En effet, les insectes présents à Thénia sont d'une multitude d'espèces.

Hyménoptères[modifier | modifier le code]

Plusieurs espèces d'insectes Hyménoptères se rencontrent dans la région des Béni Aïcha autour de Thénia.

Xylocope violet[modifier | modifier le code]

Une grosse abeille sombre violette évolue du printemps à l'automne dans les jardins de Thénia.

Elle s'appelle Abeille charpentière, Xylocope violet ou Xylocopa violacea.

On reconnaît le Xylocopa violacea à son bourdonnement fortement perceptible[122].

C'est l'un des insectes hyménoptères les plus grands et plus impressionnants appartenant à l'une des espèces d'abeilles du genre Xylocopa.

Contrairement à nombre d'espèces d'abeilles, qui elles vivent en colonies, le Xylocope violet est une abeille dite solitaire[123].

Cette Abeille charpentière est dotée de 4 ailes, atteint 45 à 50 mm d'envergure, pour une longueur de 25 à 30 mm, et est fondamentalement noir-violacée.

Étant un insecte butineur, sa trompe est particulièrement robuste et bien développée ainsi que ses mâchoires qui lui permettent de creuser le bois pour nidifier[124].

Les Xylocopes violets se reproduisent en Mai-Juin, les adultes émergent en fin d'été, et les deux sexes hivernent.[125].

Guêpe[modifier | modifier le code]
Guêpe à Thénia
Guêpe à Thénia

La guêpe est un insecte hyménoptère ayant généralement un abdomen jaune rayé de noir et dont la femelle porte un dard venimeux.

Son appareil buccal est de type broyeur-lécheur.

Sur plus de 200 000 espèces de guêpes décrites dans le monde, on en recense des espèces à mode de vie solitaire alors que d'autres sont sociales[126].

Les piqûres de guêpes sont en général bénignes entraînant des réactions locales (érythème douloureux) plus ou moins importantes. Des réactions graves (malaises, troubles respiratoires, collapsus cardio-vasculaire, etc.) peuvent survenir chez certaines personnes en particulier celles ayant des antécédents allergiques[127].

La guêpe possède la faculté de pouvoir nager à la surface de l'eau.

A rappeler qu'en Algérie, le service de pneumo-allergologie de l'hôpital de Béni Messous est le seul centre spécialisé de tous les pays du Maghreb et de l'Afrique subsaharienne à prendre en charge les cas d'allergie au venin des guêpes[128].

Cataglyphis bicolor[modifier | modifier le code]
Cataglyphis bicolor (Cavalière des fourmis عود النمل) à Thénia
Cataglyphis bicolor (Cavalière des fourmis عود النمل) à Thénia

L'été à Thénia est toujours agrémenté par la présence d'une fourmi à deplacement rapide qui s'appelle Cataglyphis bicolor.

cette Cataglyphis bicolor, (Cavalière des fourmis عود النمل), est une espèce de fourmis thermophiles qui vit en Afrique du Nord.

Les fourmis de l'espèce Cataglyphis bicolor, qui sont des fourmis prédatrices, chassent pour se nourrir les fourmis moissonneuses du genre Messor ainsi que tout autre insecte à leur portée[129].

La Cataglyphis bicolor à une nette préférence alimentaire pour les insectes à raison de plus de 90%.

Les principales proies sont les fourmis de la famille des Formicidae qui sont consommées à hauteur de plus de 50%.

En effet, la fourmi moissonneuse Messor barbara est la plus consommée par la Cataglyphis bicolor avec plus de 30% de présence dans son régime alimentaire relevé dans les fragments des espèces-proies retrouvés dans les nids[130].

Poissons[modifier | modifier le code]

Poissons d'eau douce[modifier | modifier le code]

On trouve à Thénia des poissons d'eau douce dans les rivières et les cours d'eau.

Poissons d'eau de mer[modifier | modifier le code]

On trouve des poissons d'eau de mer tout au long de la baie de Sghirat au nord de Thénia.

Sardine[modifier | modifier le code]
Sardine de Sghirat à Thénia
Sardine de Sghirat à Thénia

Dans un passé récent, la sardine était l’unique espèce marine à la portée de toutes les bourses à Thénia[131].

La sardine du littoral de Thénia, à une réputation avérée au niveau national, surtout grillée sur de la braise[132].

Depuis quelques années, la sardine comme produit saisonnier[133] se fait de plus en plus rare sur les étals des marchés et au niveau des ports de pêche à travers l’Algérie. Les quelques embarcations sorties pêcher reviennent bredouilles pour accoster au niveau des quais d’attache plutôt qu’à ceux de vente.

Un phénomène marin qui perdure sans qu’aucune solution ne soit trouvée. Cette situation a contraint de jeunes pêcheurs à abandonner ce métier pour d'autres secteurs d'activité[134].

Flore[modifier | modifier le code]

Arbres[modifier | modifier le code]

La flore de Thénia est d'une grande richesse allant des champignons et des arbrisseaux jusqu'aux arbres, dont les oliviers et les figuiers.

Arbousier[modifier | modifier le code]

Fruits de l'arbousier (Sissenoue سيسنو) à Thénia
Fruits de l'arbousier (Sissenoue سيسنو) à Thénia

Ainsi, l'arbuste de l'Arbousier reste un acteur végétal important dans les massifs de la région de Thénia.

Son importance réside dans ses fruits comestibles qui ressemblent à ceux du fraisier et que l'on retrouve dans l'ensemble du pourtour méditerranéen occidental.

Et malgré que l'arbouse soit un fruit peu considéré dans les étals des marchés, il reste un fruit sauvage qu'apprécient les habitants de Thénia et ses rivrains.

Indéniablement, la faible pluviométrie ainsi que la chaleur ont de tout temps menacé les arbousiers de Thénia du fait que cette espèce est considérée comme sensible au feu et pyrophile.

L'arbouse étant un fruit charnu, sphérique et couvert de petites pointes coniques, de couleur rouge à orange, il se prête volontiers à la délectation et à la consommation.

Il est communément appelé en berbère et en arabe Sissenoue سيسنو.

Myrtillier[modifier | modifier le code]

Myrtilles (Chelmoune شلمون) à Thénia
Myrtilles (Chelmoune شلمون) à Thénia

Vient ensuite le Myrtillier qui est un arbre répandu sur les falaises entourant Thénia.

le Myrtillier produit comme fruit la myrtille qui est une petite baie de couleur bleu-violacé à la saveur douce et légèrement sucrée.

On dénomme la myrtille à Thénia en berbère et en arabe Chelmoune شلمون.

La myrtille est un fruit aux mille vertus, car il tient notamment sa richesse de ses délicieuses baies violettes, un brin acidulées, qui sont particulièrement riches en flavonoïdes[135].

Au cours des dernières années, de nombreuses recherches ont été publiées sur les liens entre la consommation de petits fruits, dont la myrtille, et une réduction du risque de cancer et de maladies cardiovasculaires et dégénératives[136].

Plantes[modifier | modifier le code]

Thénia, ville du muguet
Thénia, ville de la marguerite

Muguet[modifier | modifier le code]

Thénia, avec ses champs, est connue pour ses fleurs de muguet[137].

Marguerite commune[modifier | modifier le code]

Thénia, avec ses champs, est connue pour ses fleurs de marguerite commune[138].

Anthémis des champs[modifier | modifier le code]

On trouve dans les champs de Thénia les fleurs d'anthémis des champs[139].

Camomille des teinturiers[modifier | modifier le code]

On trouve dans les champs de Thénia les fleurs de camomille des teinturiers.

Champignons[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Noureddine Melikechi[modifier | modifier le code]

Professeur Noureddine Melikechi à l'université de Delaware

Le professeur Noureddine Melikechi est né en 1958 à Thénia. Après de brillantes études primaires et moyennes à Thénia, il a rejoint en 1973 le lycée Abane Ramdane d'El Harrach à Alger. Il y a décroché un baccalauréat en mathématiques en 1976.

Il s'inscrit alors à l'université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene de Bab Ezzouar où il obtient un diplôme d'études supérieures (DES) en physique dès 1980. Grâce à une bourse du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en Algérie, il a pu faire des études post-graduées à l'étranger.

Il est alors diplômé en 1987 d'un Ph.D. de physique en optique quantique à l’université du Sussex au Royaume-Uni après avoir obtenu auparavant en 1982 un master of science en physique.

En tant que chercheur postdoctoral, il poursuit alors ses travaux au North East London Polytechnic où il rejoint les laboratoires du docteur Leslie Allen, l'une des éminences mondiales en lasers[140].

Après une expérience en tant que postdoctoral research fellow à Londres, il est rentré au pays en 1988 pour y effectuer son service national. Il a passé deux mois à Djelfa avant d’être affecté à l’université de Bab Ezzouar en tant qu’enseignant-chercheur.

Entre-temps, il assume des cours de mathématiques pour les classes de terminale au lycée des Frères-Touzout à Thénia jusqu'en 1990, date à laquelle il a quitté l’Algérie pour les États-Unis[141].

Actuellement, en tant que professeur en physique, il est le doyen du Collège de mathématiques, de sciences naturelles et de technologie, ainsi que le directeur fondateur du Centre des sciences optiques pour la recherche appliquée à l'université du Delaware[142].

Mustapha Ishak-Boushaki[modifier | modifier le code]

Professeur Mustapha Ishak-Boushaki à l'université du Texas à Dallas

Né en 1967, Mustapha Ishak-Boushaki, originaire du village Mghaldène à Thénia, a quitté l’Algérie à l'âge de 20 ans pour s’installer en 1987 à Montréal.

Mustapha Ishak-Boushaki va d’abord décrocher en 1994 une licence d'informatique de l’université du Québec à Montréal et, en 1998, une licence en physique à l’université de Montréal avant de poursuivre en doctorat en cosmologie.

De 1998 a 2000, il a été récompensé du prix du doyen de l’université Queen's pour les études avancées (1998-1999) ainsi que du prix de l’université Queen's pour les études avancées (1999-2000). Le gouvernement de l’Ontario lui a aussi décerné deux bourses d’études avancées allant de 2000 à 2002 à l'université de Princeton.

Après avoir complété son doctorat en 2002 avec une thèse sur l’étude des modèles cosmologiques inhomogènes (Studies in inhomogeneous cosmological models), Mustapha Ishak-Boushaki a mené ses recherches dans la même université de Princeton jusqu'au 31 juillet 2005.

Ainsi, après ces études universitaires, Mustapha Ishak-Boushaki[143] il enseigne, à partir de janvier 2003, la physique et l’astrophysique à l’université de Princeton aux États-Unis.

Au mois de mai 2005, à l’occasion du congrès annuel de la Société canadienne d’astronomie de Montréal, Mustapha Ishak-Boushaki a proposé une nouvelle technique pour percer les mystères de l’expansion de l’Univers qui se trouve dans une phase d'accélération. Cette technique pourrait déterminer si l’accélération cosmique est causée par une forme d’énergie nouvelle ou si elle est plutôt due à une rupture de la théorie de la relativité générale d’Einstein au niveau des grandes échelles de distance dans l’Univers[144].

Actuellement, Mustapha Ishak-Boushaki est un professeur associé au département de physique à l'université du Texas à Dallas depuis le 1er août 2005[145].

Adel Rahmoune[modifier | modifier le code]

Docteur Adel Rahmoune à l'école polytechnique fédérale de Lausanne (E.P.F.L.)

Le docteur Adel Rahmoune, originaire du village de Soumâa (Thala Oufella), est né en 1976 à Thénia. Après une excellente scolarité primaire, moyenne et secondaire, il obtient en 1994 son Baccalauréat en Mathématiques au Lycée des frères Touzout à Thénia. Il s'inscrit alors à l'Institut national d'électronique et de génie électrique (I.N.ELEC) de l'Université M'Hamed Bouguerra de Boumerdès (U.M.B.B.)[146].

Après avoir obtenu son diplôme de graduation en Ingénierie électronique en Algérie, Adel Rahmoune s'est rendu en Suisse pour poursuivre des études supérieures en électronique qui l'ont conduit à soutenir une thèse de doctorat en 2005 sur le thème "Image/Video representation and scalable coding using redundant dictionaries"[147].

Pour la préparation de sa thèse doctorale, Adel Rahmoune avait auparavant publié deux articles préliminaires faisant état de l'avancement de ses travaux, le premier en mai 2004 sous le titre "MP3D: highly scalable video coding scheme based on matching pursuit"[148], et le second en septembre 2005 titré "The M-term pursuit for image representation and progressive compression"[149]. Dirigé par le Professeur Pierre Vandergheynst[150], comme directeur de thèse, le travail doctoral de Adel Rahmoune a été poursuivi et présenté à la section de génie électrique et électronique de l'Institut de traitement des signaux dans la Faculté des sciences et des techniques de l'ingénieur de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (E.P.F.L.). Ainsi, ce grade de Doctorat ès sciences (D.Sc.) obtenu par Adel Rahmoune est une consécration de son brillant parcours.

Sa thèse de doctorat soutenue, Adel Rahmoune a redoublé de production littéraire scientifique en publiant en février 2006 un autre article intitulé "Flexible motion-adaptive video coding with redundant expansions"[151], et en avril 2012, il a encore publié un important article scientifique portant le titre "Sparse Approximation Using M-Term Pursuit and Application in Image and Video Coding"[152].

La recherche qui a abouti à toutes ces publications scientifiques de Adel Rahmoune a été menée au Laboratoire de traitement du signal (LTS4)[153] de l'EPFL.

Littérature[modifier | modifier le code]

Younès Adli, docteur en langue, littérature et société, obtenu à l´Inalco de Paris, a publié son premier roman Les Nubel.

Il s´agit d´un récit historique retraçant la vie d´une famille berbère romanisée vivant au IVe siècle, sur un vaste domaine à Soumaâ, non loin de l´actuelle Tizi Naïth Aïcha (Thénia).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Boumerdès : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. Cf. Google Maps.
  3. http://books.google.dz/books?id=L-AJ174uPtwC&lpg=PA82&ots=VEn8-lrUj1&hl=ar&pg=PA82#v=onepage&q=b%C3%A9ni%20aicha&f=false
  4. http://www.sempere.info/BeniAmran/page-60-beni%20amran.html
  5. http://www.depechedekabylie.com/evenement/51391-lheritage-toponymique-de-la-kabylie.html
  6. http://www.gutenberg.org/files/15434/15434-8.txt
  7. http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/06/18/article.php?sid=24580&cid=23
  8. http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2014/08/31/article.php?sid=167857&cid=4
  9. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/plus-de-4-millions-d-estivants-sur-les-plages-de-boumerdes-saison-estivale-118536
  10. http://www.elwatan.com/regions/kabylie/boumerdes/huit-nouvelles-plages-amenagees-29-05-2014-259062_146.php
  11. http://www.djazairess.com/fr/liberte/41528
  12. http://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_actualite&rubrique=Nation&id=20287
  13. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/plus-de-13-000-fosses-septiques-recensees-boumerdes-219059
  14. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/les-plages-de-boumerdes-sont-polluees-a-quelques-mois-de-l-ouverture-de-la-saison-estivale-133889
  15. http://www.liberte-algerie.com/radar/des-kits-de-transfusion-sanguine-rejetes-par-la-mer-plage-de-zemmouri-sghirat-195823
  16. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/1-000-chalets-demanteles-boumerdes-207474
  17. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/breves-du-centre-106132
  18. http://www.liberte-algerie.com/reportages/de-belles-plages-cotoient-des-villes-hideuses-de-zemmouri-a-dellys-en-passant-par-cap-djinet-et-sidi-daoud-206090
  19. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/des-troncons-routiers-devenus-des-coupe-gorges-pour-cause-d-absence-d-eclairage-public-a-boumerdes-134224
  20. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/les-parents-d-eleves-de-l-ecole-sghirat-en-colere-129216
  21. http://www.liberte-algerie.com/algerie-profonde/l-ecole-de-sghirat-ouverte-121586
  22. http://yves.bandet.free.fr/Galerie/GeologieMenerville.pdf
  23. http://encyclopedie-afn.org/images/c/cb/Annalesalg1836-tome1.pdf
  24. http://tipaza.typepad.fr/mon_weblog/2008/06/page/2/
  25. http://1.static.e-corpus.org/download/notice_file/849433/BellahseneThese1.pdf
  26. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1832/26COURDROMAR-18320501-P-0001.pdf
  27. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1832/26COURDROMAR-18320522-P-0001.pdf
  28. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1832/26COURDROMAR-18320524-P-0003.pdf
  29. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1832/26COURDROMAR-18320603-P-0001.pdf
  30. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1832/26COURDROMAR-18320710-P-0002.pdf
  31. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1832/26COURDROMAR-18320710-P-0003.pdf
  32. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1832/26COURDROMAR-18321118-P-0002.pdf
  33. http://www.amal-50.org/amal/index.php/figures-historiques/le-dey-dalger/
  34. http://books.google.dz/books?id=nvEOAAAAYAAJ&lpg=PA443&ots=uylTW5F688&hl=ar&pg=PA443#v=onepage&q=mortier%20couleuvrine%20consulaire%20alger&f=false
  35. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1833/26COURDROMAR-18330101-P-0003.pdf
  36. http://www.cotebrest.fr/2012/08/29/la-consulaire-tout-un-symbole/
  37. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/08/06/01016-20120806ARTFIG00453-entre-brest-et-alger-le-canon-de-la-discorde.php
  38. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1835/26COURDROMAR-18351217-P-0001.pdf
  39. https://archive.org/stream/lespoquesmilitai00berb#page/n13/mode/2up
  40. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1837/26COURDROMAR-18370528-P-0001.pdf
  41. http://www.memoireetactualite.org/presse/26COURDROMAR/PDF/1837/26COURDROMAR-18370608-P-0001.pdf
  42. https://archive.org/stream/crisdeconscience00roze#page/342/mode/2up
  43. http://books.google.dz/books?id=JXooAAAAYAAJ&lpg=PA342&ots=u9uhkR9Bk2&hl=ar&pg=PA342#v=onepage&q=schauenburg%201837&f=false
  44. http://biblio.univ-alger.dz/jspui/bitstream/1635/27/1/22400.pdf
  45. http://www.forgottenbooks.com/readbook_text/Four_Lectures_on_Henrik_Ibsen_Dealing_Chiefly_With_His_Metrical_Works_1200158918/23
  46. http://www.joradp.dz/JO6283/1965/100/F_Pag.htm
  47. http://www.joradp.dz/JO6283/1963/035/F_Pag.htm
  48. http://www.denisdar.com/index.php?rub=fpn_map&ville=89
  49. http://blisetborn.free.fr/mairie/HistoiredesMaires/sixiemeepoque.htm
  50. https://archive.org/stream/lgislationdelal00tunigoog#page/n141/mode/2up
  51. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55397022/texteBrut
  52. http://cheliff.org/portail/?q=book/print/50
  53. http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/ir?num=20&ir=FRANOM_00153&q=m*p*&geogname=&date=&from=&to=&form=simple&start=1
  54. http://www.algeria-watch.de/fr/article/div/seisme/tremblement_terre.htm
  55. http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/La_surete_Nucleaire/risque_sismique_installations_nucleaires/Documents/irsn_seisme-algerie_052003.pdf
  56. http://www.algerie360.com/algerie/il-y-a-9-ans-le-seisme-de-boumerdes-la-secousse-qui-revela-tout/
  57. http://www.algeria-watch.de/fr/article/div/seisme/boumerdes_5ans.htm
  58. http://alger-roi.fr/Alger/menerville/pages_liees/11_bal_muguet_mai_59_echo.htm
  59. http://eglise-catholique-algerie.org/articles.php?lng=fr&pg=207
  60. http://eglise-catholique-algerie.org/articles.php?lng=fr&pg=137
  61. http://biblio.univ-alger.dz/jspui/bitstream/1635/27/1/22400.pdf
  62. http://emam.revues.org/683?lang=fr#tocto3n2
  63. http://www.kabyle.com/archives/histoire-et-civilisation/lieux-de-memoire/article/si-tizi-n-at-aycha-m-etait-contee
  64. http://emam.revues.org/683?lang=fr
  65. http://eglise-catholique-algerie.org/articles.php?lng=fr&pg=891
  66. http://perso.netopi.fr/lkeller/palestro/cimetiere/relevement.htm
  67. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/BILAN_2013_sepulutures_algerie_cle018837.pdf
  68. http://www.algerie-focus.com/blog/2013/02/la-france-veut-proteger-ses-cimetieres-chretiens-en-algerie/
  69. http://www.letempsdz.com/content/view/93505/177/
  70. http://oran.ambafrance-dz.org/Avancement-du-regroupement-des
  71. http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/11/29/article.php?sid=76361&cid=2
  72. http://encyclopedie-afn.org/ALGERIE_Postes
  73. http://www.algerie-poste.net/code-postal/35-boumerdes.html
  74. http://www.craag.dz/surveillance%20sismologique/boumerdes.html
  75. http://www.kabyles.com/menerville-en-1871,055.html
  76. http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biog16_Choussat.htm
  77. http://alger-roi.fr/Alger/portraits/pages_liees/17_professeur_choussat_pn58.htm
  78. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/94134
  79. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/360930
  80. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/441607
  81. http://planetesport.dz/omnisports/judo/3937-championnats-dalgerie-par-equipe-minimes-
  82. http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/08/article.php?sid=35350&cid=23
  83. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/368900
  84. http://elwatan.com/regions/kabylie/boumerdes/des-projets-bloques-faute-de-terrains-21-06-2014-261917_146.php
  85. http://www.sempere.info/BeniAmran/page-60-beni%20amran.html
  86. http://www.kabyles.com/menerville-en-1871,055.html
  87. http://books.google.dz/books?id=FO18AgAAQBAJ&lpg=PA190&ots=kSfiB8ba5R&hl=ar&pg=PA190#v=onepage&q=place%20kiosque&f=false
  88. http://books.google.dz/books?id=FO18AgAAQBAJ&lpg=PA190&ots=kSfiB8ba5R&hl=ar&pg=PA390#v=onepage&q=place%20kiosque&f=false
  89. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/58023
  90. http://www.vitaminedz.com/thenia-un-marche-depotoir/Articles_15688_92809_0_1.html
  91. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/115174
  92. http://www.sgp-gephac.dz/fiche_id/enava/filiale_somiver.htm
  93. http://www.annuaire-algerie.eu/annuaire/fr/enava-unite-verre-de-thenia/societe-687266/
  94. http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-210188.html
  95. http://www.lespagesmaghreb.com/boumerdes/distribution-publique-de-gaz/kahrif-filiale-sonelgaz/5fac33ea8cb86967c694016505a8fbdf76a3c406
  96. http://www.kahrif.com/?Historique
  97. http://www.groupefa.com/presentation.php
  98. http://www.lejourdalgerie.com/Editions/061113/Rubriques/Region.htm
  99. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/121786
  100. http://www.vitaminedz.com/la-cigogne-blanche-a-constantine/Articles_18762_187589_25_1.html
  101. http://www.memoireonline.com/02/13/7011/m_Contribution--l-etude-de-la-niche-ecologique-de-la-Cigogne-blanche-Ciconia-ciconia-L--1758-Av68.html
  102. http://www.depechedekabylie.com/kabylie/bgayet/102283-les-etourneaux-tardent-a-arriver.html
  103. http://www.depechedekabylie.com/evenement/1806-chasseurs-de-grives-et-detourneaux.html
  104. http://www.grives.net/grive_musicienne.html
  105. http://apprendrelekabyle.com/viewtopic.php?f=2&t=632&start=15
  106. http://www.oiseaux.net/oiseaux/grive.musicienne.html
  107. http://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Grive-musicienne.pdf
  108. http://www.observatoirenationalmigrateurs.net/index.php?Migrateurs=Musicienne
  109. http://www.chasses-du-monde.com/europe/especes-chassees/grive-musicienne.htm
  110. http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Grive-musicienne.html
  111. http://www.oiseaux.net/oiseaux/caille.des.bles.html
  112. http://www.chasses-du-monde.com/europe/especes-chassees/caille-des-bles.htm
  113. http://www.djebahia.com/faune.html
  114. http://dubois.mur.pagesperso-orange.fr/cadgener.htm
  115. http://www.papysauvage.fr/cailledesbles.html
  116. http://www.cuisinealafrancaise.com/fr/dgal/produits/220-caille-des-bles
  117. http://www.oiseaux.net/oiseaux/epervier.d.europe.html
  118. http://www.vitaminedz.com/predation-de-l-epervier-d-europe-sur-les-oiseaux-des-jardins/Photos_18762_184433_0_1.html
  119. http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/67079
  120. http://www.letempsdz.com/content/view/97229/1/
  121. http://cheignieu-la-balme.over-blog.com/article-les-hirondelles-dans-le-ciel-du-bugey-105806745.html
  122. http://naturalistic.over-blog.com/article-621800.html
  123. http://www.wsl.ch/totholz/artenportraits/holzbiene_FR?redir=1&
  124. http://www.insectes-net.fr/xylocope/xylocop3.htm
  125. http://www.insectes-net.fr/xylocope/xylocop2.htm
  126. http://www.guepes.fr/guepe-nid-de-guepes.htm
  127. http://www.pediatrie-algerie.com/guepe.html
  128. http://www.liberte-algerie.com/radar/l-algerie-a-l-honneur-a-copenhague-congres-de-l-academie-europeenne-d-allergologie-223746
  129. http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/messcata/index.htm
  130. http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=17927180
  131. http://www.lejourdalgerie.com/Editions/030810/Rubriques/Region.htm
  132. http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/07/27/article.php?sid=86382&cid=36
  133. http://www-front.elwatan.com/regions/kabylie/boumerdes/secteur-de-la-peche-l-operation-ports-bleus-lancee-le-7-juin-04-06-2014-259837_146.php
  134. http://www.algerie-dz.com/article19084.html
  135. http://www.djazairess.com/fr/letemps/45605
  136. http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=bleuet_ps
  137. http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/flore.php
  138. http://www.fleurs-des-champs.com/reconnaitre-une-fleur.html
  139. http://www.faune-flore.be/fleurs_belgique/identification_fleur_sauvage.htm
  140. http://www.desu.edu/news/dsus-dr-noureddine-melikechi-receives-delaware-bio-award
  141. http://www.jijel-echo.com/Noureddine-Melikechi-physicien-a.html
  142. http://www.algerianamericanfoundation.org/about-aaf/aaf-board-members/dr-noureddine-melikechi
  143. http://www.utdallas.edu/physics/ishak-boushaki-mustapha/
  144. http://www.ksari.com/index.php/communaute/communaute-portraits/884-mustapha-ishak-boushaki-de-bouira-a-la-prestigieuse-universite-de-princeton
  145. http://www.utdallas.edu/~mishak/
  146. http://www.univ-boumerdes.dz/
  147. http://biblion.epfl.ch/EPFL/theses/2005/3316/3316_abs.pdf
  148. http://ieeexplore.ieee.org/xpl/articleDetails.jsp?tp=&arnumber=1326499
  149. http://ieeexplore.ieee.org/xpl/articleDetails.jsp?tp=&arnumber=1529690
  150. http://people.epfl.ch/pierre.vandergheynst?lang=fr&cvlang=fr
  151. http://ieeexplore.ieee.org/xpl/articleDetails.jsp?tp=&arnumber=1588958
  152. http://ieeexplore.ieee.org/xpl/articleDetails.jsp?arnumber=6112221
  153. http://lts4.epfl.ch/

Liens externes[modifier | modifier le code]