The Unforgettable Fire (album)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l'album de U2. Pour la chanson du même groupe, voir The Unforgettable Fire.

The Unforgettable Fire

Album de U2
Sortie
(réédition)
Enregistré mai et août 1984
Slane Castle (Slane)
Studios Windmill Lane (Dublin)
Durée 42:38
Genre rock
Producteur Brian Eno, Daniel Lanois
Label Island Records

Albums de U2

Singles

  1. Pride (In the Name of Love)
    Sortie : septembre 1984 (1984-09)
  2. The Unforgettable Fire
    Sortie : avril 1985 (1985-04)

The Unforgettable Fire est le quatrième album studio du groupe de rock irlandais U2, sorti le sur le label Island Records. Enregistré au château de Slane Castle dans le Comté de Meath et aux Studios Windmill Lane à Dublin du 7 mai au 5 août 1984, il est produit par le Britannique Brian Eno et le Canadien Daniel Lanois, qui débutent en même temps une longue collaboration avec la formation dublinoise. Disque de rupture par rapport à la trilogie précédente dite « héroïque », The Unforgettable Fire marque une étape importante dans la carrière de U2 qui oriente désormais son rock vers des contrées sonores plus aventureuses et apaisées. Le titre du disque est un hommage à une exposition de peintures organisée par les survivants d'Hiroshima et Nagasaki[1]. La chanson phare de l'album Pride (In the Name of Love) s'est classée no 3 dans les charts britanniques. L'opus quant à lui a reçu des critiques acceptables de la presse, et s'est vendu pour le moment à 6,5 millions d'exemplaires à travers le monde[2]. Pour The Edge : « sans cet album, The Joshua Tree ne serait probablement jamais né ». L'album a été remastérisé le 27 octobre 2009 pour son 25e anniversaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après le succès de l'album et de la tournée War, U2 veut se remettre en question et explorer d'autres horizons musicaux[3]. Il cherche alors un nouveau producteur pour remplacer Steve Lillywhite, l'architecte des trois premiers opus du groupe. Après avoir songé à Conny Plank qui a réalisé les disques de Can et de Kraftwerk, U2 veut travailler avec l'Anglais Brian Eno, ancien membre de Roxy Music.

Ce dernier, musicien d'avant-garde[4] est souvent cité comme inventeur de l’ambient music ainsi que producteur célèbre de David Bowie, notamment sur la trilogie berlinoise Low/"Heroes"/Lodger. Il a aussi travaillé avec les Talking Heads sur trois de leurs albums dont le plus connu est Remain in Light en 1980.

Gros problème : Brian Eno se consacre désormais à la vidéo[5] et ne veut plus retravailler avec un groupe de rock. U2, par l'intermédiaire de Bono, va faire le forcing pour obtenir ses services, notamment par l'envoi de courriers, de maquettes ou de discussion téléphonique[6]. Finalement, après mûre réflexion, il accepte de produire le nouveau disque de U2[7]. Il amène avec lui en Irlande son associé, l'ingénieur du son Daniel Lanois[8]. Malgré les réticences initiales de la maison de disques Island, cette première collaboration entre le duo Eno-Lanois et U2 va s'avérer payante. L'expérience sera même reconduite à de nombreuses reprises au cours de la carrière de U2, notamment trois ans plus tard avec la parution du mythique The Joshua Tree.

The Unforgettable Fire est conçu entre mai et août 1984 dans deux endroits principaux. Une partie de l'album est enregistrée au château de Slane Castle, dans une salle de bal désaffectée, afin d'obtenir un son live. Daniel Lanois est un spécialiste de ce genre d'enregistrement hors studio, en décors naturels[9].

La présence de deux spécialistes de la musique ambiant à la production, mène progressivement U2 sur une voie expérimentale[10]. Brian Eno a tourné U2 vers un son différent, moins « héroïque », des tempos parfois ralentis et de longues plages instrumentales et improvisées. Selon les propres dires du batteur Larry Mullen Jr., Brian Eno et Daniel Lanois, furent les premiers à véritablement s'intéresser à la section rythmique du groupe, tandis que Steve Lillywhite mettait davantage l'accent sur la voix et les guitares.

Les séances d'enregistrement sont marqués aussi par la bonne entente professionnelle entre Brian Eno et The Edge, et par les difficultés de Bono a écrire les paroles des chansons, parfois au tout dernier moment[11]. Néanmoins, le travail fini par aboutir et l'album est terminé au milieu de l'été à Windmill Lane, le studio habituel de U2 à Dublin. Il sort officiellement dans le monde entier le 1er octobre 1984.

Le disque[modifier | modifier le code]

De genre rock, The Unforgettable Fire est composé de 10 chansons d'une durée de 43 minutes environ. Le nom de l'album tire son origine d'une exposition de peintures et de dessins au musée pour la paix de Chicago, réalisés par des survivants de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki. Les deux 45 tours du disque sont Pride (In the Name of Love) et la chanson-titre sortis respectivement le 4 septembre 1984 et le 1er avril 1985.

The Unforgettable Fire est le premier album de U2 à avoir une véritable cohérence sonore, une ambiance particulière. Brian Eno et U2 ont essayé de créer des << paysages musicaux >> par opposition à de simples chansons[12]. Des titres « électriques » tels que Pride (In the Name of Love) ou le funk blanc Wire sont toutefois plus conformes aux albums antérieurs[13], mais s'intègrent très bien au reste de l'album.

On constate aussi l'évolution musicale des 4 membres du groupe. Sur certains titres comme Promenade ou le chant religieux[14] MLK (initiales de Martin Luther King) en clôture du disque, la voix de Bono est parfois plus posée, moins héroïque que sur les précédents albums de U2 : << Sur The Unforgettable Fire, j'ai réappris à me détendre. J'ai réappris à chanter >> dit-il[15]. Le jeu de guitare de The Edge se fait plus atmosphérique que sur l'album War comme on peut l'entendre sur Indian Summer Sky ou la chanson qui a donné son titre au disque. Enfin, la batterie de Larry Muller Junior est plus lache, plus funcky et plus subtile tandis que la basse d'Adam Clayton est devenue plus subliminale.

Les sommets du disque sont la chanson d'ouverture A Sort of Homecoming (inspiré d'un vers du poète Paul Celan), l'aérien The Unforgettable Fire (rehaussé d'une section de cordes[16]) et surtout Pride (In the Name of Love), morceau écrit à la mémoire de Martin Luther King (tout comme MLK) qui se place au troisième rang des charts au Royaume-Uni, provoquant une mini déception chez U2, qui espérait avec cet hymne atteindre la première place[17]. Ces trois morceaux font oublier les quelques défauts du disque, notamment Elvis Presley and America, l'un des textes les plus embarrassants de Bono, censé rendre hommage au roi du rock n'roll[18]. Comme le dit Dave Marsh, critique rock américain : « jamais chanson rock n'avait été superbement gâchée »[19].

Par ailleurs, l'album introduit un thème nouveau dans l'écriture de Bono : son sentiment de fascination-répulsion envers les États-Unis. The Unforgettable Fire est ainsi considéré comme le premier album « américain » du groupe. L'Amérique est très présente tout au long du disque comme on peut l'entendre sur Pride, MLK, Elvis Presley and America, Indian Summer Sky et l'instrumental 4th of July[20]. Cette chanson est née d'une improvisation de The Edge sur une mélodie de basse d'Adam Clayton, sans savoir qu'ils étaient enregistrés à leur insu par Brian Eno[21].

L'album est donc une transition entre les années « héroïques » du groupe (Boy, War) et celles plus blues ou Roots rock de la fin des années 1980. Des morceaux comme le paisible et poétique Promenade[22] inspiré par Van Morrison ou le folk Bad qui parle de l'addiction à l'héroïne et sera la chanson phare de la tournée à venir, laissent entrevoir ce que sera le futur de U2 : moins rock et plus aventureux.

Pochette[modifier | modifier le code]

Le château que l'on distingue sur la couverture de The Unforgettable Fire n'est pas Slane Castle, lieu d'enregistrement du disque, mais celui de Moydrum. Ce château en ruine[23] est situé au cœur de l'Irlande, dans le comté de West Meath, à l'est de la ville d'Athlone. C'est à environ 90 minutes de Dublin. La photo de la pochette, où l'on voit notamment Bono le bras gauche levé, a été réalisée par le Néerlandais Anton Corbijn. La star de U2 dira au magazine Rock & Folk en 2000 : « qu'il n'y a que la couverture qui me sort par les trous de nez aujourd'hui. Qu'est-ce que je fais avec mon bras comme ça ? »[24]. Au dos de la pochette, il y a un autre château qui s'appelle Carrickgogunnel. Il est localisé dans le comté de Tipperary. On y voit les quatre membres du groupe de dos faisant face au château.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

La star des Pretenders Chrissie Hynde chante avec U2 à la fin de Pride (In the Name of Love)[25].

The Unforgettable Fire était l'un des 10 albums préférés du trompettiste de jazz Miles Davis qui l'a avoué peu de temps avant de mourir en 1991. C'est du moins ce qu'a révélé Bono à Rock & Folk en novembre 2000[26].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Critiques presse (1984)

Compilation des critiques
Périodique Note
Allmusic 4/5 stars[27]
The Austin Chronicle 4.5/5 stars[28]
BBC Music Favourable[29]
Robert Christgau B+[30]
CCM Magazine Favourable[31]
Hot Press 12/12[32]
Rolling Stone 3/5 stars[33]
Sputnikmusic 3/5 stars[34]

Critiques presse (réédition 2009 - édition deluxe)

Compilation des critiques
Périodique Note
Pitchfork Media 9.3/10[35]
Q 5/5 stars[36]
Rolling Stone 4.5/5 stars[37]

The Unforgettable Fire a reçu des critiques convenables de le presse. Paul Du Noyer de la revue britannique NME a fait l'éloge de l'album en insistant sur le bon choix des deux producteurs Brian Eno et Daniel Lanois. Adam Sweeting du Melody Maker, a écrit un article plutôt favorable sur le disque, s'épanchant toutefois sur le changement de son de U2 par rapport à War qui peut décevoir certains fans[38]. Tony Fletcher de Jamming ! a reconnu les qualités du disque même s'il a regretté le manque de tubes en son sein. Kurt Loder de Rolling Stone a trouvé que The Unforgettable Fire était inférieur à l'album précédent et lui a donné la note moyenne de 3/5. Néanmoins, ce même magazine a proclamé U2 « meilleur groupe rock des années quatre-vingt » en février 1985. Enfin, Bill Graham de Hot Press a estimé en 1996 que The Unforgettable Fire était l'album le plus crucial de U2. En France, dans le no 213 de Rock & Folk paru en novembre 1984, Jean-Marc Bailleux a conclu sa chronique de l'album en disant qu'il était : « une tranche de passion à recevoir haut et fort »[39]. Pour sa part, Best a écrit un article positif sur le disque comme le prouve ce passage : « Force est de reconnaître que le feu de la passion brûle toujours chez U2, le seul groupe qui conjugue Peace and Love sans être rétro, avec toute l'énergie du rock en bonus »[40].

En 2009, lors de la réédition de luxe de The Unforgettable Fire pour son 25e anniversaire, la revue Q a donné la note maximale de 5 étoiles à l'album et Rolling Stone 4 étoiles et demi.

Ventes de l'album et position dans les charts[modifier | modifier le code]

Pays Classement Certification Ventes
Drapeau de l'Australie Australie 1
Drapeau du Canada Canada 5 Disque de platine 3 × Platine[41] 300 000+
Drapeau de la France France NC Disque d'or Or[42] 100 000+
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 1 Disque d'or Or[43] 40 000+
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 Disque de platine 2 × Platine[44] 600 000+
Drapeau des États-Unis États-Unis 12 Disque de platine 3 × Platine 3 000 000+

Classements des singles[modifier | modifier le code]

French Artists Collective Tribute[modifier | modifier le code]

Pour fêter les 25 ans de l'album, un collectif d'artistes français se met au travail et décide de reprendre The Unforgettable Fire en intégralité. Après moult tergiversations, l'aval du label et de la bande à Bono, French Artists Collective Tribute voit le jour le 26 décembre 2010. Cet album est en téléchargement libre sur le net.

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Toutes les paroles sont écrites par Bono, toute la musique est composée par U2.

No Titre Durée
1. A Sort of Homecoming 5:28
2. Pride (In the Name of Love) 3:48
3. Wire 4:19
4. The Unforgettable Fire 4:55
5. Promenade 2:35
6. 4th of July 2:12
7. Bad 6:09
8. Indian Summer Sky 4:17
9. Elvis Presley and America 6:23
10. MLK 2:31
42:38

Crédits[modifier | modifier le code]

U2
Musiciens et techniciens
Autres

Réédition[modifier | modifier le code]

Bono et The Edge annoncent sur la BBC en août 2009 qu'ils viennent de retrouver plusieurs morceaux inédits enregistrés en 1983 et 1984. Certaines de ces chansons doivent compléter la réédition de The Unforgettable Fire, à l'occasion du 25e anniversaire de sa sortie. On y trouve notamment Disappearing Act, un titre produit par Brian Eno et Daniel Lanois sous le nom de White Cities. La nouvelle version a été retravaillée en France par U2. The Edge déclare à propos de cette chanson : « 25 ans après, le son est incroyable, la batterie, la basse, la guitare et la voix, c'est vraiment étonnant ».

L'album réédité sort le 26 octobre 2009 sous quatre formats. On peut ainsi découvrir dans le CD bonus deux nouvelles chansons : Yoshino Blossom et Disappearing Act, ré-enregistré durant l'été.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stan Cuesta, U2, Librio Musique, juin 2013, ISBN 2-290-33316-6, 96 pages.
  • Niall Stokes, U2, les secrets de toutes leurs chansons, hors collection, 68 pages, 2013.
  • Michka Assayas (sous la direction de), le nouveau dictionnaire du rock, 2 volumes, 3317 pages, mars 2014.
  • Revue Vibrations Collector U2, 82 pages, 2010.
  • U2, Neil McCormick, U2 by U2, Au Diable Vauvert, Paris, 360 pages, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Petit dico de U2, analyse de The Unforgettable Fire, page 118, éditions du Rocher, août 2010
  2. site internet : www.chartsinfrance.net, chiffres de vente de The Unforgettable Fire, estimation, 2005
  3. Le nouveau dictionnaire du rock, sous la direction de Michka Assayas, notice U2, page 2946, éditions Bouquins, février 2014
  4. Le nouveau dictionnaire du rock, sous la direction de Michka Assayas, notice U2, page 2946, éditions Bouquins, février 2014
  5. U2 by U2, Neil McCormick, page 148
  6. U2, Stan Cuesta, chapitre 6 : War- Under a Blood Red Sky (1982-1983), page 40, Librio musique, juin 2003
  7. U2, les secrets de toutes leurs chansons, Niall Stokes, The Unforgettable Fire, page 48, éditions Hors Collection, mars 2013
  8. Le nouveau dictionnaire du rock, sous la direction de Michka Assayas, notice Daniel Lanois, volume 1, page 1427, éditions Bouquins, février 2014
  9. U2, Stan Cuesta, chapitre 6 : The Unforgettable Fire- Wide Awake (1984-1985), page 41, Librio musique, juin 2003
  10. Petit dico U2, Hubert Allin, page 117
  11. Petit dico de U2, Hubert Allin, page 117
  12. U2, Stan Cuesta, chapitre 6 : The Unforgettable Fire- Wide Awake (1984-1985), page 43, Librio musique, juin 2003
  13. Petit dico de U2, Hubert Allin, analyse de The Unforgettable Fire, page 116-117, éditions du Rocher, août 2010
  14. U2, les secrets de toutes leurs chansons, MLK, Niall Stokes, page 59
  15. U2, Stan Cuesta, chapitre 6 : The Unforgettable Fire- Wide Awake (1984-1985), page 43
  16. U2, les secrets de toutes leurs chansons, Niall Stokes, page 52
  17. Stan Cuesta, U2, chapitre 6 : The Unforgettable Fire - Wide Awake (1984-1986), page 42
  18. Stephen Thomas Erlewine de All music, critique d'Unforgettable Fire
  19. U2 by U2, Neil McCormick, In The Name Of Love (1984-1985), page 151, 2006
  20. site internet : www.u2achtung.com, Ressources, discographie, analyse de The Unforgettable Fire
  21. site internet : www.u2france.com, analyse d'Unforgettable Fire, rubrique "Ressources"
  22. Stan Cuesta, U2, chapitre 6 : The Unforgettable Fire-Wide Awake (1984-1986), page 41
  23. Le Moydrum Castle, site internet : www.guide-irlande.com, 15 septembre 2014
  24. site internet : http://u2fan.chez.com/rock.htm
  25. Niall Stokes, U2, les secrets de toutes leurs chansons, notice : Pride (in the Name of Love), page 50
  26. Rock and Folk, no 399 : Faut-il brûler les années 80 ?, discorama, interview U2, novembre 2000
  27. Stephen Thomas Erlewine, « The Unforgettable Fire – U2 », Allmusic (consulté le 30 décembre 2010)
  28. David Lynch, « Record Reviews – The U2 Catalog: The Unforgettable Fire », The Austin Chronicle,‎ (lire en ligne)
  29. Daryl Easlea, « Review of U2 - The Unforgettable Fire », BBC Music,‎ (consulté le 28 octobre 2009)
  30. Robert Christgau, « U2 », Robert Christgau (consulté le 28 octobre 2009)
  31. « The Unforgettable Fire », CCM Magazine (consulté le 28 octobre 2009)
  32. Liam Mackey, « Light a Big Fire [album review] », Hot Press,‎
  33. Kurt Loder, « Music Review: The Unforgettable Fire », Rolling Stone, no 432,‎ (lire en ligne)
  34. John Cruz, « U2: The Unforgettable Fire », Sputnikmusic,‎ (consulté le 28 octobre 2009)
  35. Ryan Dombal, « Album Reviews: U2: The Unforgettable Fire [Deluxe Edition] », Pitchfork Media,‎ (consulté le 2 novembre 2009)
  36. « Q Classic Album: Winner — U2's The Unforgettable Fire — News — QTheMusic.com », Q (consulté le 29 octobre 2009)
  37. Will Hermes, « U2: The Unforgettable Fire (Deluxe Reissue) », Rolling Stone,‎ (consulté le 24 novembre 2009)
  38. Adam Sweeting, article du Melody Maker, chronique de The Unforgettable Fire, 1984
  39. Rock & Folk, no 213 : "Les fous du rock", critique de l'album Unforgettable Fire de U2, 1 nov. 1984.
  40. Petit dico de U2, Hubert Allin, The Unforgettable Fire, page 118
  41. « CRIA » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2014-11-18
  42. Disque En France
  43. NVPI
  44. BPI
  45. Graham, p. 22