The Host

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de Bong Joon-ho. Pour le film d'Andrew Niccol, voir Les Âmes vagabondes "The Host".
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The Host

Titre original 괴물
Réalisation Bong Joon-ho
Scénario Baek Chul-hyun
Bong Joon-ho
Acteurs principaux
Sociétés de production Showbox/Mediaplex
Chungeorahm Film
Sego Entertainment
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Genre Horreur
Fantastique
Science-fiction
Sortie 2006
Durée 119 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Host (hangeul : 괴물 ; RR : Gwoemul, litt. « monstre ») est un thriller fantastique sud-coréen écrit et réalisé par Bong Joon-ho, sorti en 2006.

Synopsis[modifier | modifier le code]

De nos jours, l'armée américaine jette des produits toxiques dans la rivière Han.

À Séoul, alors que Park Gang-du, vendeur au caractère immature, travaille au bord de la rivière dans un petit snack où il vit avec sa fille unique Hyun-seo, ainsi que son père Hee-bong, sa sœur Nam-joo, une championne ratée de tir à l'arc, et son frère Nam-il, un diplômé au chômage, la foule assiste à un curieux spectacle qui ne tarde pas à déclencher la panique : une créature monstrueuse, immense et inconnue, surgissant du fond de la rivière piétine et attaque la foule, en détruisant tout sur son chemin. Gang-du essaie de se sauver avec sa fille, mais il la perd au cœur de la foule apeurée et, à la suite d'une confusion, la voit soudain se faire enlever par ce monstre qui part ensuite avec elle au fond de la rivière.

Gang-du, anéanti, se sent coupable de la disparition de sa fille et, au-delà de cette profonde pensée, en vient à se dire qu'elle est quelque part, encore vivante. Le coup de téléphone qu'il reçoit du portable de sa fille ne fait que confirmer sa pensée. C'est alors, avec toute sa famille, qu'il décide de partir à sa recherche, en affrontant la créature.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (V. F.)[1] et sur le carton du doublage français sur le DVD zone 2[2].

Production[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

The Host a été élu quatrième meilleur film de la décennie 2000-2009 par les Cahiers du cinéma[3]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Monde Monde 89 431 890 $[4]  ?  ?
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 10 364 905 entrées[5] 24 septembre 2006 9
Drapeau des États-Unis États-Unis 2 201 412 de dollars[6] 8 juillet 2007 18
Drapeau de la France France 134 368 entrées[7] 5 décembre 2006 2

Ce film est le plus gros succès sud-coréen en termes d'audience avec 13 000 000 entrées, dépassant le récent Le Clown et le Roi qui en a totalisé 12 300 000 entrées[8].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Asia-Pacific Film Festival 2006 :
    • Meilleur montage (Kim Sun-min)
    • Meilleur son (Choi Tae-young)
    • Meilleur acteur dans le second rôle (Byeon Hie-bong)
  • Hawaii International Film Festival 2006 : Meilleur long-métrage
  • Baek Sang Art Awards 2007
    • Meilleur film
    • Meilleure nouvelle actrice (Ko Ah-sung)

Nominations[modifier | modifier le code]

  • Rencontres Cinématographiques de la Seine-Saint-Denis 2006 : Film d'ouverture
  • Asian Film Awards 2007 : Meilleur montage (Kim Sun-min)
  • Grand Bell Awards 2007 :
    • Meilleur acteur (Song Kang-ho)
    • Meilleure photographie
    • Meilleur film
    • Meilleur acteur dans un second rôle
    • Meilleure actrice dans un second rôle

Analyse[modifier | modifier le code]

Dimension politique[modifier | modifier le code]

Interrogé par le magazine Première, le réalisateur Bong Joon-ho reconnaît le caractère contestataire du film[9] tout en espérant que « ce n'est pas un film anti-américain ».

Le film a ainsi été salué en Corée du Nord comme une critique contre la présence de troupes américaines en Corée du Sud.

De fait, la narration est partiellement inspirée d'un accident réel survenu en 2000. Ainsi, le film a incité les écologistes du Sud à demander une enquête sur la pollution causée au pays par les bases militaires américaines. Albert McFarland, un entrepreneur de pompes funèbres travaillant pour les forces américaines en Corée qui aurait ordonné en 2000 le déversement de formaldéhyde dans la rivière Han qui traverse Séoul, avait été condamné à deux ans de suspension et mis en liberté sous caution[10].

Métaphores[modifier | modifier le code]

Plus qu'une critique de la présence militaire américaine en Corée du Sud[11], il semblerait que le film soit clairement à double lecture. Plusieurs éléments peuvent être mis en valeur :

  • Le terme d'« agent jaune » ferait référence à l'agent orange, un défoliant cancérigène et tératogène persistant utilisé massivement par l'armée américaine pendant la guerre du Viêt Nam et, c'est un sujet plus controversé, pendant la guerre de Corée.
  • La similitude de forme entre le diffuseur de l'agent jaune et la première vue intégrale du monstre lui-même, suspendu sous un pont (combattre le mal par le mal ?).
  • L'officier américain tournant un instant sa caméra en direction d'un groupe de manifestants venant d'inhaler de l'agent jaune et en subissant les conséquences (évocation des expérimentations « scientifiques » douteuses ayant toujours accompagné les guerres ?).
  • L'histoire du personnage de Hyun-seo n'est pas sans rappeler le sort de deux collégiennes sud-coréennes de 14 ans, Shim Mi-seon et Shin Hyo-sun, écrasées le 13 juin 2002 par un blindé de l'armée américaine, un accident qui suscita de violentes manifestations antiaméricaines en Corée du Sud.
  • Le personnage de Nam-ju, championne malchanceuse de tir à l'arc qui finit par prendre sa revanche en affrontant le monstre, évoque le contentieux entre la Corée du Sud et les États-Unis suite à la course des 1 500 mètres en short-track lors des Jeux olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City. Le Sud-Coréen Kim Dong-sung, qui avait franchi la ligne d'arrivée en premier, fut disqualifié pour avoir gêné l'Américain Apolo Anton Ohno qui remporta finalement la médaille d'or. Le mécontentement fut tel qu'en 2003, pour des raisons de sécurité, Ohno ne put venir en Corée du Sud participer aux compétitions comptant pour la Coupe du monde de short-track. En 2005, la police anti-émeute sud-coréenne dut se déployer à l'aéroport international d'Incheon pour assurer la sécurité du sportif.

Suite[modifier | modifier le code]

The Host 2 a été annoncé en 2009[réf. nécessaire]. La réalisation devait être assurée par Ning Hao[12] pour une sortie en 2010 ou en 2011. C'est finalement Park Myeong-chan qui en a la charge, pour une sortie en 2014[13].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]