The Greenbrier

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37° 47′ 07″ N 80° 18′ 30″ O / 37.7854, -80.3083 ()

North Entrance
Vue de l'extérieur de l'hôtel.

The Greenbrier est un complexe hôtelier cinq étoiles de White Sulphur Springs, dans le Comté de Greenbrier en Virginie-Occidentale (États-Unis). Il est célèbre pour abriter un abri dédié à l'accueil du gouvernement des États-Unis en cas d'attaque nucléaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1957 sous la Présidence d'Eisenhower aux États-Unis, les menaces des autres puissances grandissaient de plus en plus, c'est pourquoi le gouvernement décida de développer le "Greek Island Project" connu aussi sous le nom de "Project X ou Project Casper". Ce projet visait à construire un immense bunker souterrain proche de Washington afin qu'en cas de conflit les membres du Sénat, du Congrès et de la Chambre des représentants puissent s'y réfugier.

Le bunker était prévu pour résister à des attaques nucléaires.

Le Greenbrier Golf Resort est un hôtel situé à 400 km au sud-ouest Washington DC, à White Sulphur Spring dans l'État de Virginie. Le gouvernement proposa à l'hôtel de financer la construction de son aile ouest (Virginia West Wing) à condition d'implanter dans ses souterrains l'immense bunker.

En 1962 en pleine crise des missiles, le bunker fut terminé. Le bunker peut accueillir plus de 1100 personnes et a une surface de plus de 10 000 m². Véritable ville souterraine à 720 pieds (219 mètres) sous la terre, il se compose de centres de congrès (afin de pouvoir tenir des réunions de crises en temps de guerre), 18 dortoirs, trois réservoirs de 95 000 litres d'eau, une salle d'opération avec 12 lits d'hôpitaux, une clinique dentaire, une pharmacie contenant les médicaments d'ordonnance nécessaires à tous les membres du gouvernement, une salle à rayons X, une salle de décontamination radioactive ainsi que des salles de communications, une mini centrale électrique lui permettant d'être indépendante d'énergie (avec des réservoirs de 204 000 litres de mazout)[1].

La construction de ce bunker coûta au gouvernement plus de 100 millions de dollars[réf. nécessaire].

Les employés chargés de l'entretien y travaillaient sous le couvert de la responsabilité de l'équipement audio-visuel des salles de conférences de l'hôtel. Les salles de réunions du bunker étaient parfois louées sans que leurs occupants ne sachent qu'ils étaient dans un tel endroit[1].

Ce ne fut qu'en 1992 que le Washington Post révéla son existence.

À partir de 1994, les visiteurs purent y accéder, jusqu'en 2004, année qui marqua la rénovation des lieux. On transforma alors les lieux en entrepôt documentaire, les conditions environnementales présentes se prêtant à leur conservation. Une salle d'exposition retraçant l'histoire des lieux a été conservée et des visites guidées y sont organisées[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Beaunoyer, Michel, Visite de l'abri nucléaire du président, Journal Le Soleil (Québec), 13 janvier 2007, pp. V2-V3.

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