The Concert for Bangladesh

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The Concert for Bangladesh est le premier concert de charité de l'histoire de la musique populaire, présenté le au Madison Square Garden de New York. Il est organisé par George Harrison, musicien et ancien membre des Beatles, qui en est également la principale vedette.

Historique[modifier | modifier le code]

« Maintenant, je vous demande à vous tous, de nous aider à sauver des vies »

— George Harrison, le 1er août 1971

En novembre 1970, un énorme cyclone appelé Bhola dévaste la côte du Pakistan oriental causent la mort de 300 000 à 500 000 personnes ; le gouvernement réagit lentement.

La colère de la population bengalî grandit un peu plus lorsque Mujibur Rahman, dont la Ligue Awami avait obtenu la majorité au Parlement aux élections de la même année[1], est empêché d'entrer en fonction. Après avoir mis en scène des pourparlers avec Mujibur, le président Yahya Khan le fait arrêter la nuit du 25 mars 1971 et lance l'Operation Searchlight[2], une attaque militaire soutenue sur le Pakistan oriental. Les méthodes sanglantes employées, la violence de la guerre provoquèrent la mort de nombreux civils[3]. Les intellectuels et les Hindous furent les principales cibles ; environ dix millions de réfugiés fuirent en Inde[4]. Les estimations du nombre de morts vont de 300 000 à 3 millions de personnes[5],[6]. C'est un véritable génocide.

Le Gouvernement Indien estimait le coût des soins pour les réfugiés à 1 million de dollars par jour. L'aide étrangère ne fournit qu'une fraction seulement de l'aide nécessaire, ainsi que du matériel médical et de la nourriture.

Ému par l'ampleur de la catastrophe, George Harrison — dont on connaît déjà l'intérêt pour le sous-continent indien — organise, à la demande de Ravi Shankar, le 1er août 1971 au Madison Square Garden de New York un concert au profit de la population affamée. C'est le premier véritable concert de charité de l'histoire du rock.

Déroulement du concert[modifier | modifier le code]

Le concert débute avec Bangla Dhun, un air indien de plus de 17 minutes interprété par Ravi Shankar, ainsi avant d’entrer dans la partie rock du concert. Shankar donne le ton en utilisant la culture de circonstance même si le public présent n’est pas forcément habitué à ce genre. C’est bien entendu George Harrison qui domine la partie rock mais tout de même 9 titres sont interprétés par d’autres artistes. Billy Preston chante That’s The Way God Planned It, Ringo à la grande joie du public chante It Don’t Come Easy, tandis que Leon Russell exécute un petit medley Jumpin’ Jack Flash (à l’origine c’est une chanson des Stones)/Youngblood (chanson des Coasters).

Il en résulte un album sous forme de coffret qui permet d'entendre successivement George Harrison et ses invités — Ravi Shankar, Ringo Starr, Bob Dylan, Leon Russell, Eric Clapton, Klaus Voormann parmi les plus connus.

C'est certainement la première initiative qui ait montré que les vedettes de la musique pouvaient se mobiliser pour autre chose que leur carrière.

Depuis, des concerts similaires se sont généralisés, Live Kampuchea en 79, Live Aid en 85, Live 8 en 2005, les différents Farm Aids, les concerts pour Amnesty International en 88, etc...

Musiciens participants[modifier | modifier le code]

Vedettes principales[modifier | modifier le code]

Musiciens additionnels[modifier | modifier le code]

Bilan[modifier | modifier le code]

Même si l’album ne connut pas le succès planétaire escompté, ce concert reste aux yeux de beaucoup, un des grands moments de l’histoire du rock. Malheureusement, la plus grande partie de la recette du concert au Madison Square Garden (250 0000 dollars environ) sera bloquée par le fisc américain (qui contrôle les comptes de la société des Beatles Apple) et ne sera reversée à l’Unicef qu’en 1981. Le concert, le triple album et le long métrage ont fait prendre conscience de la gravité de la situation au Bangladesh et de la possibilité de collecte de fonds mondiaux pour porter secours aux peuples sinistrés.

The Concert for Bangladesh aura été le premier concert de charité de l'histoire du rock en réunissant et faisant collaborer quelques uns de ses plus grands artistes pour une cause humanitaire - la musique pouvait servir une cause supérieure.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Baxter, pages 78-79
  2. (en) Siddiq Salik ; Witness to Surrender ; Oxford University Press ; 1978 ; (ISBN 0195772644)
  3. (en) Case Study: Genocide in Bangladesh, 1971 ; Gendercide Watch
  4. (en) R. LaPorte ; « Pakistan in 1971: The Disintegration of a Nation » ; Asian Survey ; 12 (2) ; 1972 ; pages 97-108
  5. (en) Matthew White ; Death Tolls for the Major Wars and Atrocities of the Twentieth Century: Bangladesh ; novembre 2005
  6. (en) The Bangali Genocide, 1971 ; Virtual Bangladesh

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]