The Beast of Yucca Flats

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

The Beast of Yucca Flats est un film d'horreur de série B réalisé en 1961 par Coleman Francis.

Il est considéré comme l'un des plus mauvais films de l'histoire du cinéma, à l'instar du film culte Plan 9 from Outer Space.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En pleine guerre froide, un scientifique russe passé à l'Ouest avec des informations confidentielles sur les projets spatiaux soviétiques est pris en chasse par des tueurs du KGB. Il parvient à leur échapper mais sa fuite l'amène sur un terrain d'expérimentation atomique. Irradié par l'explosion d'une bombe, il se transforme en une bête sanguinaire ...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The Beast of Yucca Flats
  • Réalisateur : Coleman Francis
  • Scénario : Coleman Francis
  • Production : Coleman Francis et Anthony Cardoza
  • Musique : Gene Kauer, Irwin Nafshun et Al Remington
  • Image : John Cagle et Lee Strosnider
  • Montage : Coleman Francis, Austin McKinney, Lee Strosnider
  • Date de sortie : 2 mai 1961
  • Durée : 55 minutes

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Douglas Mellor : Hank Radcliffe
  • Barbara Francis : Lois Radcliffe
  • Bing Stafford : Jim Archer
  • Larry Aten : Joe Dobson
  • Linda Bielema : La femme en vacances
  • Ronald Francis : Randy Radcliffe
  • Alan Francis : Art Radcliffe
  • Anthony Cardoza : Le conducteur du KGB
  • Bob Labansat : L'agent du FBI
  • Jim Oliphant : Le mari en vacances
  • John Morrison : Le passager du KGB
  • George Prince : L'homme qui signale le meurtre
  • Tor Johnson : Joseph Javorsky / La Bête
  • Lanell Cado : La femme étranglée dans la scène d'ouverture
  • Coleman Francis : Le narrateur / L'employé de la station-service / L'homme achetant le journal
  • Marcia Knight : L'épouse de Jim

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Ce film pourrait être l'exemple type du nanar : un budget dérisoire, des acteurs au rabais, un scénario confus bien que simpliste, des dialogues sans saveur, une narration pompeuse, sans oublier un nombre incroyable d'invraisemblances (voir ci-dessous) qui font passer ce film de la catégorie « franchement médiocre » à la catégorie « Nanar ».
  • Le film est intégralement doublé, tous les sons et les dialogues ayant été ajoutés durant le montage. Afin de masquer ce doublage, les acteurs prononçant une réplique n'apparaissent jamais directement à l'écran, on voit leur interlocuteur, ou bien ils sont masqués d'une façon ou d'une autre.
  • Le narrateur accumule les références pompeuses au Progrès ou à la Justice pour commenter des scènes pourtant banales. Par exemple, lorsque Joe Dobson découvre le cadavre de l'homme sur la route, le narrateur nous assène un « Joe Dobson. Pris au piège dans les roues du Progrès. »
  • Les rôles des deux enfants sont interprétés par les propres enfants du réalisateur, Ronald et Alan Francis.
  • D'après le producteur Anthony Cardoza, la scène finale avec le lapin fut improvisée, celui-ci s'étant retrouvé par hasard dans le champ de la caméra.

Quelques incohérences du film[modifier | modifier le code]

  • La scène d'introduction montre une jeune femme sortir de sa baignoire (avec ses chaussures !) et se faire étrangler sur son lit par un inconnu. Étrangement, l'expression de son visage ne montre aucune surprise à la vue de son agresseur. De plus, cette scène n'a aucun lien apparent avec le reste du film, le tueur ne pouvant pas être "La Bête" puisque celui-ci apparaît dans le désert suite à la radiation et y reste jusqu'à sa mort à la fin du film ...
  • Durant la poursuite en voiture, le paysage varie entre forêt, désert et montagne, et on passe brusquement du jour à la nuit et réciproquement (une erreur de raccord également très présente dans Plan 9 from Outer Space).
  • La Bête, à la corpulence hors normes, parvient à s'introduire furtivement à l'arrière d'une voiture pour étrangler la passagère sur le siège avant.
  • Joe Dobson parvient à suivre les traces de la Bête sur un terrain pourtant rocailleux.
  • La cave de la Bête est, d'après les dires du narrateur, d'accès très périlleux. On se demande alors comment la Bête y parvient sans difficulté en portant sa victime sur les bras, et comment les deux patrouilleurs font de même, puis font chemin arrière en portant la jeune femme ...
  • D'après les dires des patrouilleurs, la femme est encore vivante lorsqu'ils la trouvent étendue par terre, mais soudainement morte quelques secondes plus tard (« Aucun docteur ne peut l'aider. Les anges, mais pas les docteurs. »)
  • L'homme qui achète le journal au jeune vendeur prend un soin particulier à ne pas prendre le journal que lui tend le vendeur, mais plutôt un autre exemplaire, plié (probablement pour masquer le fait qu'un seul exemplaire du journal a été édité pour le tournage).
  • Le narrateur nous apprend qu'un avion est indispensable pour aller sur le plateau qui domine le désert. Néanmoins, les deux patrouilleurs y parviennent à pied, et ne trouvent rien (mais pourquoi le tueur se cacherait-il sur le plateau plutôt qu'ailleurs ? et comment y accéderait-il sans avion ?) On apprend ensuite, toujours de la voix du narrateur, qu'ils ne sont pas tout à fait arrivés sur le plateau et qu'ils doivent donc utiliser un avion ...
  • Depuis son avion, Jim aperçoit Hank (qui cherche ses enfants perdus dans le désert, et est parvenu sans encombre sur le plateau) et se met aussitôt à lui tirer dessus. Finalement Hank est touché par une balle et s'effondre, blessé, mais parvient à s'enfuir avant que Jim n'atterrisse pour l'achever.
  • Par la suite, la blessure de Hank semble n'être qu'un mauvais souvenir. Sa femme s'étonne de le voir revenir en courant, mais pas qu'il soit blessé, et Hank ne semble pas souffrir outre-mesure par la suite ... Il abandonne immédiatement son épouse dans le désert pour aller chercher de l'aide.
  • Attaqués par la Bête, les deux enfants perdus s'enfuient et se réfugient par hasard dans sa cave, pourtant réputée d'accès très difficile.

Liens externes[modifier | modifier le code]