The Athenaeum

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The Athenaeum est une revue littéraire et politique éditée à Londres de 1828 à 1921, connue pour avoir publié les meilleurs écrivains de son époque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lancée en 1828 par James Silk Buckingham, elle est vendue au bout de quelques semaines à Frederick Maurice et John Sterling, qui ne parviennent pas à la rendre rentable. En 1829, Charles Wentworth Dilke devient en partie propriétaire et rédacteur en chef et étend grandement l'influence de la revue. En 1846, il démissionne de la rédaction pour assumer celle du Daily News mais continue à contribuer à l'Athenaeum avec une série d'articles remarquables. En 1846, Thomas Kibble Hervey, poète et critique, devient rédacteur en chef jusqu'à sa démission pour raisons de santé en 1853.

Dans les premières années, George Darley y occupe la fonction de critique et Gerald Massey est l'auteur de nombreuses revues littéraires - principalement dans le domaine de la poésie - au cours de la période 1858-1868. De 1875 à 1898, Theodore Watts-Dunton contribue régulièrement en qualité de principal critique poétique. Frédéric George Stephens est éditeur d'art à partir de 1851 jusqu'en 1901, date à laquelle il est remplacé par Roger Fry en raison de sa haine démodée de l'Impressionnisme. Arthur Symons rejoint l'équipe en 1891.

Au XIXe siècle, la revue publie les travaux de Lord Kelvin. Au début du XXe siècle, on compte parmi ses contributeurs Max Beerbohm, Edmund Blunden, T. S. Eliot, Robert Graves, Thomas Hardy, Aldous Huxley, Edith Sitwell, Julian Huxley, Katherine Mansfield et Virginia Woolf.

De 1849 à 1880 Geraldine Jewsbury est l'auteur de plus de 2300 commentaires. Elle est l'une des rares relectrices d'Athenaeum et commence à soumettre ses commentaires régulièrement vers 1854. Elle prise particulièrement les romans ayant un caractère moral autant que divertissant. Elle critique le thème de la « femme déchue », fréquent dans la littérature victorienne. Dans la seconde moitié des années 1850, Geraldine Jewsbury est nommée responsable chargée de la section « Nouveaux romans »[1].

Par ailleurs la revue tient également une place importante dans l'histoire du journalisme sportif. Une lettre de J.S. coton, qui aurait été imprimée en 1905, serait le premier compte rendu d'un match de cricket en Inde.

De 1919 à 1921 (soit durant les deux dernières années d'existence du titre), le rédacteur en chef de l'Athenaeum est le critique littéraire John Middleton Murry qui publie les œuvres de T. S. Eliot, Virginia Woolf, Lytton Strachey, Clive Bell, Aldous Huxley et d'autres membres du Bloomsbury Group.

En 1921, en raison de la chute de ses ventes , l'Athenaeum fusionne avec son jeune concurrent, The Nation, pour devenir The Nation and Athenaeum. En 1931, cette publication fusionnera elle-même avec le New Statesman pour devenir le New Statesman and Nation, abandonnant le nom prestigieux « Athenaeum » après 97 années.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Monica Correa Fryckstedt, Geraldine Jewsbury's "Athenaeum" Reviews: A Mirror of Mid-Victorian Attitudes to Fiction, Stockholm, Almqvist Och Wiksell,‎ 1986

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Demoor, Marysa, "Their Fair Share: Women, Power, and Criticism in the Athenaeum, from Millicent Garratt Fawcett to Katharine Mansfield, 1870-1920". Aldershot: Ashgate, 2000. ISBN 978-0-7546-0118-0
  • (en) Graham, Walter James, 'The Athenaeum', "English Literary Periodicals". New York: T. Nelson, 1930, pp. 317–321.
  • (en) Marchand, Leslie A., "The Athenaeum: A Mirror of Victorian Culture". Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1941.
  • (en) Sullivan, Alvin, ed., 'The Athenaeum', "British Literary Magazines. Volume 3". Westport, Connecticut: Greenwood Press, 1983-, pp. 21–24.

Liens externes[modifier | modifier le code]