Thérèse philosophe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Thérèse philosophe
Image illustrative de l'article Thérèse philosophe

Auteur Anonyme
Genre Roman libertin
Pays d'origine Drapeau de la France France
Date de parution 1748

Thérèse philosophe, ou mémoires pour servir à l’histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Éradice, plus connu sous le nom de Thérèse philosophe est un roman de 1748 à l'attribution contestée. Produit d'une audacieuse entreprise éditoriale à cheval sur l'actuelle Belgique et la France, il est vraisemblablement composite. On peut citer parmi les attributions les plus solidement étayées pour ses différentes parties celle à Jean-Baptiste Boyer d'Argens, ainsi que celle à Louis-Charles Fougeret de Monbron.

Thérèse Philosophe rapporte la relation entre Marie-Catherine Cadière et Jean-Baptiste Girard, de quasi trente ans son aîné. Principalement considéré comme un roman pornographique, ce qui explique ses ventes massives dans la France du XVIIIe siècle où les œuvres pornographiques réalisaient les meilleures ventes, ce roman des Lumières contient certaines idées des Philosophes.

Concepts philosophique et social[modifier | modifier le code]

En dépit de la dépravation qu’elle dépeint, cette œuvre a un certain mérite philosophique dans ses concepts fondamentaux. Des discussions entre les personnages sur les questions philosophiques alternent avec les sections les plus obscènes du roman.

Comme dans la très grande majorité des romans libertins, les personnages féminins sont plus jeunes que les personnages masculins. Avec Thérèse philosophe voici l'histoire d'une relation entre une jeune fille mineure et un vieux prêtre. Ce roman attire l’attention sur la répression sexuelle des femmes à l’époque des Lumières, mais également sur l’exploitation de la sexualité par l’autorité religieuse.

Édition moderne[modifier | modifier le code]

  • Thérèse philosophe, ou, Mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Éradice, Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 2000 ISBN 9782862720395
  • Thérèse philosophe ou Mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Éradice, GF Flammarion, 2007 ISBN 9782080712547

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William C. Brumfield, « Thérèse philosophe and Dostoevsky's Great Sinner », Comparative Literature, Summer 1980, n° 32 (3), p. 238-52
  • Jacqueline Chammas, « Le Clergé et l’inceste spirituel dans trois romans du XVIIIe siècle : Le Portier des Chartreux, Thérèse philosophe et Margot la ravaudeuse », Eighteenth-Century Fiction, Apr-July 2003, n° 15 (3-4), p. 687-704
  • Catherine Cusset, « 'L’Exemple et le raisonnement': Désir et raison dans Thérèse philosophe (1748) », Nottingham French Studies, Spring 1998, n° 37 (1), p. 1-15
  • (de) Gudrun Gersmann, « Das Geschäft mit der Lust des Lesers: Thérèse philosophe-zur Druckgeschichte eines erotischen Bestsellers im 18. Jahrhundert », Das Achtzehnte Jahrhundert, 1994, n° 18 (1), p. 72-84
  • Jean Mainil, « Jamais fille chaste n’a lu de romans : lecture en cachette, lecture en abyme dans Thérèse philosophe », Éd. Jan Herman, Paul Pelckmans, L’Épreuve du lecteur : Livres et lectures dans le roman d’Ancien Régime, Paris, Peeters; 1995, p. 308-16
  • (en) Natania Meeker, « 'I Resist no Longer': Enlightened Philosophy and Feminine Compulsion in Thérèse philosophe », Eighteenth-Century Studies, Spring 2006, n° 39 (3), p. 363-76
  • Nicolas Miteran, « La Fureur poétique des abbés ou les illusions dangereuses : les Discours édifiants dans Thérèse philosophe (1748) », Éd. Et intro. Jacques Wagner, Roman et Religion en France (1713-1866), Paris, Champion, 2002, p. 83-97
  • Anne Richardot, « Thérèse philosophe : Les Charmes de l'impénétrable », Eighteenth-Century Life, May 1997, n° 21 (2), p. 89-99
  • (en) Jeanne-Hélène Roy, « S(t)imulating Pleasure: The Female Body in Sade's Les Infortunes de la Vertu and Thérèse philosophe », Cincinnati Romance Review, 1999, n° 18, p. 122-31
  • (de) Hans-Ulrich Seifert, «Der Heilige Strick [Postface]», Thérèse philosophe, ed. Michael Farin et Hans-Ulrich Seifert, Munich 1990, p. 423-446

Sur les autres projets Wikimedia :