Théorie du calorique

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La théorie du calorique est une théorie de la chaleur proposée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par le chimiste écossais Joseph Black, en réponse à l'hypothèse du « phlogistique ». Selon elle, la chaleur est un fluide, le calorique, s'écoulant des corps chauds vers les corps froids. Le calorique était aussi perçu comme un gaz sans masse capable de pénétrer les solides et les liquides.

Pour Lavoisier, qui l'adopta, la chaleur est de la matière et même un élément fluide, impondérable et indestructible qu'il appelle fluide igné.

« Nous savons, en général, que tous les corps de la nature sont plongés dans le calorique, qu’ils en sont environnés, pénétrés de toutes parts, et qu’il remplit tous les intervalles que laissent entre elles leurs molécules : que, dans certains cas le calorique se fixe dans les corps, de manière même à constituer leurs parties solides; mais que le plus souvent il en écarte les molécules, il exerce sur elles une force répulsive, et que c’est de son action ou de son accumulation plus ou moins grande que dépend le passage des corps de l’état solide à l’état liquide, de l’état liquide à l’état aériforme. »

— Antoine Laurent de Lavoisier, Traité élémentaire de chimie[1]

Cette théorie qui eut cours jusqu’à Sadi Carnot constitue un premier niveau de réflexion dans le domaine de la thermodynamique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seconde partie - De la combinaison des acides avec les bases salifiables, et de la formation des sels neutres, [lire en ligne]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]