Théorie des sentiments moraux

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La Théorie des sentiments moraux, initialement publiée en 1759, est l'un des plus importants travaux d'Adam Smith sur la théorie du capitalisme. On y trouve les principes psychologiques, philosophiques, et méthodologiques qui sous-tendent ses œuvres ultérieures, les Lectures on Justice, Police, Revenue, and Arms ("Conférences sur la justice, la police, les recettes publiques et les armes", 1763), la Richesse des nations (1776), les Essays on Philosophical Subjects ("Essais sur des sujets philosophiques", 1795).

Argument[modifier | modifier le code]

Smith hérite des conceptions de son mentor, Francis Hutcheson, qui divisait la morale en quatre parties : la moralité et la vertu ; les droits privés et la liberté naturelle ; les droits de la famille (l'économie domestique) et l'État et les droits individuels (la politique).

Plus précisément, Smith distingue, au sein de la morale :

  • les catégories qui touchent à la nature de la moralité : la propriété, la prudence, la générosité, la licence ;
  • les catégories qui touchent aux mobiles de la moralité : l'amour-propre, la raison, les sentiments.

Hutcheson avait abandonné les questions psychologiques, affirmant que les mobiles des actions sont trop instables pour servir de fondements à une philosophie morale. Au problème des mobiles, il substitua l'hypothèse d'une sorte de « sixième sens » moral — thèse, reprise de David Hume dans son Traité de la nature humaine, selon laquelle l'homme est naturellement porté à préférer l'utile.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cerqueira, Hugo. Sobre a filosofia moral de Adam Smith. Síntese - Revista de Filosofia, v. 35, p. 57-86, 2008.
  • Les études de Patrick Wotling, Nietzsche et le problème de la civilisation, et de Y. Constantidinès, Nietzsche législateur.

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Notes et références[modifier | modifier le code]