Théorie des sentiments moraux

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La Théorie des sentiments moraux, initialement publiée en 1759, est l'un des plus importants travaux d'Adam Smith sur la théorie du capitalisme. On y trouve les principes psychologiques, philosophiques, et méthodologiques qui sous-tendent ses œuvres ultérieures, les Lectures on Justice, Police, Revenue, and Arms ("Conférences sur la justice, la police, les recettes publiques et les armes", 1763), A Treatise on Public Opulence ("Traité sur l'opulence publique", 1764), la Richesse des nations (1776), les Essays on Philosophical Subjects ("Essais sur des sujets philosophiques", 1795).

Sommaire

[modifier] Argument

Smith hérite des conceptions de son mentor, Francis Hutcheson, qui divisait la morale en quatre parties : la moralité et la vertu ; les droits privés et la liberté naturelle ; les droits de la famille (l'économie domestique) et l'État et les droits individuels (la politique).

Plus précisément, Smith distingue, au sein de la morale :

  • les catégories qui touchent à la nature de la moralité : la propriété, la prudence, la générosité, la licence ;
  • les catégories qui touchent aux mobiles de la moralité : l'amour-propre, la raison, les sentiments.

Hutcheson avait abandonné les questions psychologiques, affirmant que les mobiles des actions sont trop instables pour servir de fondements à une philosophie morale. Au problème des mobiles, il substitua l'hypothèse d'une sorte de « sixième sens » moral — thèse, reprise de David Hume dans son Traité de la nature humaine, selon laquelle l'homme est naturellement porté à préférer l'utile.

[modifier] Annexes

[modifier] Liens

[modifier] Voir aussi

  • Les études de Patrick Wotling, Nietzsche et le problème de la civilisation, et de Y. Constantidinès, Nietzsche législateur.

[modifier] Notes & références

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