Théorie de l'esprit

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En sciences cognitives, la Théorie de l'esprit désigne les processus cognitifs permettant à un individu d'attribuer un état mental -croyance, intention, désir, jeu, connaissance, etc.- à lui-même ou à une autre personne. Elle permet ainsi à l'individu de pouvoir prédire ses propres attitudes et actions ainsi que celles des autres agents intelligents[1]. L'apprentissage de cette capacité passe, entre autres, par la compréhension qu'autrui possède des états mentaux différents des siens. Cette aptitude enrichit qualitativement les interactions sociales (communication, collaboration, compétition, apprentissage, etc.) et relève ainsi de la cognition sociale.

On retrouve certains défauts de théorie de l'esprit chez des personnes atteintes d'autisme, de schizophrénie, de déficit de l'attention[2], ou encore de neurotoxicité due à l'abus d'alcool[3].

Le concept de Théorie de l'esprit se distingue de celui d'empathie : il désigne la compréhension de tous les types d'états mentaux, alors que l'empathie s'applique seulement aux sentiments et aux émotions. De même, bien qu'il y ait certains aspects philosophiques dans l'étude de la théorie de l'esprit, celle-ci diffère de la philosophie de l'esprit.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les sciences cognitives trouvent une grande part de leur origine dans les conférences Macy organisées à partir de 1942 dans le but affiché de créer une science générale du fonctionnement de l'esprit. Gregory Bateson, anthropologue et figure de proue du lien entre les expressions qui en découlent et les sciences humaines, propose les premiers liens avec la schizophrénie en particulier en 1956, et les formalise plus globalement en 1972 dans Steps to an Ecology of Mind (traduit en Vers une écologie de l’esprit).

La théorie de l'esprit qu'il propose alors ne correspond pas à la formalisation utilisée ultérieurement, mais Jacques Miermont[4] relie sans ambiguïté ces deux approches en militant pour que la théorie de l'esprit englobe cognition, passion et communication[5].

Définition[modifier | modifier le code]

Dans l'acception originale des primatologues David Premack et Guy Woodruff[1], la théorie de l'esprit est l'aptitude à comprendre les conduites, et elle reposerait sur des inférences d'états mentaux : croyances, désirs, émotions (joie, peur…)

L'expression théories de l'esprit, au pluriel, apparaît régulièrement pour mettre l'accent sur la diversité, phylogénétique et ontogénétique, des systèmes cognitifs pouvant rendre compte de différents niveaux de compréhension des conduites[6].

Le domaine de recherche visant à expliquer cette aptitude est devenu au cours des 30 dernières années un des principaux thèmes transversaux des sciences cognitives. Il est apparu notamment que la prise en compte des états mentaux intentionnels, des croyances[7] en particulier, est problématique[8]. Ainsi la théorie de l'esprit peut désigner les processus par lesquels l'esprit est compris comme engendrant des représentations et les conduites comprises comme déterminées par ces représentations.

Les données actuelles semblent indiquer que l'humain serait le seul primate à posséder cette capacité à traiter les états mentaux intentionnels, et qu'elle ne serait pas maîtrisée avant l'âge de 4 ans[9].

Par ailleurs, selon Simon Baron-Cohen entre autres, l'autisme serait le résultat d'un retard de développement spécifique, en cas d'attribution de fausses croyances complexes. Dans son étude de 1989[10] il montrera que la capacité d'attribution de fausses croyances à autrui est possédée par des enfants autistes mais seulement en tâche simple (First-order belief attribution).

Théorie vs simulation[modifier | modifier le code]

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Ces dernières années, deux positions se sont opposées concernant la nature de la Théorie de l'esprit :

  • La théorie de la théorie, qui insiste sur l'organisation proto-scientifique de la Théorie de l'esprit.
  • La théorie de la simulation, qui insiste sur la capacité à simuler les états mentaux d'autrui.

Aujourd'hui, l'heure est au compromis ; il demeure toutefois la question de savoir ce qui tient de la théorie et ce qui tient de la simulation dans la Théorie de l'esprit.

Psychologie du développement[modifier | modifier le code]

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Attention conjointe[modifier | modifier le code]

Pour comprendre la formation de la théorie de l'esprit chez un individu, la notion d'attention conjointe est primordiale. Sans cette dernière, fondée sur la détection de la direction du regard de l'autre et sur la détection de ses intentions, le nourrisson ne peut découvrir l'autre en tant qu'agent…

L'attribution de fausses croyances[modifier | modifier le code]

Il est largement accepté qu'au cours de la période préscolaire (de 3 à 5 ans) l'enfant acquiert l'aptitude à prendre en compte l'état de connaissance des agents dans la prédiction ou lʼexplication des comportements. La prise en compte des croyances ne peut être démontrée que dans des situations où ces croyances sont fausses.

L'illustration la plus célèbre de cette acquisition est une recherche publiée en 1983, par Heinz Wimmer et Josef Perner. Dans l'épreuve du transfert inattendu (unexpected transfer en anglais), l'enfant doit prédire qu'une personne ignorant le déplacement d'un objet cherchera celui-ci là où elle croit qu'il se trouve et non là où il est en réalité. En pratique, on présente à l'enfant, à l'aide de poupées et de jouets, l'histoire suivante :

Maxi et sa maman sont dans la cuisine, ils rangent le chocolat dans le réfrigérateur. Maxi part rejoindre ses amis pour jouer.

Pendant son absence, sa maman décide de préparer un gâteau. Elle prend le chocolat dans le réfrigérateur, en utilise une partie et range le reste du chocolat dans le placard.

Plus tard, Maxi revient, il veut manger du chocolat. Où Maxi va-t-il chercher le chocolat ?"

Pour répondre correctement que Maxi va chercher le chocolat dans le réfrigérateur, il faut lui attribuer une fausse croyance concernant la position du chocolat. Il apparaît que les enfants de moins de 3 ans et demi n'attribuent pas cette fausse croyance : ils prédisent que Maxi va chercher le chocolat dans le placard, là où il se trouve réellement. Cette erreur systématique est régulièrement qualifiée de réaliste. En effet, la prédiction sʼappuie sur l'état de la réalité et non sur l'état de croyance.

Autres exemples[modifier | modifier le code]

0 à 2 ans[modifier | modifier le code]

  • Attention jumelée: regarde dans la même direction
  • Tire la langue ou ouvre la bouche en imitant sa mère
  • Pointage impératif: pointe l’objet qu’il désire
  • Faire semblant: jouet représente…
  • Croyance: l’autre aime, n’aime pas, veut…

3 à 6 ans : inférence de 1er niveau[modifier | modifier le code]

  • Les croyances peuvent varier d’une personne à l’autre
  • Apprentissage du mensonge

Après 7 ans: inférence de 2e niveau[modifier | modifier le code]

  • Peut lire entre les lignes: comprend ironie, sarcasme, humour
  • Comprend les jeux sociaux, scénario avec ses jouets
  • Gestes involontaires, accident: Peut faire du tort sans faire exprès

Psychopathologie[modifier | modifier le code]

Autisme[modifier | modifier le code]

L'arrivée de cette théorie dans le cadre de l'interprétation de trouble psychologique se fait en 1985 par l'intermédiaire d'un texte intitulé Does the autistic child have a" theory of mind"? faisant référence à une expérimentation où des enfants devaient deviner le choix de poupées mises en situation par l'expérimentateur et 80 % des autistes échouent alors que les enfants atteints de trisomie 21 et les enfants non-atteints réussissent en grande majorité.

Les débats restent ouverts sur les interprétations, mais ce protocole d'expérimentation est moins critiqué que celui des suivantes (faire semblants d'appeler avec une banane, le test des smarties ou encore le test du « caillou éponge ») dont le côté piège tendu par l'expérimentateur a été lourdement critiqué, ou au moins l'interférence créée par le rôle de l'expérimentateur. Ainsi, selon G. Bonitatibus, les jeunes enfants seraient incapables de contrôler et de gérer leur compréhension du paradigme de la communication référentielle, du fait de leur préoccupation de découvrir l'intention de l'interlocuteur et de leur attention au sens des mots eux-mêmes.

L'utilisation de cette théorie dans le cadre de l'autisme est critiquée par des autistes[11].

D'une manière plus générale, l'intérêt de cette théorisation dans le contexte de la psychopathologie est remis en question[12].

Psychophysiologie de l’autisme[13]

Il y a une diminution de l’activité des neurones miroirs

  • Dans le gyrus frontal inférieur: incapacité à évaluer les intentions d’autrui
  • Dans l’insula et le cingulaire antérieur: absence d’empathie
  • Dans le gyrus angulaire: troubles de la parole.

Schizophrénie[modifier | modifier le code]

Le déficit de cognition sociale est un signe clinique de la schizophrénie

Les schizophrènes ne construisent pas de savoir partagé, ne tiennent pas compte de la compréhension (ou du questionnement) de l’autre. Ce qui entraîne :

  • des troubles de communication dans la vie quotidienne (Champagne, 2006) notamment les aspects pragmatiques, sous-entendu du langage (ironie, métaphore, demande indirecte) Mais le sens littéral des mots est préservé
  • l’isolement social (Nuechterlein, 2004)
  • des déficits de leur théorie de l’esprit

Hypothèse : L’incapacité à se représenter les états mentaux des autres et les siens propres explique les symptômes et les troubles de la communication de la schizophrénie.

Plusieurs des 11 symptômes schneidériens découlent d’erreurs d’attribution :

  • d’erreurs d’interprétation des intentions d’autrui, de ce que les autres croient ou pensent: le délire de référence ou de persécution
  • de difficulté à se représenter ses propres intentions d’agir: le vol, l’imposition et la divulgation de la pensée, les délires de contrôle, les sentiments, actes et impulsions contrôlés.

Pauvre connaissance des règles de conversation répond mal aux demandes de l’interlocuteur (en termes de quantité d’information à donner à l’interlocuteur) ne saisissent pas ce que l’autre a besoin de comprendre ne respecte pas le tour de parole.

Théorie de l’esprit et mémoire autobiographique

Pour savoir ce que l’autre pense, veut ou croit, je cherche d’abord dans mes propres souvenirs une situation similaire dans le passé.

Les autres agissent en fonction de certains objectifs de la même façon que nous savons que nous agissons ainsi parce que nous sommes capable de vivre ces mêmes actions, émotions, sensations.

Dans la schizophrénie, il y a :

  • Déficit de la mémoire autobiographique (Danion)
  • Le patient raisonne en fonction de son Moi antérieur, pas de son Moi actuel
  • Trouble du raisonnement conditionnel sur le matériel social (si… alors)

Neurosciences[modifier | modifier le code]

La découverte de systèmes neurocognitifs spécialisés dans la représentation de l’action intentionnelle et des émotions a bouleversé l'approche cognitiviste.

Le mécanisme neurophysiologique principal utilisé serait un système de codage partagé de l’action : les systèmes de neurones miroirs. Grâce à l’imagerie fonctionnelle cérébrale, on a pu montrer que la perception d'une action entraîne dans le cerveau une représentation similaire à ce qu'elle aurait été s'il avait agi lui-même[14].

Le lien entre ces deux approches se situe actuellement dans les hypothèses autour de la structure de représentation motrice du langage et de la pensée.

Le schéma de fonctionnement physiocognitif serait le suivant :

  • « Lecture de l’action » motrice de l’autre : ses comportements mais aussi ses réactions émotionnelles (mouvements du visage par exemple).
  • « Codage de l’action » (d’autrui), qui se fait en lien (ou « partage ») avec les émotions et les actes issus de notre propre expérience (soi). Ceci génère des « représentations partagées » d’action et d’émotion entre soi et autrui : ce qu’on appelle les processus de « résonance motrice » et de « résonance émotionnelle ».

Cette théorie du partage des émotions motrices rejoint la théorie de l’empathie de Lipps qui postulait que l’accès aux états mentaux et émotionnels d’autrui reposait sur une « imitation automatique » de l’autre. De façon générale, on retrouve un mécanisme similaire à différents niveaux. Le mécanisme général est le suivant : la perception d’un événement ou état mental active en même temps le processus de génération ou production de cet état.

Cela se retrouve au niveau du langage avec la théorie motrice de la perception, mais également au niveau émotionnel puisque la génération d’expressions utilise les mêmes systèmes corticaux que la reconnaissance perceptive des émotions chez autrui : processus de « résonance émotionnelle ». Enfin, cela se retrouve au niveau des idées, avec le mécanisme de « contagion des idées » qui a été constaté par Sperber et qui serait à la base du développement des cultures.

Cependant, ces mécanismes de représentation de l'action d'autrui sont insuffisants pour comprendre autrui : si l'on peut suivre le regard de l'autre, et identifier ce qu'il regarde, il faut impliquer la représentation de croyance pour identifier le sens, pour l'autre, de cette action[15].

Cette capacité est connue chez l'homme et chez certains primates, tels les chimpanzés ou les grands singes.

Les régions cérébrales impliquées sont le sillon temporal supérieur et de la jonction temporo-pariétale (STS-TPJ), le cortex cingulaire postérieur et antérieur, le cortex orbitofrontal latéral et médial et l’amygdale.

Il se discute de savoir si la compréhension des croyances d'autrui implique dans ces régions une inhibition de la compréhension de soi, ou si le cerveau mène ces deux activités en parallèle.

Intelligence Artificielle[modifier | modifier le code]

La théorie de l'esprit sous-entend qu'une représentation mentale est un phénomène interne au système cognitif et que cette représentation est spécifiée préalablement à toute activité cognitive. Ainsi, pouvoir prédire un comportement en fonction des connaissances nécessite des compétences déductives spécifiques, et notamment celle de distinguer le vrai du faux : "Max a vu que le chocolat était rangé dans le placard A" Vrai, "Max n'a pas vu le déplacement du chocolat dans le placard B" Vrai, donc "Max ira chercher le chocolat dans le placard A" Vrai [16],[17].

En informatique, le type d'architecture correspondant à cet univers structuré en représentations dont dépendrait le sens de ce qui est perçu, est dit système symbolique. Basés sur un système d'inférences, les systèmes symboliques sont incapables de traiter les problèmes concernant les représentations des représentations mentales, sauf en passant par des subterfuges [18]. À ces modèles symboliques on oppose les systèmes connexionnistes (ou neuromimétiques) dont la règle de fonctionnement repose sur le principe de Hebb[19], celui d'une moyenne pondérale des forces de connexion neuronales. Le perceptron est le plus basique de ce type d'architecture. Ici aucune règle d'encodage. Pourtant un perceptron est suffisant à identifier des visages comme visages féminins ou masculins [20]. Cette évaluation probabiliste est également suffisante pour modéliser la prédiction d'une action en fonction de connaissances [21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) D. G. Premack et G. Woodruff, « Does the chimpanzee have a theory of mind? », Behavioral and Brain Sciences, vol. 1, no 4,‎ 1978, p. 515–526 (lien DOI?)
  2. (en) Korkmaz B, « Theory of mind and neurodevelopmental disorders of childhood », Pediatr. Res., vol. 69, no 5 Pt 2,‎ mai 2011, p. 101R–8R (liens PubMed? et DOI?)
  3. (en) Uekermann J, Daum I, « Social cognition in alcoholism: a link to prefrontal cortex dysfunction? », Addiction, vol. 103, no 5,‎ mai 2008, p. 726–35 (liens PubMed? et DOI?)
  4. Jacques Miermont est psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste, systémicien et vice-président du Programme Européen Modélisation de la Complexité
  5. Pour une théorie de l'esprit : Cognition, Passion et communication Résonances no 10-11, p. 64 lien vers l'article[PDF]
  6. Nadel, J. & Melot, A.-M. (2003). Théorie de l'esprit. In O. Houdé (Ed), Vocabulaire des sciences cognitives (p. 437-440). Paris: P.U.F.
  7. Le terme de croyance doit ici être compris au sens large de connaissance et non au sens religieux.
  8. Wimmer, H., & Perner, J. (1983). Beliefs about beliefs: Representing and constraining function of wrong beliefs in young children's understanding of deception. Cognition, 13, 103-128.
  9. Wellman, H. M., Cross, D., & Watson J. (2001), Meta-analysis of theory-of-mind development: the truth about false belief. Child Development, 72, 655-684.
  10. The Autistic Child's Theory of Mind : a Case of Specific Developmental Delay, 1989
  11. Autism Aspergers Myths - The Theory of Mind sur le site Eric Chen, diagnostiqué « Asperger ».
  12. l'intérêt de Intérêts de la notion de « théorie de l'esprit » pour la psychopathologie Nicolas Georgieff référence et court résumé en ligne
  13. Pour la science, janvier 2007
  14. Utiliser sa propre perspective pour comprendre les actions et émotions d’autrui de Comprendre les actions, émotions et états mentaux d’autrui : psychologie et neurosciences, une conférence au Collège de France de Coralie Chevallier, Nicolas Baumard, Julie Grèzes et Lydia Pouga.
  15. Changer de perspective pour comprendre les intentions et croyances d’autrui de Comprendre les actions, émotions et états mentaux d’autrui : psychologie et neurosciences, une conférence au Collège de France de Coralie Chevallier, Nicolas Baumard, Julie Grèzes et Lydia Pouga.
  16. Fodor, J. (1995). A theory of the child's theory of mind. Folk Psychology. Readings in mind and language, Davies, Stone, T. Cambridge : Blackwell publischers LTD
  17. Leslie, A.M. (1994). Pretending and believing : issues of theory of ToMM. Cognition, 50, 211-238.
  18. Laurière J.L. ((1988). Intelligence artificielle. Représentations des connaissances. Tome 2. Paris : Eyrolles.
  19. Hebb D.O. (1949). The organization of behavior. New-York : Wiley.
  20. Abdi H. (1988). Generalised approaches for connectionnist auto-associative memories. Intepretation, implication and illustration for face processing. In J. Demongeot (Ed.). Arficial intelligence and cognitive sciences. Manchester : Manchester University Press.
  21. Della Santa S. (2003). La sémantique de l'objet : l'avantage du traitement probabiliste. Bulag, Modélisation, systèmique, traductibilité, no 28. Centre Lucien Tesnière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nadel, J. & Melot, A.-M. (2003). Théorie de l'esprit, in O. Houdé (Ed), Vocabulaire des sciences cognitives (p. 437-440), Paris, P.U.F.
  • Hauser, M. (2002), À quoi pensent les animaux ?, Odile Jacob.
  • Engel, P. (1996), Philosophie et psychologie, Gallimard.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]