Théorème de Ptolémée
Le théorème de Ptolémée est un théorème de géométrie euclidienne portant sur les diagonales d'un quadrilatère. L'implication directe est attribuée à l'astronome et mathématicien grec Ptolémée, dont il se servit pour ses calculs liés à l'astronomie.
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[modifier] Énoncé
Théorème de Ptolémée — Un quadrilatère convexe est inscriptible si et seulement si le produit des longueurs des diagonales est égal à la somme des produits des longueurs des côtés opposés.
Avec les notations de la figure, ce théorème peut être traduit par :
Théorème de Ptolémée — Soit un quadrilatère convexe
,
est inscriptible 
[modifier] Démonstration de l'implication directe
[modifier] Par raisonnement géométrique
Soit
un quadrilatère inscriptible non croisé. Les angles
et
sont égaux, car ils interceptent le même arc (voir théorème de l'angle inscrit) ; de même
.
Construisons le point K tel que
et
.
On a alors
.
Ainsi, les triangles
et
sont semblables (figure du milieu), de même que
et
(figure de droite).
On obtient les relations suivantes (voir triangle semblable) :
et 
d'où
et 
en additionnant il vient
et par construction
.
On en déduit l'égalité du théorème :
.
[modifier] Démonstration de la réciproque
(1) Nous admettrons que l'antécédent d'une droite
par l'inversion de pôle A et de rapport k non nul telle que A n'appartient pas à
est un cercle passant par A, privé de A.
Soient A,B,C et D quatre points distincts tels que 
Considérons l'inversion de pôle A et de rapport 1, qui transforme B en B', C en C' et D en D'.
Il vient :
, de même
et
.
En divisant notre première égalité par
, on obtient : 
Soit encore : 
Ainsi les points B', C' et D' sont alignés. D'après (1) : B, C et D appartiennent à un cercle passant par A. Le quadrilatère
est donc inscriptible.
[modifier] Lemme
Second théorème de Ptolémée — Soit un quadrilatère inscriptible non croisé
, les longueurs des côtés et des diagonales vérifient la relation :

[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Lien externe
Une démonstration du théorème et de sa réciproque sur le site « Descartes et les Mathématiques »