Théorème de Cayley
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En théorie des groupes, le théorème de Cayley[1] est un résultat élémentaire établissant que tout groupe se réalise comme sous-groupe d'un groupe de permutations :
Théorème — Tout groupe G est isomorphe à un sous-groupe du groupe symétrique S(G) des permutations de G. En particulier, si G est un groupe fini d'ordre n, il est isomorphe à un sous groupe de Sn.
Remarques [modifier]
- Si G est d'ordre n, le groupe Sn dans lequel il est plongé est d'ordre n!.
- Le théorème se reformule en disant que tout groupe agit fidèlement sur lui-même. L'action que l'on construit est en fait même simplement transitive.
- Ce théorème est utilisé en théorie des représentations de groupes. Soient G un groupe et
une base d'un espace vectoriel E de dimension |G|. Le théorème de Cayley indique que G est isomorphe à un groupe de permutations des éléments de la base. Chaque permutation peut être prolongée en un endomorphisme de E qui ici par construction est un automorphisme de E. Cela définit une représentation du groupe, on parle alors de représentation régulière.
Démonstration [modifier]
Soit G un groupe et g un élément de ce groupe. On définit l'application tg de G dans G comme étant la translation à gauche :
.L'associativité de la loi du groupe équivaut à :
.On en déduit en particulier que tg est une permutation (de bijection réciproque
), ce qui permet de définir une application
de G dans S(G) par :

- D'après
,
est un morphisme de groupes. - Par conséquent, l'image de
, notée Im(
), est un sous-groupe de S(G). - Montrons que
est injective. Pour cela considérons g et h deux éléments du groupe. Si tg et th sont égales, alors les images de l'élément neutre par ces deux applications sont aussi égales et g est égal à h. Ceci montre que l'application est injective. - L'application de G dans Im(
) qui à tout élément
de G associe
est donc, elle aussi, un morphisme injectif. Elle est de plus surjective par construction, donc c'est un isomorphisme de groupes : le théorème est ainsi démontré.
Note et référence [modifier]
- (en) Arthur Cayley, « On the theory of groups, as depending on the symbolic equation θn=1 », Philos. Mag., vol. 7, no 4, 1854, p. 40–47.
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est donc, elle aussi, un morphisme injectif. Elle est de plus