Théologie morale catholique

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La théologie morale est l'expression par laquelle l'Église catholique romaine désigne ses conceptions morales.

On peut reconnaître l'orientation globale de cette conception par une réflexion reposant sur plusieurs « axiomes » :

  • le refus de considérer une personne comme un objet ou un moyen,
  • la reconnaissance du caractère sacré de toute vie.

Classification[modifier | modifier le code]

Dans la théologie catholique, les cursus de formation théologique comprennent des cours de morale fondamentale, et des cours de morale sectorielle[1].

La morale sectorielle est elle-même répartie entre deux matières :

Morale fondamentale[modifier | modifier le code]

La théologie morale fondamentale s'intéresse aux fondements de la morale, et notamment à la notion de péché. Elle distingue les péchés selon leur gravité (mortels ou véniels). Saint Thomas d'Aquin identifie sept péchés capitaux qui entraînent tous les autres.

Jean-Charles Nault prône pour une reprise en compte de l'acédie (péché capital) dans la morale actuelle[2].

Principe de gradualité[modifier | modifier le code]

D'une manière générale, l'Église s'adresse à tous les fidèles catholiques et aux hommes de bonne volonté[3], et entend leur proposer une morale fondée sur le bien. Selon l'éthique catholique, le bien est toujours possible et le mal toujours évitable[4]. L'Église encourage donc les personnes auxquelles elle s'adresse à toujours choisir le bien et à rejeter le mal.

Elle reconnaît cependant la difficulté à accomplir le bien, puisque tous les hommes sont pécheurs. Jean-Paul II, en énonçant la loi de gradualité, a considéré qu'il fallait tenir compte de cette réalité sur le plan pastoral sans céder pour autant sur les principes moraux. Ainsi, l'Église maintient des principes moraux exigeants, parce qu'elle les considère comme correspondant au véritable bien, tout en admettant que la réalisation de ce bien puisse passer par des étapes successives dans le cheminement de la personne. Dans ce cas, la situation de la personne s'apprécie par rapport à son désir de progresser vers le bien: « ne pas considérer la loi comme un simple idéal à atteindre dans le futur, mais [...] comme un commandement du Christ Seigneur [lui] enjoignant de surmonter sérieusement les obstacles. »[5]

Autrement dit, le comportement de la personne est acceptable au plan pastoral dans la mesure où elle a un désir sincère de progresser, sans pour autant que ce comportement puisse être qualifié de moralement bon puisqu'il n'est pas parfait.

Morale individuelle[modifier | modifier le code]

Sexualité[modifier | modifier le code]

Morale sociale[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La pollution de l'environnement a été citée le 9 mars 2008 par Mgr Gianfranco Girotti, régent de la Pénitencerie apostolique, comme l'une des « nouvelles formes de péchés sociaux ».

Reproduction[modifier | modifier le code]

Bioéthique[modifier | modifier le code]

Doctrine sociale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Doctrine sociale de l'Église.

La doctrine sociale de l'Église relève de la morale sociale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Site Theologia.fr, Christian Pian
  2. La saveur de Dieu, l'acédie dans le dynamisme de l'agir, conclusion générale, pages 456-466
  3. Concile Vatican II, Gaudium et spes §32
  4. Olivier Bonnewijn, Éthique sexuelle et familiale, éditions de l'Emmanuel, p. 226. Voir aussi Jean-Paul II, Veritatis splendor §52.
  5. Jean-Paul II, Familaris consortio §34.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue d'éthique et de théologie morale
  • Jean-Charles Nault, La Saveur de Dieu : l'acédie dans le dynamisme de l'agir, Rome, Lateran university press, coll. « Studi e ricerche / Pontificio istituto Giovanni Paolo II per studi su matrimonio e famiglia » (no 5),‎ 2002, 558 p. (ISBN 88-465-0224-8, notice BnF no FRBNF39052719g)
  • Jean-Pascal Perrenx, Théologie morale fondamentale, vol. 1 : Introduction à la théologie morale ; La béatitude, Paris, P. Téqui, coll. « Croire et savoir » (no 48),‎ janvier 2008, 252 p. (ISBN 978-2-7403-1369-5, notice BnF no FRBNF411864438)
  • Jean-Pascal Perrenx, Théologie morale fondamentale, vol. 2 : Les actes humains, Paris, P. Téqui, coll. « Croire et savoir » (no 49),‎ février 2008, 671 p. (ISBN 978-2-7403-1370-1, notice BnF no FRBNF41266220t)
  • Jean-Pascal Perrenx, Théologie morale fondamentale, vol. 3 : La conscience, Paris, P. Téqui, coll. « Croire et savoir » (no 50),‎ mars 2008, 287 p. (ISBN 978-2-7403-1417-3, notice BnF no FRBNF41263468n)
  • Jean-Pascal Perrenx, Théologie morale fondamentale, vol. 4 : Les habitus, les vertus et les dons du Saint-Esprit, Paris, P. Téqui, coll. « Croire et savoir » (no 51),‎ mai 2008, 324 p. (ISBN 978-2-7403-1425-8, notice BnF no FRBNF41295360q)
  • Jean-Pascal Perrenx, Théologie morale fondamentale, vol. 5 : Les vices et les péchés, Paris, P. Téqui, coll. « Croire et savoir » (no 52),‎ novembre 2008, 408 p. (ISBN 978-2-7403-1426-5)
  • Jean-Pascal Perrenx, Théologie morale fondamentale, vol. 6 : La loi morale, pédagogie de Dieu ; La vie surnaturelle et la grâce ; Conclusion : le chrétien, un autre Christ, Paris, P. Téqui, coll. « Croire et savoir » (no 53),‎ décembre 2008, 298 p. (ISBN 978-2-7403-1432-6, notice BnF no FRBNF41422584f)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]