Théodule Charles Devéria

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Théodule Charles Devéria
Égyptologue
Pays de naissance Drapeau de la France France
Naissance 1er juillet 1831
Paris
Décès 25 janvier 1871 (à 39 ans)
Paris
Nationalité française
Parents Achille Devéria et Céleste Motte

Théodule Charles Devéria (Paris, 1er juillet 1831 - Paris, 25 janvier 1871), fils du peintre Achille Devéria, est un égyptologue français.

Son grand-père était le lithographe Charles Motte, qui a collaboré à l'impression de la Grammaire égyptienne de Champollion.

Membre de l'Institut d'Alexandrie, il effectue diverses missions archéologiques en Égypte, collaborant avec Auguste Mariette de 1858 à 1866, l'accompagnant notamment sur les fouilles de Memphis en 1859 et visitant les salles du musée de Boulaq.

Attaché au département égyptien en 1855, puis nommé conservateur-adjoint du musée du Louvre en 1860, Devéria étudie la collection égyptienne de papyrus au Louvre durant de nombreuses années ; il a été considéré en son temps un expert des textes funéraires égyptiens anciens. De lui, Sir Ernest Alfred Thompson Wallis Budge a déclaré : « Aucun autre savant avait une telle compétence et d'aussi vastes connaissances du Livre des Morts », et que sa mort était « une grande perte pour l'égyptologie[1] ».

Son frère, Jean-Gabriel Devéria (1844-1899), était sinologue.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Abydos, grand temple, 1859
  • Catalogue des manuscrits égyptiens écrits sur papyrus, toile, tablettes et ostraca en caractères hiéroglyphiques, hiératiques, démotiques, grecs, coptes, arabes et latins qui sont conservés au Musée égyptien du Louvre, 1872
  • Château de France à Luqsor, 1859
  • Fouilles exécutées à Thèbes dans l'année 1854, 1855
  • Lettre à M. Cailliaud,... sur un ostracon égyptien, 1861
  • Notice sur quelques antiquités relatives au basalicogrammate. Thouth ou Teti, 1857
  • Le Papyrus judiciaire de Turin, 1866
  • Spécimen de l'interprétation des écritures de l'ancienne Égypte, 1866

Notes[modifier | modifier le code]

  1. E.A. Wallis Budge, From Fetish to God in Ancient Egypt, p. 53