Théodore Holo

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Théodore Holo
Théodore Holo en juillet 2010.
Théodore Holo en juillet 2010.
Fonctions
4e Président de la Cour constitutionnelle
En fonction depuis le 11 juin 2013
(1 an, 3 mois et 7 jours)
Prédécesseur Me Robert Dossou
Membre de la Cour constitutionnelle
En fonction depuis le 7 juin 2008
(6 ans, 3 mois et 10 jours)
Président de la Haute Cour de justice
25 juin 200919 juin 2013
(3 ans, 11 mois et 25 jours)
Ministre chargé des relations avec les Institutions, porte-parole du Gouvernement
19931996
Président Nicéphore Soglo
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation
Juillet 1995Novembre 1995
Président Nicéphore Soglo
Ministre des Affaires étrangères
19911993
Président Nicéphore Soglo
Prédécesseur Théophile Nata
Successeur Me Robert Dossou
Secrétaire Général Adjoint du Haut Conseil de la République
19901991
Président Mathieu Kérékou
Membre de la Commission Constitutionnelle
19901991
Membre du Présidium de la Conférence des Forces Vives de la Nation
19901990
Biographie
Date de naissance 15 avril 1948 (66 ans)
Lieu de naissance Porto-Novo, Dahomey
Nationalité Drapeau : Bénin Béninoise
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Institut international d'administration publique
Profession Professeur des Universités

Théodore Holo, né le 15 avril 1948 à Porto-Novo en République du Bénin – alors le Dahomey –, est un juriste, professeur des universités et homme politique béninois. Plusieurs fois ministre, après avoir présidé la Haute Cour de justice du Bénin pendant quatre ans, il préside la cinquième mandature de la Cour constitutionnelle depuis le 10 juin 2013.

Biographie personnelle et parcours politique[modifier | modifier le code]

Né à Porto-Novo capitale du Dahomey, dans une famille chrétienne du Sud du pays originaire d'Abomey. Il fit à Porto-Novo ses études primaires à l'école catholique Saint-Joseph, secondaires au Collège Notre-Dame de Lourdes puis au lycée Béhanzin où il obtint en 1968 un bac de philosophie. La même année, il s'envole pour Brazzaville dans le but d'entamer des études de droit qui le mèneront successivement à Orléans, puis à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il obtint son doctorat d'État en droit en février 1979[1]. Enfin, en 1985, il est reçu major ex-aequo de sa promotion au Concours d'agrégation en droit et sciences politiques. Marié et père de cinq enfants, il consacre aujourd'hui son temps à son pays et à son continent.

Il fut membre d'abord du présidium qui a dirigé les travaux de la Conférence nationale des Forces Vives de la Nation, ensuite du Haut Conseil de la République (HCR), organe législatif durant la transition et enfin membre de la commission constitutionnelle qui a rédigé la Constitution de la République du Bénin en 1990 au lendemain de la conférence des forces vives de la nation. De 1991 à 1996 il fut successivement[2] ministre des affaires étrangères, Garde des sceaux, ministre de la justice, ministre chargé des relations avec les institutions et porte parole du gouvernement du Président Nicéphore Dieudonné Soglo. De 1996 à 2008, il retourna à l’université et fut, en accord avec l’Unesco nommé titulaire de la Chaire Unesco des droits de la personne et de la démocratie à l’université nationale du Bénin (UNB). Depuis le 7 juin 2008 il est conseiller à la Cour constitutionnelle du Bénin.

Le 25 juin 2009, il a été élu président de la troisième mandature de la Haute Cour de justice du Bénin[3], et réélu le 2 décembre 2011 pour un deuxième mandat[4]. Composée de 13 membres, dont six députés, six des sept membres de la Cour constitutionnelle à l’exception de son président, et du président de la Cour suprême, la Haute cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement en raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’État.

Reconduit par le bureau de l'Assemblée nationale pour un nouveau mandat à la Cour constitutionnelle, il en a été élu le président le 10 juin 2013.

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

  • « Le contrôle de la légalité et la protection des administrés au Bénin », in Revue béninoise des sciences juridiques et administratives, no 5, juin 1985
  • « La décentralisation au Bénin : mythe ou réalité ? », in Revue béninoise de sciences juridiques et administratives, no 7, 1986, p. 1-15
  • « Requiem pour la Chambre administrative ? », in Revue juridique et politique. Indépendance et coopération, no 10, 1988, p. 1-10
  • « Droit constitutionnel. Différents régimes politiques », in Juris-Info, 5 juillet 1990
  • « Le régime semi-présidentiel : la double illusion », in Juris-Info, n° 14, juin 1990, p. 1-14
  • Les droits de l'homme au Niger : « théories et réalités », Université Abdou Moumouni, Niamey, 2001 (sous la direction de Théodore Holo)
  • Quelle contribution de l'Afrique de l'Ouest à la tradition universelle des droits de l'homme ? : Colloque d'Abidjan (13, 14 et 15 mars 2006), CERAP, Abidjan, 2006 (sous la direction de Denis Maugenest et Théodore Holo)
  • Frédéric Joël Aivo, Le président de la République en Afrique noire francophone : Genèse, mutations et avenir de la fonction, L'Harmattan, 2007 (préface de Théodore Holo)
  • « Émergence de la justice constitutionnelle », in Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques, no 129, La démocratie en Afrique, avril 2009, p. 101-114
  • Serge Armel Attenoukon, L'Afrique, poubelle de l'Occident ? : la gestion des déchets dangereux, L'Harmattan, 2009 (préface de Théodore Holo)
  • Horace Adjolohoun, Droits de l'homme et justice constitutionnelle en Afrique : le modèle béninois : à la lumière de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, L'Harmattan, 2011 (préface de Théodore Holo)

Décorations[modifier | modifier le code]

Théodore Holo est récipiendaire des distinctions suivantes[5] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étude d'un régime militaire : le cas du Dahomey (1972-1977), Université Paris 1, 1979 (doctorat d'État de Droit public) [1]
  2. Fraternité, cité par l'Ambassade de France à Cotonou [2]
  3. « Haute cour de justice : Théodore Holo élu président », La Nouvelle Tribune, 25 juin 2009 [3]
  4. « Interview exclusive de Théodore Holo juste après sa réélection : "La loi organique sur la Haute Cour de Justice doit être revue" », L'Évènement Précis, 5 décembre 2011 [4]
  5. La presse du jour, « Passation de service hier à la Cour Constitutionnelle : Holo s’installe en sauveur des acquis démocratiques », sur http://news.acotonou.com,‎ 12 juin 2013 (consulté le 16 mars 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]