Thibaut (roi)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Théodebald (roi))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thibaut.
Thibaut
Titre
Roi des Francs de Metz
548555
Prédécesseur Thibert Ier
Successeur Clotaire Ier
Co-roi de Burgondie
548555
En tandem avec Clotaire Ier
Childebert Ier
Prédécesseur Thibert Ier
Successeur Clotaire Ier
Biographie
Dynastie Mérovingiens
Date de naissance 535
Date de décès 555
Père Thibert Ier
Mère Deoteria
Conjoint Vuldetrade
Enfant(s) Sans descendance

Thibaut ou Théodebald ou (Theudoaldus en latin) theut (peuple)[1] et bald (audace, hardi)[2] « hardi dans le peuple[3] » en francique. Il est le fils de Thibert Ier et de Deoteria[4], il est mort en 555.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il devient roi de Metz, en 548[5], alors qu'il est encore mineur[6], à la mort de son père[7]. Un gouverneur assure la direction du royaume[6]. Les Alamans qui étaient soumis au royaume de Metz depuis le règne de son père, lui restent fidèles[8].

Il épouse vers 552[réf. nécessaire] Vuldetrade[9] princesse lombarde, fille du roi Lombard Waccho et sœur de la reine Wisigarde, seconde épouse de Thibert Ier.

À la mort de Saint-Gall, les évêques demandent au prêtre Caton de le remplacer mais celui-ci refuse[10]. Il est tout de même élu par les clercs mais se querelle avec l'archidiacre Cautin qui, pour se venger, prévient Thibaut de la mort de Saint-Gall qui le fait ordonner évêque de Clermont à la place de Caton[11].

Une ambassade d'Ostrogoths demande le soutien des Francs contre les Romains mais Thibaut leur refuse son soutien. Cependant, Leutaris et Buccelin, Alamans d'origine, qui avaient été nommés commandants des armées par Thibert Ier, acceptent de combattre aux côtés des Ostrogoths[12]. Il lèvent alors une armée composée de soixante quinze mille hommes d'origine franque et alémanique[13]. Les Francs s'emparent de Parme et Buccelin repousse les Romains commandés par le général des Eruliens Fulcaris[14]. Ils se voient ensuite accorder l'accès à toutes les villes occupées par les Ostrogoths[15]. Ils pillent ensuite tout le pays mais en épargnant les églises[16], respect que les Alamans, de religion païenne, ne partagent pas. Ainsi, ceux-ci violent systématiquement les lieux sacrés[17]. Leutaris décide finalement de retourner en Gaule, laissant son frère Buccelin, qui a prêté serment aux Ostrogoths, combattre les Romains[18].

Buccelin annexe le Royaume ostrogoth au Royaume des Francs[réf. nécessaire] mais il est tué par Narsès qui, du même coup, rattache l'Italie à l'Empire Romain d'Orient.

Souffrant d'un handicap physique, voire de dégénérescence[19], Thibaut voit son état s'aggraver jusqu'à devenir complètement impotent. Il finit par mourir en 555[20] avant l'âge de 20 ans. Thibaut étant mort sans laisser de descendance, son grand-oncle Clotaire Ier s'accapare son royaume et se marie à sa veuve[9].

Le royaume des Francs en 548.svg

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ivan Gobry, Clotaire II, collection « Histoire des rois de France », éditions Pygmalion, p. 11.
  2. Stéphane Lebecq, Les origines franques, Ve-IXe siècle, Seuil (Nouvelle histoire de la France médiévale, 1), 1990, pp. 108-109.
  3. Laurence Charlotte Feffer et Patrick Périn, Les Francs Tome 2 : À l'origine de la France, Armand Collin Editeur, Paris, 1987, p. 130.
  4. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre III, 27.
  5. Marius d'Avenches, Chronique, a. 548.
  6. a et b Agathias, Histoires, livre I, III, 6.
  7. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre III, 37.
  8. Agathias, Histoires, livre I, V, 1.
  9. a et b Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre IV, 9.
  10. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre IV, 6.
  11. Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre IV, 7.
  12. Agathias, Histoires, livre I, IV, 3.
  13. Agathias, Histoires, livre I, VI, 1.
  14. Agathias, Histoires, livre I, VII, 3.
  15. Agathias, Histoires, livre I, IX, 1.
  16. Agathias, Histoires, livre II, I, 2.
  17. Agathias, Histoires, livre II, I, 3.
  18. Agathias, Histoires, livre II, II, 1.
  19. Ferdinand Lot, Naissance de la France, Fayard, 1948, p. 52.
  20. Marius d'Avenches, Chronique, a. 555.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]