Thélepte

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Thélepte
Administration
Pays Tunisie Tunisie
Gouvernorat Kasserine
Délégation(s) Fériana
Maire Mohamed Gharsalli[1]
Démographie
Gentilé Théleptien
Population 5 792 hab. (2004[2])
Géographie
Coordonnées 34° 58′ 33″ N 8° 35′ 38″ E / 34.97583, 8.59389 ()34° 58′ 33″ Nord 8° 35′ 38″ Est / 34.97583, 8.59389 ()  
Altitude 944 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (administrative)

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Thélepte

Géolocalisation sur la carte : Tunisie (relief)

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Thélepte

Thélepte est une ville de l'ouest de la Tunisie, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Kasserine.

Rattachée au gouvernorat de Kasserine et à la délégation de Fériana, elle constitue une municipalité comptant 5 792 habitants en 2004[2].

Elle se situe sur l'axe ferroviaire reliant Tunis à la ville minière de Redeyef et sur le tracé du gazoduc transméditerranéen acheminant le gaz algérien vers l'Italie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Thélepte a valorisé sa position de carrefour depuis l'Antiquité. En effet, en raison de son alimentation en eau et de la présence de routes entre les provinces romaines d'Afrique proconsulaire, de Byzacène et de Numidie, le site est peuplé très anciennement, comme l'atteste l'important matériel préhistorique mis au jour. Nœud routier très important sur la pénétrante reliant Ammaedara (actuelle Haïdra) à Tacapes (actuelle Gabès), Thélepte est aussi au centre de mise en valeur intensive de l'oléiculture à partir du IIe siècle, lorsque la cité devient colonie romaine.

Par la suite, peu d'éléments sont connus sur l'histoire de la cité dans l'Antiquité tardive, en dehors de l'importance de la communauté chrétienne ; la ville a en effet été très tôt christianisée. Un évêque appelé Iulianus est ainsi cité dans les Sententiae[Quoi ?] de 256.

Sous l'occupation byzantine, elle possède une forteresse protégeant le limes face aux tribus numides et accueille une résidence du gouverneur de Byzacène sous le règne de Justinien au VIe siècle.

Site archéologique[modifier | modifier le code]

Le site antique de Thélepte, encore très peu exploré en dehors des monuments chrétiens, est un vaste champ de ruines, couvrant plus de cent hectares. Un premier secteur, situé au sud-ouest, est composé d'une basilique contigüe à un grand cimetière, de carrières antiques, de thermes, d'un théâtre en demi-ellipse et d'une deuxième basilique placée sur un mamelon rocheux. La citadelle byzantine occupe le nord du plateau dominant l'oued qui, grâce à une source pérenne, assure l'alimentation en eau de la cité, d'où le nom donné par Charles-Joseph Tissot de Kasbah mta Ras-el-Aïn ou « forteresse de la tête de la source ». Cette bâtisse est basée sur un plan rectangulaire encore distinct même si le nombre et la forme des tours, toutes écroulées, est soumis à des débats. Une autre basilique, située à droite de la citadelle, est bien conservée.

Un autre secteur est compris entre la ligne de hauteurs de la région d'El Kiss, la route de Kasserine et la plaine du nord. Il abrite une petite chapelle ainsi que quelques monuments effondrés. Il s'y trouve aussi un large puits et une grande place dominée par plusieurs monuments :

  • une grande basilique entourée d'un groupe de ruines non identifiées ;
  • une autre basilique avec un petit monument de même forme situé en parallèle ;
  • un monument à quatre colonnes qui, d'après des analogies dans la région comme à Sbeïtla, a peut-être été une dépendance du groupe épiscopal ;
  • un monument à auges dont Noël Duval a cru distinguer au nord-est le plan caractéristique au sol.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 25 juin 2011 portant nomination de délégations spéciales dans certaines communes du territoire tunisien, Journal officiel de la République tunisienne, n°47, 28 juin 2011, pp. 1064-1069
  2. a et b (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)