Théâtre Olympique

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le théâtre parisien disparu. Pour le théâtre italien, voir Teatro olimpico.

Le théâtre Olympique est une ancienne salle de théâtre parisienne située 15[1], rue de la Victoire (9e arr.), inaugurée en 1801 et disparue en 1816.

Historique[modifier | modifier le code]

Le théâtre Olympique est édifié par l'architecte Louis-Emmanuel Damesme pour le compte d'une troupe de musiciens amateur, la société Olympique. Inauguré le 30 janvier 1801, il est décorée avec luxe et peut accueillir 1100 spectateurs. Les concerts de la société n'étant qu'hebdomadaires, la salle devient rapidement un lieu de fêtes et de bals réunissant la fine fleur du Consulat. Le 31 mai 1801, elle est reprise par Mlle Montansier qui y installe sa troupe d'Opera-Buffa, rapidement surnommée « Italiens ». Leur répertoire comprend aussi bien l’opera seria que l’opera buffa. En 1802, Napoléon Bonaparte, alors premier consul, décide son transfert à la salle Favart (qui vient d'être abandonnée par la troupe de l'Opéra-Comique après sa fusion avec celle du théâtre Feydeau), jugeant cette dernière plus prestigieuse. Elle la quittera à son tour en 1804 à l'occasion de travaux de restauration, pour fusionner avec la troupe du théâtre Louvois sous la direction de Louis-Benoît Picard et devenir le « théâtre de l'Impératrice ».

Après le départ des Italiens, la salle, brièvement rebaptisée théâtre de la Victoire, peine à retrouver une identité. La société des Concerts de France s'y produit avant de s'installer salle du Conservatoire. En 1804 s'y succèdent des anciens comédiens de la Gaîté sous la direction de François Mayeur de Saint-Paul, puis la troupe de l'Opéra-Comique. Le décret du 8 août 1807 limitant à 8 le nombre de salles parisiennes sonne le glas de la programmation théâtrale. Quelques concerts y sont donnés ponctuellement, mais aussi des bals, des remises de prix et même des tenues maçonniques. La salle est finalement démolie en 1806 pour faire place à un établissement de bains, les Bains Chantereine (la rue de la Victoire ayant entre temps repris son nom d'origine).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Actuel 46.

Bibliographie[modifier | modifier le code]