Théâtre d'Application

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Théâtre d'Application

Lieu Paris
Coordonnées 48° 52′ 37″ Nord 2° 20′ 16″ Est / 48.876892, 2.337776
Inauguration 1888
Fermeture 1909
Anciens noms théâtre des Arts (1901-1902)
théâtre d'Art international (1902-1903)
Nouvelle-Comédie (1903-1904)
Les Funambules (1904)
théâtre Mévisto (1904-1909)

Le théâtre d'Application, plus connu sous le nom de Bodinière, est une ancienne salle de spectacle parisienne située au 18, rue Saint-Lazare dans le IXe arrondissement.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1888, Charles Bodinier (1844-1911), secrétaire général de la Comédie-Française de 1882 à 1889, fonde cette salle pour permettre aux élèves du Conservatoire de se familiariser avec la scène. Après avoir racheté des immeubles voisins, il la transforme en véritable théâtre. En 1890 y sont créées les Matinées-causeries de la chanson qui réunissent tout ce que Paris compte alors comme chansonniers et chanteuses de café-concert. Yvette Guilbert s'y produit régulièrement à partir de 1891 et la salle est rapidement surnommée Bodinière, clin d’œil à son créateur[1]. Des expositions sont organisées dans le couloir. De nombreuses conférences et des réunions mondaines sont données dans le théâtre.

Au début du XXe siècle, la fréquentation du théâtre décline. En septembre 1901, il devient le théâtre des Arts, puis en octobre 1902, le théâtre d'Art international créé par Georges Lieussou et Armand Bour.

En octobre 1903, la Nouvelle-Comédie est fondée par Léon Santin rapidement remplacé par Lucien Mayrargue. L'année suivante, la salle prend le nom de Funambules sous la direction de Désiré Gouget mais l'expérience s'arrête au bout de trois mois.

Les frères Mévisto, Auguste et Jules, reprennent alors le théâtre jusqu'à sa fermeture définitive en mai 1909.

Répertoire[modifier | modifier le code]

Théâtre d'Application/Bodinière[modifier | modifier le code]

Théâtre des Arts[modifier | modifier le code]

  • 1901 : Le Droit du fils de J. Murit et La Chemise de A. Thivet (2 octobre)
  • 1901 : Mondanités de Triboulet (5 novembre)
  • 1902 : Nonoche, comédie en 1 acte de Marc Sonal (16 mars)
  • 1902 : Spécialités pour divorces et L'Inspirée, comédies en 1 acte de Georges Lieussou (1er mai)

Théâtre d'Art international[modifier | modifier le code]

Nouvelle-Comédie[modifier | modifier le code]

Théâtre Mévisto[modifier | modifier le code]

  • 1904 : Les Messes noires, reconstitution dramatique en 3 parties et 4 tableaux de Roland Brévannes (17 février)
  • 1904 : La Proie, pièce sociale en 1 acte d'Auguste Cuche (27 février)
  • 1904 : Les Accordailles, pièce en 1 acte de Pierre Bossuet (24 décembre)
  • 1905 : Pierrot poète par amour, pièce en 1 acte de G. Verdier-Havart de Neyran (22 mai)
  • 1905 : La Nuit rouge de Charles Foley et André de Lorde (novembre)
  • 1907 : La Duègne apprivoisée comédie lyrique en 1 acte de Tristan Klingsor (11 février)
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Yvette Guilbert dans ses Mémoires, c'est elle qui aurait trouvé ce sobriquet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Chauveau, Les Théâtres parisiens disparus (1402-1986), éd. de l'Amandier, Paris, 1999 (ISBN 978-2-907649-30-8) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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