Théâtre antique d'Orange

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Théâtre antique d’Orange
Le Théâtre Antique d'Orange, 2007.jpg

Lieu de construction Orange
Date de construction Ier siècle
Type de bâtiment théâtre
Coordonnées 44° 08′ 09″ N 4° 48′ 32″ E / 44.13576, 4.80884 ()44° 08′ 09″ Nord 4° 48′ 32″ Est / 44.13576, 4.80884 ()  

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Théâtre antique d’Orange
Liste des monuments de la Rome antique
Théâtre antique et ses abords et « arc de triomphe » d'Orange *
Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de la France France
Subdivision Vaucluse, Provence-Alpes-Côte d'Azur
Type Culturel
Critères (iii) (vi)
Superficie 9,45 ha
Zone tampon 232 ha
Numéro
d’identification
163
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1981 (5e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le théâtre antique d'Orange, construit sous le règne d'Auguste au Ier siècle par les vétérans de la IIe légion de Jules César, est un des théâtres romains les mieux conservés au monde. Il dispose encore de son mur de scène avec l'élévation d'origine (103 m de large pour 37 m de haut).

Description[modifier | modifier le code]

L'hémicycle pouvait contenir quelque 9 000 spectateurs[1] répartis selon leur rang social. Il se divise en trois zones, étagées en 36 gradins et séparées par des murs. En contrebas, l'orchestra forme un demi-cercle ; en bordure, trois gradins, sur lesquels on plaçait des sièges mobiles, étaient réservés aux personnages de haut rang, la deuxième zone accueillait des marchands, des citoyens romains. Tandis que la 2e partie (la plus haute) accueillait seulement les prostituées, les esclaves et les personnes ne détenant pas la nationalité Romaine. De grandes salles superposées servaient à l'accueil du public et abritaient les coulisses. La scène, faite d'un plancher de bois sous lequel était logée la machinerie, mesure 61 m de longueur pour 9 m de profondeur utile : elle dominait l'orchestra d'environ 1,10 m, soutenue par un mur bas, le pulpitum. En arrière se trouve la fosse du rideau (qu'on abaissait pendant les représentations). Le mur de scène — « C'est la plus belle et grande muraille de mon royaume », dit Louis XIV lors d'une visite —[réf. nécessaire] était jadis décoré de statues, frises et colonnes de marbre, dont subsistent quelques vestiges. Ce mur est percé de trois portes : la porte royale au centre et les deux portes latérales (entrée des acteurs secondaires). La niche du mur de scène abrite une statue colossale,de 3,50 m de haut,elle est considérée comme une statue de l'empereur Auguste. Elle serait datée du IIe siècle. Aujourd'hui le théâtre reçoit beaucoup de spectacles.

Historique[modifier | modifier le code]

Conquise aux Gaulois de la tribu tricastini en 40 av. J.-C. par les vétérans de la IIe légion gallique de César, Orange était une colonie romaine nommée Arausio. Elle connut un grand essor sous le règne de l’empereur Auguste, durant lequel est érigé le théâtre.

Il fut fermé en 391. Servant de poste de défense au Moyen Âge, il devient au XVIe siècle le refuge de populations lors des guerres de religion : il est alors envahi par des habitations.

Mise en valeur et restaurations[modifier | modifier le code]

Le théâtre retrouve peu à peu son éclat au XIXe siècle, grâce au programme de restauration lancé en 1825 par Prosper Mérimée, directeur des Monuments historiques. La restauration fut confiée à l'architecte Simon-Claude Constant-Dufeux. Les gradins ne furent reconstitués qu'à la fin du XIXe siècle en raison de la lenteur des procédures d’expropriation.

En 2006, un toit de scène a été ajouté, afin de protéger les murs et de permettre l'accrochage des éclairages. Le nouveau toit reprend l'emplacement du toit romain, mais avec des matériaux modernes : verre et métal.

Le théâtre d'Orange est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981. Le périmètre de classement a été élargi en 2007 pour inclure la colline Saint-Eutrope.

« Fêtes romaines » et « Chorégies »[modifier | modifier le code]

Un festival s’y déroule chaque été depuis 1869, appelé « Fêtes romaines », puis « Chorégies d’Orange » à partir de 1902, puis les Nouvelles Chorégies depuis 1971.Chaque hiver depuis 1891 est célébrée une "fête" pour les amateurs d'art antique.

Depuis 2002, la ville d'Orange, propriétaire du monument, fait appel à la société Culturespaces pour gérer le théâtre et le mettre en valeur grâce à son mur

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel-Édouard Bellet, Orange antique, Guides archéologiques de la France, Monum, 2000 (ISBN 2-85822-437-4).
  • Gaston Boissier, À propos d’un théâtre antique, Revue des Deux Mondes, , p. 303-332.
  • (en) James Bromwich, The Roman Remains of Southern France: A Guidebook, Routledge,‎ 1993

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bromwich 1993, p. 187