Théâtre antique d'Orange
| Théâtre antique d’Orange | |||||
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| Lieu de construction | Orange | ||||
| Date de construction | Ier siècle | ||||
| Type de bâtiment | théâtre | ||||
| Coordonnées | |||||
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Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur Géolocalisation sur la carte : Vaucluse |
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| Liste des monuments de la Rome antique | |||||
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| Pays | |||||
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| Subdivision | Vaucluse, Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||||
| Type | Culturel | ||||
| Critères | (iii) (vi) | ||||
| Superficie | 9,45 ha | ||||
| Zone tampon | 232 ha | ||||
| Numéro d’identification |
163 | ||||
| Zone géographique | Europe et Amérique du Nord ** | ||||
| Année d’inscription | 1981 (5e session) | ||||
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* Descriptif officiel UNESCO ** Classification géographique UNESCO |
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Le théâtre antique d'Orange, construit sous le règne d'Auguste au Ier siècle par les vétérans de la IIe légion de Jules César, est un des théâtres romains les mieux conservés au monde. Il dispose encore de son mur de scène avec l'élévation d'origine (103 m de large pour 37 m de haut).
Sommaire |
Description [modifier]
L'hémicycle pouvait contenir de 7000 à 10 000 spectateurs[1], répartis selon leur rang social. Il se divise en trois zones, étagées en 37 gradins et séparées par des murs. En contrebas, l'orchestra forme un demi-cercle ; en bordure, trois gradins, sur lesquels on plaçait des sièges mobiles, étaient réservés aux personnages de haut rang, la deuxième zone accueillait des marchands, des citoyens romains. Tandis que la 3e partie (la plus haute) accueillait seulement les prostitués, les esclaves et les personnes ne détenant pas la nationalité Romaine. De grandes salles superposées servaient à l'accueil du public et abritaient les coulisses. La scène, faite d'un plancher de bois sous lequel était logé la machinerie, mesure 61 m de longueur pour 9 m de profondeur utile : elle dominait l'orchestra d'environ 1,10 m, soutenue par un mur bas, le pulpitum. En arrière se trouve la fosse du rideau (qu'on abaissait pendant les représentations). Le mur de scène — « C'est la plus belle et grande muraille de mon royaume », dit Louis XIV lors d'une visite —[réf. nécessaire] était jadis décoré de statues, frises et colonnes de marbre, dont subsistent quelques vestiges. Ce mur est percé de trois portes : la porte royale au centre et les deux portes latérales (entrée des acteurs secondaires). La niche du mur de scène abrite une statue colossale,de 3,50 m de haut,elle est considérée comme une statue de l'empereur Auguste. Elle serait datée du IIe siècle.
Historique [modifier]
Conquise aux Gaulois de la tribu tricastini en 40 av. J.-C. par les vétérans de la IIe légion gallique de César, Orange était une colonie romaine nommée Arausio. Elle connut un grand essor sous le règne de l’empereur Auguste, durant lequel est érigé le théâtre.
Le théâtre ne survécut pas à la décadence de l'Empire romain : il fut définitivement fermé en 391. Il est alors pillé et saccagé par les barbares. Servant de poste de défense au Moyen Âge, il devient au XVIe siècle le refuge de populations lors des guerres de religion : il est alors envahi par des habitations.
Mise en valeur et restaurations [modifier]
Le théâtre retrouve peu à peu son éclat au XIXe siècle, grâce au programme de restauration lancé en 1825 par Prosper Mérimée, directeur des Monuments historiques. La restauration fut confiée à l'architecte Simon-Claude Constant-Dufeux. Les gradins ne furent reconstitués qu'à la fin du XIXe siècle en raison de la lenteur des procédures d’expropriation.
En 2006, un toit de scène a été ajouté, afin de protéger les murs et de permettre l'accrochage des éclairages. Le nouveau toit reprend l'emplacement du toit romain, mais avec des matériaux modernes : verre et métal.
Le théâtre d'Orange est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981. Le périmètre de classement a été élargi en 2007 pour inclure la colline Saint-Eutrope.
« Fêtes romaines » et « Chorégies » [modifier]
Un festival s’y déroule chaque été depuis 1869, appelé « Fêtes romaines », puis « Chorégies d’Orange » à partir de 1902, puis les Nouvelles Chorégies depuis 1971.Chaque hiver depuis 1891 est célébrée une "fête" pour les amateurs d'art antique.
Depuis 2002, la ville d'Orange, propriétaire du monument, fait appel à la société Culturespaces pour gérer le théâtre et le mettre en valeur grâce à son mur
Bibliographie [modifier]
- Michel-Édouard Bellet, Orange antique, Guides archéologiques de la France, Monum, 2000 (ISBN 2-85822-437-4).
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
tratratra
Liens externes [modifier]
- Site officiel du théâtre antique et musée d’Orange
- Classement au monuments historiques depuis 1862 Notice no PA00082096, base Mérimée, ministère français de la Culture