Thècle d'Iconium

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Sainte Thècle
Image illustrative de l'article Thècle d'Iconium
Statue de Sainte Thècle à la Cathédrale de Barcelone
Martyre
Décès Ier siècle 
Séleucie, Turquie
Nationalité grecque
Vénéré à Séleucie
Fête 24 septembre
Saint patron Maaloula (Syrie), Tarragone, Rocles

Thècle d'Iconium ou sainte Thècle (en grec: Θέxλα) est une sainte des premiers temps de l'Église, célébrée par les catholiques et les orthodoxes le 24 septembre[1]. Elle appartenait à une riche famille païenne d'Iconium, l'actuelle Konya. Elle aurait vécu au Ier siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Actes de Paul et Thècle.

Sa conversion[modifier | modifier le code]

Selon les Actes de Paul et Thècle, Thècle est une jeune vierge, disciple de saint Paul ; l'apôtre, qui était de passage dans la ville, enseignait la foi chrétienne dans une maison voisine. Thècle, cachée derrière une fenêtre, écoutait ses paroles. Après trois jours, elle fut convaincue par le discours de Paul sur la virginité et désira elle aussi devenir chrétienne. Elle provoque la colère de sa mère et de son fiancé qui la dénoncent au gouverneur. Paul est chassé de la ville et Thècle condamnée au bûcher. Elle est sauvée par un orage providentiel. Elle rejoint Paul et survit tout aussi miraculeusement à d'autres aventures.

Sa mort[modifier | modifier le code]

Installée à Séleucie, elle se serait construit un ermitage dans une grotte où elle aurait passé ses derniers jours, âgée de 80 ou même 90 ans. Elle y serait également enterrée.

Son culte[modifier | modifier le code]

Monastère de sainte Thècle à Maaloula
Statue de sainte Thècle à Maaloula

Les Actes de Paul et Thècle qui furent largement diffusés en Orient sont à l'origine de sa vénération. Elle fut considérée comme la première femme martyre et l'Église orthodoxe la vénère comme égale aux apôtres. Son culte se répandit dès le IVe siècle en Occident.

Selon le martyrologe, sa fête est célébrée le 24 septembre par l'Église orthodoxe[2]. L'Église catholique, qui la fêtait le 23 septembre, a supprimé son culte en 1969[3]. En effet, ses actes sont très tôt rejetés par les Pères de l'Eglise, qui ne peuvent accepter qu'une femme donne le baptême et à plus forte raison qu'elle se donne le baptême à elle-même.

On l'invoque pour les paralysés et les enfants qui marchent tardivement.

Il existe un monastère Sainte-Thècle à Maaloula, en Syrie, où on vénère son tombeau qui serait la grotte-ermitage où elle acheva sa vie terrestre à l'âge de 80 ou 90 ans.

Sainte Thècle est représentée dans la fameuse grotte, ou cave, de saint Paul à Éphèse. Ces fresques datent environ des IVe - VIe siècles, ce qui montre bien l'ancienneté de la légende, qui pourrait donc avoir un fondement historique. (Voir : lien externe ci-dessous, page, en anglais, de la revue Archeology : Grotte, ou cave saint Paul.)

En Occident[modifier | modifier le code]

Cathédrale dédiée à sainte Thècle à Tarragone en Espagne

Une légende raconte que Thècle aurait traversé les mers pour fuir les persécutions. Arrivée en Gaule, elle aurait franchi les Cévennes pour s'installer dans ces montagnes. Elle serait morte à Saint-Bonnet-de-Chirac, en Gévaudan et enterrée près de la fontaine qui porte son nom[4].

Cette légende expliquerait pourquoi Thècle d'Iconium est si présente dans les vénérations du sud du Massif central. On retrouve en effet sa présence en Lozère (crypte Sainte-Thècle à Mende, fontaine à Saint-Bonnet-de-Chirac, patronne de Rocles, ...) et en Auvergne (elle est vénérée à Chamalières où ses reliques furent conduites au VIIe siècle).

En Suisse, une chapelle romane lui est dédiée à Donatyre.

Elle est vénérée en Savoie pour avoir apporté les reliques de saint Jean-Baptiste en Maurienne, d'où l'érection d'un siège épiscopal dans la ville de Saint-Jean-de-Maurienne, par le roi Gontran[5].

Sainte Thècle est également la patronne de Tarragone en Espagne. La cathédrale lui est dédiée. À Sitges, une rue porte son nom.

Elle est aussi la patronne d'autres localités:

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le calendrier julien pour une majorité d'orthodoxes, c'est-à-dire le 7 octobre dans le calendrier grégorien
  2. Voir les saints pour le 24 septembre du calendrier ecclésiastique orthodoxe.
  3. Voir sainte Thècle sur Nominis.
  4. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], Tome I, p. ?
  5. Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1999 (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 19-23.

Liens externes[modifier | modifier le code]