Tettigonia viridissima
Grande sauterelle verte
Grande sauterelle verte
Tettigonia viridissima - femelle
Tettigonia viridissima ou grande sauterelle verte est une espèce de sauterelles de la famille des Tettigoniidae.
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Distribution [modifier]
Cette espèce se rencontre de l'Europe à la Mongolie. C'est la plus grande sauterelle que l'on peut voir jusque dans le nord de la France, où elle était autrefois très courante. Elle a fortement régressé ou disparu des zones d'agriculture intensive, surtout dans la partie nord de la France et au-delà des frontières, mais est toujours bien présente dans les lieux incultes enherbés ou buissonnants, même le long des autoroutes.
Description [modifier]
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La femelle se reconnaît à l'ovipositeur
L'espèce se reconnaît à ses très longues et fines antennes qui peuvent parfois atteindre jusqu’à trois fois la longueur du corps, ce qui les différencie des criquets, qui sont toujours porteurs d'antennes courtes et articulées.
Les mâles mesurent de 28 à 36 mm de long, les femelles de 32 à 42 mm. Ailes comprises, leur taille atteint 6 cm pour une envergure de dix.
La morphologie des deux sexes est très comparable, mais la femelle est dotée d'une tarière, organe de ponte, également dénommé ovipositeur ou oviscapte qui peut mesurer de 23 à 32 millimètres, ce qui vaut à la femelle le surnom de " sauterelle à sabre " (attribué aussi à d'autres espèces dont la femelle est munie du même appendice); le " sabre " atteint l'extrémité des élytres et est légèrement courbé vers le bas[1].
L'insecte est le plus souvent entièrement vert (mais il existe des spécimens complètement jaunâtres, ou à jambes jaunes), à l'exclusion d'une bande couleur rouille sur le dessus du corps, et d'un liseré à l'identique le long de la frange supérieure des élytres.
Les larves sont également vertes ainsi que les adultes (stade imago) qui ont sur le dos une fine ligne longitudinale brune. L'ovipositeur peut être vu à partir du cinquième stade, les ailes apparaissent pour les deux sexes à partir de la sixième étape de la formation rudimentaire.
L'organe de stridulation du mâle situé à la base des élytres est généralement à motifs marron.
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Bulle auditive sur le haut du tibia d'une patte antérieure
Confusion possible avec Tettigonia cantans, la sauterelle cymbalière, dont les ailes plus courtes et plus larges, ne recouvrent pas l'oviscapte, ainsi qu'avec Tettigonia caudata dont les fémurs postérieurs présentent des épines noires très visibles.
La grande sauterelle verte est carnassière et arboricole. Son régime alimentaire est surtout composé d'insectes, de chenilles et larves variées, mais elle ne dédaigne pas les végétaux. Avant la généralisation des insecticides, elle était bien connue pour se gaver de larves de doryphores, d'où son indéniable utilité. Contrairement à de nombreux insectes, elle est quasiment active jour et nuit, et les interminables chants crépusculaires et nocturnes des mâles en témoignent.
? Écouter striduler Tettigonia viridissima [Fiche]
Comportement [modifier]
La grande sauterelle peut mordre douloureusement mais elle n'est pas particulièrement agressive. Mieux vaut éviter de tenir l'insecte dans le creux de la main, poing fermé, car c'est la morsure quasi assurée.
La grande sauterelle est apte au vol, mais ses vrais essors sont d'ampleur limitée. Le plus souvent elle se déplace en marchant ou saute en voletant, ce qui lui permet d'aisément prospecter les buissons, arbustes et arbres, sites qu'elle affectionne et fréquente assidûment.
Habitat [modifier]
Strate herbacée des milieux ouverts de type prés, prairies, landes; broussailles, buissons, arbustes, arbres,... et parfois dans les jardins.
État des populations, pressions, menaces [modifier]
Cette espèce, à l'état d'œuf, de larve ou d'adulte est probablement sensible et vulnérable aux pesticides insecticides présents dans l'eau, l'air ou les sols ou sur les végétaux des zones d'agriculture intensive.
La grande sauterelle verte, bien repérable grâce à sa taille, est naturellement régulée par ses prédateurs insectivores (oiseaux, mammifères, amphibiens), par des maladies ou par des parasites, dont par exemple Mermis nigrescens photographié ci-contre en Forêt de Białowieża (Pologne).
L'espèce peut être consommée par les entomophages.
Synonymie [modifier]
- Locusta viridissima (Linnaeus 1758)
- Phasgonura viridissima (Linnaeus 1758)
- Gryllus viridissimus (Linnaeus 1758)
- Tettigonia viridis cantatrix (De Geer 1773)
- Tettigonia viridissima meridionalis (Shugurov 1912)
- Tettigonia caudata flava (Nedelkov 1907)
- Tettigonia longispina (Ingrisch 1983)
- Tettigonia paoli (Capra 1936)
- Tettigonia trinacriae (Jannone 1937)
Notes et références [modifier]
- Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Flammarion, mai 2005, 320 p. (ISBN 978-2-0820-1375-8), p. 50-51
Articles connexes [modifier]
- Tettigonia, le genre
- Bioindicateur
Liens externes [modifier]
- Référence Catalogue of Life : Tettigonia viridissima (Linnaeus, 1758) (en)
- Référence Fauna Europaea : Tettigonia viridissima (en)
- Référence NCBI : Tettigonia viridissima (en)
- http://www.insectes-net.fr/locuste/locuste2.htm