Tetro

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Tetro

Réalisation Francis Ford Coppola
Scénario Francis Ford Coppola
Acteurs principaux
Sociétés de production American Zoetrope
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 2009
Durée 127 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Tetro est un film américain de Francis Ford Coppola sorti en 2009. Il fait partie de la sélection de la Quinzaine des réalisateurs lors du Festival de Cannes 2009.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Benjamin « Bennie » Tetrocini a 18 ans. Serveur sur une croisière de luxe, il profite d'une escale à Buenos Aires pour retrouver son frère aîné, Angelo Tetrocini, un écrivain prometteur qui a brutalement rompu tout contact avec sa famille dix ans auparavant. Celui-ci s'est exilé, et vit en Argentine avec sa compagne Miranda qui l'a découvert dans un hôpital psychiatrique où il se faisait appeler Tetro. Les retrouvailles ne sont pas des plus amicales. Tetro revit, avec le retour de son frère, un passé douloureux partagé entre la figure de sa mère, une cantatrice morte dans un accident de voiture, qu'il conduisait, et la figure écrasante de son père, Carlo Tetrocini, compositeur et directeur d'opéra très connu.

Parallèlement, Bennie met en scène le livre inachevé d'Angelo, ce qui lui permet de s'intégrer dans le monde théâtral de Buenos Aires grâce à un concours présidé par une intellectuelle nommée « Alone », et de mieux connaître ses origines.

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur le site d’AlterEgo (la société de doublage[1])

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Commentaires et analyse[modifier | modifier le code]

Noir et blanc, couleurs[modifier | modifier le code]

La narration principale est en noir et blanc. Les séquences en couleurs concernent principalement les souvenirs de Tetro, ou des extraits de scènes de théâtre. « Tetro », en italien, signifie « sombre, obscur ».

Éléments autobiographiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs éléments du film sont autobiographiques. Ainsi, la rivalité entre le père et l'oncle de Tetro fait écho à la rivalité entre le père de Coppola, Carmine Coppola, et son oncle, Anton Coppola (en), eux aussi respectivement compositeur peu renommé (avant Le Parrain) et chef d'orchestre réputé. Coppola indique ainsi avoir repris de sa propre histoire familiale le dialogue où Carlo demande à Alfie de diriger une pièce sous un autre nom[2]. La scène dans laquelle Tetro parle de son père à l'hôpital psychiatrique est également en partie autobiographique, mais de la part de l'acteur Vincent Gallo, qui y décrit son propre père[3].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche de doublage V. F. du film » sur Alterego75.fr, consulté le 14 juin 2013
  2. « Entretien avec Francis Ford Coppola », Les Cahiers du cinéma, no 651,‎ décembre 2009, p. 18 :

    « Mon père, Carmine, était un grand musicien, mais son plus jeune frère, Anton, l'était aussi. Très longtemps, Anton a été un chef d'orchestre réputé ; il a maintenant 93 ans et continue à faire des choses incroyables. Mon père, lui, a dû se battre pour sa carrière. Il y avait un endroit à Brooklyn où, pour 500 dollars, on pouvait vous laisser diriger un opéra comme, disons, La Traviata. C'est ce que mon père avait toujours voulu faire. Mais Anton, qui commençait à être connu, a entendu parler du projet de mon père et lui a dit : “Si tu diriges cet opéra et que ça ne se passe pas bien, on va lire dans la presse que Coppola a donné une Traviata abominable. Pourquoi est-ce que tu ne changerais pas de nom ?” Et mon père a répondu : “J'avais ce nom avant toi.” Je n'y étais pas, c'est un mythe familial, mais je l'ai repris mot pour mot dans une scène du film. Anton est une personne merveilleuse, je l'adore, il a été très bon avec moi. Il a aimé Tetro, et après l'avoir vu il m'a dit à quel point il regrettait cette vieille histoire. »

  3. « Entretien avec Francis Ford Coppola », Les Cahiers du cinéma, no 651,‎ décembre 2009, p. 20 :

    « Si vous vous souvenez de la scène de l'hôpital psychiatrique, où les patients parlent à la radio, Vincent y dit quelque chose comme : “Mon père était un connard, il me battait dur”, etc. Il s'agit là de son vrai père. Je lui avais demandé de parler de son père, c'est pourquoi il commence en espagnol mais continue en anglais. Je lui ai demandé de continuer et on s'est dit que Maribel pourrait traduire en espagnol pour que les autres patients puissent comprendre. »