Tetrabiblos

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Le tableau des correspondances de Ptolémée.jpg

Le Tetrabiblos est un ouvrage sur l'astrologie écrit en grec par Ptolémée, qui fut traduit du grec en arabe, puis de l'arabe en latin.

Le Tetrabiblos est une encyclopédie[1] compilant le savoir antique de l'étude de l'astrologie vue par les Greco-Romains. C'est un ouvrage qui fait référence en matière d'astrologie[2].

Le tableau de Ptolémée reprend le système solaire tel qu'il était perçu depuis des milliers d'années à l'époque de l'antiquité (Égypte, Grèce, Mésopotamie...). Il reprend donc les sept astres visibles à l'œil nu : Soleil, Mercure, Vénus, Lune, Mars, Jupiter et Saturne. La Terre devant figurer dans cette liste qui reprend fidèlement, vis-à-vis de l'astronomie, l'emplacement des planètes quant à leur distance par rapport au Soleil, cela lui inspira l'assertion critiquée par Kepler[réf. nécessaire] : « La terre est au centre de l'univers. »

L'univers étant réduit au système solaire, la traduction du grec de Ptolémée dans l'allemand de Kepler a créé le malentendu que tout le monde connaît.

Extrapolations astrologiques[modifier | modifier le code]

Ce développement n'a rien à voir avec le contenu du Tetrabiblos. C'est un canular du à un astrologue. On conseille de se référer à la version anglaise de l'article à laquelle l'iconographie est d'ailleurs empruntée. Bravo pour la vigilance!!!!! Le tableau qui figure dans l'article est une élaboration moderne!

Contenu de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Quadripartitum, 1622

Ptolémée a accordé une grande importance aux étoiles, ce qui n'est maintenant plus pratiqué abondamment que par l'astrologie sidérale[3]. Il a aussi mis l'accent sur les planètes (au détriment des signes astrologiques) et il tenait compte surtout de leurs relations avec les autres planètes (aspects) et avec l'horizon local. Il a expliqué l'importance des 4 « angles » du thème[4] (Ascendant, Descendant, Milieu-du-ciel, Fond-du-ciel). Le Tétrabiblos repose pour l'essentiel sur la doctrine des quatre qualités élémentales[5] : Ptolémée a qualifié les planètes en termes de « chaud », « froid », « sec » et « humide », ce qui reste toujours une base de l'astrologie dite « savante ».

Quand Ptolémée (à travers ses traducteurs) parle de « maisons », il ne se réfère pas aux maisons astrologiques dans le sens admis aujourd'hui[6]. Son système de division en « maisons » n'est autre que celui de la division en signes zodiacaux[7]. Quand il parle de « maisons des planètes », il entend par là les signes[8] dont ces planètes ont la maîtrise :

Le système de Ptolémée ne tenait compte que du Soleil, de la Lune, des cinq planètes visibles à l'œil nu – Uranus, Neptune et Pluton n'ont été découvertes que bien plus tard – et des étoiles.

Claude Ptolémée met aussi l'accent dans le Tetrabiblos sur l'importance des décans, au nombre de 36.

Citations[modifier | modifier le code]

« Il ne faut pas croire que tout arrive aux hommes par une cause céleste (...)
Les choses inférieures changent par un destin naturel et muable,
bien qu'elles prennent du ciel même les premières causes de leurs changements,
lesquels leur arrivent après par quelque conséquence. » (Claude Ptolémée)

« Seuls les adversaires de l'astrologie sont restés ignorants du Tetrabiblos, continuant à porter sur cet art des critiques qui ne s'appliquent pas à la présentation que Ptolémée en a faite ou auxquelles il a précisément répondu. » Lynn Thorndike, A history of magic and experimental science, New York, Columbia University Press, 1923, vol. 1, p. 116.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://astrologiedeclaudeptolemee.wordpress.com/2011/09/25/claudeptolemee/
  2. Voir notamment Pascal Charvet, traducteur et commentateur, helléniste et professeur de chaire supérieure de langues anciennes, qui a écrit, en collaboration avec le CNRS, Le Livre unique de l'astrologie, traduction en français du Tetrabiblos, Éditions du Nil, 2000.
  3. Source : Principes d'astrologie scientifique de William Tucker, éd. Payot, 1939, P. 22
  4. Source: L'histoire de l'astrologie de Wilhelm Knappich, éd. Vernal/Philippe Lebaud, 1986
  5. Source : L'histoire de l'astrologie de Wilhelm Knappich, éd. Vernal/Philippe Lebaud, 1986, p. 57
  6. Toutefois, dans son ouvrage astronomique, l'Almageste (Livre II, chapitre 9), Ptolémée avait indiqué une méthode de division de la sphère locale en 12 parties (Source : article Les maisons dans la tradition gréco-latine, par Jean Hiéroz, dans les Cahiers Astrologiques n° 12 (nouvelle série), Novembre-Décembre 1947)
  7. Source: L'astrologie de Ptolémée, Commentaire du Tétrabiblos de Ptolémée, de William Tucker, éd. Payot, 1981, page 66
  8. Source: L'astrologie de Ptolémée, Commentaire du Tétrabiblos de Ptolémée, de William Tucker, éd. Payot, 1981, page 27

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [1], Le Tetrabiblos, ou les quatre livres de Claude Ptolémée, Édition Cardin Besongne, 1640
  • Claude Ptolémée, Le Tetrabiblos, traduction de Nicolas Bourdin de Vilennes, revue et présentée par André Barbault, éd. Vernal/Philippe Lebaud, 1986
  • Claude Ptolémée, La Tétrabible, préface d'Elizabeth Teissier, Éditions des Belles Lettres, 1993
  • William Tucker, L'astrologie de Ptolémée, Commentaire du Tétrabiblos de Ptolémée, éd. Payot, 1981
  • William Tucker, Principes d'astrologie scientifique, Payot, 1939