Terry Carr

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Terry Carr

Nom de naissance Terry Gene Carr
Activités Écrivain, éditeur, enseignant
Naissance 19 février 1937
Grants Pass, Oregon, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 7 avril 1987 (à 50 ans)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais américain
Genres Science-fiction
Distinctions Prix Hugo

Terry Gene Carr, né le 19 février 1937 à Grants Pass dans l'Oregon et mort le 7 avril 1987[1], est un écrivain, éditeur et enseignant américain.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Carr découvre le fandom de la science-fiction en 1949. Il devient éditeur de fanzines, ce qui l'aidera ensuite à entrer dans le monde de l'édition commerciale. Bien qu'ayant une carrière bien remplie en tant que professionnel de la science-fiction, il continue de participer comme fan jusqu'à sa mort. Il est sélectionné cinq fois pour les Hugos dans la catégorie magazine amateur (1959-1961, 1967-1968), prix qu'il gagne en 1959. Il est également nommé trois fois pour le Hugo du meilleur écrivain amateur (1971-1973), remportant le prix en 1973 et est Fan-invité d'honneur à la WorldCon en 1986.

Bien qu'il publie au début des années 1960, Carr se concentre sur l'édition. Il travaille d'abord pour Ace Books, créant la série Ace Science Fiction Specials (en), dans laquelle sont publiés, entre autres, La Main gauche de la nuit de Ursula K. Le Guin et Rite de Passage de Alexei Panshin.

À la suite de conflits avec le directeur de Ace Donald A. Wollheim, il travaille à son compte. Il publie une série d'anthologies d'histoires originales sous le titre Universe et la série The Best Science Fiction of the Year (en) de 1972 à sa mort en 1987. Dans le même temps, il publie également plusieurs anthologies uniques. Il est sélectionné 13 fois pour le Hugo du meilleur éditeur professionnel (1973-1975, 1977-1979, 1981-1987), le remportant deux fois (1985 et 1987). Sa victoire en 1985 est la première d'un éditeur indépendant.

Carr enseigne au Clarion Workshop (en) de l'université d'État du Michigan en 1978, où il a comme étudiante Pat Murphy.

Ses papiers et sa grande collection de fanzines ont rejoint la collection Eaton (en) de science-fiction à l'université de Californie à Riverside.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Terry Carr épouse en 1959 une autre fan de SF, Miriam Dyches[1], mais ils divorcent deux ans plus tard. La même année, Carr épouse Carol Stuart, avec laquelle il reste marié jusqu'à sa mort. Sous le nom de Carol Carr, elle vend également de la science-fiction : You Think You've Got Troubles (1969), Inside (1970), Some Are Born Cats (1973, avec Terry Carr), Wally a Deux (1973) et Tooth Fairy (1984).

Terry Carr meurt le 7 avril 1987 d'une insuffisance cardiaque. Une cérémonie regroupant la communauté SF se tient le 30 mai au parc Tilden (en) à Berkeley. Une anthologie originale de science-fiction, Terry's Universe, est publiée l'année suivante ; tous les bénéfices sont reversés à sa veuve[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Warlord of Kor (1963)
  • Invasion From 2500 (1964, avec Ted White sous le pseudonyme commun Norman Edwards)
  • Cirque (1977)

Collections[modifier | modifier le code]

  • The Incompleat Terry Carr (1972, 1988)
  • The Light at the End of the Universe (1976)
  • Fandom Harvest (1986)

Anthologies[modifier | modifier le code]

World's Best Science Fiction[modifier | modifier le code]

  • World's Best Science Fiction: 1965 (avec Donald A. Wollheim)
  • World's Best Science Fiction: 1966 (avec Donald A. Wollheim)
  • World's Best Science Fiction: 1967 (avec Donald A. Wollheim)
  • World's Best Science Fiction: 1968 (avec Donald A. Wollheim)
  • World's Best Science Fiction: 1969 (avec Donald A. Wollheim)
  • World's Best Science Fiction: 1970 (avec Donald A. Wollheim)
  • World's Best Science Fiction: 1971 (avec Donald A. Wollheim)

The Best Science Fiction of the Year[modifier | modifier le code]

  • The Best Science Fiction of the Year (1972)
  • The Best Science Fiction of the Year #2 (1973)
  • The Best Science Fiction of the Year #3 (1974)
  • The Best Science Fiction of the Year #4 (1975)
  • The Best Science Fiction of the Year #5 (1976)
  • The Best Science Fiction of the Year #6 (1977)
  • The Best Science Fiction of the Year #7 (1978)
  • The Best Science Fiction of the Year #8 (1979)
  • The Best Science Fiction of the Year #9 (1980)
  • The Best Science Fiction of the Year #10 (1981)
  • The Best Science Fiction of the Year #11 (1982)
  • The Best Science Fiction of the Year #12 (1983)
  • The Best Science Fiction of the Year #13 (1984)
  • Terry Carr's Best Science Fiction of the Year (1985)
  • Terry Carr's Best Science Fiction of the Year #15 (1986)
  • Terry Carr's Best Science Fiction and Fantasy of the Year #16 (1987)

Universe[modifier | modifier le code]

  • Universe 1 (1971)
  • Universe 2 (1972)
  • Universe 3 (1973)
  • Universe 4 (1974)
  • Universe 5 (1975)
  • Universe 6 (1976)
  • Universe 7 (1977)
  • Universe 8 (1978)
  • Universe 9 (1979)
  • Universe 10 (1980)
  • Universe 11 (1981)
  • Universe 12 (1982)
  • Universe 13 (1983)
  • Universe 14 (1984)
  • Universe 15 (1985)
  • Universe 16 (1986)
  • Universe 17 (1987)

Autres anthologies[modifier | modifier le code]

  • Science Fiction for People Who Hate Science Fiction (1966)
  • New Worlds of Fantasy (1967)
  • Dream's Edge (1980)

Souvenirs subjectifs de son ami Robert Silverberg[modifier | modifier le code]

Dans le recueil Mon nom est Titan, sélection des 23 meilleures nouvelles de Robert Silverberg publiées entre 1988 et 1997, Silverberg fait précéder chaque nouvelle d'une petite introduction. En introduction à la nouvelle La Maison en os, publiée dans Terry's Universe en l'honneur de Terry Carr, il s'exprime sur son ami :

« Terry Carr était un directeur d'anthologie et de collection doué auquel on doit la parution de plusieurs chefs-d'œuvre de la science-fiction (…). Écrivain par trop sous-estimé qui a publié une nouvelle reconnue (…) et beaucoup d'autres qui n'ont pas retenu l'attention qu'elles méritaient, c'était aussi un être chaleureux, honnête et drôle que j’ai eu l'honneur de compter parmi mes plus proches amis durant près de trente ans. Il manquait hélas de résistance physique. Quoique grand et athlétique, il a vu sa santé se dégrader passé quarante-cinq ans, et au printemps 1987, deux mois après son cinquantième anniversaire, il est mort, à l'issue d'un déclin graduel dont, pour l'essentiel, seul son cercle d'intimes a eu connaissance. (…) La préhistoire fascinait Terry, qui croyait par ailleurs à la bonté intrinsèque des êtres humains, aussi peu probable qu'elle paraisse si l'on ne se fiait qu'aux apparences. » [3]

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Terry Carr » (voir la liste des auteurs)

  1. a et b (en) « Terry Carr Dies », Locus, vol. 20,‎ mai 1987, p. 1
  2. (en) « Terry Carr Dies », Locus, vol. 20,‎ mai 1987, p. 4
  3. Mon nom est Titan, édition J'ai lu, 2006, page 11.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]