Terrorisme au Canada

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Selon le SCRS, le terrorisme au Canada c'est la «menace ou perpétration d'actes de violence grave pour forcer le Gouvernement canadien à agir d'une certaine façon. Les actes de violence grave sont ceux qui causent des lésions corporelles sérieuses ou entraînent la mort de personnes, ou qui endommagent sérieusement ou détruisent des biens publics ou privés, et qui sont contraires aux lois canadiennes ou le seraient s'ils étaient commis au Canada.»[1] Donc, il désigne l'ensemble des activités terroristes sur le territoire national canadien ou contre des citoyens du Canada. Il présente des spécificités liées à l'histoire et la situation politique canadienne, et a conduit à la création de nombreuses lois particulières et à un ensemble de moyens de lutte antiterroriste[2].

Organisations terroristes bannies au Canada[modifier | modifier le code]

Le Canada publie quatre différentes listes condamnant les organisations terroristes et les terroristes eux-mêmes. La première est émise par le biais de la Loi antiterroriste du « Code criminel », une autre par le « BSIF », la troisième en appliquant la résolution 173 de l'ONU[3] et la dernière en appliquant la liste émise par le comité créé par la résolution 1267 du Conseil de sécurité des Nations unies en 1999.

Histoire du terrorisme au Canada par période[modifier | modifier le code]

Le terrorisme au Canada au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les actes terroristes de cette époque sont principalement dus à des requêtes institutionnelles et sont fortement influencés par les différentes révolutions dans le monde.

Le terrorisme au Canada pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Terrorisme dans les années 1960-1970[modifier | modifier le code]

Pendant cette période, le Canada est marqué par un mouvement de terrorisme domestique[4], dont la principale organisation terroriste est le FLQ. Celui-ci et les autres organisations terroristes de l'époque sont influencés par la guerre d'Algérie et la Révolution cubaine. Ces organisations se disent être marxistes et indépendantistes. Tout au long des années 1960, le Canada, principalement le Québec, est touché par des hold-ups et des attentats à la bombe. Le point culminant est en octobre 1970, série d'événement désigné comme étant la Crise d'Octobre.

Terrorisme dans les années 1980-90[modifier | modifier le code]

Article connexe : Vol 182 Air India.

Dans les années 1980, le Canada est touché par des mouvements terroristes étrangers. Par exemple, il y aura des assassinats politiques de diplomate turcs sur le sol canadien[5].

Terrorisme dans les années 2000-2010[modifier | modifier le code]

Au cours des dix dernières années, les attentats terroristes se sont caractérisés par des revendications soit antimondialiste avec la Résistance internationaliste, soit linguistique avec la Brigade d'autodéfense du français[4]. Plusieurs attentats terroristes islamistes furent démentelés durant cette période dont un en 2006.

Implications du Canada dans la lutte contre le terrorisme[modifier | modifier le code]

Lutte contre le FLQ[modifier | modifier le code]

Dès la fin des années 1960[6], la GRC a infiltré les rangs du FLQ. En octobre 1970, le gouvernement du Québec demande l'aide de l'Armée canadienne par le biais de l'Aide aux pouvoirs civils[7].

Guerre en Afghanistan[modifier | modifier le code]

Article connexe : Guerre d'Afghanistan (2001).

Depuis 2001, le Canada est engagé dans la lutte contre le terrorisme par son implication à l'étranger, principalement dans la guerre en Afghanistan [8].

Souverainisme québécois[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, le Parti québécois s'est fortement opposé a la lutte armée pour l'indépendance et s'est totalement dissocié du FLQ. En effet, ce parti tente d'atteindre l'indépendance du Québec par le biais des valeurs sociales et démocratiques.

Groupe d'action contre le terrorisme (GACT)[modifier | modifier le code]

Le Canada est présentement président du Groupe d'action contre le terrorisme (GACT). Ce groupe a été créé en juillet 2003, afin d'établir un « plan d'action pour établir une volonté et une capacité politiques en vue de lutter contre le terrorisme adopté au Sommet d'Évian par les dirigeants du G8, alors présidé par la France ». Le but de ce groupe d'action est d'appuyer le Comité contre le terrorisme (CCT) du Conseil de sécurité de l'ONU[9].

Sources[modifier | modifier le code]

  1. François Légaré, Terrorisme : Peurs et réalité, Athéna éditions, Outremont, 2002, (ISBN 2-922865-04-5)
  2. (fr) « Les mesures adoptées par le Canada afin de contrer le terrorisme depuis le 11 septembre », sur /www.international.gc.ca (consulté le 5 octobre 2010)
  3. (fr) « La résolution 173 », sur www.gjpi.org (consulté le 5 octobre 2010)
  4. a et b (fr) « Terrorisme », sur www.csis-scrs.gc.ca (consulté le 5 octobre 2010)
  5. (fr) « Le terrorisme au Canada », sur www.itac-ciem.gc.ca (consulté le 5 octobre 2010)
  6. (fr) « Opérations illégales de la GRC au Québec contre des souverainistes », sur www.ameriquebec.net (consulté le 5 octobre 2010)
  7. (fr) « Quand l’arbitraire policier s’impose au Canada », sur www.monde-diplomatique.fr (consulté le 5 octobre 2010)
  8. (fr) « Exemples de menace terroriste pour le Canada », sur www.csis-scrs.gc.ca,‎ 25/04/208 (consulté le 6 octobre 2010)
  9. (fr) « Groupe d'action contre le terrorisme (GACT) », sur http://www.international.gc.ca,‎ 20/08/2008 (consulté le 18 octobre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]