Territoires polonais annexés par l'Union soviétique

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Frontières temporaires créés par l'avancée des troupes allemandes et soviétiques. La frontière fut rapidement réajustée à la suite d’accords diplomatiques.

Immédiatement après l'invasion allemande de la Pologne en 1939, qui marqua le début de la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique envahit les régions orientales de la Deuxième république de Pologne, que les Polonais dénommaient « Kresy », et annexa au total 201 015 km2 abritant une population de 13 299 000 d’habitants dont les Biélorusses, des Ukrainiens, des Polonais, des Juifs, des Tchèques et d’autres nationalités.

La plupart de ces territoires restèrent inclus dans l'Union soviétique en 1945 à la suite de réarrangements territoriaux à l'échelle européenne entérinés lors de la conférence de Téhéran de 1943. La Pologne reçut une compensation pour cette perte territoriale avec les territoires orientaux allemands d'avant-guerre dont la plupart avaient été dévastées pendant la guerre, et avait été pillé par l'armée rouge. La Pologne communiste qualifia ces territoires de « territoires retrouvés ». Le nombre de Polonais dans le Kresy en 1939 était d'environ 5 274 000, mais après le nettoyage ethnique en 1939-1945 par l’Allemagne nazie, l'Union soviétique et les forces nationalistes ukrainiennes, il ne restait plus qu’environ 1,8 millions d'habitants[1]. Le territoire de la Pologne post-Seconde Guerre mondiale était significativement plus petit que celui d’avant 1939, ayant diminué de quelque 77 000 kilomètres carrés (ce qui équivaut à peu près à la Belgique et aux Pays-Bas).

Pacte Molotov-Ribbentrop[modifier | modifier le code]

Divisions prévues et réelles de l'Europe, selon le pacte Molotov-Ribbentrop, avec quelques ajustements plus tard.
Article détaillé : Pacte germano-soviétique.

Tôt dans la matinée du 24 août 1939, l'Union soviétique et l'Allemagne nazie signèrent un pacte de non-agression de 10 ans, appelé le pacte Molotov-Ribbentrop. Plus particulièrement, le pacte contenait un protocole secret, révélé seulement après la défaite de l'Allemagne en 1945, selon laquelle les états de l’Europe septentrionale et orientale étaient divisés en «sphères d'influence» allemandes et soviétiques[2]. Au Nord, la Finlande, l'Estonie et la Lettonie furent affectés à la sphère soviétique[2]. La Pologne devait être partagé en cas de « réarrangement politique », les régions à l'est des rivières Narew, Vistule et San allant à l'Union soviétique tandis que l'Allemagne occuperaient l'ouest[2],[3]. Initialement annexée par la Pologne dans une série de guerres entre 1918 et 1921 (principalement la guerre soviéto-polonaise), ces territoires abritaient un mélange de populations urbaines de nationalités différentes, les Polonais et les Ukrainiens étant les groupes ethniques les plus nombreux, avec d'importantes minorités de Biélorusses et de Juifs[4]. Une grande partie de ces territoires ruraux avait sa propre importante majorité locale non-polonaise (Ukrainiens dans le sud et les Biélorusses dans le Nord)[5].

La Lituanie, adjacente à la Prusse-Orientale, serait dans la sphère d'influence allemande, même si un deuxième protocole secret conclut en septembre 1939 attribua la majorité de la Lituanie à l'URSS[6]. Selon le protocole secret, la Lituanie récupérerait sa capitale historique Vilnius, conquise pendant la période de l'entre-deux-guerres par la Pologne.

Occupation soviétique de la Pologne de 1939 à 1941[modifier | modifier le code]

Annexion soviétique du territoire de la Pologne orientale cédée à la RSS d'Ukraine (jaune), 1940
Carte soviétique de la RSS de Biélorussie nouvellement agrandie (en jaune), en 1940. La partie de la Pologne d'avant guerre envahit par les Nazis est marqué de la mention «  zone d’intérêt de l'Allemagne ».'

La frontière soviéto-polonaise, à partir de 1939, avait été déterminée en 1921 durant les pourparlers de paix qui conduisit au traité de Riga, à la fin de la guerre soviéto-polonaise[7]. Selon les termes du pacte Molotov-Ribbentrop, deux semaines après l'invasion allemande de l'ouest de la Pologne, l'Union soviétique envahirait les parties de l'est de la Pologne qui lui étaient assignées par le pacte, et s’ensuivrait une coordination avec les forces allemandes en Pologne[8],[9]. (voir la carte)

La « nécessité de protéger » les populations ukrainiennes et biélorusses majoritaires fut utilisée comme prétexte pour l'invasion soviétique de la Pologne orientale (y compris l’Ukraine occidentale et la Biélorussie) réalisée à la suite de l'invasion nazie avec Varsovie assiégée et le gouvernement polonais en train d'évacuer[10]. La superficie totale, y compris la zone donnée en Lituanie, faisait 201 015 kilomètres carrés, avec une population de 13 299 000 personnes, dont 5 274 000 étaient d’origine polonaise et 1 109 000 étaient des Juifs[11]. Un total supplémentaire de 138 000 Polonais d’origine et de 198 000 Juifs, fuyant la zone occupée par l’Allemagne, devinrent des réfugiés dans la région occupée par l’Union soviétique[12].

Les autorités soviétiques commencèrent immédiatement une campagne de soviétisation[13],[14] des zones nouvellement acquises. Les Soviétiques organisèrent des élections de façade[15], dont le résultat allait servir de légitimation de l'annexion soviétique de la Pologne orientale[16]. Les autorités soviétiques ont tentèrent d'effacer l'histoire et la culture polonaise[4], retirèrent de la circulation la monnaie polonaise, sans l’échanger contre des roubles[17], collectivisèrent l'agriculture[18], et nationalisèrent et redistribuèrent la propriété privée et celle appartenant à l'Etat polonais[19]. Les autorités soviétiques considérèrent le service pour l'Etat polonais avant-guerre comme un «crime contre la révolution »[20] et comme une «activité contre-révolutionnaire »[21], et en conséquence commencèrent à arrêter un grand nombre de citoyens polonais. Initialement, lors de l'invasion soviétique de la Pologne, entre 230 000 et 450 000 Polonais furent fait prisonniers, certains furent exécutés. Les officiers du NKVD soumirent les prisonniers dans les camps à de longs interrogatoires afin de déterminer ceux qui seraient tué[22]. Le 5 mars 1940, conformément à une note envoyée par Lavrenti Beria, les membres du Politburo soviétique (dont Staline) signèrent un ordre pour exécuter 25 700 prisonniers de guerre polonais, qualifiés de « nationalistes et de contre-révolutionnaires », alors emprisonnés dans les camps et les prisons dans l'ouest de l'Ukraine et de la Biélorussie occupées]][23]. Ceci devint connu comme le massacre de Katyń[24],[22],[25].

Au cours de la période 1939-1941, 1,45 millions de personnes qui habitaient la région furent déportés par le régime soviétique, 63,1 % étaient des Polonais, et 7,4% étaient des Juifs[12]. Auparavant, on croyait que près d’un million de citoyens polonais était morts aux mains des Soviétiques[26], mais des historiens polonais, se basant principalement sur des documents des archives soviétiques, ont estimé récemment que le nombre de morts s’élevait à environ 350 000 parmi les personnes déportées en 1939-1945[27].

Les territoires autour de Wilno (maintenant Vilnius) annexée par la Pologne en 1920, furent transférés à la Lituanie sur la base d'un accord soviéto-lituanien (mais la Lituanie allait alors bientôt être annexée par l'Union soviétique pour devenir la RSS de Lituanie). D'autres territoires au Nord furent rattachés au Voblast de Belastok, au Voblast de Hrodna, au Voblast de Navahrudak (bientôt renommé Voblast de Baranavitchy), au Voblast de Pinsk et Voblast de Vileyka (qui devint plus tard Maladzyechna) en Biélorussie. Les territoires au Sud furent transférés à la RSS d'Ukraine : Oblast de Drohobytch, Oblast de Lviv, Oblast de Rivne, Stanislav (plus tard connu sous le nom d'Ivano-Frankivsk), Oblast de Ternopil et Oblast de Volhynie.

Occupation allemande de 1941 à 1944[modifier | modifier le code]

Régions de la Pologne d'avant guerre sous l'autorité du régime nazi d’occupation.

Ces zones furent conquises par l'Allemagne nazie en 1941 lors de l'opération Barbarossa. Les nazis les divisèrent comme suit :

Au cours de 1943-1944, des opérations de nettoyage ethnique eurent lieu en Ukraine (communément appelé les massacres des Polonais en Volhynie). Ils eurent pour conséquence la mort de près de 100 000 personnes et un exode des population d'origine polonaise de ce territoire.

Les populations de langue juive et polonaise de ces régions étaient estimées à environ 6,7 millions en 1939. On estime que 2 millions de personnes avaient péri (dont 1,2 millions de Juifs) pendant la guerre. Ces chiffres inclus les pertes de guerre polonaise. 2 millions de personnes (dont les 250 000 Juifs) devinrent des réfugiés en Pologne ou à l'Ouest, et 1,5 millions se trouvaient dans les territoires rendus à la Pologne en 1945 et 1,2 million restèrent en URSS[28]. Les historiens contemporains russes incluent les pertes de guerre polonaises et de Juifs de cette région dans le nombre de morts soviétique du à la guerre[29].

Incorporation soviétique[modifier | modifier le code]

Les variantes de la ligne Curzon-Namier. Téhéran en 1943

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique annexa la plupart des territoires qu'elle avait occupés en 1939, bien que les territoires à l'Est plus tôt occupés par les Nazis d’une superficie de 21275 kilomètres carrés avec 1,5 millions d'habitants furent rendus à la Pologne, notamment les zones proches de Białystok et Przemysl[30].

Peu de temps après la ré-invasion de la Pologne en juillet 1944 par l’armée soviétique lancée à la poursuite de l'armée allemande, le premier ministre polonais à Londres s'envola pour Moscou avec Churchill dans une tentative pour empêcher l'annexion soviétique de la Pologne en conformité avec le pacte Molotov-Ribbentrop signé par l'Union soviétique[31]. Il offrit une petite partie de son territoire, mais Staline refusa, lui disant qu'il permettrait au gouvernement en exil de participer au Comité polonais de libération nationale[31]. Un accord entre les Alliés fut atteint à contrecœur lors de la conférence de Yalta où les Soviétiques annexeraient la totalité de leur partie de la Pologne orientale que leur avait accordé le pacte Molotov-Ribbentrop, mais accorderait à la Pologne une partie de l'est de l'Allemagne en compensation[31]. Par la suite, la Pologne orientale fut annexée et rattachée à la république socialiste soviétique d'Ukraine et à la république socialiste soviétique de Biélorussie[31].

Le 16 août 1945, le gouvernement polonais, dominé par les communistes, signa un traité avec l'URSS pour céder officiellement ces territoires. La population totale des territoires annexés par l'URSS, sans inclure la partie retournée à la Pologne en 1945, avait une population estimée à 10 653 000 personnes, selon le recensement polonais de 1931. En 1939, ce chiffre s’était accru à environ 11,6 millions. La composition par groupe linguistique était : 37,1 % d’ukrainien, 36,5 % de polonais, 15,1 % de biélorusse, 8,3 % de yiddish, et 3 % d’autres groupes linguistiques. La décomposition selon l'appartenance religieuse était : 31,6 % d’orthodoxe, 30,1% de catholique, 26,7 % de l’Église gréco-catholique ukrainienne, 9,9 % de juif et 1,7 % d’autres confessions[32].

De 1944 à 1952, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (AIU) fut engagée dans une lutte armée contre les communistes (au début des années 1940, l'AIU, soutenu par les paysans ukrainiens locaux, avait participé aux opérations de nettoyage ethnique). En conséquence des accrochages entre l'AIU et les unités soviétiques, les Soviétiques déportèrent 600 000 personnes en provenance de ces territoires et 170 000 locaux furent tués dans les combats (Cf. l'opération Vistule)[33].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (pl) Stanisław Ciesielski et Włodzimierz Borodziej, Przesiedlenie ludności polskiej z kresów wschodnich do Polski 1944–1947, Warschau, Wydawnictwo Neriton,‎ 2000 (ISBN 978-83-86842-56-8)
  2. a, b et c Text of the Nazi-Soviet Non-Aggression Pact, executed August 23, 1939
  3. « Wilson Center, Secret Texts of the Molotov-Ribbentrop Non-Aggression Pact, 1939 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-02 Point 1 of the secret supplementary protocol signed on August 23, 1939, is changed so that the territory of the Lithuanian state is included in the sphere of interest of the USSR because, on the other side, Lublin voivodeship and parts of Warsaw voivodeship are included in the sphere of interest of Germany
  4. a et b Modèle:Pl icon"Among the population of Eastern territories were circa 38% Poles, 37 % Ukrainians, 14,5 % Belarusians, 8,4 % Jewish, 0,9 % Russians and 0,6 % Germans"
    (pl) Włodzimierz Bonusiak, Stanisław Jan Ciesielski, Zygmunt Mańkowski, Mikołaj Iwanow, Sowietyzacja oświaty w Małopolsce Wschodniej pod radziecką okupacją 1939–1941 (Sovietization of education in eastern Lesser Poland during the Soviet occupation 1939–1941), Kielce, Wyższa Szkoła Pedagogiczna im. Jana Kochanowskiego,‎ 1997, 294 p. (ISBN 83-7133-100-2), aussi dans Wrocławskie Studia Wschodnie, Wrocław, 1997
  5. Jan Tomasz Gross, Revolution from Abroad, pp. 4, 5, Princeton, 2005, ISBN 0-691-09603-1 (Google Livres).
  6. Christie, Kenneth, Historical Injustice and Democratic Transition in Eastern Asia and Northern Europe: Ghosts at the Table of Democracy, RoutledgeCurzon, 2002, ISBN 0-7007-1599-1.
  7. Heart of Europe. A Short History of Poland by Norman Davies. Oxford: Oxford University Press paperback 1986. ISBN 0-19-285152-7 (pbk.), pp. 115-121
  8. Roberts 2006, p. 43
  9. (en) George Sanford, Katyn and the Soviet Massacre Of 1940: Truth, Justice And Memory, Londres, New York, Routledge,‎ 2005 (ISBN 0-415-33873-5)
  10. Telegram of the German Ambassador in the Soviet Union, (Schulenburg) to the German Foreign Office Moscow, Moscou, 16 septembre [1]: ...the Soviet Union had thus far not concerned itself about the plight of its minorities in Poland and had to justify abroad, in some way or other, its present intervention.
  11. Concise statistical year-book of Poland, Polish Ministry of Information. London June 1941 P.9 & 10
  12. a et b Poland's Holocaust, Tadeusz Piotrowski, 1998 ISBN 0-7864-0371-3 P.14
  13. (pl) Adam Sudoł (dir.), Sowietyzacja Kresów Wschodnich II Rzeczypospolitej po 17 września 1939, Bydgoszcz, Wyższa Szkoła Pedagogiczna,‎ 1998, 441 p. (ISBN 83-7096-281-5)
  14. (en) « Stalinist Forced Relocation Policies », dans Myron Weiner, Sharon Stanton Russell, Demography and National Security, Berghahn Books,‎ 2001, 308–315 p. (ISBN 1-57181-339-X, lire en ligne)
  15. (pl) Bartłomiej Kozłowski, « "Wybory" do Zgromadzeń Ludowych Zachodniej Ukrainy i Zachodniej Białorusi », Polska.pl, NASK,‎ 2005 (consulté le 13 mars 2006)
  16. Modèle:En icon (en) Jan Tomasz Gross, Revolution from Abroad, Princeton, NJ, Princeton University Press,‎ 2003, 396 p. (ISBN 0-691-09603-1, lire en ligne)
  17. (pl) Karolina Lanckorońska, Wspomnienia wojenne; 22 IX 1939 - 5 IV 1945, Kraków, ZNAK,‎ 2001, 364 p. (ISBN 83-240-0077-1, lire en ligne), « I - Lwów »
  18. (pl) Encyklopedia PWN, "OKUPACJA SOWIECKA W POLSCE 1939–41", last accessed on 1 March 2006, online, Polish language
  19. Piotrowski 2007, p. 11
  20. (en) Gustaw Herling-Grudziński, A World Apart: Imprisonment in a Soviet Labor Camp During World War II, Penguin Books,‎ 1996, 284 p. (ISBN 0-14-025184-7)
  21. (pl) Władysław Anders, Bez ostatniego rozdziału, Lublin, Test,‎ 1995, 540 p. (ISBN 83-7038-168-5)
  22. a et b Fischer, Benjamin B., "The Katyn Controversy: Stalin's Killing Field", Studies in Intelligence, Winter 1999-2000.
  23. Excerpt from the minutes No. 13 of the Politburo of the Central Committee meeting, shooting order of March 5, 1940 « online » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-02, last accessed on 19 December 2005, original in Russian with English translation
  24. Sanford, Google Books, p. 20-24.
  25. « Stalin's Killing Field » [PDF] (consulté le 2008-07-19)
  26. Franciszek Proch, Poland's Way of the Cross, New York 1987. P.146
  27. Project In Posterum [2] (go to note on Polish Casualties by Tadeusz Piotrowski)
  28. Krystyna Kersten, Szacunek strat osobowych w Polsce Wschodniej. Dzieje Najnowsze Rocznik XXI– 1994, p. 46 & 47
  29. Rossiiskaia Akademiia nauk. Liudskie poteri SSSR v period vtoroi mirovoi voiny:sbornik statei. Sankt-Peterburg 1995 ISBN 5-86789-023-6 p. 84.
  30. " U.S. Bureau of the Census The Population of Poland Ed. W. Parker Mauldin, Washington, 1954 p. 140.
  31. a, b, c et d Wettig 2008, p. 47
  32. " U.S. Bureau of the Census The Population of Poland Ed. W. Parker Mauldin, Washington, 1954 pp. 148–149.
  33. Vadim Erlikman. Poteri narodonaseleniia v XX veke : spravochnik. Moscow 2004. ISBN 5-93165-107-1 pp. 22 & 34.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aleksandr Moiseevich Nekrich, Adam Bruno Ulam et Gregory L. Freeze, Pariahs, Partners, Predators: German–Soviet Relations, 1922–1941, Columbia University Press,‎ 1997 (ISBN 0-231-10676-9)
  • (en) Tadeusz Piotrowski, Poland's Holocaust: Ethnic Strife, Collaboration with Occupying Forces and Genocide in the Second Republic, 1918-1947, McFarland,‎ 2007 (ISBN 978-0-7864-2913-4)
  • Geoffrey Roberts, Stalin's Wars: From World War to Cold War, 1939–1953, Yale University Press,‎ 2006 (ISBN 0-300-11204-1)
  • Gerhard Wettig, Stalin and the Cold War in Europe, Rowman & Littlefield,‎ 2008 (ISBN 0-7425-5542-9)