Teng Biao

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Teng Biao en 2009.

Teng Biao ((zh) 滕彪) est un avocat chinois et juriste, défenseur des droits de l'homme dans la mouvance des weiquan[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 2003, il fut l'un des fondateurs de l'ONG Open Constitution Initiative (Gongmeng) et un militant actif des droits de l'homme, se portant au secours des laissés pour compte.

En 2006, il a été l'avocat de Chen Guangcheng, condamné à quatre ans de prison pour avoir porté une assistance juridique aux femmes victimes de stérilisation ou d'avortement forcés[2].

Teng Biao est un des 303 intellectuels chinois signataires de la charte 08[3]. Il est un proche de Hu Jia, très critique envers le régime communiste.

En 2008, il cosigne[4] un appel à l'initiative de Wang Lixiong demandant au gouvernement Chinois d'infléchir sa politique au Tibet et soutenant l'appel à la paix du dalaï-lama[5],[6].

En octobre 2010, Teng Biao indique que quatorze militants chinois dont l'avocat Xu Zhiyong ont été arrêtés vendredi 8 octobre alors qu'ils s'étaient retrouvés dans un restaurant à l'heure de l'annonce du prix Nobel de la paix attribué à Liu Xiaobo[7].

Le 19 février 2011, Teng Biao a été arrêté par la police et détenu dans un lieu inconnu. Il s'était rendu à une réunion trois jours auparavant pour discuter des moyens de venir en aide au dissident Chen Guangcheng, maintenu illégalement en résidence surveillée après avoir purgé sa peine de prison. Deux autres avocats, Tang Jitian et Jiang Tianyong, présents à cette réunion, ont également été arrêtés. Le 28 février, Amnesty International a lancé une "action urgente" en leur faveur[8]. Teng Biao a été libéré le 29 avril, après plus de deux mois de détention. Selon Amnesty International, il reste "maintenu sous surveillance[9]".

Alors que 16 Tibétains se sont immolés au Tibet depuis mars 2011 et que la police chinoise a ouvert le feu lors de manifestations pro-tibétaine dans la préfecture autonome tibétaine de Garzê[10], Teng Biao regrette que les intellectuels chinois n'interviennent pas concernant « la répression menée au Tibet » [11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Robert Neville ; L'express du 8 octobre 2010 : Grâce au Nobel, les Chinois vont découvrir Liu Xiaobo
  2. Radio France Internationale, 21 juillet 2006 ; Teng Biao, avocat de Chen Guangcheng
  3. Le Figaro : Charte 08
  4. Marie Holzman, Comment les intellectuels chinois parlent-ils du Tibet ?, in Perspectives chinoises, « Par ailleurs, des intellectuels de divers horizons, tels Wang Lixiong, Liu Xiaobo, l’écrivain chrétien Yu Jie, le Professeur Ding Zilin, mère d’une victime de la place Tiananmen, quelques dizaines en tout, se sont mobilisés pour faire circuler une pétition intitulée « Douze propositions pour gérer la situation au Tibet », qui demande entre autres de mettre fin à la censure de l’information concernant la réalité de la répression dans les zones tibétaines. »
  5. (en) Wang Lixiong, Twelve Suggestions for Dealing with the Tibetan Situation, by Some Chinese Intellectuals, in The New York Review of Books, 15 mai 2008.
  6. Tibet : Trente intellectuels chinois s'engagent Courrier International, 27 mars 2008
  7. Brice Pedroletti, « Le prix Nobel de la paix de Liu Xiaobo exaspère Pékin », Le Monde, 10/11 octobre 2010
  8. Amnesty International ; Action urgente : Trois avocats spécialistes des droits humains détenus en Chine
  9. Amnesty International, 10 mai 2011; Action urgente (bonne nouvelle): Teng Biao, avocat chinois spécialiste des droits humains libéré
  10. Tibet:des manifestants tués par les forces de l’ordre, Courrier International, 25 janvier 2012
  11. Le Tibet est en feu, mais où sont les intellectuels chinois ?, Rue89 : Oiwan Lam Traduit par Noele Belluard-Blondel, 1 février 2012