Temps tridimensionnel

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De nombreux auteurs ont proposé que le paramètre t représentant le temps ait trois composantes t_x, t_y et t_z, vérifiant t^2 = t_x^2 + t_y^2 +t_z^2. Cette proposition est justifiée par le meilleur fonctionnement des équations de la relativité, en particulier des transformations de Lorentz, mais aussi des équations de Maxwell. Parmi ces auteurs, nous pouvons citer sans souci d’exhaustivité Barashenkov (1999)[1], Chen (2005)[2], Cole & Star (1990)[3], Demers (1975)[4], Franco (2006)[5], Guy (2004)[6], Kitada (2000)[7], Pappas (1978[8], 1979[9]), Teli (1984)[10], Tsabary et Censor (2004)[11], Ziino (1979 a[12] et b[13]) (ces articles donnent accès à une importante littérature). D’une façon générale, les différents auteurs cités ne proposent pas une interprétation physique de ce « temps tridimensionnel » mais constatent son fonctionnement mathématique tout en affirmant l’apparente nécessité de rajouter aux 3 + 1 dimensions habituelles deux dimensions cachées qui nous seraient inaccessibles. Pour Guy (2004), le bon fonctionnement mathématique de ce paramètre à trois dimensions dit quelque chose sur la signification profonde du temps sans rajouter de dimensions à notre représentation du monde. Espace et temps renvoient aux mêmes degrés de liberté. Il faut modifier les représentations à fois du temps et de l’espace qui apparaissent comme les deux visages d’une même réalité. Pour le temps, on peut le comprendre comme associé à un mouvement dans l’espace d’un mobile de référence dont les trois coordonnées d'espace permettent de définir la mesure du temps. On peut penser de façon bien pragmatique à la position du soleil ou à celle d’un photon dans une horloge atomique. Le temps scalaire qui sert à classer les phénomènes est l’abscisse curviligne de ce mouvement le long de sa trajectoire, vérifiant localement l’équation écrite plus haut entre t et t_x, t_y et t_z. Pour l’espace, il faut le temporaliser, comme les recherches en sciences cognitives le font liant espace et mouvement (Berthoz, 1997[14]) et associer à toute amplitude d’espace le temps de parcours d’une extrémité à l’autre de cette amplitude, par un phénomène reliant entre eux les divers points et donnant un sens à l’espace. Ce point de vue étend le point de vue de la relativité. Il demande aussi d’adopter sur ces questions de temps, espace et mouvement, une philosophie comprenant de l’incertitude et de l’incomplétude, comme c’est le cas pour la mécanique quantique par exemple (Guy, 2010[15]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Barashenkov V. (1999) Multitime generalization of Maxwell electrodynamics and gravity, Tr. J. of Physics, 23, 831-838
  2. Chen X. (2005) Three dimensional time theory: to unify the principles of basic quantum physics and relativity, arXiv: quant-ph/0510010 v1, 3 Oct 2005, 32 p.
  3. Cole E.A. and Starr I.M. (1990) Detection of light from moving objects in six-dimensional special relativity, Il Nuovo Cimento, 105B, 10, 1091-1102
  4. Demers P. (1975) Symétrisation de la longueur et du temps dans un espace de Lorentz C3 en algèbre linéaire, pouvant servir en théorie trichromatique des couleurs, Can. J. Phys., 53, 1687-1688.
  5. Franco J.A. (2006) Vectorial Lorentz transformations, Electronic Journal of Theoretical Physics, 9, 35-64.
  6. Guy B. (2004) L’éclair et le tonnerre, promenades entre l’espace et le temps ; à propos de la théorie de la relativité, Editions E.P.U., Paris, 224 p.
  7. Kitada H. (2000) Three dimensional time and energy operators and an uncertainty relation, ArXiv: quant-ph/0007028 v1, 11 Jul 2000, 4 p.
  8. Pappas P.T. (1978) Physics in six dimensions: an axiomatic formulation, Lett. Nuovo Cimento, 22, 15, 601-607.
  9. Pappas P.T. (1979) The “three-dimensional time” equation, Lett. Nuovo Cimento, 25, 14, 429-434.
  10. Teli M.T. (1984) Pappas transformations through the invariance of electromagnetic field equations, Lettere al nuovo cimento, 39, 4, 55-59.
  11. Tsabary G. and Censor A. (2004) An alternative mathematical model for special relativity, ArXiv:math-ph/0402054v1 19 Feb 2004, 17 p.
  12. Ziino G. (1979a) On the theoretical reliability of a three-temporal Lorentz transformation, Lett. Nuovo Cimento, 24, 6, 171-174.
  13. Ziino G. (1979b) On the possibility of a three-temporal Lorentz transformation, Phys. Lett., 70A, 2, 87-88.
  14. Berthoz A (1997) Le sens du mouvement, Odile Jacob, Paris, 345 p.
  15. Guy B. (2010) Contradictions dans la pensée de l’espace, du temps et du mouvement, dans Guy B. éd., Actes des ateliers sur la contradiction, École n.s. des mines de Saint-Etienne, Mars 2009, Transvalor, Presses des Mines, pp. 85-92.